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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 19:04

Vayichla’h - série 1984 cours 2 - 1ère Partie

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/parasha/vayichlah_serie_1984/cours_2

Face A

  

Le sujet de toute cette Sidra de Vayishla’h concerne les événements qui suivent le retour de Jacob en Erets Kenaan après la fin de son exil.

 

Nous allons commencer par lire le 1er verset avec un enseignement de Rashi à ce sujet.

 

Je vous rappelle que Jacob s’était enfui du pays d’Israël, pour deux raisons :

-  fuir la colère de Essav sur intervention de Rivqah sa mère,

-  il y avait un problème de la suite des Toladot, des engendrements dans la famille des Patriarches.

 

Finalement, il s’enfuit et prend femme dans le pays de Laban, frère de Rébeccah. Là-bas sont nés presque tous les enfants de Jacob qui vont fonder les tribus d’Israël. En fin de cette période, il se heurte à l’antagonisme de Laban lui-même, il doit s’enfuir de son pays d’exil. Et puis en fin de compte Laban le rejoint dans sa fuite et ils contractent une alliance. C’est le dernier verset de la Parashah précédente, j’aurais sans doute à m’y référer.

 

La motivation de l’exil de Jacob est en relation avec la suite des engendrements.

Vous verrez vous-même qu’il y a un lien entre ces deux motifs, puisqu’une des raisons principales pour laquelle Esaü avait été disqualifié de l’identité Israël qu’il aurait pu recevoir à la manière de Jacob, puisqu’ils étaient deux frères jumeaux, c’est le fait que la Torah nous indique en 2 endroits que Esaü se marie avec des filles du pays de Kénaan.

 

Par conséquent, l’identité d’Israël ne peut plus passer par lui, c’est-à-dire par sa descendance.

 

Plus précisément, lorsque Rivqah prend acte de ce fait, alors elle exhorte Isaac à transmettre à Jacob la bénédiction des engendrements qui est la bénédiction d’Abraham à Jacob. Jacob a reçu finalement les 2 bénédictions.

 

1er problème :

Il faut comprendre pourquoi il y a cette consigne systématique dans l’histoire des 3 générations des patriarches de ne pas prendre femme parmi les peuples d’Erets Kenaan ? La seule issue étant de pouvoir revenir à la famille d’où Abraham était sorti et où cette mutation d’identité qui a donné Abraham a eu lieu, de telle sorte d’espérer le même miracle  à chacune de ces générations : pouvoir trouver dans cette famille-là, qui a l’identité hébraïque potentielle menant à Abraham, la possibilité de la suite des engendrements de l’être de celui que la Torah nommera Its’haq.

 

D’autant plus que nous nous apercevrons à travers le Midrash, qu’après Jacob revenu d’Israël, il va être possible d’épouser des femmes étrangères, et même dans certaines conditions de Kenaan.

 

Tout se passe comme si il y a eu une 1ère usurpation de la fonction d’Israël par le peuple que la Torah dans ses généalogies nomme Kénaan. En fait, ce peuple de Kénaan était des usurpateurs du pays d’Israël qui devait être dans l’héritage de la descendance de Shem, et plus particulièrement de Ever-Eber, l’ancêtre d’Abraham avec lequel l’identité sémite en général va se particulariser, se modifier, et se concrétiser dans l’identité hébraïque issue de Ever. Une de ces familles des Hébreux en exil dans la civilisation d’Our-Kasdim puisque le pays avait été conquis par plusieurs peuples.

 

La Torah dans trois sources différentes parle de 7, 10 ou 12 peuples conquérants selon la définition retenue pour les frontières d’Israël. Les 7 peuplades se trouvaient de l’autre côté du Jourdain. Il y a eu une tentative d’usurpation de l’identité d’Israël par Kénaan, principal descendant de ‘Ham, avec des alliés des descendants de Shem ou Japhet. C’est un thème important.

 

De même qu’Israël est le déploiement de l’identité profonde de Shem à travers Ever, de même  Kénaan est le dévoilement de l’identité profonde de ‘Ham.

De même, Yavan est le dévoilement de l’identité profonde de Yafet.

 

Chacune de ces 3 lignées - à travers les multiplicités des sociétés qu’elles engendrent, des manières d’hommes qui déploient leurs identités profondes respectives - a une société particulière qui a une destinée et une mission particulière au niveau de l’histoire universelle.

 

Nous savons ce que Yavan la Grèce a donné à l’humanité. Nous savons aussi quelle est la nature du conflit qu’elle a entretenu avec Israël, mais elle a sa part propre dans l’héritage de l’humanité. C’est un thème à étudier pour ‘Hanoukah.

 

De la même manière, Kenaan, représente l’essence même de l’identité de ‘Ham.

 

Tout se passe comme si la lignée de ‘Ham a usurpé la fonction d’Israël dans une 1ère tentative de remplacer Israël. Les historiens de l’antiquité disent d’autre part que cette terre que l’on appelle le pays de Kenaan, et que les historiens appelent la Palestine, a été le berceau des civilisations.

 

Tout se passe comme si les vestiges et les fossiles les plus anciens de la source des mouvements civilisateurs sont partis de ce croissant fertile au centre duquel se trouve ce pays.

 

Il y a eu une 1ère tentative d’usurpation de l’identité d’Israël que la Torah ne raconte qu’en filligrane. Elle en tient compte en passant.

 

Elle ne va analyser dans le détail les tentatives de rivalités à Israël qu’à partir de l’histoire des Patriarches, à partir du moment où Abraham sort d’Our-Kasdim. Et c’est là que commence à se dévoiler l’histoire d’Israël. C’est encore allusif au niveau de l’histoire des Patriarches malgré tout et cela devient vraiment explicite avec Israël constitué en nation à partir de la sortie d’Egypte.

 

Il y a en particulier un verset lorsque Dieu annonce à Abraham l’éventualité de l’exil et à postériori nous savons que cette éventualité de l’exil s’est concrétisée dans la civilisation du temps qui était  l’Egypte [Gn.15:16] :  כִּי לֹא-שָׁלֵם עֲו‍ֹן הָאֱמֹרִי « ki lo shelem avon ha-émori : car la faute de l’amoréen n’est pas complète ».

Les Amoréens, ou Éméréens selon les traductions, faisaient parti de ces 7 peuples. Au moment de la querelle entre Abraham et Loth, la Torah nous signale en passant, [Lekh Lekha - Gn.15:6]:

 וְהַכְּנַעֲנִי, אָז בָּאָרֶץ - Ve hakenaani az baarets - « en ce temps-là le cananéen occupait le pays ».

 

Le peuple d’Israël en tant que nation va être mis en réserve de messianité, en préparation, dans l’éventualité de remplacer cette civilisation de Kenaan, lorsqu’elle aura échoué.

 

Formulée de façon plus radicale, que dans tous les cas, la civilisation de Kénaan sur cette terre était une civilisation d’usurpateurs, et elle ne pouvait qu’échouer. Mais il était nécessaire qu’Israël se constitue en nation. Et la Torah d’étape en étape, nous raconte comment cette identité d’Israël émerge à partir d’Abraham. La sélection d’identité qui mène de Jacob à Israël et cette famille de Jacob avec les chefs de tribus (mais les tribus ne sont pas encore là) descendent en Egypte et se préparent à devenir une nation dont l’objectif est de remplacer la civilisation de Kénaan lorsqu’elle sera arrivée à saturation d’échec.

 

Dès le principe, il y a une rivalité un peu selon la formule dite entre Esaü et Jacob c’est où l’un ou l’autre, entre Israël et Kenaan qui est installé dans le pays et qui tente de réaliser une fédération de ces 7 peuples (ou 10 ou 12) qui sont d’ailleurs nommés en général « les Cananéens » quoique ce soient des peuplades différentes, et qui tentent de prendre la place de la fonction et de la vocation d’Israël.

 

Plus tard se dévoilera qu’effectivement, dans la lignée de Yafet à travers Yavan il y aura aussi cette rivalité. Mais à la racine de cette histoire, cette rivalité est entre Kenaan et Israël en préparation.

 

Cela nous fait comprendre pourquoi, à l’échelle des Patriarches qui sont des engendreurs de l’identité d’Israël, pendant tout le temps du récit de l’histoire des Patriarches, l’identité d’Israël cherche à émerger.

 

Ce n’est d’ailleurs que dans notre Sidra qu’en fin de compte, revenu de son propre exil et de sa propre expérience d’exil, Jacob va recevoir le nom d’Israël. C’est dans la Parashah de Vayishla’h.

 

Mais ce n’est qu’à postériori de ce fait décisif où Jacob est habilité par Dieu lui-même à recevoir le nom d’Israël que se dévoile - je dis bien à posteriori – le fait que l’identité des Patriarches était bien cette identité d’Israël en préparation.

 

Si elle avait bifurqué, échouée, par exemple dans l’échec d’Ishmaël ou dans l’échec Essav, et bien la Torah n’en n’aurait parlé que dans une allusion détournée et nous aurions eu un Midrash pour nous parler de cette famille-là, mais c’est une autre famille qui aurait été Israël. Ce n’est pas pour refaire l’histoire à l’envers, c’est cette famille qui est Israël.

 

Ce n’est qu’à postériori qu’on le sait. Nous sommes tellement habitués à citer Abraham, Isaac, Jacob, comme des Patriarches d’Israël que l’on ne se rend pas compte qu’avant que Jacob ne reçoive le nom d’Israël, cette famille n’est pas Israël.

 

Il y a donc par rapport à notre sujet - où choisir la matrice des engendrements ? - un point très précis au temps des Avot, l’échec absolu viendrait de choisir cette matrice des engendrements précisément dans l’identité du peuple qui était en train d’échouer dans sa tentative d’usurpation de la fonction d’Israël et de l’introduire dans la matrice d’identité des engendrements de l’identité d’Israël. Cela c’est pour le temps des Avot. Tant qu’Israël n’est pas encore engendré, l’échec absolu serait de faire pénétrer un facteur de dénaturation de cette identité en gestation.

 

A partir du moment où l’identité d’Israël est là, et à certaines conditions, ce que j’ai appelé tout à l’heure « le mariage mixte » est possible. Mais au temps des Avot, c’est l’échec absolu car le résultat ne serait ni Kénaan ni Israël mais un mélange d’une identité mixte monstrueuse.

 

Les données du problème sont simples : Kenaan est en cours d’une tentative d’usurpation de ce que doit être Israël. Cette tentative d’usurpation concerne premièrement la terre d’Israël : quiconque veut remplacer Israël commence d’abord par s’approprier la terre : c’est ici que cela se passe et Erets Israël est le véhicule de Am Israël.

 

Pendant tout le temps où l’identité d’Israël n’est pas encore engendrée, c’est donc le temps des Avot et retenez bien que le mot de Av - pluriel Avot - traduit en français par « patriarches » - cela veut dire plus essentiellement en hébreu « les engendreurs ». Un père est celui qui fait un fils. La notion de père dans la Torah est très précise : celui qui est capable de porter un fruit d’identité et de le mettre au jour, qui correspond de plus en plus au projet du créateur pour l’homme. C’est-à-dire le fils de l’homme et l’identité messianique. Les Avot sont les engendreurs d’une nation.

 

La fonction du père et la fonction du maître dans le récit de la Torah sont très différentes.

Nous savons par le Midrash que les Avot ont eu beaucoup d’élèves indépendamment de leur fils. Mais ils disparaissent et on n’en entend plus parler, ils ont disparus. Inversément, Mosheh Rabénou le maître qui n’a pas la fonction d’engendreur, a eu des enfants mais si le Midrash ne nous expliquait pas ce qu’il est advenu d’eux, on ne les percevrait pas.

Ce sont deux fonctions totalement différentes.

 

Lorsque plus tard, au moment de la faute du veau d’or, Dieu veut détruire Israël à cause de la faute du Erev Rav – les élèves d’Israël qui avaient accompagné Israël lors de la sortie d’Egypte, mais Israël était responsable du fait que ceux qui ont fauté avaient la majorité à la Knesset -  et Dieu lui dit qu’il suscitera de Moïse le peuple porteur des promesses. Moïse proteste et refuse. Le Midrash lui fait dire : « Souviens-toi d’Abraham, d’Isaac et d’Israël tes serviteurs à qui tu as promis que c’est d’eux qui tu fera sortir ce peuple porteur des promesses. ... »

 

L’héritage d’Erets Israël qui mène à Olam Haba, l’héritage de la Torah et la lignée des engendrements messianiques : ce sont les trois promesses aux Patriarches.

 

Et les commentateurs du Midrash posent une question très simple : si un peuple d’Israël sort de Moïse, il en sortira aussi des Patriarches puisque Moïse est un descendant d’Abraham, Isaac, Jacob, Levi, Amram ? Un peuple sortant de Moïse aurait une préhistoire d’engendrement sur 6 générations au lieu de 3 mais c’est la même préhistoire !

 

Donc, cette indication du Midrash nous éclaire notre problème. Ce que Moïse veut dire c’est qu’il est le maître et que ce n’est pas de lui que la nation sort, la nation sort des engendreurs.

 

Cette évidence s’est perdue à travers les temps de l’exil, surtout dans les derniers siècles, où l’on a occulté l’idée de la nation d’Israël pour n’en retenir que celle de la religion d’Israël : Moïse s’étant substitué aux Patriarches. Mais ce n’est pas son affaire de fonder un peuple. Un peuple fondé par Moïse donnerait une Eglise et non pas une synagogue.

 

L’argumention de Moïse est celle-ci : la promesse qui a été faite aux Avot les engendreurs, c’est l’identité hébraïque qui fait qu’Israël est Israël A cette identité peuvent s’adjoindre à l’échelle individuel tous les Bnei Adam, tous les Bnei Noa’h. Mais certains ont une équation personnelle qui les empêche de se convertir.

 

Il faut l’identité hébraïque pour engendrer l’identité d’Israël, et lorsque cette identité a émergé, alors tous les peuples peuvent s’y intégrer. C’est cette identité qui fait qu’un Israël est possible. A l’échelle universelle et individuelle : quiconque le veut, et le peut, va pouvoir s’y intégrer.

 

Un enseignement de Judah Halévi dans le Kouzari : le phénomène de la prophétie s’attachait à l’identité humaine depuis l’origine de l’histoire humaine, La prophétie est universelle mais à l’échelle individuelle, alors que la prophétie est donnée à Israël à l’échelle collective. Quand un prophète d’Israël prophétise, c’est au nom de tout Israël.

Raison pour laquelle Judah Halévi dit : « le converti », on devrait dire « le naturalisé » (c’est devenir membre de la nation d’Israël pour en recevoir sa religion)  

(Du point de vue de la Halakhah, on se méfie de celui qui veut se convertir pour des raisons d’ordre religieuses. Par définition, il ne sait pas de quoi il parle puisqu’il n’est pas encore juif. )

 

Moïse refusant la proposition de Dieu qui lui propose à lui de fonder le peuple. Moïse sait que l’identité hébraïque provient des Avot et lui donne la Torah d’Israël. Le monde entier peut être élève de Mosheh Rabénou mais pas forcément des Juifs. La difficulté de ce Midrash c’est que Moïse sait que Dieu ne veut pas faire ce qu’il lui propose. C’est pourquoi il lui refuse, sinon c’est ‘Houtspah. Changement de projet.

 

La Torah peut être proposée à quiconque et cela devient n’importe quoi. Si c’est un latin cela devient le catholicisme, si c’est un anglo-saxon cela devient le protestantisme, si c’est un russe c’est la religion orthodoxe, si c’est un arabe c’est le Coran... S’il s’agit des hébreux, alors c’est la Torah d’Israël !

 

Une fois la nation d’Israël constituée, alors à l’échelle universelle, n’importe quel homme qui comprend la vérité... 

 

Nous vivons dans un temps de conversions importantes, pas aussi important que la perte de Juifs par assimilation.  

 

A l’origine, il y a toujours la perception que le sort de l’histoire de l’humanité passe par Israël, c’est une perception très forte chez beaucoup de touristes.

 

Moïse sait très bien que le plan de Dieu n’est pas de constituer une église.

Au moment où il semble y avoir échec de la première tentative à partir d’Israël : Israël n’est pas capable de résister à la faute d’idolâtrie lors de la réalisation du veau d’or, alors la Midat HaDin formule sa réclamation et son nouveau projet. Mais Moïse sait ce que Hashem préfère : le premier projet ! C’est exactement le problème que nous avons avec l’Eglise : la différence de ces deux Israëls, c’est que l’Israël hébreu est une nation et l’Israël chrétien est une église.

 

Cela met bien en évidence ce fait : pendant tout le temps de l’histoire des Patriarches, le risque de l’échec absolu est d’introduire l’identité cananéenne que l’on doit remplacer, dans la matrice d’engendrement de l’identité d’Israël.

 

A partir de l’identité d’Israël, même les cananéens sous certaines conditions peuvent faire partie d’Israël. On préfère peut-être même par privilège les Tsadikim de Kénaan. Il faut tout un processus de purification mais c’est ce qu’il reste de la sainteté ancienne qui avait échouée qui a le plus grand prix pour l’étape suivante. Nous l’étudierons lorsque nous verrons ce qui se passe pour la suite des engendrements après Jacob. 

 

Nous verrons qu’il y a 2 stratégies, 2 tentatives différentes :

 

L’une représentée par la tentative de Joseph : chercher à l’extérieur d’Israël une matrice de suite des engendrements. C’est cette tentation de la femme de Poutifar. Il y a ici une amorce de la messianité selon Joseph que la Torah nous raconte en détail jusqu’au bout arrivant à l’échec.

 

En fin de compte, c’est Moïse qui va diagnostiquer cet échec. La tentative de mariage avec l’Egypte est aussi un échec. Toutes les tentatives ont échoué. Shkhem avec Dinah également se révèle être un barbare. On est semble-t’il à la fin du bilan de ces tentatives qui ont toutes échouées. Cette identité mixte à la Joseph - hébreu à la maison et égyptien dans la cité - s’avère être un échec systématique.

 

Le modèle de cela se trouve dans notre Parashah lorsque Jacob cherche un gendre pour Dinah pour fonder la 13ème tribu et pour que l’unité d’Israël soit achevée, et en même temps l’unité universelle par ce lien à l’universel humain. Jacob a cherché partout ce visage humain qui pourrait être son gendre : le fondateur de la 13ème tribu.

 

Le rôle de Dinah dans l’histoire des Patriarches est très important. C’est la porte du lien avec l’humanité extérieure.

Finalement, on trouve un prince charmant qui aime Dinah mais qui la violente. Exactement la relation des Goyim avec Israël. Une relation de fascination et de haine simultanée, c’est finalement la relation de Shkhem et Dinah que nous raconte la Torah. On n’a trouvé nulle part ce Shkhem, croyant le trouver partout et finalement nous sommes rentrés chez nous…

 

La tentative selon Joseph est à l’extérieur. C’est l’échec de la femme de Poutifar. Ce qui arrive à travers tous les exils et énormément de Juifs séduits par la tentative de Joseph et qui finalement se laisse aller dans les bras de la femme de Poutifar.

 

Parallèlement à cela, la Torah nous raconte une tentative selon Judah : chercher la matrice des engendrements dans l’antérieur. C’est pourquoi le Midrash va nous dire de Tamar qu’elle est la fille de Shem. C’est cette tentative qui nous est décrite comme la tentative messianique authentique selon la Torah. Il faut une matrice d’engendrement pour la suite des engendrements.

 

Où la trouver ?

 

Réponse de Joseph : à l’extérieur, séduit par la beauté égyptienne. Et c’est l’echec !

La tentative de Judah, c’est elle qui va mener au Roi David, en ce qu’elle consiste à chercher dans le plus indifférencié les principes de l’avenir.

 

Si on s’arrête à un stade antérieur différencié, c’est une impasse, un échec, une scorie... c’est trop différencié, trop typé, c’est caduque... Tandis que l’antérieur indifférencié c’est le principe d’un avenir possible.

 

En biologie, lorsqu’un organisme doit régénérer un membre, il le fait à partir du tissu le plus indifférencié.

 

La Torah nous raconte ce risque d’échec à se ressourcer à un passé caduque car trop différencié.

 

C’est la première femme de Yéhoudah qui s’appelait Bat-Shouvah, qui était aussi une Tsadeket, mais tellement différenciée qu’elle était inféconde : elle ne pouvait que se démultiplier par copie conforme. 

 

Le Midrash intervient pour nous dire pourquoi cela marche avec Tamar c’est parce qu’elle est la fille de Shem, l’antérieur le plus indifférencié.

 

Tant que l’identité d’Israël n’est pas engendrée au temps des Patriarches on comprend alors le récit de la Torah : pourquoi Abraham …/…

lire la suite ici 

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Published by Rav Ashkénasi - dans PARASHAT HASHAVOUA
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