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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 20:48

Parasha - Terouma (1984)

 

Parasha - Terouma (1984) 2ème Partie

 

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/parasha/terouma_serie_1984/cours_1

Face B

 

…/…

Le terme de création n’est approprié que pour l’instant du commencement de l’apparition à l’être de ce qui n’était encore que néant.

Et une fois la matière première du monde, si j’ose dire, créée, apparue à l’être, elle a été formée et agencée. Nous avons deux autres termes que le texte emploie : Yatsar et Assah.

Bara fait apparaitre la 1ère matière du monde : Bereshit Bara...

Ensuite, ce créé, dans le sens d’apparition du néant à l’être, est agi et façonné par Dieu pendant 6 jours. Jusqu’à ce que le monde soit suffisament préparé pour devenir habitable par l’homme..

Et l’homme entre dans le récit, dans le monde au 6ème jour. C’est pourquoi la tradition n’emploie jamais une expression qu’on pourrait traduire par « les 6 jours de la création ».

 

Les expressions traditionnelles sont :

sheshet yemei hamaasseh = les 6 jours de l’oeuvre (du commencement)

maasseh bereshit = l’oeuvre du commencement.

 

Il n’y a que des auteurs qui emploient un vocabulaire non traditionnel qui pourraient parler des 6 jours de la Briah. La Briah n’a pas duré 6 jours mais un instant : le commencement. 

 

Le 1er chapitre de la Torah nous donne le récit de cette « façonnation » - Yetsirah - du monde créé à travers 6 étapes qui sont les 6 jours du commencement jusqu’à ce que le monde soit habitable par l’homme.

Dès que le monde est suffisament habitable par l’homme, apparait le 7ème jour qui est le Shabat du Créateur : Dieu à ce moment-là cesse d’intervenir comme Créateur et le monde entre dans le 7ème jour du commencement où il se transforme en une nature apparemment, derrière laquelle le Créateur se retire pour pouvoir laisser un fondement à la liberté de l’homme dont l’histoire va commencer.

 

L’objet du 1er récit de la Génese est de nous identifier le monde dans lequel nous existons. La Torah commence par nous dire que nous existons dans un monde qui est créé. Plus exactement, elle ne parle qu’à celui pour qui elle vient confirmer sa certitude d’être créature. Celui qui n’a pas déjà l’expérience de cette certitude d’être créature ne peut pas entendre cet enseignement qu’il entendra comme l’hypothèse gratuite d’un théologien affirmant que le monde a été créé. Cela ne lui dit rien. Il faut d’abord qu’il ait eu cette expérience de se connaître comme créature, c’est-à-dire comme quelqu’un qui n’existe que parce qu’il a reçu l’être. En se connaissant comme créature, il sait qu’il a un Créateur, et il était nécessaire que la Torah confirme cette expérience personnelle. Elle ne peut se faire comprendre que de celui qui comprend déjà cela par lui-même.

 

Il y a un verset d’ailleurs à propos de la construction du Mikdash qui dit :

Shémot 31:6 :

וּבְלֵב כָּל-חֲכַם-לֵב, נָתַתִּי חָכְמָה

« Et dans le coeur de tout celui qui est sage de coeur j’ai donné de la sagesse »

C’est un verset énorme !

 

Dans un cours précédent : Abraham s’est connu comme créature et c’est déjà une vertu premièrement d’ordre moral et théologique. Et e connaissant tel, il sait premièrement qu’il a un Créateur. Dans une formulation cartésienne: « Me connaissant comme créature, je connais premièrement mon créateur. » 

 

Mais au niveau intellectuel, cela reste une hypothèse.

 

Le spectacle du monde dans lequel nous sommes peut nous renvoyer à deux hypothèses intellectuelles différentes. Et ce n’est pas seulement une question de tempérament qui fait que l’on sera plus sollicité par une des hypothèses ou l’autre. Cela s’appelle une opinion en français: racine opiner=choisir de juger comme cela plutôt que comme ceci...

 

Maïmonide a été un de ceux qui a dit cela de la manière la plus forte, et ceux qui ne l’ont pas compris l’ont accusé de ne pas croire en ce en quoi qu’il faut croire.

Maïmonide a dit : Par la raison on ne peut pas décider si le monde a été créé ou pas. Nous savons que le monde a été créé que parce que la Torah nous l’a dit. Cela veut dire que parce que la Torah nous l’a confirmé. Il parle là presque comme Judah Halévi bien que son style soit différent : Par l’intelligence seule, il n’y a pas de possibilité de décider sur la nature du monde .

 

Or, la Torah commence par nous dire que le monde a été créé, et cela signifie un monde qui postule, dans la représentation que j’en ai, le fait qu’il y a un Créateur. Mais elle sait très bien que nous sommes dans un monde qui ne postule pas cela naturellement. Tous les hommes qui ne perçoivent pas le monde comme créature ne sont pas forcément des fous, mais ils fonctionnent en réalité d’après leur raison. Ils sont rationnelles et que rationnels. Ils preçoivent le monde par leur intelligence, et ils n’ont pas cette confirmation, cela reste une hypothèse.

 

Donc la Torah sait très bien qu’en disant que ce monde est créé, elle s’adresse à un être pour qui cela n’est pas forcément évident.

 

Du point de vue de la méthode même de l’analyse du problème, pour tout ce qui concerne les valeurs spirituelles, la perception des valeurs est différente suivant l’information préalable de celui qui perçoit.

 

Lorsqu’un hébreu perçoit le spectacle du monde, pour lui c’est une évidence telle qu’il n’a même pas à le préciser : cela va de soi qu’il s’agit d’un monde créé. Pourquoi ? Parce que se connaissant comme hébreu fils d’Abraham il se connait comme créature.

 

Mais c’est d’abord une vertu subjective de l’ordre moral qui fait qu’il a une option intellectuelle de telle ou telle nature. Raison pour laquelle les rabbins et théologiens juifs ne se sont jamais fatigués à démontrer cela parce qu’ils savent que cela ne peut convaincre que celui qui est déjà convaincu. 

 

Devant le spectacle naturel d’un coucher de soleil par exemple il y a deux tempéraments :

l’un qui voit la beauté de la nature et donne une explication scientifique des longeurs d’onde des couleurs contemplées…

l’autre qui y voit la preuve de l’existence d’un Créateur caché…

 

La différence vient de la manière de se connaitre soi-même comme sujet de la perception.

 

Je reprends donc cette formule: la Torah nous dit que le monde est créé et elle sait très bien que nous sommes situés dans cette « nature », c’est-à-dire, exactement l’idée opposée à celle de la création. La création c’est un monde qui postule un Créateur, la nature est précisément un monde qui postule l’inverse : que l’être du monde est antérieur comme disent les philologiens – éternel du point de vue du passé -  et fonctionne par lui-même à travers des lois que la science cherche à établir...

Et l’objet de ce récit, ou plus exactement le fait que la tradition a mis ce récit dans la Torah écrite et ne l’a pas gardée dans la Torah orale – je vous cite Na’hmanide – car c’est un récit incompréhensible pour celui qui ne fait pas semblant de le comprendre tout en sachant qu’il ne le comprend pas– cela aurait du faire partie de la tradition orale de la Kaballah – mais cela a été mis par écrit parce que c’est important que la Torah vienne nous confirmer les choses qu’elle dit dans ce chapitre, mais en particulier pour nous permettre d’identitier le monde dans lequel nous vivons et nous nous trouvons. La réponse est très simple : C’est un monde qui est la création mais qui est devenu la nature. En vue de quoi ? En vue de ce que la liberté de l’homme puisse être fondée et que l’histoire de l’homme puisse commencer.

 

Je reprends l’analyse du rythme du récit :

Six jours de « façonnation » du monde pour qu’il soit habitable et dès qu’il est suffisamment habitable pour l’homme c’est Shabat – Dieu cesse d’intervenir – et le monde embraille sur son fonctionnement naturel et l’histoire de l’homme commence :

Eleh Toldot hashamayim vehaarets behibaream... vayitser Elohim et Haadam  »

et l’histoire de l’homme commence...

 

Un principe qui me semble important : il faut que le monde soit déterminé en nature pour que la liberté soit possible. Dans la philosophie générale, la notion de déterminisme des lois de la nature et celle de liberté sont contradictoires. C’est pourquoi les philosophes ont tellement de difficulté à fonder la liberté, mais pour la Torah non seulement cela n’est pas contradictoire mais l’une est condition de l’autre. Il faut que le monde soit nature déterminée pour que la liberté soit possible.

 

La fait qu’un monde soit créé pour l’homme fait que Dieu se cache.

Et un monde où Dieu se cache n’est pas un monde.

 

Je vais me reférer à un autre registre de vocabulaire. J’ai souvent cité Rabbi Na’hman de Breslav à ce sujet : on parle de Olam Hazeh et on parle de Olam Haba, Olam Haba on comprend que ce soit un monde vivable qui vaille la peine d’être vécu. Mais ce qu’on appelle Olam Hazeh cela ressemble plutôt au Guéhinam ! Si on lit l’histoire du monde on peut effectivement se poser la question...  

 

C’est pourquoi il est important que la Torah nous le confirme : nous sommes dans le monde !

Mais un monde sans la présence de Dieu, sans l’évidence du Créateur, sans ce qu’on appelle la Shekhinah, ce n’est pas un monde ! C’est un peu je crois ce que le Rabbi Na’hman de Breslav voulait dire.

 

Ce matin ne prenant le bus j’ai vu une affiche de propagande pour l’étude de la Torah. Cela a du être fait par un spécialiste de la publicité : bén isouk le isouk ten zman la pasouk …

Et alors il cite une Mishnah de Rabbi Méir :

« Celui qui étudie la Torah hérite de beaucoup de valeurs, et « kol haolam koulo kédaï lo » le monde entier est Kédaï pour lui »

 

Le monde entier il le perçoit comme kédaï comme valant la peine.

Celui qui a la Torah est capable de percevoir la Shekhinah, là où les autres ne la perçoivent pas alors le monde change de nature et le monde redevient valable. Il faut simplement avoir de la patience, le 7ème jour n’est pas encore achevé, on n’a pas encore dit « Et ce fut soir et ce fut matin jour 7ème ».

 

Je me rappelle toujours le Midrash ’Hassidique que je cite à ce propos : un jour un juif est allé commandé un costume à son tailleur qui lui a donné rendez-vous dans 6 jours. Le juif impatient allait voir tous les jours le tailleur. Sur sa table se trouvaient les morceaux de costumes :

-          c’est cela mon costume de Shabat ?   

-          attend Shabat tu verras ton costume !

Si on sait que c’est un costume qui est en train de se faire alors c’est « kédaï ! », sinon ce n’est qu’une boutique de tissus…

 

Chacun peut constater que Shabat, quelque soit le désordre du vendredi après-midi, tout le monde est en costume de Shabat !

 

Il en résulte finalement qu’on découvre là un problème très important. Et je voudrais analyser la notion de Brit alliance.

 

Le Shabat est une Mitsvah qui est appelée Brit alliance.

C’est une des premières notions que j’ai étudié avec Monsieur Neher il y a 40 ans, et de plus en plus je comprend pourquoi c’est une des 1ères notions qu’il a choisi d’étudier. La notion d’alliance entre le Créateur et Sa créature – en fin de compte avec Sa création toute entière - mais cela se particularise chez l’homme et en fin de compte cela se particularise en Israël.

Il y a une alliance entre le Créateur et la créature en vue de quoi ?

L’idée d’alliance c’est qu’il y a un problème commun à résoudre. En termes militaires, on fait alliance contre un ennemi commun.  

 

Nous allons essayer de comprendre quel est l’objet de cette alliance entre le Créateur et la créature. La réponse de la Kaballah est très importante : C’est de faire exister un monde qui soit commun à Dieu et à l’homme. Il y a deux impossibilités à résoudre :

 

Dans le monde de Dieu, il n’y a pas de place pour l’homme.

Dans le monde de l’homme, il n’y a pas de place pour Dieu.

 

Il y a une double impossibilité radicale qu’il faut briser et prendre de vitesse pour arriver à créer un monde qui soit simultanèment la demeure et de l’homme et de Dieu, alors c’est un monde.

 

Au niveau philosophique le plus simple : Dans l’absolu il n’y a pas de place pour le relatif.  Si Dieu est l’être absolu, il n’y a pas de place pour l’homme. L’image que le Zohar emploie : si le soleil brille, dans le soleil il n’y a pas de place pour une bougie, elle disparait. Nous ne pouvons exister à l’indice bougie que parce que nous sommes très loin du soleil... mais si  nous étions dans le soleil il n’y aurait pas de place pour la bougie. Pour la même raison, dans le monde de la bougie, il n’y a pas de place pour le soleil… 

 

C’est le problème impossible à résoudre : faire exister la créature chez le Créateur, ou permettre la présence du Créateur chez la créature...

 

La Torah nous raconte que la difficulté a été divisée en deux.

La première partie de l’oeuvre c’est Dieu qui l’a faite : il a préparé un monde habitable par l’homme et pour cela il s’en est retiré. Et donc le monde au 7èmejour où nous vivons est donné à l’homme et c’est un monde privé de l’évidence de la présence de Dieu. Non pas privé de sa présence mais privé de l’évidence de sa présence. Et ce monde habitable par l’homme doit être aménagé par l’homme pour qu’il devienne à son tour habitable par Dieu. C’est cela le problème du Beit Hamiqdash.

 

Le Beit hamiqdash – le Mishkane – c’est une demeure où la co-présence et de Dieu et de l’homme soit possible.

 

Le secret de la Torah c’est que ce n’est possible que s’il y a sainteté. Tant qu’il n’y a pas sainteté cette co-présence est impossible parce qu’elle est dangeureuse pour l’homme.

Tant que l’homme n’est pas arrivé au niveau de la sainteté, la présence de Dieu est dangereuse.

Rappelez-vous tous les versets qui parlent dans ce sens.

 

Une image simple : nous sommes éclairés par une lumière atténuée et cette lumière aténuée nous donne le pressentiment donc l’exigence de la vraie lumière. Mais tant que nous ne sommes pas préparés à être le véhicule de cette vraie lumière, la vraie lumière est dangereuse pour nous car elle est trop forte. Si vous faites passer dans une ampoule de 70 watt un courant de 350 watt l’ampoule éclate ! Tant que le Kéli n’est pas prêt au Or correspondant…. Mais qu’est-ce qu’un Kéli sans Or ?

Il nous donne les traces du Or pour nous donner même le pressentiment de ce dont il s’agit.

 

Voilà pourquoi il y a un lien si direct entre l’enseignement du Shabat et l’enseignement du Mishkane.

 

C’était le première indication que je voulais signaler : pourquoi le Midrash va donner une telle importance à la construction du Miqdash ?

 

Parce que cela veut dire que dans un point de l’histoire, sur un point du monde, un point de l’humanité a réussi cette aventure de la Qdoushah la sainteté qui permet le dévoilement de la Shekhinah.

 

Vous pourrez donc rassembler toutes ces notions par rapport à ce principe.

On comprend d’autant plus en particulier…

 

(inaudible)

.../...

[Q : pourquoi le Goy qui fait Shabat est-il passible de mort ? R :]

 

Cela veut dire qu’un goy qui n’a pas reçu la loi morale comme souveraine, le loisir est catastrophique pour lui.

 

On a étudié cela dans la civilisation contemporaine, dans les sociétés scandinaves où les loisirs sont énormes parce que l’état prend tout en charge, on y rencontre le plus de suicide et de désordre...

 

Mishnah : Yafeh Torah im Derekh Erets – le derekh erets, le travail va bien avec la Torah parce que les deux ensemble concourent à repousser la faute.

C’est dire : Celui qui n’a pas de Torah n’a pas le droit au loisir parce qu’il risque de devenir un criminel. Donc il se met en danger de mort, il est passible de mort.

 

Dans le détail du détail de la Halakhah lorsqu’un Goy se prépare à devenir juif on lui demande pour marquer cela de pratiquer Shabat pour en apprendre les règles. On ne devient pas comme cela Bar-Mitsvah.

 

Nous apprenons les règles de la Bar-Mitsva des Goyim : au pied du Sinaï Israël est arrivé candidat à la Bar Mitsvah : il y a donc eu une préparation qui a duré 6 générations depuis Abraham, pour s’initier aux Mitsvot  avant d’être bar Mitsvah. Donc un Goy dès qu’il a désiré devenir juif commence à pratiquer tout en apprentissage sans obligation. On lui demande à cause de cette  Guémara de marquer cela en faisant un geste qui est profanation du Shabat. Par exemple, d’allumer la lumière.

 

***

 

Puisqu’il y a eu la faute d’idolâtrie du veau d’or qui nie le principe du Shabat, alors on a risqué de construire un Mishkane pour l’idolâtrie. Alors on rappelle le Shabat et après on rappelle les lois de la constructions du Mishkane. C’est ce que dit le Zohar sur Parashat Vayaqel.

 

Prenez le verset 4 du chapitre 35 :

Voici comment les lois sont reprises :

וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה, אֶל-כָּל-עֲדַת בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל לֵאמֹר:  זֶה הַדָּבָר, אֲשֶׁר-צִוָּה יְהוָה לֵאמֹר

35 :4 Vayomer Moshe el-kol-adat beney-Yisra'el lemor zeh hadavar asher tsivah Adonay lemor

Et Moïse dit à toute l’assemblée des enfants d’Israël en disant :

Voici la chose que Hashem a commandé en disant

 

[Cela veut dire : voici ce que Dieu avait vraiment voulu demander dans Teroumah avec le verset:

Daber el-beney Yisra'el Parle aux enfants d’Israël  Veyik’hou-li troumah  Et ils prendront pour moi une offrande. ]

 

 

35:5

קְחוּ מֵאִתְּכֶם תְּרוּמָה, לַיהוָה, כֹּל נְדִיב לִבּוֹ, יְבִיאֶהָ אֵת תְּרוּמַת יְהוָה:  זָהָב וָכֶסֶף, וּנְחֹשֶׁת

Ke’hou me'itkhem troumah l'Adonay kol nediv libo yevi'eha et trumat Adonay zahav vachesef unchoshet.

Prenez de votre part la Troumah => Maintenant c’est un ordre impératif : la Troumah doit venir d’Israël maintenant !

kol nediv libo yevi'eha.

Chacun qui sera porté par son coeur l’aménera…

 

La Troumah ne sera plus reçue directement des Goyim, il faut qu’elle passe par Israël, par une sorte de cachérisation. Je crois que c’est par le biais des Guérim que cette Troumah se fait. Les Goyim amènent avec eux ces valeurs de Troumah qui chez les Goyim seraient inutilisables directement, et ils les introduisent en Israël pour permettre la construction du Mishqane. J’ai en tête énormèment de sources à ce sujet.

 

Dans un premier projet, Israël doit recevoir la Troumah de tout celui qui l’apporte, et deuxième projet : c’est trop dangeureux, on ne sait ce qui va sortir de là, va-t’il en sortir un chandelier ou le veau d’or ? Alors prenez de vous-mêmes !

 

On peut se demander d’où Israël a ce qu’il a si ce n’est pas des Goyim ? Mais cela passe par la cashérisation par Israël !

 

Voilá grosso modo l’essentiel de ce que je voulais vous dire ce soir. Vous voyez pourquoi il y a des problèmes dans la Batei Dinim : le Guiyour doit être fait KaHalakha. Le risque c’est celui du veau d’or : une espèce d’idolatrisation du judaïsme lui-même, de transformer le judaïsme en religion à la manière des Goyim et malheureusement c’est un risque permanent.


< fin >

*****

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Published by Rav Yéhouda Léon Ashkénazi (Manitou). - dans PARASHAT HASHAVOUA
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