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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 09:54

Tazria 1995

Parasha - Tazria (1995) 1ère Partie

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/parasha/tazria/cours_1

Face A

 

Je vais essayer d’aborder 2 sujets dans la Parashah :

1-       Le 1er enseignement de Rashi sur les lois concernant l’impureté au moment de la naissance.

2-       Les dispositions de la Torah concernant le diagnostic du Kohen sur les atteintes de « lèpre » Tsaarat- terme impropre de lèpre qui est une affection biologique. On en parlera lors de Metsorah mais déjà dans cette Parashah commencent les indications du diagnostic du Kohen devant cette affection que la Torah appelle Tsaarat de façon générale et que l’on traduit par le mot de « lèpre ». Il vaudrait mieux étudier le sens des différents termes employés pour  ces différentes affections. Je vous conseille de lire la préface du Torat Temimah sur Parshat Tazria, il y a 2 pages qui donnent une définition exacte en hébreu selon le Talmud de ces différentes affections.

 

Tazria 12:1

1er verset avec Rashi.

וַיְדַבֵּר יְהוָה, אֶל-מֹשֶׁה לֵּאמֹר

דַּבֵּר אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, לֵאמֹר, אִשָּׁה כִּי תַזְרִיעַ, וְיָלְדָה זָכָר--וְטָמְאָה שִׁבְעַת יָמִים, כִּימֵי נִדַּת דְּו‍ֹתָהּ תִּטְמָא

12:1

Vayedaber Adonay el-Moshe lemor.

Vaydaber HM el Mosheh lemor

Daber el-beney Yisra'el lemor ishah ki tazria veyaldah zakhar vetame'ah shiv'at yamim kimey nidat devotah titma.... 

Ishah 

lorsqu’une femme…

 

Il s’agit ici d’une femme qui est mère avec comme première étape une épouse.

כִּי תַזְרִיעַ   Ki Tazria :

Lorsqu’il arrivera que…

 

Diverses traductions :

« lorsqu’une femme ayant conçut enfantera » traduction non pas fausse mais inexacte.

« lorsqu’une femme aura été fécondée »

 

Il est important de bien traduire pour bien comprendre la suite. 

Ici le terme de zera’h est la semence. Ki Tazria => certains commentateurs ont tendance à traduire 

Lorsque elle aura été ensemmencée.

Il faudrait alors que ce soit en hébreu Tizaar et non pas Tazria.

Le sens que cela a, c’est de faire que la semence soit développée.

« lorsqu’une femme ensemmencera (fera cela que la semence, le Zéra, soit développée)

 

D’où l’importance de comprendre le sens Pshat d’un verset donné pour comprendre ensuite les enseignements qui sont donnés par la Torah shébéalpeh.

 

Difficulté de l’expression à cause d’une schizophrénie des traducteurs, leur monde hébreu et leur monde français n’ayant aucun rapport.

 

Ishah tazria

elle est sujet d’un comportement qui a pour objet de faire que le Zéra dont le sujet était son mari devienne fécond et qu’il en résulte un enfant. On n’a pas encore tranché selon que cet enfant sera mâle ou femelle Zakhar ou Neqevah suivant la suite du texte.

 

דַּבֵּר אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, לֵאמֹר, אִשָּׁה כִּי תַזְרִיעַ, וְיָלְדָה זָכָר--וְטָמְאָה שִׁבְעַת יָמִים, כִּימֵי נִדַּת דְּו‍ֹתָהּ תִּטְמָא

Daber el-beney Yisra'el lemor

ishah ki tazria

veyaldah

zakhar

vetame'ah shiv'at yamim

kimey nidat devotah titma.... 

«… et qu’elle enfante

un zakhar

elle sera impure pendant 7 jours

selon le compte des jours de l’affectation de son impureté

elle sera declarée impure...

 

Je laisse de côté la fin du verset, on va surtout réfléchir sur le commentaire de Rashi sur la 1ère partie du verset :

 

Rashi :

אשה כי תזריע: אמר ר' שמלאי כשם שיצירתו של אדם אחר כל בהמה חיה ועוף במעשה בראשית, כך תורתו נתפרשה אחר תורת בהמה חיה ועוף:

« Rabi Simlaï a dit : « de même que la formation (Yetsirah) de l’homme dans le récit de la création, [tout l’univers a été créé d’emblée à l’instant de la création (Briah) et été ensuite formée, façonnée, Yetsirah.]

De même que la Yetsirah, la formation de l’homme a eu lieu après tout animal, bête ou oiseau, dans l’oeuvre du commencement, de même est exposé son statut après le statut des animaux en ce qui concerne l’impureté. »[Vayiqra Raba 14 :1]

 

Dans les Parashiot précédentes depuis le début du livre de Vayiqra, il y a une invitation à la Qédoushah, la sainteté : c’est l’essentiel du livre de Vayiqra et cela va culminer dans la Parachah de Qedoshim. Et toutes les lois de distinctions, donc de séparation, entre le pur et l’impur qui empêchent l’accès à la sainteté, se déroulent dans toutes les Parashiot précédentes et en particulier dans la Parashah de Shémini qui précéde Tazria.

 

Il y a là un sujet extrêmement important : c’est une espèce d’étonnement de la part de l’homme de culture générale contemporaine de s’apercevoir que le livre qui parle de la sainteté comme idéal comme but comme objectif (« Qedoshim Tiyhou Ki Qadosh Ani ») c’est le livre qui contient un nombre considérable de lois concernant l’impureté et le fait de s’en préserver. Il faut comprendre que nous sommes sur un pôle opposé aux évidences de la culture contemporaine occidentale, essentiellement l’évidence immédiate de la conscience gréco-romaine.

Dans les cultures contemporaines, finalement le principe dominant est « Tout est pur pour les purs » alors que pour la Torah « tout est impur pour les purs ». C’est axactement l’inverse. Plus on avance, plus on est vulnérable dans le projet de sainteté et plus on est vulnérable à l’impureté.

 

C’est d’ailleurs au fond un des critères qui nous permet de distinguer entre l’orthodoxie juive, dans le sens étymologique c.à.d. la sensibilité religieuse authentique de la Torah, la voie droite orthodoxe (je ne parle pas des Harédim et des des déviances qu’il peut y avoir) et ce qui pourrait être des hérésies si elles s’instituent comme telles que représentent les théologies des libéraux, conservateurs…, etc. Car ce sont des théologies où l’on adopte plus ou moins inconsciemment les principes d’évidences de la culture gréco-romaine et par conséquent on a des problèmes avec énormèment de lois.

 

Il y a là en tout cas un sujet sur lequel il faut insister : sur ce rapport entre l’impureté et la pureté, le judaïsme et le christianisme ont des polarités absolument opposées.

 

Un exemple massif : toutes ces tendances libérales, conservateurs qui sont en dehors du principe de Torah Min Hashamayim sont en fin de compte, parfois à leur insu mais parfois très lucidement, christianisante. Le messie des chrétiens n’étant pas du tout en question dans ce problème. Il s’agit de fond de sensibilité religieuse et culturelle qui est complètement différent. 

J’emploierais une expression empruntée à Madame Eliane Amado Valensi : dans « les niveaux de l’être », (il faut éviter de parler dans les catégories évolutionnistes qui sont encore un autre probléme compliqué) on s’aperçoit que selon la Torah, plus on s’avance dans les niveaux de l’être, et plus la précision des lois concernant la séparation entre le pur et l’impur sont fortes.

 

On passe du minéral au végétal et du végétal à l’animal à l’humain... on s’aperçoit que l’homme est beaucoup plus exposé à l’impureté que l’animal qui lui-même est beaucoup plus exposé à l’impureté que le végétal...etc.

 

C’est vrai aussi au niveau psychique : plus l’être est « évolué », plus il est vulnérable aux atteintes psychiques. Je n’ai pas voulu dire maladie. Ce n’est pas n’importe qui qui peut se permettre des atteintes et des troubles psychiques. Cela se mélange à des problèmes de moralités, de méchanceté, de nature humaine, d’instinct, de passions etc... c’est vrai aussi. Mais en tout cas c’est l’indice d’un certain niveau d’être que d’être plus vulnérable à l’impureté, à tous les niveaux.

 

Par exemple l’adage talmudique, et plus qu’un adage une loi de la réalité : « celui qui est plus grand son instinct (sa capacité de mal) est plus grand » Il faut s’habituer à cette mentalité de savoir cela.

 

Je ne voudrais pas trop développer ce problème mais je voulais le signaler pour évacuer ce paradoxe apparent pour le lecteur de culture occidental : dans le livre de Vayiqra qui est l’exortation à la sainteté, il y a une telle accumulaiton de prescriptions concernant l’impureté.

 

Alors là, il y a un grand danger – c’est de façon général le danger de tout ritualiste – mais surtout en ce qui concerne le rapport à l’impureté, ou ce qui est perçu comme telle, c’est le danger de l’obsession maniaque, qui sont de signes cliniques connus d’ailleurs. Il y a énormèment de troubles psychiques du type de l’être maniaque. Il y a des comportements ritualistes des tendances à la maniaquerie.

 

Quand un juif religieux est maniaque il y a problème : la question se pose de savoir s’il est maniaque parce que religieux ou s’il est religieux parce que maniaque ? Tout ritualisme induit la maniaquerie et elle peut parfois prendre des proportions aberrantes.

Actuellement la maladie des Poskim israéliens qui à chaque occasion nous sortes des Piskei Halakhah des décisions rabbiniques ubuesques etc...

C’est un problème inquiétant dont il faut se méfier et cela atteint beaucoup plus les Baalé Teshouvah qui sont plus sensibles à ce risque.

 

Plus on est élevé en sainteté, plus on est vulnérable à des atteintes dont d’autres ne sont pas du tout affectés.

 

Exemple dans un autre domaine :

Moussar : c’est pourquoi les gens les plus hauts doivent être extrêmement humbles parce que s’ils se prennent au sérieux ils tombent dans ces pièges de l’obsession maniaque. Lisez les Prophétes pour voir à quel point les prophètes d’Israël étaient très avertis de ces problèmes-là.

 

Question :

La question que je vais poser à travers Rashi c’est un étonnement: dans l’ordre du Maassé Béreshit la femme est formée après l’homme. Et voilà que dans l’ordre du statut des différentes niveaux d’êtres par rapport à l’impureté, on met la femme avant l’homme ?

 

On verra comment on peut s’appuyer sur ce que le Midrash dit pour avoir une idée du sujet : L’identité humaine commence par avoir un projet féminin. Son histoire est masculine et son aboutissement, son avenir est féminin.

Dans de nombreux textes, pas toujours étudiés, on retrouve Israël et l’humanité dans cette perspective de féminin-masculin. Israël Sava et Knesset Israël. Il y a Israël au masculin et Israël au féminin.

C’est là un sujet très important évoqué par allusion par Rashi et déjà dans le Midrash.

 

Je vais m’appuyer sur plusieurs références, Midrash et Guemarah.

En particulier sur une note qui consiste à prendre acte que le mot de Yshah apparait dans le texte avant le mot de Ysh.

 

Bereshit 2:23

וַיֹּאמֶר, הָאָדָם, זֹאת הַפַּעַם עֶצֶם מֵעֲצָמַי, וּבָשָׂר מִבְּשָׂרִי; לְזֹאת יִקָּרֵא אִשָּׁה, כִּי מֵאִישׁ לֻקְחָה-זֹּאת

Vayomer ha'adam zot hapa'am etsem me'atsamaï ouvassar mibessari

lezot yikare ishah ki me'ish louqa’hah-zot.

 

C’est toute une dialectique mais le mot de Ishah apparait avant le mot de Ish.

Il faut toujours rattacher ce genre d’analyse au grand principe de « Sof Maasse Bem’ashavah T’hilah »

Dans le projet, Ishah est à la fois complétement cachée dans le mot de haAdam mais va se dévoiler dans l’avenir. Mais dans le Maassé  cela commence par Ishah. Je vous renvoie au Nefesh ha‘Hayim de Rabbi ‘Hayim de Volozine où il y a une citation de la Guemarah qui est très importante.

Cela m’a fait penser d’ailleurs à Auguste Comte : dans sa philosophie il met en évidence l’identité féminine qui va jusqu’à la sacralisation. Il y a un culte à la femme. Il y a d’ailleurs une église Auguste Comte et son buste sur la place de la Sorbonne. C’est un culte qui intégre aussi beaucoup des fantasmes de Victor Hugo, qui a pour divinité la femme avec trois prière. Shaarei Min’ha Arvit c’est pour la fille, l’épouse, la mére. C’est trés cohérent mais c’est surtout cette intuition de base qu’il y a une importance particulière à l’identité de Ishah.

 

Ishah apparait avant Ish et cette dialectique Ish-Ishah devrait être définie Ishah-Ish et elle est cachée

par la dialectique Adam-haAdam. Parfois, le texte du Maasseh Bereshit déjà nomme le 1er homme Adam et parfois il le nomme ha-Adam.

Adam c’est l’homme en tant que une personne - HaAdam c’est l’homme en tant que l’identité collective de l’humanité dans cette personne.

Alors, de qui la Ishah est-elle la Ishah ? Ishah de haAdam ou Ishah de Adam ?

D’où provient le fait que Adam devienne un Ish ?...

Il y a toute une série d’étude là derrière qui ne peuvent se faire qu’avec les sources…

 

Dams mes études d’éthnologie,  j’ai remarqué que les signes évolutionnistes de toutes les espèces, et en particulier chez l’espèce humaine, commencent à apparaitre chez la femme et ensuite l’homme les rejoint. Par exemple, la différence de forme entre le front et le menton : il y a chez l’homme d’abord le front fuyant et le menton prognate, alors que dans l’histoire de l’évolution cela s’inverse. Le front devient plus bombé et la machoire plus fuyante. Ce sont des signes d’évolution féminins à travers la mère qui modifie le père dans le fils. (Je me référe maintenant aux catégories du Midrash) 

 

Le mot de Ishah apparait avant le mot de Ish : les signes évolutifs de l’identité humaine apparraissent d’abord chez la femme avant d’apparaitre chez l’homme, mais l’homme rejoint et parfois dépasse.

 

C’est encore un autre sujet...

Tout ceci est une préparation à une des lignes du Midrash que cite Rashi et qu’on va lire.

 

Notre question :

Pourquoi la Torah parle t’elle de Ishah alors qu’elle entreprend de parler de l’homme ? Rashi a mis l’accent sur le problème.

 

« C’est ce qu’il y a écrit dans le Tehilim [139 :5]

אָחוֹר וָקֶדֶם צַרְתָּנִי;    וַתָּשֶׁת עָלַי כַּפֶּכָה

: « En arrière et en avant tsartani tu m’as formé ».

Il y a la face et le revers.

C’est vrai dans l’espace et c’est vrai dans le temps.

Dans la Guémara cela est expliqué « a’hor vaqedem tsartani - Tu m’a créé dans un aprés et un avant ».

A rattacher à la phrase classique qui pose d’ailleurs probléme

« ein mouqdam oumou’har baTorah »

« Il n’y a pas d’avant ni d’aprés dans la torah »

 

Regardez à quel point le sens exact est important. On traduit habituellement : « il n’y a pas d’avant ni d’après dans la Torah », mais en réalité cela veut dire « Il n’y a pas ce qui vient avant - ce qui est avancé - et ce qui vient après - ce qui a été différé - dans la Torah ». Or, cela dit le contraire de ce que le Pshat de la Guemarah voulait signaler apparement qu’il n’y a pas d’ordre chronologique dans la Torah. Alors que la phrase dit : « ein mouqdam oumou’har baTorah » -  il n’y a pas d’ordre qui ne sont pas chronologiques. Ce n’est pas qu’un épisode a été mis avant et un autre après, cela n’existe pas. Donc l’ordre chronologique de la Torah est absolue. Le contraire de ce que l’on lit d’habitude. Parce que l’on sait pas lire : « eïn moukdam oumou’har batorah » que l’on traduit comme si c’était A’hor et Qedem.

 

La Torah c’est une vérité absolue donc éternelle : sans avant ni après. Mais l’exposition de la Torah en Sefer Torah, la révélation de la Torah, a un avant et un après. Mais au niveau de la compréhension de la vérité de la Torah comme elle est écrite, c’est éternel.

 

אָחוֹר וָקֶדֶם צַרְתָּנִי   « A’hor vaqedem tsartani » voilà comment le Midrash commence par ce verset 

« C’est ce qu’il y a écrit dans le Midrash : ‘En arrière et en avant tu m’as formé’ » 

 

Je vous conseille d’étudier l’explication de ce Midrash dans le Maor haShemesh.

« Si l’homme mérite l’homme hérite de 2 mondes haOlam hazé ve haOlam haba, ceci est écrit : «אָחוֹר וָקֶדֶם צַרְתָּנִי   a’hor vaqedem tsartani ».

A’hor=pour le monde qui restera en arrière= ce monde-ci, vaqedem=pour le monde en avant, le monde à venir,

il devra rendre compte - passer en jugement – (et vient ensuite la suite du verset) « וַתָּשֶׁת עָלַי כַּפֶּכָה   tu as appesanti sur moi Ta Paume ». Comme il est écrit (c’est aussi dans Job) : « Retire Ta Paume de sur moi ».

(C’est à dire c’est le destin du jugement. C’est relié à la balance de la justice : kaf zekhout kaf...)  

 

On voit pas très bien ce que vient faire a’hor vaqedem tsartani avec Ishah tazria ?

Rashi nous aise à mieux comprendre : tout ce qu’il y a avant l’homme, c’est le monde de l’animalité et tout ce qu’il y a aprés, c’est le monde qui va, qui commence avec l’homme et qui va au monde à venir. Le lien entre ces deux données, la traduction du Midrash et l’intention du commentaire de Rashi de mettre l’accent sur ce que dit le Midrash sur le verset, c’est ce qui sert de base à un enseignement des commentateurs postérieurs, en particulier le Maor Hashemesh qui est très riche à ce sujet. Il y a le monde de l’arrière et il y a le monde de l’avant. L’homme est créé avec deux profils d’identité : un vers l’arrière et un vers l’avant. Si tu mérite tu es en avant, si tu ne mérites pas tu es en arrière.

 

Quel est le lien avec Ishah Ki Tazria ?

 

Cela peut suggérer l’enseignement du récit de Idit la femme de Lot : elle s’est retournée pour regarder en arrière et elle a été statufiée. C’est un théme important, le fait de se retourner en arrière lorsque c’est révolu. C’est la stupéfaction du retournement en arrière lorsque l’arrière est révolue.

 

A dit Rabbi Shmouel bar Na’hman :

 « Lorsque Dieu a créé l’homme (beriah) le projet de la création c’est le niveau androgyne, simultanément mâle et femelle. Et c’est le niveau le plus haut de l’identité humaine dans son projet.

On commence à comprendre que la femme va être intéressée au problème. La Yetsirah c’est la séparation des 2 côtés.

 

Amar Reish Laqish : Au moment où il a été créé, il avait deux partsoufim

(Partsouf mot grec passé en hébreu qui signifie la silhouette la physionomie du visage pour dire l’ensemble de la stature – « a figure » en anglais) il l’a séparé (dans la Yetsirah il y a une Nessirah séparation) la trace de ce Vayyitser avec deux Youd, la dualité apparait au niveau de la Yetsirah (chapitre 2 verset 7 dans Maasseh Bereshit les deux Youdim du mot Vayitser pour l’homme) cette dualité de la Nessirah,

« il en a fait deux doubles »

ie. il y avait deux faces et un dos commun et puis Il les a scié.       

 

C’est un sujet sérieux et très important dans la Qabalah, c’est le secret du mur : le murs a deux faces qui ne pourront jamais se connaitre. Dieu a séparé à l’intérieur et Il a retourné les deux faces pour qu’elles se rencontrent. Mais il en résulte que ce qui était uni est irrémédiablement séparé.

Ici intervient la notion de Tikoun de la Briah : ce qui était dedans a été mis dehors et le Tikoun c’est de remettre dedans ce qui a été mis dehors. Mais avec l’enrichissement...

 

« un dos pour le mâle et un dos pour la femelle »

Il faut relier la notion de dos à dos à celle de face à face.

 

« et il la lui a amené à lui »

tout se passe comme si nous avons là un être qui a deux visages (ce qui signifie deux avants et aucun arrière). La Nessirah a séparé les 2 visages, les deux figures, les 2 silhouettes, et en a fait 2 êtres qui était dos à dos. Et il les a amené face à face.

 

« Et pourtant objection : le texte nous dit qu’Il a pris une côte ? »

« Il répondit : il l’a pris de son côté »

 

C’est cet exemple que je cite aux écclésiastiques chrétiens pour leur expliquer qu’on ne peut pas lire la Bible sans comprendre l’hébreu et la Torah shebealpeh : cela reviendrait à croire que Dieu a créé un monde de manière normale, sauf la chose la plus importante : la femme. Cela semble compliqué : une anesthésie générale et une côte que l’on transforme en femme ?

Non une côte mais un côté comme le dit le verset. L’être qui était à son côté.

Ki dikhtiv « tselah hamishkane »  « le côté du Tabernacle »

La preuve est donnée par le verset, le mot de Tsélah signifie le côté comme « tselah hamishkane ».

.../...

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Published by Rav Yéhouda Léon Ashkénazi (Manitou). - dans PARASHAT HASHAVOUA
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