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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 20:21

Terouma (1994)

 

 

Terouma (1994) 2ème Partie

 

…/…

L’Islam est une toute autre sensibilité de la quête de salut.  Pour le muslman la chute n’est pas la faute comme chez les chrétiens, la chute c’est d’être tombé dans le monde du nombre. On est tombé dans le monde de la multiplicité, du Un au multiple. Et le salut consiste à être sauvé du monde de la multiplicité. Tout ceci peut être retraduit en vocabulaire des catégories juives

 

Pour une autre tradition, il s’agit d’être sauvé de l’ennui : dans certaines mystiques orientales, l’enfer c’est l’ennui. 

 

Mais en fin de compte il s’agit d’être sauvé de la condition de créature qui est une condition d’exil par rapport au Créateur.

 

Dés que l’identité humaine prend conscience d’elle même, elle prend conscience d’elle-même dans la solitude et dans l’éloignement de l’essentiel. C’est de cela qu’il s’agit d’être sauvé.

 

Or, tout ceci est refoulé et est entré dans l’inconscient mai cela travaille dans la quête d’espérance du salut dans toutes les traditions. Et voilà qu’on rencontre un peuple dont l’histoire porte le témoignage que d’exil on  peut sortir.  Et c’est cela le sens strict de la Géoulah : sortir de l’exil.

 

Nous sommes une tradition qui accomplit la Torah au niveau des Mitsvot Maassiot. Ce n’est pas symboliquement qu’on accomplit la Torah. On l’accomplit réellement. Par conséquent lorsque la Torah parle d’espérance de la Gueoulah, cela veut dire réellement l’espérance de la Géoulah –la fin de l’exil. L’exil signifie habiter en dehors d’Erets Israël. Les choses ayant leur sens simple. 

 

A ce moment-là, qu’a dit le peuple au pied du Sinaï ?

 

כֹּל אֲשֶׁר-דִּבֶּר יְהוָה נַעֲשֶׂה

« Kol asher diber Hashem naassé

Tout ce que Dieu dira nous le ferons 

 

Le peuple semble avoir accepté ce que Moïse vient de lui dire. Mais si on voit la suite du chapitre, on s’aperçoit que cela n’est pas si simple que cela : lorsque Moïse rapporte cette réponse du peuple à Dieu : « tout ce que Dieu / dira / a dit /dit / nous le ferons » et c’est vraiment l’expression de l’acception du projet de Dieu pour Israël, à ce moment là Dieu dit : puisqu’il en est ainsi, Je vais me révéler  à eux de telle sorte qu’ils M’entendent te parler et qu’en toi aussi ils aient foi à jamais.

Cela signifie que lorsqu’ils ont dit « tout ce que Dieu dira nous le ferons », ils sous-entendaient : « que Dieu lui-même nous le dise ».

 

C’est à la gloire d’Israël de réclamer la validation d‘un message. Jusque-là il y avait une tradition : on était en exil en Egypte. Et la foi d’Israël en Egypte, avant que Moïse n’apparaisse, consistait en la mémoire des promesses faites aux Patriarches que cet exil prendrait fin.

 

Tout ce que Dieu dit aux Patriarches se résume à trois choses :

ð  confirmer qu’il y aura une descendance – le peuple

ð  confirmer que cette descendance sortira d’exil – la terre

ð  et qu’elle recevra un message de vérité - la Torah

 

Dieu n’a jamais dit autre chose aux Patriarches. Dieu se révèle aux patriarches pour trois promesses. Qu’il y aurait une descendance, que l’exil prendrait fin, et qu’on rentrerait au pays des hébreux. Pas d’autre message dans la foi d’Israël avant que Moïse n’apparaisse.

 

En termes contemporains, la foi des hébreux en Egypte consistait en ce qu’on appelle actuellement le sionisme. La foi que l’exil prendra fin.

 

Moïse apparait et leur dit qu’il y a une vocation universelle qui les attend, il y a une Torah qui les attend : la chartre d’un peuple de prêtres pour être prêtres pour l’humanité.

Mamlekhet Kohanim : un royaume de prêtres signifie l’ensemble des prêtres de l’humanité.

 

Cette vocation a été différée pour deux raisons différentes :

ð  Le peuple n’a pas encore été apte à cela, l’indice a été la faute du veau d’or

ð  Le refus des nations

 

Retour à la question initiale :

Comment comprendre alors que ce peuple ait des prophètes et en particulier Moïse. Pourquoi fallait-il qu’il y ait un porte-parole de Dieu pour le peuple ?

 

La réponse est très simple : le peuple n’est pas encore au niveau d’aptitude. C’est ce qui s’est passé au Sinaï. C’est tout à leur honneur d’avoir réclamer que Dieu lui-même habilite ce que Moïse venait de leur proposer comme nouveau message, je ne voudrais pas dire « nouveau testament », et dès qu’ils en ont eu la preuve ils ont eu foi en Moïse comme intermédiaire....

 

Ce n’est qu’à la fin des temps que l’ensemble des créatures sera capable de supporter, de porter, de vivre le face à face avec le Créateur. Le rendez-vous avec Dieu, la théophanie comme disent les théologiens, c’est pour la fin des temps. Avant cela, c’est dangereux pour tout le monde sauf pour ceux qui le mérite déjà – d’une certaine manière, les Prophètes. Moïse est déjà en ce temps-là l’homme de la fin des temps. Alors il peut lui parler face à face avec Dieu et pas les autres. C’est pourquoi c’est lui qui est choisi pour porter la parole de Dieu aux autres.

 

דַּבֵּר אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, וְיִקְחוּ-לִי תְּרוּמָה

Daber el-beney Yisra'el

Parle aux enfants d’Israël

Veyik’hou-li troumah

Et ils prendront pour moi une offrande.

 

Comme indiqué, le texte ne dit pas ce que Moïse devait dire aux enfants d’Israël.

Parle aux enfants d’Israël. Ce que tu dois leur dire, c’est toi qui le sait, parce que si tu ne sais pas ce que tu dois leur dire pour obtenir le résultat que Je cherche c’est que tu n’es pas Moïse. Donc, parle aux enfants d’Israël et que le résultat soit, une fois que tu leur as parlé, qu’ils M’apportent une offrande. C’est pourquoi il y a un futur Veyiq’hou ils prendront...

 

Le problème qu’il y a derrière est extrêmement important :

Moïse est chargé de révéler la Torah à laquelle les enfant d’Israël doivent obéir. Mais on apprend de cet exemple que l’obéissance des enfants d’israël n’aura de valeur que si c’est par eux-mêmes qu’ils réalisent ce que la Torah demandent et non pas par ce que la Torah leur a imposé mais parce que cela vient d’eux.

 

מֵאֵת כָּל-אִישׁ אֲשֶׁר יִדְּבֶנּוּ לִבּוֹ

me'et kol-ish asher yidvenou libo

de la part de tout homme porté par son coeur

תִּקְחוּ אֶת-תְּרוּמָתִי

tik’hou et-troumati.

vous prendrez Mon offrande.

 

Moïse ne peut pas leur dire : « apportez une offrande ! », sinon ce n’est pas d’eux-mêmes qu’ils l’ont apporté. Or, qu’est-ce que demande le verset ? Qu’on ne prennne l’offrande que de celui qui l’apporte de par lui-même. On voit la difficulté de la tâche de Moïse : il faut qu’il s’arrange à donner à ce peuple une éducation telle que le résultat soit que le peuple veuille ce que la Torah veut.

 

Ici se dévoile quelque chose d’extrêmement important concernant la transmission de la Torah.

On est habitué à l’idée que la Torah doit être imposée mais c’est une toute autre stratégie qui apparait-là.

 

C’est la grandeur de Moïse : faire que le peuple veuille par lui-même ce que la Torah réclame de lui. D’autre part on étudie cela. Tous ne sont pas à ce niveau d’autonomie de la conscience morale. Et même si quelqu’un a réalisé ce que la Torah veut parce qu’on lui a imposé c’est déjà valable mais ce n’est que déjà valable, ce n’est pas encore vraiment Lishmah.

 

Quelqu’ un qui dit : je fais cela parce que la Torah le veut, c’est Kasher mais pas encore ce que la Torah veut. Ce que la Torah veut : fait cela parce que c’est toi qui le veut...

Tant que ce n’est pas à ce niveau-là ce n’est pas lishmah

 

Q : Cela se relie-t’il à celui qui a transgressé le Shabat et qui a été puni ?

R : La Torah nous donne dans ce récit une indication importante, c’est que si on ne pratique pas la Torah c’est grave puisqu’il y a des sanctions.

 

Midrash : un jour quelqu’un s’est perdu dans la forêt et perdu il rencontre miraculeusement une personne qui savait se guider dans la forêt. Tu passes par là, ici fait attention au trou, là tu contournes et puis là...  Et en fin de compte il arrive à la lisière de la forêt et en sort... 

A ce moment-là, celui qui est délivré de la forêt dit à son guide : paies-moi j’ai obéi à toutes tes directives ! Je t’ai servi. J’ai obéi à toutes les consignes, j’ai exécuté toutes les ordonnances...

 

Bien sûr qu’il y a une sanction, le problème c’est le problème du salut.  La sanction c’est le salut.

 

En fait, il s’agit ici de la définition suivante : A quelle condition l’acte moral est authentique ?

J’emploie là intentionnellement un vocabulaire philosophique très précis parce que dans l’histoire de la philosophie c’est Kant qui a formulé ce problème de cette manière.

C’est un problème kantien.

 A quelle condition l’acte moral est-il authentique ?

A quelle condition l’obéissance aux devoirs est-elle une vertu ?

 

C’est à la condition de la bonne volonté. Si c’est moi qui veut ce que la loi veut alors c’est authentique et kashere. Mais tant que je suis encore en apprentissage d’obéissance, je ne suis pas encore autonome vis-à-vis de la loi. La loi s’adresse à moi de manière hétéronome. Elle me parle de l’extérieure de ma conscience. Tant que ce n’est pas moi qui veut ce que la loi veut, est-ce que l’objet de la loi est réalisé ?

 

Il y a un premier stade.

C’est authentique au niveau du comportement. J’ai fait ce que la Torah m’a demandé. Même si j’ai une résistance, même si ma nature, mon être profond n’est pas d’accord, mais au moins je l’ai fait et c’est un premier niveau  

 

Ce que la Torah cherche c’est effectivement que je veuille moi ce qu’elle veut. C’est la tâche de Moïse : faire que les hébreux qu’il doit éduquer veuillent par eux-mêmes ce que la Torah veut.

 

On a alors compris le verset :

 

דַּבֵּר אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, וְיִקְחוּ-לִי תְּרוּמָה:  מֵאֵת כָּל-אִישׁ אֲשֶׁר יִדְּבֶנּוּ לִבּוֹ, תִּקְחוּ אֶת-תְּרוּמָתִי

Daber el-beney Yisra'el

Parle aux enfants d’Israël

Veyik’hou-li troumah

Et ils prendront pour moi une offrande

me'et kol-ish asher yidvenou libo

de la part de tout homme porté par son coeur

tik’hou et-troumati.

vous prendrez Mon offrande.

 

Cela met en évidence la grandeur de Moïse, un médiateur qui ne réussit que lorsqu’il s’efface complément. Il est chargé de faire qu’Israël veuille par lui-même ce que la Torah a à leur réclamer.

 

Q : le fait que Dieu s’adresse indirectement à Israël par l’intermédiaire de Moïse donne le libre arbitre aux enfants d’Israël ?

 

R: Cela donne d’avoir le mérite de cette liberté, c’est exact. Gémarah: au pied du Sinaï les hébreux ont accepté la Torah sous la contrainte. La contrainte de la révélation. Si Dieu se révèle on n’est pas libre. Par conséquent ce que dit ce Midrash que Dieu a imposé la Torah au Sinaï, c’est le fait que le seul fait de se révéler prive de liberté celui devant lequel Dieu se révéle. C’est pourquoi la Guémara ajoute: c’est au temps d’Assuérus, c’est-à-dire au temps d’Ester et Mardochée, qu’il s’avère que les hébreux avaient vraiment accepté la Torah au Sinaï. Le temps de la Méguilat Ester est le temps de la fin de la révélation. Tant qu’il y avait la prophétie et les prophètes, on ne peut pas passer outre la contrainte de l’évidence. C’est lorsque l’évidence se cache qu’il se dévoile si on est libre ou pas. Quoique ce n’est pas si simple, parce que Moïse a déjà la charisme reconnu que lorsqu’il parle c’est Dieu qui parle. Le peuple sait très bien que si Moïse parle c’est Dieu qui parle. Malgré tout la présence de Moïse c’est la présence de Dieu.

Il faut donc que Moïse s’arrange pour que vraiment ce n’est pas parce qu’il l’a demandé qu’ils l’ont fait.

 

Beaucoup de Mitsvot sont introduites par l’expression « Tsav et bnei Israël »  et d’autres par « Tsav el bnei Israël ». Tsav c’est pour transmettre un Tsivouï une Mitsvah.

 

« Tsav el bnei Israël ordonne aux enfants d’Israël».

Tsav et benei Israël : donne une éducation une formation aux enfants d’Israël de telle sorte qu’ils fassent ce qu’il doit faire.

 

Il y a une différence entre donner des consignes et donner une éducation qui fait que le résultat vient de celui auquel on a donné une éducation.

 

Q : Donner une éducation est-ce que cela se référe aux lois incomprehénsibles que l’homme n’aurait pas trouvé par lui-même ?

 

R : Je ne crois pas. Beaucoup de réfèrence disent que toute la Torah aurait du, aurait pu, être conaturelle à l’homme mais qu’elle nous devient étrangère après la faute du 1er homme. D’autant plus que ce n’est qu’à travers l’éducation de la Torah que ces Mitsvot dites sliriot nous paraissent comme évidentes. Lorqu’on fait une étude au fond on s’aperçoit que c’est conventionnel. Il y a par exemple un consensus sur le fait que ne pas tuer cela va de soi. Mais cela ne va pas de soi du tout. Il y a énormément de systémes de philosophies morales où une telle interdiction n’a pas sa place.

Un commandement comme « honore ton père et ta mère » que l’on pense rationel, naturel et normal. Alors que la Torah sait que le contraire c’est l’habitude normale et c’est pourquoi elle impose et demande d’honorer ses parents. De même pour « ne tue pas »  parce que la Torah sait  que c’est la loi de la jungle qui est la loi naturelle...

 

****

 

Question des Mefarshim :

Pourquoi n’y a t’il pas écrit  Veyitnou li troumah mais Veyik’hou-li troumah ?

 

דַּבֵּר אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, וְיִקְחוּ-לִי תְּרוּמָה

Daber el-beney Yisra'el

Parle aux enfants d’Israël

Veyik’hou-li troumah

Et ils prendront pour moi une offrande.

 

Je ne rentre pas dans tous les Midrashim qui a postériori de la question qu’on a posé vont enrichir le sens, mais on s’attendrait à ce que le verset dise « ...Qu’ils Me donne un Teroumah » et non pas « qu’ils Me prennent une Teroumah » !

 

Qui peut répondre ?

 

Q : parce que tout lui appartient ?

R : la Mishnah  déjà a déclarée : quand tu Lui donnes c’est de ce qui Lui appartient que tu Lui donne... mais cela ne répond pas à ma question.

 

Début Parshat Vayaqel :

Le même enseignement mais formulé de manière différente

 

Chapitre 35 verset 4-5

וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה, אֶל-כָּל-עֲדַת בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל לֵאמֹר:  זֶה הַדָּבָר, אֲשֶׁר-צִוָּה יְהוָה לֵאמֹר

קְחוּ מֵאִתְּכֶם תְּרוּמָה, לַיהוָה, כֹּל נְדִיב לִבּוֹ, יְבִיאֶהָ אֵת תְּרוּמַת יְהוָה:  זָהָב וָכֶסֶף, וּנְחֹשֶׁת

Vayomer Moshe el-kol-adat beney-Yisra'el lemor

zeh hadavar asher tsivah Adonay lemor.

Ke’hou me'itkhem troumah l'Adonay

kol nediv libo yevi'eha et troumat Adonay zahav vachesef oun’hoshet.

Et Moïse s’adressa à toute l’assemblée des enfants d’Israël en disant :

Voici la chose que Dieu a ordonné en disant

Prenez de votre part (ke’hou) une Teroumah pour Hashem...

 

Dans notre verset il y a :

דַּבֵּר אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, וְיִקְחוּ-לִי תְּרוּמָה:  מֵאֵת כָּל-אִישׁ אֲשֶׁר יִדְּבֶנּוּ לִבּוֹ, תִּקְחוּ אֶת-תְּרוּמָתִי

Daber el-beney Yisra'el

Parle aux enfants d’Israël

Veyik’hou-li troumah

Et qu’ils prendront pour moi une offrande

me'et kol-ish asher yidvenou libo

de la part de tout homme qui est porté par son coeur

 

Dans Vayaqel la formulation change :

Prenez de vous-même et non plus de tout homme qui...

 

Quelle est la différence ?

Et pourquoi cette reprise du commandement sous une forme différente ?

 

Enseignement du Zohar :

Entretemps il y a eu la faute du veau d’or. Primitivement le projet c’est que l’offrande pour construire le tabernacle, donc le Miqdash, devait être donné par les Goyim à Israël. 

 

מֵאֵת כָּל-אִישׁ אֲשֶׁר יִדְּבֶנּוּ לִבּוֹ

me'et kol-ish asher yidvenou libo

de la part de tout homme qui est porté par son cœur.

 

Israël reçoit la consigne de prendre de tout homme du dehors d’Israël qui sera porté par son cœur, l’offrande pour construire le Beit Hamiqdash pour l’humanité. Entretemps il y a eu la faute du veau d’or, alors la formulation du verset change : Prenez de vous et non plus des autres...

Entretemps s’est révélé le fait que ce qui est pris de l’extérieur risque de devenir une idole.

 

En tous les cas, quelque soit les deux formulations, il faut que l’initiative de l’obéissance à la loi vienne de manière autonome pour que la loi soit satisfaite. Et non pas de manière extérieure.

 

On arrive à un verset important : Verset 8

 

Ensuite la Torah va énumérer les différents matériaux et l’ensemble des offrandes nécessaires à la constitution du tabernacle. Bien entendu, chacun des termes par lesquels ces matériaux sont indiqués à un sens pur lui-même.

 

Verset 8

וְעָשׂוּ לִי, מִקְדָּשׁ; וְשָׁכַנְתִּי, בְּתוֹכָם
Veassou li miqdash, veshakhanti betokham

Ils Me feront un sanctuaire et je résiderais parmi eux.   

 

L’explication classique à ce sujet c’est : Betokho lo neemar ela betokham il n’est pas écrit en lui mais en eux - Veshakhanti renvoie à la notion de Shekhinah. La Shekhinah sera en Israël si Israël fait un Miqdash. C’est le Pshat du verset. D’où l’expression de Mishkan qui va définir le Tabernacle  qui est la préfiguration provisoire dans les 40 ans du désert de ce que sera le Beit Hamiqdash par la suite à Jérusalem.

 

***

Q : analogie avec les dix plaies d’Egypte et l’histoire contemporaine de la sortie de l’exil de Rome ?

R : c’est une analogie formelle. Effectivement il faut se rendre compte d’une chose : c’est qu’au temps de la sortie d’Egypte, il y a eu intervention de Dieu dans l’histoire. Ce que le verset dévoile c’est que cette intervention a été catastrophique pour le monde. C’est une catastrophe. Peut être qlq chose d’analogue accompagne les temps de fin d’exil.

< fin >

 

****

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Published by Rav Yéhouda Léon Ashkénazi (Manitou). - dans PARASHAT HASHAVOUA
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