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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 17:40

Morale et Cataclysme Naturel

(Péri Tsadik Voyant de Lublin sur Genèse) 1981

 

Cours 6

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/pensee/morale_et_cataclysme_naturel/cours_6

Durée : 45,3 minutes - Face B - 153 02

…/…

Il faut d’abord que les fils la reçoivent pour que les pères la reçoivent aussi.

C’est tout un problème qu’on étudie dans la parasha de Pin’has. Les pères ont fait hériter leurs fils de la promesse, et les fils ont fait hériter leurs pères de la terre. C’est un problème d’identité différente. Seuls ceux qui l’ont expérimenté déjà dans leur existence peuvent comprendre intellectuellement. On ne peut pas l’expliquer avec des mots. Il y a une manière d’être qui consiste à être l’être de promesse, un être-père qui n’existe que par délégation pour l’être-fils qui est l’être de l’accomplissement de la promesse, et il y a incommunication entre les deux. C’est pourquoi seul Eliyahou Hanavi peut les réconcilier. C’est le dernier verset de la prophétie.

3.24

וְהֵשִׁיב לֵב-אָבוֹת עַל-בָּנִים, וְלֵב בָּנִים עַל-אֲבוֹתָם

Vehéshiv lev-avot al-banim velev banim al-lavotam

Il (le prophète Elie) ramènera le cœur des pères à leur enfant et le cœur des enfants à leurs pères.

 

Et je crois personnellement qu’un des indices qui peuvent nous confirmer que nous sommes dans la fin des temps c’est que c’est le problème de la génération contemporaine, la difficulté de relation entre les pères et les fils, à l’échelle microscopique de notre état civil, c’est le problème de la génération contemporaine.

 

Nous avons vécu dans la diaspora dans l’identité de l’être-père, où nous étions des Avot ayant une promesse. C’est relié à l’être d’Israël dans la dimension d’une promesse, au point que beaucoup de Juifs ont fait, de bonne foi, l’erreur d’appeler Eretz Israël « la terre promise ». Alors que dans les termes bibliques, c’est la terre jurée et donnée. La notion de terre promise renvoie à une toute autre mentalité. C’est un changement de registre.

« Et Haaretz asher nishbâti laten - la terre que J’ai juré de donner ».

Elle est donnée par serment, elle n’est pas promise.

Sinon « promise » cela voudrait dire qu’il y a une condition pour l’obtenir, alors qu’il n’y a pas de condition elle a été donnée. La seule condition, si on veut, c’est d’y aller. 

Le verset dit:

Beshala’h 14.15

 דַּבֵּר אֶל-בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל, וְיִסָּעוּ  

”Daber el Benei Israël veyissaou : Parle aux enfants d’Israël et qu’ils avancent.

 

Q : inaudible. Chaque endroit où tu mettras les pieds moi je te l’ai déjà juré elle est déjà à toi.

R : …/…

Cela se rattache à tout un problème qu’enseigne le 1erRashi sur la nécessité de mise par écrit du premier chapitre de la Bible pour que les Goyim apprennent comment il faut recevoir la terre que Dieu donne. Parce que la contestation des goyim porte sur la façon dont Israël l’obtient par la conquête. Alors que si elle était donnée ils devraient l’attendre pour l’obtenir par héritage, et ils l’obtiendraient sur un plateau du Golan par exemple. La contestation des goyim c’est que nous l’avons conquise. Alors, il était nécessaire d’écrire le premier chapitre de la Torah où on apprend comment Dieu donne la terre au 1erhomme :

C’est au verset 1.28, la Torah dit :

1.28

וּמִלְאוּ אֶת-הָאָרֶץ, וְכִבְשֻׁהָ

Et remplissez la terre et conquérez-la !

 

Rashi : quand Israël sortira d’Egypte au temps de Josué et voudra rentrer en Eretz Kénaan, il faudra la conquérir. Alors les Goyim s’y opposeront en disant : « Listim Atem… vous être des brigands parce que vous avez conquis la terre des sept peuples ». Et nous dit Rashi : c’est pourquoi il fallait écrire « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre ». Parce que Dieu a créé la terre et Il la donne à qui Il juge de devoir la donner. Parce qu’en réalité, si on voulait citer un verset de la Bible clair pour les Goyim qui accordent du respect à la Bible, il suffirait de citer tous les versets de la promesse faite aux patriarches. Mais ce n’est pas ceux qu’on cite parce que la contestation des goyim ne porte pas sur le propriétaire légitime, qu’ils savent tous être Israël, mais sur la manière dont la terre est obtenue. Ils reprochent à Israël d’avoir conquis la terre car dans leur mentalité, une terre « promise » par Dieu doit être reçue des mains de Dieu. Ils doivent donc attendre que le Messie la leur donne sur un plateau… et voilà que les Juifs viennent et qu’ils l’ont conquise !? D’où la réponse à donner à ces personnes qui croient en la Bible : c’est ainsi que Dieu donne la terre et il faut la conquérir.

 

La difficulté du verset vient de l’ordre des verbes : « remplissez-la et conquérez-la ! »

Il faudrait d’abord conquérir avant de remplir !? Mais les Juifs sont malins : ils remplissent d’abord et ils conquièrent après.

Mais on a beau connaitre la vérité, les goyim restent les goyim et nous sommes des brigands à leurs yeux puisque nous avons conquis la terre des sept peuples.

 

Je vous dis une blague sur ce Rashi : le mot employé par Rashi vient de l’hébreu rabbinique qui vient du grec : Listim c'est-à-dire les brigands. C’est le même mot dont on nous accuse aujourd’hui. On y ajoute une préposition : impérial-listim, colonial-listim, capital-listim… etc. 

Mais c’est toujours listim !

 

Il n’y a pas de dialogue possible, il faut rechercher les raisons pour lesquelles on pose de telles questions envers Israël. C’est comme pour le problème de l’antisémitisme, derrière tous les intérêts évidents de l’hostilité envers Israël revenant sur sa terre, se cache une raison beaucoup plus profonde. C’est ce fait qu’il semble que l’humanité toute entière considère cette terre comme la terre de refuge. Et ils la réclament. D’où l’opposition aux Juifs.

Cela m’a beaucoup frappé lorsque j’ai étudié l’histoire du nazisme de voir cette obsession d’occuper la terre d’Israël.

 

Je reviens au premier point, en tant que juif de diaspora nous avons vécu la relation avec Eretz Israël à la manière de l’être-père auquel est donnée la promesse. ,

Et finalement un verset dit : « Véshavou banim gdoulam - et les fils reviendront à leurs frontières ». Et ce n’est pas une question d’état civil, c’est une question de manière d’être, d’ontologie. Ceux qui ont l’être-fils reviendront. Parce que ceux qui ont l’être-père vivent selon l’être de promesse.

Alors le paradoxe, le bilboul du langage, c’est que ce sont les Juifs de diaspora qui sont dans leur modalité d’être-père qui parlent des Israéliens comme étant ceux qui vivent sur la terre des ancêtres.    

C’est inversé !

 

Le verset de Malalkhi concernant la relation entre l’être père et l’être fils :

3.24

וְהֵשִׁיב לֵב-אָבוֹת עַל-בָּנִים, וְלֵב בָּנִים עַל-אֲבוֹתָם

Il (le prophète Elie) ramènera le cœur des pères aux enfants et le cœur des enfants à leurs pères.

C’est ce problème-là d’incompatibilité de compréhension, de dialogue impossible entre les pères et les fils. Ce sont des manières d’être différentes. Il faut l’expérimenter dans l’existence. A partir du moment où on a un enfant on comprend la différence. L’être-père vit par délégation de l’être-fils. Et l’être-fils est un être de l’accomplissement de l’être-père.

Cela passe les générations, au-delà des générations où les fils deviennent des pères et oublient ce qu’est d’être fils, ils ne jouent pas pleinement leur rôle de père, et cela engendre une relation beaucoup plus directe entre le grand-père et le petit-fils. Je l’ai moi-même expérimenté : c’est lorsque j’ai eu des petits-enfants que je me suis rendu compte ce qui signifiait avoir des enfants. Jusque-là on joue à la poupée. Les petits-enfants nous font comprendre ce que sont les enfants.

 

Finalement, il y a impossibilité de dialogue, et il faut Elie le prophète pour les réconcilier. A la limite on pourrait dire qu’on ait besoin d’Elie le prophète pour réconcilier Israël et la diaspora, l’être-fils et l’être-père.

 

Il y a un problème général de la difficulté de communication entre les pères et les fils. Mais il se dévoile de notre temps de façon plus aigue. C’est donc que peut-être nous sommes au temps de Elie le prophète.

 

Cela se particularise dans l’impossible dialogue entre diaspora et Israël.

 

Parce que finalement l’être-fils d’Israël dit à l’être-père de diaspora :

- A quoi rêvez-vous encore ? Nous sommes en train de construire : l’être-fils a déjà commencé ! »

Et l’être-père de diaspora dit à l’être-fils d’Israël :

- Que construisez-vous ? Ce n’est pas notre rêve ! »

   

C’est l’impossibilité de se parler.

Il faut donc Élie le prophète.

 

Tehilim 126.1

בְּשׁוּב יְהוָה, אֶת-שִׁיבַת צִיּוֹן-- הָיִינוּ, כְּחֹלְמִים

Quand Dieu nous a ramené à Tsion nous étions comme des rêveurs.

 

Alors, il y a ceux qui continuent de rêver et ceux qui ont déjà d’autres rêves…

C’est le fond du problème et je dois vous dire qu’honnêtement je ne connais pas de solution.

Il faut Élie le prophète comme nous le dit le verset de Malakhi!

 

Q: Am Israël avant d’entrer en Eretz Israël se partage Eretz Israël… ?

R: Vous retiendrez que ce partage a été fait au sort, en utilisant le goral. C'est-à-dire qu’on a d’abord compté le nombre de descendants rapporté au nombre des chefs de tribus pour attribuer à chaque tribu une partie de la terre. Mais cela est resté un tirage au sort. C’est d’après le nombre des fils que les pères ont un héritage qu’ils donnent à leurs fils. Ce sont les fils qui font hériter les pères et les fils héritent de leurs pères. Vous verrez cette indication dans le Sifrei sur la parasha de Pin’has.

 

Q : inaudible

R : Justement ce qu’il faut comprendre de l’exil c’est que c’est l’exil d’une terre : la situation d’exil est d’être en exil d’Israël et non pas être en exil en Amérique ou ailleurs. La définition est très différente selon qu’on considère le point de départ ou le point d’arrivée comme référence. 

…/…

 

Q :

R : « Terre sainte », « terre promise» c’est quelque chose qui vient d’une mentalité religieuse extérieure à la bible et qui donne des culpabilités inutiles. Suis-je méritant ? etc…

Suis-je cet Israël ? Les doutes d’identité sont beaucoup plus graves, c’est ce qui est arrivé à la sortie d’Egypte. C’est le fameux passage de Beshala’h que l’on lit le jour de Pourim : quand les Hébreux ont douté Amaleq surgit !

 

Q : Il y a une mission des Juifs chez les goyim ?

R : On revient à Yaaqov chez Lavan. Si le temps de la mission a fini. Le doute de Yaaqov est que le temps n’a pas fini. Mais les femmes de Yaaqov les mères d’Israël sont prophétesses et donne cet indication du départ à Yaaqov : Lavan ne nous aime plus...

Que s’est-il passé dans la kavanah de Yaaqov ?

Il ne faut pas calomnier Yaaqov avec l’intérêt des pots-de-vin, les allocations familiales… etc.

Est-il nécessaire que Yaaqov soit otage de Lavan pour réaliser sa mission ? Ne peut-il pas la réaliser depuis Jérusalem ?

On comprend qu’il y a un faux problème derrière, parce qu’on s’est habitué à une inertie, avec cette situation provisoire qui s’est inversé en critère. Ce sont des faux critères parce qu’on  a transformé le contingent en nécessaire, le principe en conséquence, l’implication en postulat... Tout est à l’envers !

La question demeure : Quand Yaaqov voit que le contrat est rompu pourquoi tarde-t-il ? Et heureusement pour lui il a ses femmes qui sont les pionnières !

Réponse : Il y a dans l’identité juive et nous tenons cela d’une hérédité hébraïque très profonde, un amour de l’universel humain qui nous a rendus aveugle. Il y a cette espèce de dimension du ‘hassid shoté hypertrophié dans l’identité juive qui conduit à une torsion de la conscience morale qui vient de l’ancêtre Avraham.

Il faut y réfléchir car les deux dimensions existent : la dimension négative des intérêts. On va accuser les Hébreux désirant retourner en Egypte de vouloir leur « pots-de-viande ». Mais la dimension positive c’est ce tri d’identité qui se fait. Je dois vous faire comprendre quelque chose qui ne peut pas être dite.

De plus en plus me parait suspect l’humanisme juif de notre temps. Il y a eu des temps où cela n’était pas suspect. Mais de notre temps, l’humanisme cosmopolite est véritablement suspect avec ce qui se passe dans le monde. Il ne faut pas croire que l’étape où l’on doit arriver est un point final alors que c’est un commencement. Il y a d’autres rêves et d’autres espérances. Mais cette étape est intégrée. Rester dans l’espérance antérieure est un phénomène de caducité. Le danger est que l’être-père devienne un être préhistorique.  

 

Q : inaudible

R : Nous avons un autre exemple avec la chrétienté qui à sa manière se considère comme une diaspora d’Israël. Est-ce que dans le temps contemporain, il n’y a pas une situation formellement et objectivement analogue entre la diaspora juive caduque et la chrétienté ?

 

Il y a je pense cette différence entre l’être-père et l’être-fils et qu’il faut Eliyahou Hanavi pour les réconcilier.

 

Q :

R : C’est un tout autre problème. Il n’y a pas de comparaison possible entre l’islam et la diaspora juive, parce que l’islam ne s’est jamais considéré être Israël contrairement à la chrétienté. C’est très différent.

 

Je répondrais très brièvement, à travers le Maharal, sur le problème que nous avons posé précédemment. Maharal pose la question suivante : Pourquoi après l’annonce des 430 ans annoncés dans la vision de l’alliance entre les morceaux et après la naissance d’Isaac, Avraham n’est-il pas descendu pour commencer l’exil mamash, vraiment ?

Parce que la promesse de la terre est liée à l’exil. Seule la descendance d’Avraham qui connaitra l’exil aura la promesse de la terre. D’après notre sujet, si Avraham était descendu en exil, Ishmaël aussi aurait eu la promesse de la terre. Alors Avraham ne descend pas en exil. Si Isaac était descendu en exil, Esaü aussi aurait eu la promesse de la terre. Alors Isaac ne descend pas en exil. Seul Yaaqov descend en exil, ce sont les descendants de Yaaqov qui ont la promesse de la terre.

 

Dans l’histoire on voit que la descendance d’Ishmaël a voyagé partout mais jamais en exil, partout en conquérant ! La descendance d’Esaü a voyagé partout mais jamais en exil, partout en conquérant ! Seule la descendance de Jacob a connu l’expérience de l’exil.

 

Par conséquent, le problème de la descendance d’Avraham c’est un autre procès. C’est une autre contestation. Elle n’est pas reliée à notre sujet directement. J’irais même jusqu’à dire : Alvaï que la diaspora juive devienne l’islam et non pas la chrétienté ! Si vous n’avez pas compris ce n’est pas grave mais je sais ce que je dis.   

 

Q :

R : Le mot hériter est employé en français dans les deux sens, mais en hébreu ce sont deux mots différents. C'est-à-dire que se sont les fils qui font que c’est aux pères qu’a été promis l’héritage des fils. Ce sont les fils qui font que leurs pères sont des pères. Et une fois cela acquis, les pères donnent l’héritage aux fils. Regardez dans le Sifri sur la parashah Pin’has.

En hébreu les deux mots pour héritage sont Na’halah et Méroushah.

…/…

Q :

R : Il y a aussi des êtres-pères qui sont en Israël et des être-fils qui sont en ‘houtz laaretz.

…/…

Ce sont des problèmes très profonds d’identité mais comme nous sommes une génération de transition il ne faut pas chahuter le temps. Est-ce que le temps nous laissera le temps, c’est un autre problème…

Dès que des juifs sont devenus israéliens Eretz Israël appartient à tous les juifs.

…/…

Eliyahou Hanavi ne vient pas pour déclarer ce qui est cachère et ce qui ne l’est pas, on n’a pas besoin de lui pour cela. Il vient pour réconcilier les pères et les fils, c’est un tout autre problème ! 

Vous avez compris ce qu’il y a derrière…

 

Q : inaudible

R : un enseignement de la Hagadah qui est très joli : les quatre sortes de fils dont le rashâ qui est au fond le fils qui ne veut pas être fils ! L’argument du rashâ consiste à dire : qu’est-ce que cette histoire à vous ? Il se met en dehors, alors on lui répond : c’est pour moi que Hashem a fait ce qu’il a fait lors de la sortie d’Egypte… moi et pas toi !

Cela veut dire : s’il avait été là-bas il n’aurait pas été sauvé ! Là-bas ! En ces temps-là lors de la sortie d’Egypte, les réshayim ne sont pas sortis. Mais ici, même le rashâ ! De notre temps, même les réshayim !

 

…/…

***

Le verset nous dit que pour que la sortie d’Egypte puisse se faire, il est nécessaire que Moïse pour la déclencher emporte avec lui les ossements de Joseph. C’est un problème extrêmement important. Vous avez bien compris que Joseph a prévu la sortie d’Egypte et fit jurer ses frères pour qu’ils fassent jurer leurs enfants (cf. Rashi) de ne pas laisser ses ossements en Egypte.

Je vous donne une explication, simplement par raisonnement, parce que je n’ai pas de référence à vous citer. Joseph a inauguré l’aventure de l’exil. S’il reste en exil, cela voudrait dire que c’est une aventure coupée du deuxième mouvement, une aventure en soi qui aurait échoué ou qui se serait perdue… Cela veut dire qu’à priori il ne pensait pas revenir. Le fait que Moïse déclenche le retour et emporte les ossements de Joseph est ce qui réhabilité Joseph. Alors on peut dire de lui « Yossef Hatsadiq ». Sinon on l’accuserait d’être rashâ, et c’était le procès de ses frères. On l’accuserait d’être traitre et d’avoir choisi l’Egypte ! il a choisi l’Egypte parce qu’il a une tentative avec l’Egypte. Si elle échoue, comme il le prophétise, il demande qu’on ramène ses ossements.

 

A la conférence de David Messas, il a un peu touché à cela. Il fallait que Moïse sauvé des os, sorte le cercueil de Joseph du Nil. Il fallait qu’il sorte la forme de Joseph des eaux du Nil.

Joseph est l’hébreu prenant l’habit de l’égyptien. Mais il savait ce qu’il faisait. Et le texte nous prévient qu’il est resté hébreu, seuls ses frères ne voient pas qu’il est resté hébreu. Mais les égyptiens le savent. Cf. les versets sur le repas qu’ils mangent tous séparément des égyptiens parce que c’est une abomination pour les égyptiens de manger avec les hébreux.

Les égyptiens savaient donc que Joseph était hébreu, mais il représentait l’Egypte.

 

Q : Pourquoi Joseph ne demande pas à ses fils d’emporter ses ossements ?

R : Le midrash répond : Parce que l’Egypte a adopté Joseph et les descendants de Joseph. Par conséquent, au moment où l’exil prendra fin pour les Hébreux, les frères de Joseph, qu’il faudra le faire.

 

Joseph est donc l’hébreu habillé en égyptien pour une certaine mission que la Torah nous raconte sans la comprendre. Il y a là encore la préfiguration de notre histoire. Nous sommes perpétuellement ce Joseph soit sur le trône soit dans la fosse, soit dans la fosse soit sur le trône…  C’est l’histoire type du juif de diaspora.

Quand sa mission est reconnue, il est sur le trône. Quand sa mission n’est pas reconnue, il est dans un camp de concentration. Comment cela marche ? qui est responsable de quoi… ? C’est à étudier dans ces textes. Et c’est tout le problème de sa relation avec la femme de Poutifar.

 

Mais lorsqu’arrive le temps où Moïse déclenche le temps de la deuxième étape. Moïse qui est ce Joseph l’hébreu déguisé en égyptien et qui va enlever le déguisement. Voyez la relation étroite qu’il y a entre l’identité Moïse et l’identité Joseph. Lorsque Moïse emporte avec lui les ossements de Joseph il réhabilité Joseph. Joseph était tsadiq !

Selon le midrash, tous les hébreux étaient occupés à accomplir une toute autre promesse. Selon la promesse faite à Avraham qu’ils sortiraient avec des richesses. Ils étaient donc occupés à amasser ces valeurs pour sortir avec. Moïse ne s’occupait pas de cela mais d’accomplir la promesse faite à Joseph et de rechercher le cercueil de Joseph qui se trouvait dans le Nil. C’était la manière dont les égyptiens honoraient leurs dieux, en les momifiant, en les adorant et en les plaçant dans ce qu’ils adoraient…

Et le midrash dit déjà au temps de Jacob : Pourquoi Jacob a-t-il demandé tout de suite d’être ramené ? Il y a deux midrashim et je vous cite celui qui se rattache à notre sujet avec le Maharal.

La différence est que Jacob est remonté tout de suite à sa mort alors que Joseph ne sera remonté qu’à la sortie d’Egypte, et c’est un cas particulier parce que… .../... 

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Published by Phil O'Semith - dans PENSÉE JUIVE
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