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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 10:55

Langage et Sainteté (1969) - 2ème Partie  .

 

 Langage et Sainteté (1969) - 2ème Partie

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/pensee/langage_et_saintete/cours_1

Face B

 

…/…

Et en fin de compte c’est  cette expression dont on se sert pour dire l’altérité, le fait d’être autre.

Toi se dit Atah en hébreu.

 

Voilà donc pour l’araméen c’est ce qui s’appelle Targoum shébamiqra. Avant d’aller plus loin je voudrais dire en quel sens l’araméen se trouve être le véhicule du lashone haqodesh aussi.

 

Vous savez à quel point l’araméen joue un très grand rôle dans la liturgie traditionnelle juive. Et l’araméen c’est la langue de l’étude des textes révélés. Les textes sont révéles en lashone haqodesh qui est l’hébreu mais l’étude se fait en araméen. C’est la seule langue qui soit suffisamment proche de l’hébreu mais suffisamment distincte pour permettre l’étude. Le langage de l’étude doit être distingué du langage du texte que l’on étudie, et je remarque de plus en plus en Israël à quel point ce don des langues proverbial chez les juifs en général - plus particulièrement chez les juifs russes d’ailleurs – est nécessaire pour la compréhension de la culture hébraïque elle-même. Un juif qui ne parlerait que l’hébreu cela n’existe pas. S’il ne dispose pas d’un araméen – une langue culturelle qui lui permette de faire le décalage avec les concepts véhiculés par le Lashone HaQodesh - on ne comprend pas. Pour étudier l’hébreu il faut l’étudier en araméen. Et tout langage de l’étude de l’hébreu devient un jargon plus ou moins araméen. Si c’était une langue dont la racine et la structure grammaticale était trop différente de l’hébreu, cela dénaturerait ce que l’hébreu dit. Il est nécessaire que ce soit une langue très proche du point de vue des 70 langues, distincte de l’hébreu mais quand même suffisamment proche  pour permettre à la fois la proximité sans risquer l’approximation trop fausse. Mais dans tous les cas, la Bible n’est pas donnée en araméen. Nous ne pouvons la comprendre que parce que nous étudions le Targoum araméen.

 

Lorsque vous étudiez la manière dont le Targoum d’Onqélos traduit les expressions d’apparition de Dieu, il emploie des expressions qui ne sont pas la traduction de l’hébreu. Maïmonide a beaucoup étudié ces problèmes. Si la Bible avait été donnée en araméen, alors la religion de la Bible serait le christianisme et non pas le judaïsme. 

Tout se passe comme si le christianisme est une sorte de théologie de la Bible lue et entendue en araméen. En ce sens que l’araméen inévitablement hypostasie les niveaux de révélation du Dieu unique. Elle personnalise les hypostases. En araméen la parole de Dieu devient quelque chose de différent de Dieu. En araméen la gloire de Dieu devient quelqu’un de différent de Dieu. Tout se passe comme si la théologie chrétienne ce serait le judaïsme pensé en araméen plutôt qu’en hébreu.

Il y a des règles de la grammaire hébraïque qui renvoient à une théologie un peu décalée telle qu’elle se trouverait être en araméen. Au fond, le Dieu de chaque religion serait à la limite l’âme qui s’exprime dans la langue employée par la révélation considérée.

Voilà pour l’araméen qui tient une place très particulière dans les langues juives puisque vous savez que par la suite il y a eu d’autre langues juive : les différents yiddish, le ladino, le français des yéchivot qui est déjà un jargon pour initiés, les judéo-arabes…

L’araméen a une place particuliére dans les langues juives parce que c’est la seule qui a été parlée par tous les Juifs simultanément. C’est une langue juive qui a été la langue des érudits, c’est la langue de l’étude, la langue rabbinique. Il y a différents araméens comme vous le savez puisque cette langue comme telle en tant que dialecte se cristallise à différentes époques en différents endroits et il y a des allures dífférentes entre l’araméen du Talmud de Babylone qui n’est pas le même que l’araméen du Talmud de Jérusalem… qui n’est le même que l’araméen des traductions chaldaïques de la Bible qui n’est pas le même que l’araméen du Zohar…etc. Il y a presque un phénomène de jargons d’écoles qui apparait.

Mais voilà, c’est une langue juive qui a été parlée par tous les Juifs à la fois. Alors que depuis une partie des juifs parlaient le judéo-allemand pendant que les autres parlaient le judéo-espagnol ou le judéo-arabe. Il n’y a jamais eu depuis le temps de l’araméen une telle occurrence. C’est pourquoi l’araméen devint langue liturgique. La majeure partie de la liturgie kabaliste est en araméen et non pas en hébreu.

 

Le Torat Temimah explique le commentaire cité en disant que  les 3 autres langues, le grec, le latin et l’arabe sont finalement les langues de la familles d’Avraham. L’arabe devient la langue d’Ishmaël et le grec et le latin par Essav. Il l’exprime de la manière suivante : il y a inévitablement à un quelconque niveau que ce soit possibilité d’exprimer de façon privilégiée ce que la sainteté a à dire à travers ces langues-là, les langues de la familles d’Avraham.

Pour l’une centralement du point de vue de la cohérence biblique il s’agit du Lashone HaQodesh c’est l’hébreu. Mais à une certaine limite si j’ose dire la langue arabe peut « kabaliser » et être traditionnel, le grec aussi et le latin aussi.

Que ces traditions de la Kaballah hébraïques se soient perdues en passant à travers ces langues c’est un autre problème, mais qu’il y ait là véhicule efficace pour exprimer le langage de la sainteté, cela est expliqué dans Torat Tmimah par le fait qu’i s’agit de ces traces et de ces restes du Qodesh telles qu’elles se sont distribuées dans les autres dimensions de la famille d’Abraham.

Ce qui me frappe personnellement c’est que c’est par privilège les langues de la diffusion du message biblique. Aujourd’hui comme vous le savez la Bible est diffusée dans toutes les langues, mais ce n’est pas par hasard qu’effectivement à travers les langages par lesquels le contenu de la Bible a passé c’est par l’arabe à sa manière à travers le Coran, par le grec dans la traduction grecque de la bible, et par le latin dans les traductions latines de la Bible.

 

Nous disposons d’après les définitions que je viens de citer avec l’hébreu en tant que Lashone Ha-Qodesh de l’expression de la révélation du Qodesh lorsque Dieu parle à Israël ou à travers l’identité d’Israël. C’est pourquoi nous arrivons à un 2ème paradoxe qui me servivra de conclusion : il ne faut pas croire que la définition de ce qui est Qadosh, tant du point de vue des textes que du point de vue des catégories du langage, nous est donnée de l’extérieur de la conscience hébraïque. C’est l’inverse : c’est la conscience hébraïque qui elle a déterminé ce qui était Qadosh dans le révélé, dans ce qui a pu être révélé à travers toutes les consciences humaines. Dans les temps anciens toutes les sociétés humaines ont participé au phénoméne de révélation.

 

C’est le Sanhédrin, le tribunal d’Israël, qui décide lorsque le prophète parle quel contenu de sa prophétie fera qu’il y a Qodesh ou pas.

C’est le peuple d’Israël en fin de compte au niveau de ses sages qui décide lorsque David dit quelque chose un jour si c’est un poème ou un psaume ! Nous ne savons pas ce qu’Ezéchiel disait lorsqu’il parlait à ses voisins mais ce devait sûrement être de belles choses. Mais le critère de définition du Qadosh vient de l’identité de l’âme hébraïque. C’est par exemple également le problème des textes apocryphes. Plusieurs sectes, après la cloture du calendrier d’après la tradition juive, possédaient des livres de foi dits inspirés que nous n’avons pas reconnu comme étant canonique, c’est-à-dire comme étant véritablement révélés. Par exemple, des livres comme celui de Tobie ou de Judith ou le livre des Macchabées… Sans que cela veuille dire que leur contenu soit faux ou dangereux, ce sont des livres de foi, des livres de la sagesse humaine, importantes pour le patrimoine culturel de l’humanité  mais ni révélé ni Qadosh.

 

Ce critère du Qadosh est un critère anthropologique de l’identité de la famille d’Avraham, et qui a suivi, selon la cohérence biblique, le même critère de sélection de la Qédoushah du peuple et dela Qédoushah de la terre.

 

La question qui va se poser à nous tout à l’heure avec le 2ème exposé je vais essayer de la formuler du point de vue du 1er exposé : n’y a-t-il pas danger que l’hébreu en tant que Lashone HaQodesh ne soit plus connu puisque maintenant de nouveau l’hébreu étant devenu langue vivante, il y aurait compétition entre 2 manières d’être hébreu ? Je vous rassure à l’avance sans avoir écouté l’exposé de Monsieur Sirat je crois que nous pouvons être rassurés…

 

Revenons au 1er point : c’est intentionnellement que je ne vous ai pas donné l’exemple que je connais le  mieux, qui montre que les règles de la grammaire hébraïque sont des règles de pensée avant d’être des règles de la linguisitique purement et simplement, c’est l’exemple du Vav conversif. Parce que je voudrais le réserver comme illustration de base pour le séminaire que nous aurons ensemble si Dieu le veut et qui portera sur la Téshouvah, le repentir. Nous verrons à ce moment-là que seul le type de conscience qui était capable de connaitre cette règle de grammaire d’inversion du passé en futur et du futur en passé était capable aussi de la conduite du repentir, bien qu’apparemment cela n’ait rien à voir.

 

***

 

Q : Vous nous avez dit qu’en quelque sorte on pouvait considérer l’arabe comme langue traditionnelle. J’ai compris dans quel sens vous le disiez. Maintenant, pour un point de grammaire, si on essaie de dire cette simple phrase : « une parole de roi » en arabe classique on conjugue le mot roi on le met au génitif. Si on essaie de dire la même phrase en latin, on mettra le mot roi au génitif. Si on la dit en hébreu, il n’y a qu’une affection de Davar qui devient Dvar et cela devient « Dvar Melekh ». C’est-à-dire qu’en quelque sorte, les Latins, les Arabes, ne considèrent pas la personne comme invariable. Ils font varier la personne alors que l’hébreu si j’ai bien compris conduit la personne comme elle est, la règle du génitif serait inversée, nest-ce pas plus logique, ou d’une logique plus stupéfiante ?

R : Bien, vous donnez un exemple, une illustration possible de ce dont nous avons parlé. Effectivement, l’articulation des règles grammaticales de ce point de vue là renvoie à des conceptions, des doctrines, et par exemple ici la doctrine de la personne.

Originellement, il semble que nos maîtres ont considéré qu’il n’y avait pas simplement cette dychotomie pure et simple. L’hébreu d’un côté, les langues des 70 nations de l’autre côté. Il y avait une sorte de 1ère périphérie des langues comme l’arabe, le grec, le latin et l’araméen, qui auraient participation à cette capacité de véhiculer ce qui se révèle dans la révélation, c’est-à-dire la Qédoushah. Et historiquement, cela nous frappe effectivement que quoique ce soit du message de la Bible a passé par les autres dimensions de la famille d’Avraham et est devenu la révélation en arabe, la révélation en latin, la révélation en grec. Ce n’est pas la nôtre, bien entendu, nous gardons d’autres conceptions de la vérité, mais malgré tout cela nous rend compte qu’il y a eu participation.

On nous pose pratiquement à tous les cours la question : vous parlez de la diaspora chrétienne, musulmanne, de l’islam et de la chrétienté… et les autres ?

Je comprends que cette quesiton se pose toujours. Il faut se référer au récit de la Bible. Depuis le 1er homme jusqu’à Noé, tout un éventail de tentatives de manières d’être homme, de réaliser le projet du Créateur ont eu lieu. Ce sont toutes des approximations qui ont échoué. Elles sont arrêtées du point de vue de l’histoire. Il n’y a pas de descendant du point de vue de ces humanités-là, mais ce sont des virtualités qui se trouvaient dans le 1er homme et qui ressurgissent de la virtualité même de Noa’h. Et à partir de Noa’h jusqu’au temps de la génération de Babel, nous voyons tout un ensemble de noms qui sont donnés aux différentes maniéres d’être homme que Noa’h a sorti de lui. Ce sont ces archétypes-là, ces prototypes-là, qui ont donné toutes les civilisations dont vous parlez. Et elles forment ce que nous nommons les 70 peuples, 70 de bases devenus des centaines et des centaines. De la même manière qu’avec 22 lettres de l’alphabet on fait du discours, de la même manière avec les 70 valences éthniques de bases on fait les hommes. Mais entre la multiplicité de cette diaspora elle-même immense qui est l’éclatement d’unité de la civilisation de Babel, entre cette diaspora qui est le Ayin absolu et le principe d’unité qui est représenté par la Qédoushah d’Israël, est apparue une sorte de famille qui représente à la fois nos limites extérieures et la compétition de l’extérieur vis-à-vis de nous. Ishmaël, Essav sont les limites extérieures d’Israël. Et ce sont le relai entre Israël et les 70 Goyim. Ce relai est devenu compétitif. Ce pont est devenu rival.

C’est cela au fond la clef de notre histoire.

 

Mais on a reconnu que les commaunautés juives ès-qualité à travers la grande dispersion des Juifs dans la dispersion humaine, ne se sont jamais maintenues que dans l’islam et la chrétienté ! Il y a eu une disapora juive partout mais les communautés juives se sont dissoutes là où il n’y avait pas cette écorce ou cet abri de l’église ou de la mosquée. l’église ou de la mosquée étaient rivales de la synagogue mais elles ont fini par servir de Qlipah l’écorce du fruit, c’est-à-dire de protection. Mise en contact direct avec le paganisme ambiant, l’identité hébraïque se dissolvait. Un très joli roman « Pivoine » de Pearl Buck raconte l’histoire d’une famille juive en chine, vous avez là un exemple.

Elles se sont maintenues complétement déjudaïsées, pas en tant que communauté.

 

On remarque cela que les communautés juives se sont toujours dissoutes dans les paganismes ambiants. Toutes les tentatives de maintenir des communautés juives : par exemple en Amérique du Sud avant l’arrivée des Espagnols qui y ont trouvé chez les Indiens des hommes ressemblant à des Juifs, cela s’est toujours dissout.

 

La Torah nous le raconte, le récit de la Torah c’est le gros plan sur la famille d’Avraham et Israël est le centre de la famille d’Avraham. Il y a deux limites extérieures qui sont Essav d’un côté et Ishmaël de l’autre. C’est-à-dire le christianisme d’un côté et l’islam de l’autre. Première précision philosophiquement importante, le mot Israël désigne notre identité. Or, elle est indéfinissable au niveau politico-sociologique. Parce que c’est ce qui est en cours d’histoire. C’est le problème du 1er homme qui a été capable de nommer tous les animaux, c’est-à-dire toutes les manières d’être homme en lesquels il ne s’est pas reconnu alors il a pu les nommer, mais il ne s’est pas trouvé de nom nous dit la Torah. Tout ce que l’homme a nommé c’était ce qui est déjà devenu, alors on peut lui donner un nom. Ce qui est encore  en devenir on ne peut pas lui donner un nom. On ne peut nommer que sa propre ombre. Si je me définis c’est que je ne suis plus. D’ailleurs la définition est toujours à la troisième personne en hébreu. On définit lorsque c’est fini ! On dit lui, il, lorsqu’on parle de l’autre qui n’est plus là. A’harei Mot Qédoshim.

On ne peut définir que son ombre, la trace. Ce qui est encore en vie, ce qui est encore en durée dirait Bergson, ne peut pas être nommé. Cela peut être connu mais cela ne peut pas être nommé. C’est l’indéfinissable. Finalement, les définitions d’Israël sont négatives. Israël c’est ce que n’est pas devenu Ishmaël et ce que n’est pas devenu Essav. On peut tous deux les définir mais on ne peut pas définir Israël, raison pour laquelle on se définit par rapport à Ishmaël et par rapport à Essav.

 

Un Midrash va très loin, dans la Parashah Shéla’h Lekha (cf. Manitou sur Hayeh Sarah 1995)

: les Réshayim ont de beaux noms mais leurs actes ne sont pas beaux. On donne ensuite deux exemples.

Essav est définit par le Midrash ainsi : Osseh Rétson Ossav. Celui qui accomplit la volonté de Celui qui l’a fait. C’est-à-dire son Créateur. Essav : celui qui est complétement fait. Rashi traduit Essav par Assouï, celui qui est complétement fait. Alors on peut lui donner un nom. Le grec dira « parfait ». Mais cette perfection-là est la perfection de la mort. Il est complétement fait, c’est-à-dire complétement mort. Perfektum en latin cela veut dire complétement fait, donc fini. Assouï, alors c’est figé, une impasse !

Mais il y a une louange, c’est un beau nom : il a fait ce que Dieu voulait de lui, mais il est fait…

 

Et Ishmaël Shoméâ El : celui qui est capable d’écouter Dieu. C’est une lounage extraodinaire !

 

Et Israël se définit par Naassé véNishmâ.

Naassé que l’on va apprendre de Essav et Nishmah que l’on va apprendre de Ishmaël.

En quoi Essav est-il Rashâ ? Parce qu’il n’a que le Naasseh !

En quoi Ishmaël est-il Rashâ ? Parce qu’il n’a que le Nishmah !

Ishmaël ne sait que écouter. Mais il faut écouter Ishmaël quand Ishmaël écoute !

Ecouter un ishmaélite faire la prière, cela peut servir de modèle…

Représentez vous un chrétien prêt au sacrifice, cela peut servir de modèle…

On n’est pas capable de faire cela. Vous imaginez-vous des assistantes sociales juives faire le travail de bonnes sœurs dans les hôpitaux ?

 

La diaspora juive est différenciee : chez Ishmaël ce sont les Séfardim, et chez Essav les Ashkénazim. Il n’y a pas de doute que chez les Ashkénazim on trouve une dominante dans le Naasseh et le Nishmah cea viendra… Chez les Séfardim c’est un peu l’inverse avec une dominante dans le Nishmah, le Naasseh cela viendra…

 

Vous voyez que ce sont les limites extérieures de la définition. Ce Midrash est extraordinaire parce que il a repris la définition d’Israël selon la Torah pour nous rendre compte de ce problème.

 

 

Entre le Lashone Haqodesh d’Israël et les 70 langages païens il y a ce relai. Bien entendu nous n’avons pas la même théologie, la même anthorpologie, mais malgré tout il y a proximité très importante, ce qui explique la rivalité.

 

L’exemple qui m’est venu à l’esprit quand vous avez cité le vôtre, c’est la manière de dire la possession en hébreu: Yesh li : il y a pour moi. On ne dit pas « j’ai ». Aveo en latin. (Terme proche du verbe être en hébreu, Haveh, dans le sens de l’avoir qui se transforme en être). Il y a aussi là toute une monographie à faire de ce point de vue là. C’est la notion de l’habitus, le fait de devenir à partir d’un certain nombre de mécanismes : j’ai et je deviens…

 

Je repends le problème central : lorsque l’on comprend le verbe être en hébreu alors probablement on comprend la métaphysique absolue. Ce qui m’a frappé c’est qu’en hébreu il n’y a pas de verbe avoir.

 

Q : qlq chose de toujours pas clair dans votre réponse : vous dite que c’est compétitif, ils sont devenus rivaux mais ils n’avaient pas respecté les racines ?

R : nous avons l’habitude de dire de la façon suivante, les pères étaient les mêmes, la mère n’était pas la même…

 

Q : inaudible

R : il s’agit des 70 langues dont j’ai parlé tout à l’heure, les langues originelles qui ont donné les différentes civilisations. Ce sont les langues d’où sortait le paganisme. J’en parlé de la manière odnt en parle la bible en y faisant participer les 4 langues que j’ai cité. Effectivement, les langues originelles de chaque société humaine étaient chacune une des manières d’être du langage juif du 1er homme. Elles ont véhiculé le sacré païen.

 

< fin >

*****

 

 

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Published by Rav Yéhouda Léon Askénazi (Manitou). - dans PENSÉE JUIVE
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