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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 19:58

Abraham L'hébreu 88 – 2ème Partie

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/pensee/abraham_l_hebreu_serie_1992/cours_1

Face B

 

 

 

Première génération : Abraham vs. Nimrod et Lot :

 

.../...

(Ceux qui ont pour objectif de détruire l’identité) hébraïque en réémergence. Pas de calcul. Israël renait ? Annulé ! Il faut penser déjà à ce qui se passe de notre temps : Israël de notre temps renait et un Hitler est apparu, avec exactement cet objectif, et il n’est qu’un des Nimrod contemporain de ceux qui ont comme objectif d’annuler Israël parce qu’Israël redevient hébreu.

 

Et puis dans l’autre série, il y a un personnage qui accompagne Abraham et qui lui ressemble beaucoup au point que la Bible dit qu’ils se ressemblent comme des frères. Les deux ont la capacité frère, alors qu’il s’agit de Loth qui n’est pas son frère d’état civil mais son neveu. Mais le texte dit qu’ils se ressemblent comme des frères mais vont se séparer. Et puis Loth va fonder deux lignées issues de la même identité dont sort Abraham, l’identité Aram nous dit le Talmud, l’identité de la famille de Tera’h père d’Abraham, et père de Nahor père de Loth. C’’est la même identité que celle d’Abraham sortant d’exil : ils font un bout de chemin ensemble, ensuite ils se séparent parce que la capacité d’être frère est fondée sur la moralité chez Abraham et sur l’immoralité chez Loth le faux-frère qui va fonder deux lignées de rivalité messianique contre Israël : Amon et Moav. La parcelle de sainteté qui était enfouie chez Loth revient avec Ruth plus tard et rejoint l’identité messianique qui engendrera le roi David.

Voilà pour la première génération : d’un côté Nimrod, de l’autre côté Loth.  

 

Deuxième génération : Isaac.

 

Dans la première série ceux qui sont les adversaires, l’ennemi se nomme Abimelekh. Abimelekh est le nom des dynasties de rois de la Philistée du temps. Il s’agit du territoire de Gaza. Les Romains ont pris ce nom de Philistée pour en faire le nom de Palestine des usurpateurs contemporains, et puis il veut couper Isaac de sa terre. C’est un nom de dynastie : Il y a déjà un Abimelekh au temps d’Abraham qui déjà propose une alliance à Abraham dans les termes suivants :

« וַיֹּאמֶר אֲבִימֶלֶךְ, הִנֵּה אַרְצִי לְפָנֶיךָ Hineh Artsi lefanekha - Voici ma terre devant toi» dit Abimelekh à cet Abraham dont Dieu dit et redit : c’est ta terre ! Abimelekh dit : ma terre. Installe-toi dans le ghetto que tu voudras...

 

Et Abraham dans sa générosité du Tsadik de la Midat Ha’hessed débordant de charité signe une alliance avec Avimelekh, juste avant le sacrifice d’Isaac. Comme pour dire « cet enfant pour qui je t’ai promis cette terre, rend-le Moi puisque tu ne veux pas de cette terre, et puisque tu as entendu dire d’Abimelekh le Philistin « ma terre » et que tu signes... !

Vous voyez que le récit biblique est impitoyable et qu’on ne peut pas ne pas le lire. Je pense souvent à cette question qui nous, les rabbins sionistes, nous préoccupe beaucoup : comment se fait-il qu’il y ait tellement de gens qui étudient la Bible et qui ne voient pas ce qu’il y a d’écrit ?

Cela ressemble au verset : « ils ont des yeux… ».

 

Voilà Avimelekh, dans la lignée de Nimrod. Nimrod veut détruire le peuple dans sa racine, Avimelekh veut le couper de sa terre.

 

Dans l’autre série c’est Ishmaël. L’identité approximative qui s’instaure en rivalité et qui réclame l’héritage d’Abraham l’hébreu. C’est tellement facile à diagnostiquer car nous vivons cette histoire.  

 

Troisième génération : Jacob.

 

Jacob est aux prises avec l’homme de la lignée la plus proche d’Israël. Celle qui vient du frère d’Abraham mais qui lui a refusé de redevenir hébreu. Il veut rester araméen, il veut rester galoutique comme on dit aujourd’hui. L’hébreu en Galout de Babel était Aram. Et voilà qu’une branche de cette famille redevient hébreu, c’est Abraham ; et son frère Na’hor veut rester araméen.

Il fait souche, c’est Bethouel et Lavan. Lavan fils de Bétouel fils de Na’hor. Et le texte le nomme avec une accumulation d’ajectif : Lavan arami.

 

Et vous savez ce que dit la Hagadah de Pessa’h :

VéLavan Bikesh Laakor Et Hakol

Et Lavan a cherché à écraser tout

 

Pire que le Pharaon qui voulait tuer les mâles pour s’approprier les matrices et pour engendrer les valeurs hébraïques pour l’Egypte, mais Lavan lui voulait tuer tout. Qui est donc ce Laban ? Il nous faut le diagnostiquer. C’est du sein même de la famille d’Abraham qu’un rival voulant annuler l’émergence de l’identité d’Israël apparait. Je les caractériserais très formellement : ce sont ces Juifs anti-Juifs et anti-Israël qui au nom de l’ancestralité galoutique s’opposent au projet d’Abraham.

 

De l’autre côté dans l’autre tableau c’est Esaü le frère de Jacob et qui prétend être Israël. Je vous l’ai diagnostiqué comme étant la chrétienté, le précédent c’était l’islam. Il y a cet étonnement énorme que ce récit simple où la sélection de l’identité d’Abraham à Jacob qui mènera à Israël sucite…

 

.../...  (interruption de l'enregistrement)

 

...sur mesure biblique.

 

Encore une fois c’est tellement énorme que cela manque d’humour de leur part. Et voilà qu’un 7ème personnage apparait à des époques caractéristiques et qui est Amaleq.

 

Amaleq est un personnage que se définit de deux manières : d’abord il apparait toujours dans les périodes de fin d’exil lorsque sortant de son exil l’identité d’Abraham redevient hébraïque, alors Amaleq survient. Et deuxièment il récapitule les deux prétentions : détruire et remplacer.

 

Effectivement, on voit Amaleq apparaître à la sortie d’Egypte : « Vayabo Amaleq… » dans Parashat Beshala’h du livre de Shémot. Dès que Israël sort d’Egypte, le peuple redevient hébreu sort de son exil et va retrouver sa terre Amaleq se jette sur lui.

 

A la fin du 2ème exil, le livre d’Esther tout entier c’est le récit du conflit entre les Amalécites et les Judéens. Et le livre d’Esther ne parle que de cela. Cela veut dire que dès que l’identité judéenne du prmier exil du royaume de Judah décide de décrocher du 2ème empire qui était la civilisation perse après la civilisation babylonnienne – l’Egypte étant une annexe d ela civlisation de Babel – surgit Amaleq. Et grâce aux miracles de la reine Esther il ne s’est pas produit cette catastrophe qui aurait pu se produire si Amaleq avait fini par persuader Assuérus.

 

Et de notre temps, l’état d’Israël contemporain est bien évidemment apparu à la fin catastrophique d’un temps d’exil, et a surgi en ce temps-là un Amaleq contemporain, et qui a pour définition d’identité un programme bien précis et il ne s’en cache pas de le dire : détruire et remplacer. Hitler l’avait écrit dans Meïn Kampf et lisez aujourd’hui la charte palestinienne. C’est ce qu’il y a d’écrit en clair. Les Juifs sont tellement juifs qu’ils ne veulent pas entendre ce dont on les menace. Je me souviens du temps de Hitler qui a écrit Meïn Kampf avec un cynisme inouï y disant ce qu’il voulait faire et on la laisser faire. Heureusement qu’on ne l’a pas laissé aller jusqu’au bout. Vous êtes contemporains de la charte palestinienne qui écrit en clair cela.

 

C’est bien cette histoire que nous vivons. D’un côté les rivaux qui veulent détruire, de l’autre les approximations d’identité qui veulent remplacer, et ce personnage fatidique, le 7ème qui récapitule tout, et qui apparait en fin d’exil. Dès qu’Israël sort d’exil, Amaleq surgit. C’est à cela que nous sommes occupés dans les péripéties de l’histoire contemporaine : le peuple juif et Israël d’un côté et le reste du monde de l’autre. Exactement comme l’avait raconté la Bible à partir de l’histoire d’Abraham.

 

L’amour fraternel :

 

Je voudrais terminer cette analyse par le 2ème volet de l’équation de fraternité. Ainsi l’être hébreu apparait et comme le raconte l’histoire son problème c’est l’amour des frères.    

 

Petite parenthèse sur un principe de l’enseignement talmudique : l’homme désigne comme idéal la vertu qui lui manque. C’est un peu le contraire de ce qu’on pourrait croire en culture occidentale. Dis-moi en quoi tu crois et je te dirais qui tu es. En fait le Talmud nous dirait :  Dis-moi en quoi tu crois et je te dirais celui que tu n’es pas encore, parce que si tu y crois c’est que tu ne l’es pas déjà.

 

On désigne comme idéal la vertu qui nous manque. Ainsi le Romain désigne comme idéal la charité, mais les Romains si vous connaissez l’histoire de Rome c’est Ish Damim. Ce sont eux qui ont porté l’art de la guerre jusqu’où il est arrivé. Ce sont des martiens. Qu’ont-il s comme religion ? La charité ! De la même manière chez Ishmaël : lorsqu’Ishmaël a voulu retrouver le Dieu d’Abraham, il a cherché comme idéal la vertu de rigueur qui lui manquait : il avait reçu la charité par héritage de l’identité d’Abraham. L’hospitalité d’Ishmaël est connue : elle procède du ‘Hessed. Mais il manquait le Din. Lorsque l’islam s’est fondée elle a appelé la religion d’un mot hébreu Din. En arabe El Din.

 

Qu’en est-il pour Israël de ce principe ? L’idéal d’Israël c’est l’unité et nous désignons par là la vertu qui nous manque. Depuis le temps d’Abraham nous sommes à la recherche d’un principe d’unité. Voyez que je désigne quelque chose qui est tabou en société juive. Nous sommes la religion de l’unité et nous savons qu’il n’y a pas une société au monde aussi divisée que la société juive ! Dès qu’il y a trois juifs, il y a 4 parties et 25 présidents. Les Juifs savent cela mais n’osent pas se l’avouer.

Consolation : Si effectivement on  nous a désigné l’unité comme idéal c’est qu’on savait qu’en fin de compte nous serons les seuls à pouvoir le réaliser. Seule une conscience qui perçoit ce qui lui manque y est sensible, mais encore en tension d’idéal.

 

Cette équation de fraternité, le patriarche va la rechercher encore beaucoup plus profondément que la relation entre le frère et le frère qui est le point de départ. Mais c’est quelque chose de beaucoup plus profond qui se cherche dans l’histoire des patriarches, et c’est ceci : Au niveau du premier homme il y a un progrès énorme par rapport à l’animalité. L’animalité est désignée en termes de sexes : mâle et femelle - Zakhar ouNouqvah. Alors que dès que l’homme apparait la Torah parle d’époux et d’épouse. Il y a un niveau de reconnaissance d’autrui à l’intérieur de l’identité humaine, lorsqu’elle fait couple, qui est l’homme un qui se cherche dans notre histoire et notre récit. La première chose qu’Abraham a à faire quand il recommence l’histoire de l’homme, c’est résoudre ce problème que ce n’est pas suffisant.

 

Et voilà que la Torah nous raconte qu’il avait 100 ans et qu’elle avait 90 ans et qu’ils voyagent en Egypte la civilisation du temps. Arrivés à la frontière de l’Egypte au poste de douane la Torah nous dit qu’il s’aperçoit qu’elle est belle ! Comment ? Il aurait mis 100 ans pour s’en apercevoir et elle a 90 ans ? On voit que le récit porte ailleurs ! Cela veut dire qu’il s’est aperçu qu’elle avait cette beauté de celle dont on peut dire alors qu’elle est femme qu’elle est soeur. Et c’est cela qu’il avait à déclarer dans la civilisation du temps. Je vais essayer d’imager cela :

 

Arrivant à la douane en Egypte on Lui demande s’il a quelque chose à déclarer ? Il dit : « oui ma femme c’est ma sœur ! » Et ils n’ont rien compris du tout : « Si elle est ta soeur alors on peut te la prendre pour le Pharaon puisqu’elle est belle... » Voyez ce qui se passe en réalité : cela a été ce voyage vulnérable d’Israël dans l’histoire de l’humanité : il avait des messages à porter. Des messages qui lorsqu’ils en sont pas compris risquent d’être suicidaires.

 

Je me base là sur un enseignement du ‘Hafets ‘Hayim qui pose la question suivante dans ses Drashot: les sacrifices ne sont permis par la Torah que dans le temple. Comment se fait-il que le sacrifice de la fondation de notre histoire soit faite non seulement en dehors du temple mais dans la terre de la plus grande impureté en Egypte ? C’était le Pessa’h de Mitsraïm, le sacrifice pascal de la sortie d’Egypte s’est fait en Egypte. Il donne un enseignement très important. Il dit en fait il y a deux sainteté. Nous sommes habitués à la sainteté dévoilée. Mais il y a une sainteté profonde qui est cachée dans le profane. La sainteté cachée dans l’impur est une sainteté presque plus importante, parce qu’il faut la dévoiler, que la sainteté dévoilée parce qu’il faut la délivrer. Il y a la sainteté dans la maison, dans le temple. Il y a la sainteté de l’en-dehors qu’il faut faire émerger. C’est un thème extrêmement important qu pourrait faire l’objet d’une étude pour elle-même.

Et il nous donne l’enseignement suivant s’appuyant sur des versets : Il y a aussi deux sagesses. La sagesse dévoilée et la sagesse cachée. Alors de la même manière il dit qu’il y a deux amours: l’amour permis dehors et interdit dedans : c’est l’amour du frère et de la soeur. Il y a l’amour permis dedans et interdit dehors, c’est l’amour de l’époux et de l’épouse. Il y a deux comportements de l’amour. Et le premier homme était déjà arrivé au premier : époux-épouse. Le patriarche reprend ce problème là où le premier homme l’avait laissé et construit la 2ème dimension de la relation d’autrui à autrui dans le comportement d’amour. Vous avez du remarqué d’ailleurs qu’un couple réussi c’est lorsque on a réussi à être mari et femme, et frère et soeur. Si on n’est que mari et femme cela risque de basculer dans les scènes de ménages. Mais si on est mari-femme et frère-soeur, tout va bien et on finit d’ailleurs par se ressembler.

 

Vous voyez de quoi s’occupent les récits bibliques alors que trop souvent on en parle comme s’il s’agissait d’anecdotes. Il s’agit de notre histoire et à un niveau considérable.

 

Je terminerais par cette image concernant le peuple juif : c’est la relation entre le Juif et la Torah. La Torah en tant que sagesse a également deux aspect : l’aspect dévoilé c’est l’aspect soeur qui vaut pour l’universel, et l’aspect caché, l’aspect secret, c’est l’aspect épouse.

Et alors voilà que le peuple juif se balade dans l’histoire en disant de la Torah : voyez comme ma femme est belle, c’est ma soeur !

 

Je parle en clair :

La dimension du Niglé, de la Torah dévoilée, est à la disposition de l’universel humain. La dimension du Nistar, la Torah cachée, c’est l’épouse dans la maison, et cela ne concerne personne d’autre. Mais c’est la même Torah.

 

Alors on lui demande : c’est ta femme ou c’est ta soeur ? Il répond la vérité : c’est ma femme et c’est ma soeur. Si c’est ta soeur on va te tuer pour la prendre ! C’est exactement l’histoire d’Abraham.

 

Voyez comment Israël a vécu cette histoire. Nous vivons en tant que société en tant que peuple, l’histoire des Patriarches. Et pour savoir nous situer il faut étudier la Torah. Pas comme des anecdotes mais au niveau où elle enseigne et pour cela notre doigt de lexture c’est bien sûr le Midrash et le Talmud pris au sérieux, et pas seulement comme des lectures pieuses du samedi après-midi pour faire de la morale de vieillard à des intelligences d’enfants.

 

***

 

Q: Question sur l’amour d’Abraham pour Ishmaël et la promesse qu’il sera un grand peuple comme Israël ?

R:  J’ai tenté de vous faire découvrir qu’il y a une cohérence dans l’histoire que nous vivons telle qu’elle est éclairée par la Torah et donc c’est plein de problèmes. Je vous répondrais brièvement par manque de temps mais toutes les questions sont importantes et nécessitent de grands développements, en vous renvoyant aux références que je vous ai donné pour que vous les étudiez. Je vous remercie de votre question mais rassurez- vous il y a une réponse. C’est que nous sommes au point de départ de l’histoire d’Israël et Abraham a fondé la première vertu qui sera la conscience d’Israël. La conscience d’Israël pour se constituer se constitue à travers trois vertus différentes : d’abord la vertu de charité, ensuite la vertu de justice et après la vertu de l’unité des valeurs qui est la vertu de vérité morale. Abraham est tout entier charité et ce n’est pas encore Israël. Notre Torah c’est la Torah donnée à Jacob. Si on se conduit comme Abraham, et que cela, c’est la catastrophe. Par exemple Ishmaël. Relisez ce texte et vous verrez qu’Abraham protège Ishmaël par charité et puis c’est son fils. Et de la même manière la prière d’Abraham pour Sodome et Gomorrhe. Il prie pour les pires Reshayim de l’humanité. Dieu les déclare Reshayim et Abraham prie. Je voudrais avoir le temps de vous dire que c’est son devoir : lorsque la charité prie c’est pour les pires criminels qu’elle doit prier. Sarah avait favorisé la naissance d’Ishmaël par générosité car se croyant stérile et par fléchissement de sa conscience elle voulait que ce qui était Abraham puisse se perpétuer dans l’histoire des hommes fut-ce à travers une matrice égyptienne – cela donne Ishmaël. Alors puisqu’il existe déjà il existe. Et c’est Abraham qui plaide pour Ishmaël et Dieu entend la prière d’Abraham [17 :20] :

  וּלְיִשְׁמָעֵאל, שְׁמַעְתִּיךָ  

« En ce qui concerne Ishmaël Je t’ai entendu ».

Alors qu’Il ne lui parlait que d’Isaac fils de Sarah, [17:18] Abraham dit au Seigneur: "Puisse Ismaël, à tes yeux, mériter de vivre!" Bon et bien puisque tu dis Ishmaël... et cela nous a coûté cher ! Je vais vous dire une chose que je vous demandrais de comprendre très simplement : si Ishmaël était notre contemporain, il ferait partie de Shalom Akhshav. Cela vous explique l’erreur de Shalom Akhshav : se prendre pour Abraham et que ça ! Alors que nous sommes Israël.


Mais lisez ce que Sarah a dit [21:10]  :


וַתֹּאמֶר
, לְאַבְרָהָם, גָּרֵשׁ הָאָמָה הַזֹּאת, וְאֶת-בְּנָהּ כִּי לֹא יִירַשׁ בֶּן-הָאָמָה הַזֹּאת, עִם-בְּנִי עִם-יִצְחָק

Vatomer léAbraham

Garesh haamah hazot ve-et Benah

Ki Lo Yirash Ben Haamah Hazot im Béni Im Yits’haq

Elle a dit à Abraham renvoie cette mère avec son enfant,

car il n’héritera pas le fils de cette mère avec mon fils avec Isaac.

 

Si j’avais le temps je vous indiquerais pourquoi il sont différents Ishmaël et Its’haq.

Elle a vu que Ishmaël riait – metsa’heq au présent - alors il ne peut pas hériter avec celui qui rira au futur – Yits’haq. Ce thème-là me prendrait trop de temps, je vous l’indique, mais ne croyez par qu’ils s’agit d’anecdotes. Ce sont deux religiosités radicalement différentes, mais toutes deux issues de la foi d’Abraham qui reconnait qu’il y a un Créateur, alors il y a rire. Mais rire au présent et rire au futur ce n’est pas la même chose.        

 

Abraham serait à Shalom Akhshav. Mais Sarah dans quel parti politique serait-elle ? (Garesh…)

On est arrivé au stade où il faut dire les choses en clair, vous comprenez puisque vous avez posé la question. Les conflits actuels en Israël ce n’est pas un peuple qui se révolte pour avoir des droits. Il ne s’agit pas de cela. Ce sont deux peuples qui luttent pour la même terre. Et il se dévoile qu’il en est ainsi. Alors c’est où l’un où l’autre. Il faut en prendre acte, surtout lorsqu’on entend ce que les autres disent. Cela prendra les péripéties que cela prendra, et nous ne sommes pas les européens en Amérique ou en Afrique, ou les Américains ailleurs. Nous sommes Israël nous avons une Loi et il faut la vivre, c’est pour cela que nous supportons ce que nous supportons. Il faut avoir les yeux ouverts.

 

Et alors Dieu intervient : "écoute la voix de Sarah" [21:12], cela veut dire que Dieu a pris parti.

Si vous posez la question du dedans du texte lisez la réponse qu’il y a dans le texte. 

 

<A suivre... >

 

***

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Published by Rav Léon Ashkénazi - dans PENSÉE JUIVE
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