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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 20:47

Parasha - Terouma (1984)

 

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/parasha/terouma_serie_1984/cours_1

Face A

 

Parasha - Terouma (1984) 1ère Partie

 

 

Analyse précédente de la 1ère partie du livre de Shemot à propos des Shovavim qui rassemblent toutes les Sidrot depuis le début de Shemot jusqu’à la fin de Mishpatim.

Entre autres choses, ce qui se dégage c’est que l’objectif de la sortie d’Egypte et de l’accomplissement des promesses concernant la sortie d’Egypte, était de revenir au pays des Avot les Patriarches et avec pour objectif ce qui se dévoile de la Parashah de Teroumah : construire le Beit Hamiqdash.

 

Bien entendu pour construire le Beit Hamiqdash il faut construire Jérusalem d’abord. Et pour construire Jérusalem, il faut conquérir le pays d’abord...etc. Et il y a donc tout un programme qui a son point culminant dans la construction du Beth Hamiqdash.

 

En particulier un Midrash (Rabba ou Tan’houmah) qui dit que dès qu’Israël au pied du Sinaï (Parashat Yitro 19.8) a dit :

כֹּל אֲשֶׁר-דִּבֶּר יְהוָה נַעֲשֶׂה

Kol Asher Diber Adonaï Naassé,

Tout ce que Hashem a dit nous le ferons…

 

Immédiatement Dieu a dit à Moïse [Terouma 25.8] :

וְיִקְחוּ-לִי תְּרוּמָה

Veyik’hou li teroumah 

וְעָשׂוּ לִי, מִקְדָּשׁ; וְשָׁכַנְתִּי, בְּתוֹכָם

Veassou li miqdash veshakhanti betokham

 

Dès qu’Israël accepte le principe d’être le peuple de la Torah (et non pas accepter la Torah c’est un autre thème) alors le premier message que Moïse a transmis à Israël au Sinaï c’était (Yitro 19.6):

 

וְאַתֶּם תִּהְיוּ-לִי מַמְלֶכֶת כֹּהֲנִים, וְגוֹי קָדוֹשׁ: 

« Ve atem tiyhou li mamlekhet kohanim ve goï qadosh »  

« Et vous serez pour Moi un royaume de prêtres et une nation de la sainteté ».

 

Nous avons étudié une fois un texte du Rav ‘Harlap à ce propos qui indique que la 1ère partie de ce verset-programme « וְאַתֶּם תִּהְיוּ-לִי מַמְלֶכֶת כֹּהֲנִים Ve atem tiyhou li mamlekhet kohanim » se rattache précisément à la Teroumah, mais se rattache au rôle d’Israël par rapport au reste des nations de l’humanité.

וְאַתֶּם תִּהְיוּ-לִי מַמְלֶכֶת כֹּהֲנִים, - Ve atem tiyhou li mamlekhet kohanim

« Et vous serez pour Moi une société où chacun est roi des Kohanim pour les autres nations…

וְגוֹי קָדוֹשׁ - ve goï qadosh - et un peuple saint» 

c’est la définition d’Israël dans sa spécificité propre, dans son Beit hamiqdash à lui.

 

Et nous savons ensuite ce qu’en diront les grands Prophètes, en particulier Isaïe, que le Beth Hamiqdash est celui d’Israël, mais comme tel, en tant que tel, il est aussi [Isaie 56.7] :

כִּי בֵיתִי, בֵּית-תְּפִלָּה יִקָּרֵא לְכָל-הָעַמִּים

« Beit Tefilah yikaré lekhol haamim ».

« car ma maison sera dénommée Maison des prières pour toutes les nations. »

 

Il y a donc deux fonctions : c’est ce qui fait la difficulté d’être Israël.

Ceux qui étudient les problèmes de l’identité d’Israël dans sa difficulté d’être arrivent difficilement à maîtriser ce thème qu’il y a une dimension qui va vers l’universel et une dimension de spécificité.

 

La formule la plus simple je crois pour indiquer ce problème, c’est que la spécificité d’Israël est précisément d’être universel.

 

Nous allons retrouver dans l’étude de la Parashah de Teroumah cette différence de relation et les pièges, les dangers, les risques, qu’il y a dans cette difficulté de relation qui définit le rôle d’Israël par rapport à l’ensemble de l’humanité.

 

Nous comparerons deux textes différents à propos de la même Mitsvah que nous avons dans le livre de Shémot. D’une part le texte de Teroumah et ensuite le début de Parashat Vayakhel à travers l’enseignement du Zohar à ce sujet.

 

Retenons ce 1er thème :

Les récits que nous allons lire concernent l’entreprise de la construction du Mishkane, c’est-à-dire l’endroit de la résidence. Le Mishkane est une préfiguration du Miqdash. Mishkane lieu de résidence de la Shekhinah, la présence divine. En préfiguration du Beth Hamiqdash qui est la maison du sanctuaire qui sera contruite à Jérusalem.

  

Analyse d’introduction :

Beit hamiqdash que l’on traduit par « temple » mais le mot reste imprécis – le Beth Hamiqdash c’est « sanctuaire » dans le sens strict – la maison où se dévoile la valeur de sainteté : Beth Hamiqdash.

 

Entre autres fonctions, à travers le Midrash, quelle est l’importance du Beth Hamiqdash dans l’histoire d’Israël et dans l’histoire de l’humanité toute entière et à l’intérieur de la cohérence de l’enseignement de la Torah ? Cela nous permettra de comprendre ce que disent de nombreux Midrashim que le jour où le Mishkane - en préfiguration du Beth Hamiqdash -  a été construit est un jour plus grand que celui de la création du monde.

 

On pourrait croire à un style exagéré du Midrash mais nous verrons qu’il y a plus que cela.

 

Dans la 2ème partie de l’étude nous verrons qu’il y a 2 programmes pour la construction du Mishkane. C’est la question de savoir qui doit construire le Mishkane, qui doit participer à sa construction, et à partir de quelles valeurs prises dans l’existence du monde depuis son commencement jusqu’à ce temps-là de la sortie d’Egypte où le Mishkane a pu enfin être construite ; et ce à tous les niveaux : premièrement les matériaux.

 

C’est pourquoi, la Torah va nous désigner très précisèment les matériaux avec les noms qui les définissent et les significations de valeurs qui les représentent  et donc à partir de quelles valeurs de l’identité humaine le Miqdash peut apparaître. Nous verrons qu’il y a deux programmes.

 

Cela m’amène en 2ème remarque à parler du plan de la 2ème partie du livre de Shemot.

La 1ère partie met en évidence l’objectif de la sortie d’Egypte parce que le temps est venu enfin depuis le commencement de l’histoire du monde de construire enfin un Miqdash. Il y aura une interruption de 40 ans dans le désert pour les raisons que l’on apprend dans la Torah à propos de la Parashah de KiTissa et la faute du veau d’or qui retarde de 40 ans l’entrée en Erets Israël pour l’accomplissement ultime du programme des promesses, c’est-à-dire la construction du Miqdash.

 

La 2nde partie du livre de Shemot toute entière qui comporte 5 Sidrot est consacrée toute entière à ce problème de la construction du Miqdash au niveau de sa préfiguration provisoire durant les 40 ans du désert où il est Mishkane.

 

C’est d’abord la Sidra de Teroumah et de Tetsaveh où nous avons toutes les prescriptions pour l’agencement de ce Mishkane, et ensuite la Sidra de Ki-Tissa qui continue ces prescriptions avec la grande parenthèse qui va s’ouvrir sur le récit de la faute du veau d’or.

 

Ensuite, les Sidrot de Vayaqel et de Pekouqei qui reprendont tout le problème de la construction du Mishkane dans sa réalisation : comment cela a-t’il été fait après la faute du veau d’or.

 

Les 2 premières Sidrot de Teroumah et de Tetsaveh c’est le projet de la construction du Mishkane apriori de la faute qui va advenir bien qu’on l’attende pas comme fatalité mais qui est un peu présentie, la faute du veau d’or qui va introduire une brisure, une interruption, une parenthèse.

 

Alors ce 1er projet va changer d’objectif et va être endommagé après la faute du veau d’or et nous avons deux autres Sidrot Vayaqel et Pékoudei qui reprennent le récit de la réalisation de ce que sera le Mishkane apostériori de la faute, avec en particulier l’émergence d’une des fonctions du Mishkane qui n’était pas tellement annoncé au début dans le 1er projet mais qui va être plus importante et occuper une plus grande place: la fonction d’expiation.

 

Vous devinez que énormèment de thèmes se greffent et sont impliqués par cet enseignement de la Torah et nous en choisirons quelques uns.

 

Définition du mot de Teroumah :

 

Téroumah = une offrande par laquelle on participe à quelque chose

Il y a deux verbes différents que l’on peut citer à propos du terme de Teroumah.

La racine du mot au niveau du Miqra c’est Léharim qui signifie prélever. En prélevant, élever. C’est quelque chose que l’on prélève de ce que l’on possède pour le consacrer à.

Rashi dit : lehafrish c’est à peu près le même sens.

תְּרוּמָה

הַפְּרָשָׁה יַפְרִישׁוּ לִי מִמָּמוֹנָם נְדָבָה

Une offrande prélevée… Un prélèvement. Qu’ils la prélèvent pour moi sur leurs biens à titre d’hommage spontané.

 

Lorsqu’on prend la ‘Halah, la Brakhah c’est Léhafrish – mettre de côté – consacrer. Le mot de Peroushim c’est la même racine : ceux qui du dedans du peuple sont arrivés à un certain degré, se consacrent plus à la pureté « plus » sans se séparer : on les appellent les Peroushim.

 

Ensuite, à partir du mot de Teroumah on a construit un 2ème verbe : Yitrom qu’on emploie dans la langue moderne pour dire « contribuer à » – « participer à » – « apporter une teroumah ».

Faites attention à ces deux niveaux linguistiques.

 

Nous verrons le verset important de [Terouma 25.8] :

 

וְעָשׂוּ לִי, מִקְדָּשׁ; וְשָׁכַנְתִּי, בְּתוֹכָם

Veassou li miqdash veshakhanti betokham

Ils feront pour Moi un sanctuaire et je résiderai parmi eux.  

 

Le mot de Mishkane se rattache à la racine lishkon qui a énormément de sens en hébreu mais dont le sens principal est : le lieu qui est suffisament préparé pour qu’une présence apparaisse. En français « le lieu de la résidence » mais c’est un terme français qui est assez imprécis.

 

Et le mot important c’est Shekhinah d’une part et d’autre part le Miqdash.

Finalement la tradition a retenu l’expression « Beit Hamiqdash » : lieu de la sainteté. 

 

Q : Pourquoi n’a-t’on pas appellé tout de suite le Mishkane « Miqdash » ?

R : Parce que apriori il était provisoire. De toutes les façons le Miqdash a pour fonction d’être Mishkane. D’après ce verset même [Terouma 25.8] :

וְעָשׂוּ לִי, מִקְדָּשׁ; וְשָׁכַנְתִּי, בְּתוֹכָם

Veassou li miqdash veshakhanti betokham.

Ils feront pour Moi un sanctuaire et je résiderai parmi eux.  

 

Mais étant donné que va se creuser un temps provisoire, ce temps de nomadisme entre le Yesh de l’Egypte et le Yesh d’Israël. Il y a un monde ancien, révolu, préhistorique, qui était cette civilisation égyptienne et ce Yesh s’est disqualifié par sa propre saturation de violence et on va construire un autre Yesh qui sera le Yesh de l’entrée dans le pays de Kenaan qui va devenir le pays d’Israël. On va quitter la vocation de Joseph dont la tentative était de sanctifier ce Yesh ancien de la civilisation égyptienne pour prendre la vocation de Judah qui est de construire le Yesh de la vocation d’Israël de façon totalement différente, non plus en relation avec l’humanité extérieure mais dans la spécificité propre de l’identité d’Israël.

 

Entre ce Yesh-ci et ce Yesh-là, il y a Aïn, un temps vide : le désert. Pour passer de ce Yesh ancien au Yesh à venir, il faut passer par ce Aïn. Alors le Miskhan c’est le Miqdash du Aïn, alors que le Miqdash c’est le Mishkan du Yesh...

 

Q :On ne peut donc pas dire que c’est le même degré de sainteté ?

R : C’est le même degré de sainteté. Cette génération-là était très privilégiée, c’est une génération très calomniée. En français, on a l’habitude de penser à « la génération du désert » comme la génération condamnée à l’avance. En réalité, c’est une génération que la tradition a défini à la hauteur où elle était avec ses qualités et ses défauts comme une génération de grands. On l’appelle  : « Dor Déa » - « la génération de la connaissance ». Il faut juger les événements d’après ce principe.

En particulier Maïmonide y a beaucoup insisté, mais on le retrouve chez tous les commentateurs, surtout Judah Halévi dans le Kouzari, où un chapitre entier traite de la faute du veau d’or. Et c’est là qu’il nous donne une argumentation très solide à ce niveau : c’est le fait que il faut juger la grandeur d’une faute à ses propres mesures : une faute est grande parce que l’homme qui la porte était grand.  C’est une génération exceptionnelle ! C’est elle qui a mérité la sortie d’Egypte, c’est elle qui a mérité et fait que cela soit possible, c’est elle qui a mérité la révélation de la Torah : c’est « Dor Déa » ! Par conséquent, elle est éprouvée au niveau où elle se trouve. En hébreu « Dor hamidbar » ne peut pas avoir ce sens péjoratif des pastiches de la bible, c’est autre chose. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu d’échec, mais c’est un échec glorieux.

 

Je ne pense pas à la génération contemporaine, mais elle vit des interpellations à tous les niveaux qui sont à peu près du même ordre. Il y a des interpellations qui sont finalement des interrogations. Mais il arrive que l’interrogation devienne un interrogatoire, et alors ce qui se dévoile par l’interrogatoire peut faire penser à un échec au plus bas niveau alors qu’en réalité il s’agit d’un échec au plus haut niveau.

 

Il y a un passage de la Guémara qui discute très sérieusement de savoir si Dor hamidbar a droit au Olam Haba au monde à venir.  Il y a les 2 opinions.  

 

Un commentaire explique qu’ils n’ont pas droit parce qu’ils l’ont déjà eu leur Olam Haba. C’est pourquoi c’est à ce niveau-là qu’il faut les juger. Il n’est pas question qu’ils aient notre « petit » Olam Haba à nous.

 

Nous allons lire des versets du début de Teroumah et de Pekoudei et ensuite je ferais une introduction sur la portée du Midrash en reprenant un thème qui me semble important et que nous essayerons de mettre en forme ce soir et le temps restant sera consacré à la question de savoir qui est capable de participer à la construction du Mishkane et à partir de quelles valeurs ?

 

***

 

Chapitre 25 verset 1

25:1

וַיְדַבֵּר יְהוָה, אֶל-מֹשֶׁה לֵּאמֹר

Vayedaber Hashem el-Moshe lemor.

Et Dieu parla à Moïse en disant.

 

Je vous signale que nous avons 4 formules différentes pour introduire les commandements de la Torah : Vaydaber Elohim - Vaydaber Hashem - Vayomer Elohim - Vayomer Hashem. Comment comprendre la différence de nature des commandements qui sont introduits par Vaydaber Elohim ou Vaydaber Hashem, Vayomer Elohim ou Vayomer Hashem ?

 

Ces 4 catégories sont commandements de la Torah. Et dans tous les Poskim et les Shoulkhan Aroukh que nous avons des grands Poskim il n’y a aucune différence de dignités entre les 613 commandements. Cependant les commandements sont introduits par des formules différentes ?

 

Vaydaber est une parole plus dure que Vayomer.

Une des clefs du Midrash : Vaydaber c’est à travers la Midat Hadin. Vayomer c’est Midat HaRa’hamim. Elohim c’est Midat HaDin, Hashem est Midat Hara’hamim. Mais ne croyez pas que c’est si simple que cela. il y a là un thème d’étude important mais je n’ai pas trouvé de commentaire à ce sujet.  

 

וַיְדַבֵּר יְהוָה, אֶל-מֹשֶׁה לֵּאמֹר

Vayedaber Hashem el-Moshe lémor

Et Hashem a parlé à Moïse.

 

[On voit l’humour de la formule du verset vaydaber... lémor => Midat Hadin avec vaydaber et Midat HaRa’hamim avec lémor]

 

דַּבֵּר אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, וְיִקְחוּ-לִי תְּרוּמָה

Daber el-beney Yisra'el

Parle aux enfants d’Israël

Veyik’hou-li troumah

Et ils prendront pour moi une contribution 

 

Nous étudierons la forme dans laquelle Moïse devait transmettre ce commandement à Israël, en particulier par le fait qu’il y a là une forme inhabituelle : la forme habituelle aurait du être :

Vayedaber Hashem el-Moshe lémor

Daber el-beney Yisra'el

Véamarta al lehem ké’hou li troumah

 

Cela aurait dû être proposé comme un commandement direct.

 Parles aux enfants d’Israël et tu leur diras : « prenez pour Moi une teroumah »

 

On étudiera pourquoi ce changement de forme et comment il peut contribuer à une compréhension plus profonde du sujet même de la Teroumah. D’après les commentateurs, on ne s’attend pas au verbe de Veyiq’hou mais Veyitnou. Si on demande à quelqu’un une Teroumah on lui dit : « Donne une Troumah » et non pas « Prend un Troumah ».

 

מֵאֵת כָּל-אִישׁ אֲשֶׁר יִדְּבֶנּוּ לִבּוֹ, תִּקְחוּ אֶת-תְּרוּמָתִי

me'et kol-ish asher yidvenou libo

De tout homme que son coeur porte à la générosité

tik’hou et-troumati.

Vous prendrez Ma Troumah.

 

Ce tik’hou et-troumati  éclaire un peu la question de Veyik’hou-li troumah

 

Il y a ici une indication particulière que c’est une Mitsvah en particulier pour laquelle il faut une certaine Kavanah, ie. une certaine intention. Celui dont l’intention n’est pas la générosité n’aura pas réalisé cette Mitsvah de participer par la Troumah à la construction du Mishkane. C’est un cas particulier.

 

C’est un problème pour lui-même de savoir si les Mitsvot pour être valables et authentiques nécessitent une intention particulière ou pas.

 

Un acte est dénaturé s’il n’a pas son intention authentique. Ensuite, à travers l’histoire, la jurisprudence de la Halakhah va juger que nous ne sommes plus capables de ce niveau d’authenticité, et elle va donc habiliter [sans que ce soit une tolérance puisque la Torah le prévoit comme authentique mais à un niveau plus faible d’authenticité] un acte même s’il n’est pas soutendu par l’intention d’authenticité. 

 

Un tout petit exemple :

Exemple du Juif converti qui continue à circoncir son fils mais en changeant de Kavanah : non pas  parce que c’est une Mitvah mais par mesure d’hygiène (pudeur du juif assimilé). Dans tous les cas la circoncision est faite et est valable !

 

Sauf pour l’acte qui consiste dans l’intention en particulier les Mitsvot qui se font par la parole. Si je ne pense pas à ce que je dis je n’ai rien dit....

 

Si on étudie cette question pour la prière ou le Qriat Shemâ on verra que même là la tolérance a été poussée au dernier degré. Même si je ne comprends pas ce que je dis, l’essentiel est de ne pas faire de faute en parlant. Le Qriat Shemâ est authentique si je n’ai pas fait de faute. Ce n’est pas tant de comprendre ce que je dis (mon âme a compris et cela suffit…).

 

25:3

וְזֹאת, הַתְּרוּמָה, אֲשֶׁר תִּקְחוּ, מֵאִתָּם:  זָהָב וָכֶסֶף, וּנְחֹשֶׁת

Vezot hatrumah asher tik’hou me'itam

Et voici la Teroumah que vous prendrez d’eux

[Eux - il s’agit ici de me'et kol-ish asher yidvenou libo de tout homme porté par son coeur]

zahav vakhessef ouné’hoshet

de l’or de l’argent et du cuivre-bronze-airain

25:4

וּתְכֵלֶת וְאַרְגָּמָן וְתוֹלַעַת שָׁנִי, וְשֵׁשׁ וְעִזִּים

Outkhelet ve'argaman vetola'at shani

Et des étoffes écarlates et rouges (teintes à partir de la poudre d’un ver qui était rouge tolaat)

veshesh ve'izim.

Et des tissus tressés de 6 fils et des peaux de chèvres...

 

Et suit toute une énumération de matériaux propre à la construction du Mishkane. Au sens Pshat pour faire un Mishkane il faut d’abord des matériaux. De la même manière que pour faire une personne douée d’une âme, il faut un coprs, c’est évident.

 

Mais il évident aussi que le corps est le véhicule d’une âme et que par n’importe quel corps peut être le véhicule de n’importe quelle valeur âme, et que pas n’importe quelle âme ne vient dans n’importe quel corps. La Shekhinah ne peut venir que dans un Mishkane approprié. Donc, il y a une science des matériaux du Mishkane, avec leur signification de valeur. 

 

Je vais simplement vous indiquer un des Midrashim, qu’on reprendra dans l’étude des deux projets du Mishkane et qui se trouve sur un verset de la Parashah Troumah :

 

Chapitre 26 verset 15 :

וְעָשִׂיתָ אֶת-הַקְּרָשִׁים, לַמִּשְׁכָּן, עֲצֵי שִׁטִּים, עֹמְדִים

Ve'assita et-hakrassim laMishkan atsey shitim omedim

Tu feras ensuite les solives destinées au tabernacle: ce seront des ais de chittîm perpendiculaires.

 

Le Midrash dit ceci :

וְזֹאת, הַתְּרוּמָה, אֲשֶׁר תִּקְחוּ, מֵאִתָּם:  זָהָב וָכֶסֶף, וּנְחֹשֶׁת

Vezot hatrumah asher tik’hou me'itam

Et voici la Teroumah que vous prendrez de ma part :

zahav vakhessef ouné’hoshet

de l’or de l’argent et de l’airain.

Zahav zou Babel – l’or c’est la civilisation de Babel.

Et on trouve un verset qui définit Babel avec des valeurs d’or…

Vekhessef zou Madaï – effectivement puisqu’on trouve à propos de la Perse un verset qui fait allusion à ce que la valeur des valeurs des valeurs de cette manière d’être une civilisation s’appelle l’argent…

Oune’hoshet Zou Yavan.

…/…

lire la suite

 

 

******

 

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Published by Rav Yéhouda Léon Ashkénazi (Manitou). - dans PARASHAT HASHAVOUA
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commentaires

Terouma 30/01/2011 22:04



Manitou est unique !!!


 


http://www.torah-box.com/chavoua-tov/terouma-5771,59.php



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