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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 13:23

VAYE'HI (1994) 2ème Partie

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/parasha/vayehi_serie_1994/cours_1
Face B

.../...

Mais en réalité c’est une caricature de l’universalité. En fait les hommes sont les hommes, il n’y pas l’homme mais les hommes. J’ai beaucoup appris cela d’un grand philosophe dont les disciples étaient un peu antisémites. C’est le mouvement du personnalisme d’Emmanuel Mounier dans la revue Esprit dont c’était le cénacle. Il y avait beaucoup de chrétiens antisémites.

Il a réussi en langage philosophique à exprimer cela, « le personnalisme » : chaque personne est ce qu’elle est. Il y a un personnalisme des nations.

 

Il n’y a pas de cercle d’étude en France se réunissant sur la question : qu’est-ce qu’être français ? Dans toutes les communautés juives, il y a eu des cercles d’études : « qu’est-ce qu’être juif ? »

Cela n’est pas un mystère d’être français. On est français et cela ne s’explique pas, cela ne se décrit pas, c’est ! Chaque manière d’être homme est ce qu’elle est.

Mais il y a un mystère : qu’est-ce qu’un juif ? Parce qu’un juif peut être n’importe quelle autre manière d’être homme. C’est le cas particulier du cosmopolitisme juif. Mais on arrivera à l’universel hébreu tout à l’heure.

 

Il y a une fatalité de l’échec de l’universalisme chez les Nations, chez les Goyim. Cela ne signifie pas que les porteurs de ce rêve de l’universel n’étaient pas authentiquement ce que nous appelons en hébreu des ‘Hassidei Omot Haolam.

 

***

 

Dans l’identité Israël, il y a une première dimension de la vocation « Malekhet Kohanim Vegoï Qadosh » qui est de se mettre au service de la civilisation dominante du temps.

 

La charnière avec notre problème est très simple :

A tour de rôle chaque nation va devenir la figure de prou de la recherche de l’universel humain et c’est elle qui fonde l’empire.  Il y a alors une tendance messianique d’Israël de se mettre au service de cette civilisation dominante pour la « kashériser », pour la sanctifier. C’est ce qu’a rêvé de faire Joseph en Egypte. Et c’est le modèle de la vocation messianique de type diaspora. Etre au service de la civilisation du temps, celle qui est occupée à faire l’empire en voulant faire l’universel humain.

 

Le récit de cette descente de Jacob, s’installant dans la civilisation du temps qu’est l’Egypte, par le biais de Joseph qui en est le levier, le véhicule, c’est la dimension Jacob du peuple d’Israël.

Dès qu’il s’agit de Jacob, il est normal que Jacob se sente chez lui en exil.

 

Il faut voir à quel point c’est notre carte d’identité historique qui nous est donnée là : Joseph seul est capable d’être dans l’Egypte. On l’apprendra de la Parashah Shémot :

VeYosseh Hayah BéMitsraïm 

Joseph seul était capable d’aller dans l’Egypte et de rester hébreu. Jacob lui doit s’installer dans le ghetto de Goshen. Parce que si cette dimension du peuple juif au service de la nation étrangère s’installe au coeur de la civilisation étrangére, elle s’assimile. C’est le problème de l’assimilation.

Joseph seul est le cas particulier.

 

Rashi cite un Midrash qui le met en évidence :

Pourquoi au début du livre de l’Exode lors de la descente des enfants de Jacob en Egypte, un verset exceptionnel pour Joseph : VeYosseh hayah BéMitsraïm

Rashi citant le Midrash : ce Joseph vendu du pays de Kenaan comme esclave en Egypte est devenu à la tête du palais de Pharaon et est resté Tsadik.

Yossef haTsadik c’est le seul à pouvoir rester Tsadik dans l’Egypte. Les autres pour rester Israël sont au service de l’Egypte dans le ghetto. Ce sont les bergers des troupeaux des Egyptiens. Cf. les péripéties entre Joseph et le Pharaon :

- Que font tes frères ?

- Ils sont des bergers. 

- J’en ai besoin, installes-les...etc.

C’est cela qui se passe quand les Juifs arrivent.

Les Juifs sont des médiateurs et en leur qualité d’intermédiaire, on a besoin d’eux…

Nous sommes les médiateurs des valeurs. Cela se traduit comme intermédiaire de la banque avec le même vocabulaire : sanction, obligation, valeur, la signature est bonne...

C’est dans la réalité de l’existence l’idéal du médiateur. Au point qu’il y a des thèses d’un trostskiste Léon Abraham, sociologue marxiste, sur le peuple juif vu comme une religion de classe des intermédiaires.

 

La communauté juive au service de la civilisation extérieure a le même problème qui nous est raconté des enfants de Jacob en Egypte : lorsque la dimension Israël s’installe en exil elle s’appelle Jacob, et elle s’installe et c’est fini ! Elle a son vocabulaire messianique d’espérance mais cela reste un vocabulaire messianique d’espérance ! Il faut que Juda prenne le relai pour que cela se concrétise. Joseph c’est la descente en Egypte. Juda c’est la sortie d’Egypte.

 

Tant que c’est le temps de l’exil, c’est Joseph  qui est Israël. Dès que le temps de fin d’exil arrive, parce que cette tentative a échoué -  et il n’y a aucune exception, aucun Joseph de l’histoire du monde n’a jamais réussi à cachériser la civilisation de l’empire du temps, les empires ont pris fin dans l’éclatement et les catastrophes. Jamais Israël n’a réussi à sauver l’empire. C’est cela la vocation messianique de la diaspora : tenter de sauver l’impérialisme des Goyim. Lorsque Joseph va diagnostiquer que c’est un échec, il leur dit : « le temps arrivera où Dieu vous fera signe et vous sortirez et emporterez ma momie pour éviter qu’elle devienne idole de l’Egypte… ».

 

Chaque fois qu’un Joseph travers un Egypte il y a un mausolée quelque part. Dès fois mëme un sépulcre vide… Celui-là était fils de Joseph, mais c’es tle même objectif.

 

Dès que la communauté juive, qui est l’Israël de l’exil, s’installe au service d’une civilisation, il y a tout de suite la différence : Joseph qui est à l’Elysée et les Juifs á la rue Pavée, c’est à dire le palais du Pharaon et Goshen le ghetto. Ce Joseph est souvent économiste, financier, conseiller... de la civilisation en question. C’est tellement simple que cela donne le vertige : une histoire simple qui se fait depuis l’origine et qui recommence. On n’arrive pas à s’en rappeller, à la comprendre et à savoir comment réagir, mais c’est la même histoire.   

 

Dès qu’Israël redevient Jacob, il est l’homme de l’exil et s’installe en exil. Il y a un verset de fin de Parshat Vaye’hi que nous citons dans la Hagadah de Pessa’h, lorsque le dernier verset montre les enfants d’Israël prospérant en Egypte, la Hagadah dit alors : « Melamed Shéhayou metsouyanim sham : ils étaient très bien là-bas metsouyan ».

 

Jacob est chez lui chez Joseph.

 

Or ‘Ha’hayim pose le problème pour les enfants de Jacob, lorsqu’ils ont ramenés le corps de Jacob à la caverne de Ma’hpelah pourquoi n’y sont-ils pas restés ? Pourquoi sont-ils redescendus ?

C’est là que le Or ha’hayim dévoile que c’est cela la catastrophe qui a fait que l’on n’a été que 70 et non pas 80. Si la famille de Jacob avait été 80, alors l’histoire d’Israël aurait été toute autre : elle aurait été une histoire de messianité dans la splendeur et dans la gloire. C’est un thème très peu connu, on l’étudiera en détail Parashah Shemot.

Je vous dit la charnière de cet enseignement qui est un Midrash difficile cité par Rashi :

Joseph est cette tendance d’Israël à rêver d’être au service de la civilisation extérieure pour la sauver. Je plaide ici le dossier de Joseph. Moi je fais partie du judaïsme de Juda. C’est une coïncidence que je m’appelle Juda. J’aurai pu m’appeler Joseph. Mais je ne m’appelle par Joseph et il n’y a pas de coïncidence ! Bon, je plaisante ! Je ne plaisante pas, mais enfin c’est pire…

 

J’essaie de vous montrer que le dossier de Joseph est plaidable. Le problème n’est pas que Judah a raison et que Joseph a tort. Les deux ont raison, cela dépend simplement du temps dans lequel on est : si on est dans le temps Joseph, c’est Joseph qui a raison, si on est dans le temps de Juda, c’est Juda qui a raison.

Le problème contemporain est très clair, on est dans un temps charnière où tous se pose la question : en quel temps sommes-nous ? Le temps de Juda ou le temps de Joseph ?

Si c’est le temps de Joseph, alors il faut s’installer en diaspora. Il faut s’installer à Shtarim. Il faut s’installer à Shkhem et c’est Joseph lui-même qui le dit.

 

Pour revenir au sujet, c’est cet élan messianique pour sauver le monde que Dieu a créé.

Or, la révélation de Dieu s’est faite aux pères d’Israël pour que les fils soient au service du salut messianique de l’humanité. C’est à ce niveau-là qu’il faut penser l’inconscient juif. Et par conséquent Joseph rêve cela. Là où c’est déjà la nuit, il faut y être les étoiles, là où le blé pousse, il faut aller y faire les gerbes... C’est cette histoire qui nous est racontée.

 

Quand on est au temps de Joseph, Jacob se connait comme Jacob et s’installe chez Joseph, mais il y a un danger : la femme de Poutifar !

 

L’Egypte dans la figure de la femme de Poutifar a voulu s’annexer la force de Joseph, comme d’ailleurs on le verra, la tendance de l’Egypte est à chaque fois de s’annexer l’identité d’Israël pour féconder l’Egypte.

 

C’est ce que reprochera Juda à Joseph lorsqu’il plaide le dossier d’Israël contre cette usurpation d’identité que l’Egypte veut faire : Ki Kamokha KéFaro : tu veux prendre Benjamin comme l’ancêtre du Pharaon du temps d’Abraham  a voulu prendre Sarah !

Ce qui est la dernière chance des engendrements en Israël, l’Egypte veut se l’approprier pour féconder l’Egypte. Alors l’Egypte est devenue sans progéniture -  le colonialisme est cet aspect de l’impérialisme qui continue avec les enfants des autres  - Juda fait ce reproche à Joseph de vouloir faire comme Pharaon avec Sarah. Pharaon du temps de Moïse veut tuer les garçons et garder les filles qui enfantent... Il veut s’approprier la matrice d’engendrement...

 

C’est ce que désigne la femme de Poutifar. On apprend que Poutifar est eunuque ! Sa femme voudrait être fécondée par Joseph parce que son mari égyptien ne peut plus la féconder. Cela se lit à livre ouvert. La femme de Poutifar veut Joseph. Joseph ne lui laisse en mains que son déguisement égyptien. C’est la frustration totale. Si elle l’envoie en camps de concentration ce n’est pas pour le punir d’avoir voulu séduire la femme de Poutifar, mais il est puni pour ne pas s’être laissé séduire par elle. La femme de Poutifar dit à son mari : je le veux, il ne veut pas, venge moi ! C’est ce qui se passe, lisez bien le texte, c’est l’inverse. Joseph arrivant dans une civilisation est le théophore : « porteur de l’idée de Dieu ». Et lorsqu’ils croient par là être sauvé, Joseph se déclare athée...

C’est par exemple la relation entre l’intelligentsia juive et la France. La France attend un message de salut du peuple de Dieu. Et l’intelligentsia juive lui enseigne l’athéisme juif… C’est la frustration  totale ! Je schématise un mécanimse qui n’a jamais eu d’exception.

 

Il y a un Midrash, cité par Rashi, qui montre à quel point c’est ce qui se passe :

Joseph a failli succomber aux charmes de la femme de Poutifar. A ce moment-là lui apparait la figure de son père. Les psychologues expliquent par là l’inhibition... mais le Midrash explique qu’il s’est rendu compte que ses enfants risquaient de ne plus ressembler à son père. C’est le drame d’un judaïsme qui s’installe au service des nations, et qui au moment où il risque de disparaître assimilé se reprend, déclenchant la frustration de la nation en question dont découle l’antisémitisme. Il faut savoir que c’est comme cela que ça se passe et il n’y a malheureusement jamais eu d’exception.

 

Alors le Midrash dit ceci :

Quand la femme de Poutifar a voulu s’emparer de Joseph, il a planté ses doigts en terre et a perdu dix gouttes de sperme tombées par ses dix doigts et correspondant aux dix tribus qu’il devait enfanter. Il y a une perte d’énergie d’Israël dans cette aventure. Joseph aurait pu être le père de 12 tribus mais il ne lui en est resté que deux. Ce qui fait qu’Israël au lieu d’être à l’indice 80 a été à l’indice 70.

 

C’est un thème de Kaballah, je vous le signale. Le Or Ha’hayim grand commentateur de la Torah, Al Pi Hakaballah, contemporain du Baal Shem Tov, a expliqué cela : c’est un Israël galoutique qui apparait en ce temps-là et qui s’installe en tant qu’Israël galoutique. Un Israël où il y aurait eu les deux forces messianiques, l’autre force aurait déjà pris le relai au moment où ils ont ramené le cercueil de Jacob, et ils seraient rester en Erets Israël.

 

Je vous citerais la semaine prochaine tous les commentaires pour vous montrer que le plaidoyer n’est pas à la hauteur des événements. On a laissé femme et enfants, les troupeaux qu’il faut retourner aller chercher... On est retourné les chercher et on y est resté.  On a tardé pour s’installer... La sortie d’Egypte aurait pu se faire tout de suite. Et elle en s’est pas faite, on s’est installé. C’est la réponse à la question: Il y a une tendance à s’installer dans l’exil.

 

Q : Jacob part à Beer Shéva pour demander l’accord de Dieu. Il allait voir son fils et était prêt à retourner en Israël ?

R : Non, le début est exact. C’est en fin de Parasha de Vayigash, Jacob arrivé à Beer Shevah, il a demandé à Dieu la permission de quitter le pays car il savait que Dieu l’avait interdit à Isaac, et Dieu lui donne l’accord pour descendre en exil. Je vous dit le verset car c’est exactement le problème. C’est la notion de spécialisation du travail qui l’expliquerait bien. Lorsqu’Israël est engagé dans la dimension Joseph, Israël devient hermétique à la dimension Juda. Israël redevient Jacob et Jacob c’est l’exil. Alors Dieu lui donne le feu vert pour l’exil et alors il devient Koulo exil, le Juif de l’exil. J’essaie d’en faire la phénoménologie dans l’histoire de la société d’Israël : ces Juifs de l’exil qui sincèrement disent chaque jour : « Ramène-nous à Sion », mais dont l’engagement est d’être au service de la civilisation extérieure du temps. C’est cet espèce de paradoxe que les Juifs de l’exil n’arrivent pas à comprendre mais qui est évident pour un observateur de l’extérieur. Quel est ce peuple qui fait le contraire de son souhait le plus cher ? J’ai souvent discuté avec des sociologues non Juifs qui la plupart du temps font l’aveu d’incompréhension face à Israël. C’est la contradiction absolue. Le texte est très clair: lorsqu’il emploi le terme « Israël » pour parler d’Israël, c’est Jacob débarrassé de la dimension de l’exil revenant en Israël. C’est Jacob fuyant de chez Laban pour revenir au pays et recevoir le nom Israël. Mais Israël descendant en Egypte redevient Jacob, et il est Jacob et que Jacob.

 

C’est le verset disant : «Je descendrai avec toi et Je remonterai avec toi ». Et donc la question est de savoir pourquoi Jacob a obligé Dieu a resté en bas ? « Si tu remontes, Je remonte avec toi ». Mais Jacob oblige Dieu à rester en bas tant qu’il ne remonte pas. C’est la difficulté d’être de ce peuple qui doit être à la fois Jacob et Israël.

 

Vous avez sûremet rencontré des rabbins persuadés que ces Juifs qui ont décidés de venir en Israël sont héretiques, traitres, renégats. Je ne dit pas cela des Juifs restés en diaspora. Je dis qu’ils sont préhistoriques et qu’ils ne s’en rendent pas compte. Dès qu’ils s’en rendent compte ils viennent c’est aussi simple que ça !  

Ils fonctionnent comme Jacob et ne veulent pas quitter l’exil ne s’en sentant pas le droit. Pour eux, être juif c’est être en exil. Et il y a tout un monde de superstitions et de fantasmes qui se greffe là-dessus avec une piété ingénue et minutieuse…

   

Au début de ce fameux passage où Rashi dit que Jacob veut prophétiser la fin de l’exil à ses enfants, la prophétie le quitte.

 

Chapitre 49 verset 1 :

וַיִּקְרָא יַעֲקֹב, אֶל-בָּנָיו; וַיֹּאמֶר, הֵאָסְפוּ וְאַגִּידָה לָכֶם, אֵת אֲשֶׁר-יִקְרָא אֶתְכֶם, בְּאַחֲרִית הַיָּמִים

Vayikra Ya'akov el-banav

Jacob appela ses fils

vayomer

Et il dit :

he'assefou ve'agidah lachem

Rassemblez-vous et je vous dévoilerais

Et asher-yikra etchem bea’harit hayamim

Ce qui vous adviendra à la fin des jours.

 

בְּאַחֲרִית הַיָּמִים

bea’harit hayamim

C’est la fin des jours de l’exil.

 

Rashi :

              וַאֲגִידָה לָכֶם

בִּקֵּשׁ לְגַלּוֹת אֶת הַקֵּץ וְנִסְתַּלְּקָה מִמֶּנּוּ שְׁכִינָה וְהִתְחִיל אוֹמֵר דְּבָרִים אֲחֵרִים

Je vous raconterais : Il (Ya‘aqov) voulait leur révéler la fin des temps, mais la Shekhinah s’est retirée de lui, et il s’est mis à parler d’autres choses (Pessa‘him 56a, Beréchith raba 98, 2).

 

En fait il les a bénis. En les bénissant, il donne secrètement dans les bénédictions, l’identification  de chacun et donc le secret de chacune de ces tribus, fondées par ses enfants, et donc aussi l’allusion aux conditions de la fin de l’exil.

 

La prophétie dévoilée s’est cachée : Jacob n’a pas pu dévoiler la fin de l’exil à ses enfants parce que dans la dimension Jacob il n’y a pas de fin d’exil. La dimension de fin d’exil c’est grâce à Isaac qu’on la mérite (dans son nom Qets) et la fin d’exil c’est Israël quand Jacob redevient Israël.

 

Il faut comprendre le courage terrible qu’il faut pour ces Juifs pieux de l’exil qui fonctionnent comme Jacob au service de l’exil (c’est-à-dire la dimension Joseph) qui en fin de compte décident quand même de finir leur vie en prenant leur retraite au moins à Bnei Brak mais ce n’est pas en Israël, c’est extraterritorial. Parce qu’ils sont conditionnés par l’identité Jacob : il n’y a pas de fin à l’exil. ‘est cet espèce de conditionnement de Jacob.

 

Q : Une tradition selon laquelle Yaakov est Israël que lorsqu’il est aussi Essav ?

R : Non, lorsque Joseph et Juda sont ensemble. Cela veut dire que si Jacob était capable d’avoir aussi la capacité d’Essav mais comme Tsadik alors il s’appelle Israël.

Erets Israël était dans l’héritage d’Esaü – c’est pourquoi d’ailleurs que les Chrétiens réclament ce pays - parce que Erets Israël c’est les enfants de Léah. Et Léah qui est devenue la femme de Jacob. Mais la femme préférée de Jacob c’est Rachel, la femme de l’exil. C’est-à-dire que pour Jacob c’est difficile d’être israélien. Dès qu’il est israélien alors il s’appelle Israël. Et vous avez remarqué que les Juifs des ghettos de type Jacob accusent les israéliens d’être Esaü ! Exactement dans votre question. Je vous dirais que en relation actuelle avec les événements que nous vivons, il y a un revirement de ces Juifs. Une grande partie des Juifs ’Harédim qui étaient contre l’état d’Israël sont en train de changer d’avis pour sauver l’état d’Israël. Je vous en parlerais dans les prochains cours. Cela a l’air paradoxal. Ils sont inquiets de l’avenir puisque le gouvernement actuel veut précisément abandonner tout ce qui fait l’héritage biblique d’Israël : Shkhem, ‘Hevron, Yerikho... C’est l’histoire de Jacob qui découvre que c’est Ishmaël qui va prendre le pays, alors il a le courage de devenir Israël !

 

Je finis sur ce verset. Je reprendrais l’identité Joseph la prochaine fois.

 

Le verset concerné : « Dieu dit à Jacob : « Je descendrais avec toi »

C’est le temps où tu peux descendre. « Mais Je remonterais avec toi ».

Ce sont deux fonctions différentes c’est difficile pour la même personne de les vivre à la fois. Peut-être y a-t’il une génération privilégiée qui fait simultanément encore partie du temps de la diaspora et du temps de l’état d’Israël. Un peu à l’aise ici et là. Mais c’est très rare. Certains sont là et d’autres sont ici. Et n’arrivent plus à se comprdendre.

 

Quand Jacob est Jacob il n’est que Jacob. Il peut donc s’installer n’importe où en appelant cela n’importe où « la petite Jérusalem »…  

 

 

 < fin >

****

 

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Published by Manitou - dans PARASHAT HASHAVOUA
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commentaires

Pape diagne 04/02/2015 11:45

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