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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 14:21

Parasha - Vayera 95- 2ème Partie

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/parasha/vayera_serie_1995/cours_1

Face B

 

( Lire la 1ère partie ici  )

.../...

Chapitre 22 verset 1

וַיְהִי, אַחַר הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה, וְהָאֱלֹהִים, נִסָּה אֶת-אַבְרָהָם; וַיֹּאמֶר אֵלָיו, אַבְרָהָם וַיֹּאמֶר הִנֵּנִי

Vayehi a’har hadevarim haeleh vehaElohim nissa et-Avraham vayomer elav Avraham vayomer hineni.

 

Analyse du Maharal sur les 3 sens du mot Neissa.

(Je vous invite vraiment à l’étudier dans son texte. Nous n’avons pas le temps).

En fait Dieu connait à l’avance la vertu du Tsadik, ce n’est pas n’importe qui qui peut être mis à l’épreuve. C’est un Tsadik qui est capable de surmonter l’épreuve.

 

וְהָאֱלֹהִים, נִסָּה אֶת-אַבְרָהָם

VehaElohim nissa et Avraham.

Et Dieu éprouva Abraham

 

Et pourquoi il l’a mis à l’épreuve ? Parce qu’Il sait que Avraham peut surmonter cette épreuve. C’est une explication très forte. Et elle se base sur un verset des Proverbes :  Hashem Tsadik Kham : Dieu met à l’épreuve le Tsadik.

 

Le Tsadik qui est vraiment Tsadik, seul celui qui est capable de surmonter l’épreuve. Alors pourquoi l’épreuve ? Ce n’est pas pour apprendre à Dieu que le Tsadik est Tsadik, c’est pour le faire savoir au monde : 

« Vehaelohim nissa et Avraham » a pour résultat que le monde entier sait que Avraham a surmonté cette épreuve et a été capable de renoncer à tout ce qui était son être : le fils de la promesse.

 

C’est énrome. Avraham ne pouvait pas avoir de descendance, et c’est cette même descendance miraculeuse que Dieu lui demande de mettre en question dans cette mise à l’épreuve, d’être capable de cela.

 

Il y a derrière tout un arrière fond du Midrash que je voudrais mettre en évidence. Mais cette épreuve-là concerne au contraire la ferveur religieuse de tous les idolâtres : le sacrifice du fils !

 

Voyez ce que le chistianisme a fait de ce récit. Parce que c’est un sacrifice idolâtre. Le sacrifice par excellence est le sacrifice du fils. L’horreur des horreurs ! Ici, Dieu demande à Avraham d’être capable d’être pieux à la manière des idolâtres, et il y réussit ! C’est énorme !

 

Le mythe chrétien est le mythe plus idolâtre possible pour la sensibilité juive.

 

Il contient les trois fautes fondamentales :

Shefi’hout Damim.

Guilouï Arayot.

Avodah Zara.


Shfi’hout Damim. Il y a le meurtre accompli du fils par le père. C’était la sensibilité religieuse des idolâtres. Cela aide à comprendre pourquoi ceux qui y croient prennent pour postulat que c’est cela le vrai sacrifice. C’est la sensibilité opposée à celle d’Avraham.


Guilouï Arayot: une naissance qui n’a pas de père : c’est d’une impureté énorme !


Avodah Zara: la pire des idolâtries : adorer un homme. Pire encore, un juif en plus!

 

Il y a une différence de sensibilité radicale.

Il faut bien mettre cela en évidence qu’avec cette mise à l’épreuve d’Avraham de savoir s’il est capable d’être Yiré haElohim. Parce que Avraham est le Tsadik de la Midat Ha’Hessed. Il est donc Yiré Hashem. Et il a été éprouvé par deux fois pour savoir s’il est Yiré Hashem. La dernière épreuve en tant que Tsadik de Midat Ha‘Hessed, c’est lorsqu’il surmonte son être et renvoie Ishmaël et Hagar. Il s’en débarrasse. Cela arrivera puisque nous vivrons cette histoire. Comment cela arrivera ? Vous êtes assez jeune pour le voir ! Je vous ai consolé ?  

 

La 10ème épreuve : Abraham va  être éprouvé par la Midat haDin. Cela ne suffit pas qu’il soit le Tsadik de la Midat Ha’Hessed, il faut qu’il soit le Tsadik de l’unité des valeurs. 

 

Alors, il met la pierre de la vertu de la charité mais compatible avec la vertu de rirgueur. Alors il faut que la vertu de rigueur l’éprouve.

 

Donc l’objectif de cette mise à l’épreuve c’est de savoir s’il est capable d’être Yiré Elohim.

 

Reste à savoir pourquoi cela se fait par le sacrifice d’Isaac ?

Et pourquoi pas autrement ?

Pourquoi comme ça ?

 

 

C’est notre problème de l’étude ce soir. Comme vu au début avec le Maharal, Dieu sait qu’il est capable, mais cette mise à l’épreuve est nécessaire pour le faire savoir au monde entier : Avraham est le juste de la vertu de charité qui est capable d’être le père de Isaac. Et dans cette scène, c’est Isaac qui est le maître d’Avraham.

 

C’est là le 1er sens de la mise à l’épreuve. C’est indiqué dans les Midrashim cités par le Maharal par le fait que le mot Ness a un sens second par rapport à Nissayon « mise à l’épreuve », c’est un « étandard ». C’est-à-dire pour faire savoir qui est Abraham et le proclamer. C’est la bannière du héraut qui proclame le Roi qui vient derrière.  Nissé et Avraham a fait savoir au monde entier qui était Abraham.

 

Il y a là quelque chose qui est que finalement il n’y a que les Juifs qui comprennent cette vertu. Toutes les nations du monde le comprennent à la manière idolâtre. La vertu d’Abraham n’est pas d’accepter de risquer de sacrifier son fils, parce qu’il sait qu’il ne le sacrifiera pas. La preuve ? Un verset dit : « Où est l’agneau du sacrifice ? - Dieu y pourvoira. » mais on trouve un bélier qui dans le Midrash représente l’Egypte. Effectivement, c’est l’Egypte à la sortie d’Israël qui va être sacrifier à la place d’Israël. Et ce bélier nous dit le Midrash, était préparé depuis la création du monde. Le Midrash parle ici au niveau de l’histoire des civilisations. Cela veut dire que pour qu’Israël soit sauvé, il faut que l’Egypte soit sacrifiée.

 

Na’hmanide intervient chaque fois qu’il en a l’occasion à ce sujet : Le Midrash dit que c’est pour le faire savoir aux nations, mais elles ne peuvent le savoir qu’à la manière des idolâtres. Croire que la vertu d’Abraham est d’égorger son fils alors que sa véritable vertu c’est qu’il est Yiré Elohim, qu’il est aussi capable de percevoir les impératifs de la justice absolue.

 

Je t’ai donné un être, donne-le !

On ne peut le payer qu’en le rendant. C’est au moment où on est prêt à le rendre qu’on l’a acquis. C’est cela l’épreuve pour Isaac. Et Isaac est impatient de la réaliser.

 

Mais nous sommes en général plus fils d’Abraham que fils d’Isaac. Je sais par expérience que notre sensibilité, sauf les ‘Hassidim de la Midat HaDin – les ‘Hassidim de Novardok – des ‘Hassidim dures et impitoyables – en général les ‘Hassidim sont ceux de la Midat HaRa’hamim.

Le grand Rav de Novardok était de la même communauté que le Torah Tmimah, Rav Lévi Epstein.

On les préparait à des épreuves.

 

Bien comprendre cette notion de Ness : rendre public la vertu d’Abraham.

Il n’y a qu’en Israël de la tradition hébraïque que l’on comprend bien cette vertu, que le juste de la vertu de charité soit sensible aux impératifs de la vertu de justice absolue, alors que dans la mentalité des nations c’est cette vertu qui consiste à accepter de sacrifier son fils pour montrer que l’on est pieux : c’est le dieu Molokh. Par analogie dans le comportement des nations c’est cette tendance à sacrifier des hommes pour des idéaux éphémères. C’est l’histoire des sociétés humaines.

 

3ème indication du Maharal : c’est le 3ème sens du mot Ness qui signifie miracle.

C’est le sens habituel qui vient à l’esprit avant celui de « mise à l’épreuve » ou de « bannière ».

 

Q : Dans Melakhim, l’épisode du roi de Moav qui sacrifie son fils sur les remparts et cela est efficace, pourquoi ?

R : Cela a l’air de réussir pour eux. Il y a plusieurs passages chez les prophètes à propos de ces rites de morts, où les prophètes accusent les Hébreux d’adopter ce type de rite parce qu’ils sont sûrs qu’ils sont efficaces. Un rite de construction, surtout un palais ou sanctuaire : le fils est enterré dans les fondations. Dans le Maghreb, on sacrifie une bête sur le seuil de la maison construite, pratique que les rabbins ont interdit pour les Juifs.

 

Invité à un « colloque sur les anges » dans une abbaye catholique française, un pasteur protestant avec humour me demande si je crois aux miracles de Lourdes, je répond que oui. Silence dans la salle... J’ajoute : à condition que ces miracles soient authentifiés par la commission catholique épiscopale des  évéques... Grand silence plus lourd encore. J’ajoute :  Cela  prouve seulement que Dieu s’occupe de toutes ces créatures et ne prouve rien sur la vérité ou non de la religion catholique. Ils se sont alors détendus en apprenant que Dieu s’occupe aussi d’eux…

 

Il faut bien comprendre ce qu’est le monothéisme : Le Dieu unique est le Dieu pour tous (et non comme il se le pense le Dieu de tous) Le Dieu un est celui qui est providence de toutes ces créatures, chacune à sa manière, chacun à travers son imaginaire religieux. Pour Israël, c’est l’interdiction des images. C’est un cas particulier. C’est à part.

 

Midrash inventé :

Quand Dieu a créé le premier homme, Il lui a dit : « Si tu es sage tu auras une image ! »

Et rendez-vous au Sinaï. Israël au Sinaï s’entend Dieu lui dire : « Tu seras sage et tu ne te feras pas d’image !». Et rendez-vous à Jerusalem... On y trouve des tas d’images...

 

Je crois très sincérement aux miracles chez les Goyim : c’est Dieu qui s’en occupe. Mais nous avons cette consigne : « vous ne serez jamais comme eux... » Parce que cela risque de marcher et nous risquons d’y croire comme eux...

 

Ness = miracle.

Ces mises à l’épreuve des Patriarches Abraham Isaac et Jacob sont des mises à l’épreuve d’êtres qui sont dans ce monde-ci, le monde terrestre de l’histoire des hommes, mais qui sont miraculeuses.

 

Le Maharal dit quelque chose de très d’important. On a tendance à parler des grands de la Torah comme si c’était des Juifs du coin, et de croire que la grande valeur de ces hommes d’exception c’est qu’il s’agit de gens normaux comme nous... Le Maharal bloque cette idée. L’histoire de ces hommes, Abraham, Isaac, Jacob, qui a secoué l’humanité entière, et personne n’a eu le courage d’analyser pourquoi dans l’inconscient de l’humanité entière, Abraham c’est Abraham, Isaac, c’est Isaac, et Jacob c’est Jacob et que surprise, cela existe : il y a un peuple comme ça ! Les gewns ont peur de rentrer dans cette quesiton alors ils banalisent le fait. J’ai entenud des gens dire sérieusmeent que la grande valeur d’Abraham c’est qu’il est comme nous. Il faut se méfier de ce genre d’attitude..   

 

Maharal : chapitre 11 dans Sanhédrin :

    « Ce n’est que pour Avraham que le texte a explicité ses 10 épreuves. Et il y a là un sujet très important, car les Avot engendreurs d’Israël en tant qu’engendreurs ne sont pas des hommes comme les autres hommes naturels, ce sont des « hommes divins » « Anashim Elohim »

 

Anashim Elohim : ce n’est pas comme en mentalité chrétienne des hommes qui participent de l’être de la divinité mais qui sont conformes au projet de Dieu lorsque Dieu a créé son monde - un oeuvre divine, cela veut dire telle que Dieu l’a voulue, qui reste créature et non divine au sens de Dieu lui-même. A partir de cet exemple on peut voir que la différence de mentalité entre les nations et Israël n’est pas un mythe, mais une réalité premiérement culturelle.

 

***

 

Explication du Midrash sur :

וַיְהִי, אַחַר הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה

Vayhi A’har Hadevarim Haeleh

Et ce fut après ces choses-là.

 

Je vous cite les deux explications classiques que Rashi rappelle et je citerai une 3ème qui est celle du Rashbam – petit fils de Rashi.

 

Le Midrash va prendre le mot de Devarim non pas dans le sens d’événements mais dans le sens de paroles. Le terme Davar en hébreu a plusieurs sens importants, le lien entre la parole et l’événement doit être étudié un jour.

 

וַיְהִי, אַחַר הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה

Vayhi A’har Hadevarim Haeleh

et il arriva après ces événements,

 

Le Midrash traduit : et il arriva après ces paroles.

Le Midrash : les paroles de qui ?

Le Midrash propose plusieurs réponses entre lesquelles Rashi a décidé de choisir 2 d’entre elles :

ð  Après les paroles d’Ishmaël concernant Isaac.

ð  Et aprés les paroles du Satan concernant Avraham.

 

Il y a aussi la réponse : Et après les paroles d’Avraham, où le Midrash fait parler Avraham pour énumérer tous les caractères invraisemblable de cette mise à l’épreuve :

« Comment ! l’enfant de la promesse doit être sacrifié ?  Rien n’aurait de sens ! » Il s’agit vraiment d’une épreuve colossale. Et croire tout de même au sens de l’expérience du non-sens, c’est vraiment le drame de la conscience religieuse dans les moments de mises à l’épreuve. Je me réfère à l’expérience de la Shoah.

 

Comme tous les juifs algériens, on avait perdu la citoyenneté française au temps de Vichy, et on a été quand même mobilisé pour le débarquement des Alliés pour une raison apparemment banale : les pieds noirs qui dirigeaient l’Algérie ne voulaient pas que les Juifs soient dans les rue pendant que le non-juifs soient à l’armée. Ils avaient peur pour leur femme. Nous avons donc été mobilisés à la légion étrangère. Je suis un ancien légionnaire. Après nous avons été versé à la Coloniale, je suis aussi un marsouin. On a vécu plusieurs mois dans une situation intenable : les Alliés avaient débarqué et le statut des Juifs continuaient. Avec les Allemands au pouvoir, c’était un malheur pour le statut des Juifs mais il y avait une issue possible. Avec les Alliés victorieux, le statut des Juifs continue ? On se disait : Il n’y a pas d’issu. C’est ce genre d’épreuve du non-sens. On a finalement été reclassé dans l’armée régulière avec l’arrivée de De Gaulle au pouvoir. Mais de Charybe en Schilla c’est grâce à lui qu’on est en grande partie en Israël.

 

1- Les paroles d’Ishmaël concernant Isaac, c’est Ishmaël qui dénonce la vertu de Isaac d’être circoncis à 8 jours alors qu’on lui a pas demandé son avis, tandis que lui fut circoncis majeur à 13 ans et qu’il a adopté volontairement le Dieu d’Avraham. Il y a là une interpellation du monde entier vis-à-vis d’Israël : Israël selon la chair par hérédité de naissance sans choix ou Israël selon l’esprit avec l’adhésion à l’âge majeur !

Réponse d’Isaac : Ishmaël a accepté le sacrifice d’un membre, moi si Dieu me le demandait j’offrirais tout mon être entier...

« Après ces paroles », alors Dieu demande et exige ce sacrifice !

Israël est interpellé par cela dans son histoire. C’est un thème très profond. « Après les paroles » d’Ishmaël à Isaac : Isaac doit être prêt à n’importe quel moment de son histoire à faire la preuve que si on lui demande il est prêt....

 

2- Il y a les paroles du Satan concernant Avraham : « Ce vieillard stérile, Tu lui donnes un enfant dans sa vieillesse et voilà qu’il  fait une grande fête pour tous et des troupeaux entiers en festin sans T’offrir un seul sacrifice ? Dieu répond : « Tout cela Avraham l’a fait pour son fils, mais si Je lui demande, il Me le donnera... »

 

C’est là le danger d’avoir à rendre compte qu’effectivement Israël est Israël. Ce qui n’est pas évident qu’Israël soit Israël au yeux du monde bien que cela le soit pour nous qui vivons cette histoire. 

 

A l’enterrement de Its’haq Rabin, le monde entier découvre le rite funéraire dans la tradition juive. En France, le grand rabbin Sitruk était interrogé pour expliquer la cérémonie : pas de fleurs dans la tradition juive mais des pierres : au même moment à la télé on apporte des couronnes mortuaires...

 

Il n’est pas du tout évident aux yeux des Goyim qu’Israël est Israël de la Bible. Il faut en faire la preuve.

 

Après la guerre des 6 jours, une rencontre au Kotel lors de Min’ha avec le Mufti de la mosquée : on s’est parlé en arabe sur le problème de savoir à qui est Jérusalem, invité à prendre le thé, le Mufti ne considérait pas les Juifs sionistes commes de vrais juifs d’Israël. C’est un vrai doute chez les Goyim... J’ai compris à quel point chez les Goyim c’est un vrai problème ce doute pour savoir si ce sont vraiment des juifs...  C’est cela qui est en question dans le Midrash.

 

Rashbam :

J’ai surtout compris cette question grâce au Rashbam :

La mise à l’épreuve d’Abraham c’est pour savoir s’il est Yiré Elohim.

Mais pourquoi par le sacrifice d’Isaac ? 

Le Rashbam explique : par le sacrifice d’Isaac parce que c’est une punition pour certains comportements d’Abraham. Il ne faut pas le prendre comme c’est écrit « Et il arriva après les événements antérieurs ». Qu’y a-t-il eu dans les événements antérieurs ? Une alliance entre Abraham et Abimelekh, roi du territoire de Gaza, la Philistie. Rashbam cite des versets qui montrent un 4ème sens du terme Nissa, dans le sens de punir. Il cite des versets, je vous renvoie au texte du Rashbam..

 

Dans la Revue Mahayav cette année il y a toute une étude sur l’explication du Rashbam. L’auteur le Rav Zisberg a fait le bilan de toutes les fois ou des responsables de la politique d’Israël ont donné des territoires d’Erets Israël. Cela commence par Abraham proposant à Loth de prendre Kikar HaYarden, et puis Abraham reconnaissant que Gaza appartient à Abimelekh, aux Philistins, puis d’autres exemples. On ajoutera, à la fin des temps, ce qui se passe de notre temps...

 

Alors que Dieu promet à Abraham le pays d’Israël - qui s’appellait à l’époque le pays du nom de ses conquérants, le pays de Canaan - Abraham consent à une alliance à Beer-Shevah pour reconnaître que ce territoire appartient à Abimelekh.

 

Le Rashbam y voit là la faute cause de Aqedat Its’haq.

 

Sans faire d’analogie arbitraire on peut se demander si ce que nous vivons en ce moment même est du même ordre.

 

Je vous citerais au moins un verset qui dans sa formulation même indique à quel point nous vivons ces événements.

 

Chapitre 20 verset 15 :

C’est avant l’alliance à Beer-Shevah aux septs puits.

וַיֹּאמֶר אֲבִימֶלֶךְ, הִנֵּה אַרְצִי לְפָנֶיךָ:  בַּטּוֹב בְּעֵינֶיךָ, שֵׁב

Vayomer Avimelech hineh artsi lefaneycha batov be'eyneycha shev.

 

Vayomer Avimelekh

Et Abimelekh dit

hineh artsi lefaneykha

voici ma terre devant toi

batov be'eyneyhha shev.

où tu veux tu t’installes.

 

On retrouve ici l’argument des Palestiniens : ma terre et vous y vivrez où vous voulez...

Abraham entend cela et ne dit rien et après cela il signe un accord avec Abimelekh avec comme garant les 7 brebis du sacrifices et le serment de Beer-Shevah « puit du 7 » et « puit du serment ».

Voilà ce qu’enseigne le Rashbam.

 

Maharal :

Maharal sur le comportement d’Abraham :

Abraham est le Tsadik de la Midat Ha’Hessed, il n’est pas encore d’Israël. Quand Israël agit comme cela c’est une faute mais quand Abraham agit comme cela c’est une vertu. C’est ainsi qu’agit le Tsadik du ‘Hessed absolu. L’autre passe avant moi : alors prend ! C’est Abraham, le modèle de cette vertu-là. Mais ce n’est pas encore Israël. Si Israël agit ainsi c’est une faute. En Abraham, dit le Maharal, c’est « une vertu exagérée ». En Abraham il n’y a pas faute, mais voilà que dans notre identité il y a cette tendance-là, en tant que fils d’Abraham, et on risque, en tant qu’Israël, de se comporter comme lui, et là c’est une faute.

 

Rashbam : la mise à l’épreuve d’Avraham, c’est de savoir s’il est Yiré Elohim.

Mais pourquoi par « le sacrifice d’Isaac » ?

C’est formulé par le Rashbam : en punition de l’alliance d’Abraham avec le roi de Philistie à Gaza.

 

Voyez à quel point c’est la même chose !

C’est pourquoi je vous dis : n’allez pas raconter que c’est la même chose, parce qu’il vous faudra une heure pour expliquer les choses et personne ne comprendra que c’est la même chose.

 

Cela aurait pu être autrement cette mise à l’épreuve pour savoir si Avraham est Yiré Elohim et le faire savoir. Pourquoi comme cela ? C’est formulé ainsi : « Je t’ai donné ce fils pour cette terre. Tu ne veux pas de cette terre ? Rends-moi ce fils ! »

Et  lorsque cela arrive comme cela c’est extrêmement impressionant. 

< Fin >

 

*****

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Published by Manitou - dans PARASHAT HASHAVOUA
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