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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 12:02

CHEMOT (1994)

 

 

פרשת שמות

Shemot 1994- 1ère Partie.

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/parasha/chemot_serie_1994/cours_1

Face A  (42:15)

 

Deux questions posées la dernière fois :

Q1 : Pourquoi l’engendrement tarde-t’il ?

Q2 : Pourquoi les Bnei Israël ne sont-ils pas partis tout de suite ?

 

1ère question :

Pourquoi l’engendrement tarde-t’il ?

 

C’est un thème important dans l’histoire de la famille des Patriarches mais qui se continue dans la suite de l’histoire d’Israël. Il y a un certain nombre de thèmes d’identité que la Torah explique assez en détail à certains niveaux de l’histoire de la famille des Patriarches, en particulier les problèmes des mères d’Israël qui tardent à enfanter. Il y a un empêchement à enfanter jusqu’à ce qu’il soit assuré pour des critères propres à la Torah, que l’enfant qui naîtra sera compatible à ce qui est attendu, et non une approximation, ce qui est une catastrophe ! Parce que lorsqu’apparait dans l’histoire une approximation d’un certain projet, elle est là. Tout ce que Dieu créé ou laisse exister est irréversible. Lorsque l’approximation apparait, c’est vraiment une catastrophe ! Elle est là et il faut en tenir compte ! C’est un thème très important, et la Torah explique que si Dieu a laissée exister quelque chose, Lui sait pourquoi et il faut en tenir compte quoiqu’il en soit

 

Nous sommes dans un monde encombré des déchets du passé, mais cela a existé et cela existe. Il y a des leçons de morale pratique à tirer de cela. Mais chacun le comprend à son échelle et par rapport à son expérience et aux problèmes qu’il a à résoudre. On ne peut pas tirer de conclusions généralisées. Ce sont d’ailleurs des thèmes pour lesquels on ne peut avoir de règles générales, chaque cas étant un cas particulier.

 

Mais le principe qui est indiqué là est très important. Ce qui existe, étant donné que dans la cohérence de la perspective de ce qu’enseigne la Torah, ce monde est le monde d’un Créateur, qui sait comment Il gère Son monde. Et donc même si nous ne comprenons pas – et il y a beaucoup de choses que nous ne comprendrons jamais, non pas parce que nous ne le pouvons pas mais parce qu’il ne le faut pas – ce qui existe existe et il faut en tenir compte.

Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas lutter contre le mal quand le mal existe mais c’est un thème un peu différent : il y a des approximations de la vérité qui encombrent le monde de la vérité.

 

C’est le retard de l’enfantement dans la famille des Patriarches.

Pourquoi Sarah tarde-t’elle tellement à enfanter ?

Parce qu’elle doit enfanter Its’haq – « il rira » - elle doit enfanter un fils de l’homme qui ne sera satisfait du monde que lorsque le monde le méritera : « il rira » est au futur. Le risque d’une approximation, c’est précisément un enfant d’Abraham qui rirait au présent. La Torah dit d’Ishmaël qu’il rit au présent. L’approximation d’Isaac est Ishmaël dans les termes de la Torah. Ce n’est pas qu’un thème d’actualité, c’est un thème permanent depuis 4000 ans. Grâce à Dieu nous savons que cela ne va pas durer longtemps, mais nous y sommes encore.      

 

Lorsque Sarah intervient pour demander à Abraham de renvoyer, de chasser (divorcer) Hagar et Ishmaël (en termes de politiques étrangère israélienne cela s’appelle un transfert) la motivation donnée est qu’il riait, au présent.

 

21:9-10:

וַתֵּרֶא שָׂרָה אֶת-בֶּן-הָגָר הַמִּצְרִית, אֲשֶׁר-יָלְדָה לְאַבְרָהָם--מְצַחֵק

« Elle a vu le fils de Hagar l’égyptienne qu’elle avait enfanté à Abraham, riant (au présent).

וַתֹּאמֶר, לְאַבְרָהָם, גָּרֵשׁ הָאָמָה הַזֹּאת, וְאֶת-בְּנָהּ:  כִּי לֹא יִירַשׁ בֶּן-הָאָמָה הַזֹּאת, עִם-בְּנִי עִם-יִצְחָק

Et elle dit à Avraham : renvoie cette esclave et son fils, car il n’héritera pas le fils de cette esclave avec mon fils Isaac » 

 

Si on compare les deux mots : Metsa’heq rire au présent et Its’haq rire au futur, alors on comprend que c’est quelque chose de beaucoup plus important que simplement le fait que Ishmaël se moquait d’Isaac.

 

Midrash : lorsqu’Isaac est né Abraham a fait un festin « le jour du sevrage de Isaac » « beyom itgamel » le jour où Isaac peut manger par lui-même et où il est autonome, il existe par lui-même et n’est plus rattaché à sa mère par l’allaitement, Abraham a fait un grand festin.

 

C’est la 2ème naissance.

C’est un thème du Talmud, l’allaitement de la vie intra-utérine et l’achèvement extra-utérin. Il y a des organes de l’embryon qui ne peuvent pas encore supporter directement la nourriture sauf par le lait de la mère, c’est que le lait est une transformation du sang de la mère. En réalité il y a douze mois pour l’embryon dont 9 sont intra-utérin et 3 extra-utérin. Avec le temps de l’évolution de l’histoire cet allaitement extra-utérin dure plus longtemps que 3 mois, mais nous avons les chiffres exacts selon la Torah. Le jour où Isaac est sevré est sa vraie naissance. Ce jour-là Abraham fait un festin et Ishmaël avait plus de 13 ans.

 

Midrash : pendant ce festin Ishmaël riait d’Isaac dans un rire de dérision : « il croit qu’il héritera d’Abraham mais c’est moi l’aîné et j’hériterais de 2 parts !» (L’Arabie et la Palestine.)

 

Nous vivons l’histoire des Patriarches, donc nous connaissons la suite, la fin, c’est Israël qui arrive triomphant, mais à quel prix ? Cela dépend du mérite et de la responsabilité des Juifs.

 

Ist’haq apparait dans le texte comme l’enfant promis qui tarde à être engendré, enfanté, parce que si on enfante précipitamment une approximation ce serait Ishmaël.

 

Je suis né en pays d’islam, suis familier avec l’identité d’Ishmaël à laquelle les Européens ne comprennent rien. Il faut avoir vécu chez eux pour savoir. C’est une autre manière d’être homme.

(Albert Memni, juif tunisien, dans un de ces 1ers livres – « Juifs et Arabes » - dénonce ce cliché de la coexistence idyllique des Juifs et des Arabes en Afrique du Nord.)

 

Pour en revenir au sujet :

Ce sont des thèmes d’identité que nous avons dans l’histoire d’Israël :

Pour Sarah cela tarde pour éviter qu’elle engendre Ishmaël

Avec Hagar, Abraham a de suite un enfant, donc l’empêchement ne vient pas d’Abraham mais de la matrice qui n’est pas encore prête à donner l’enfant attendu. La précipitation, l’impatience d’anticipation fait qu’Abraham avec Hagar engendre Ishmaël.

  

Metsa’heq - Its’haq.

 

Midrash dans Tossefta : Rire au présent = se satisfaire du monde au présent ; alors que Isaac n’aura le droit de rire qu’à l’avenir, lorsqu’ elle monde sera tel qu’on aura droit d’en être satisfait.

La perspective est très différente.

 

Effectivement, Ishmaël est un fils d’Abraham : il peut rire ! Il sait que le monde a un Créateur, un Maître, une Providence. Le rire n’est possible que lorsqu’on sait que c’est Dieu qui a créé le monde. En dépit de l’état du monde, il a un sens puisque créé par Dieu ! Donc, Ishmaël est capable de rire devant le Créateur : il est fils d’Abraham reconnaissant un Créateur. Mais il rit au présent, satisfait de l’état de monde comme il est maintenant, avec son bien et son mal, alors qu’Its’haq n’a le droit de rire qu’à l’avenir, lorsque le monde sera tel qu’on aura le droit de rire et que ça.

 

Psaumes (Ps.126.2) : אָז יִמָּלֵא שְׂחוֹק, פִּינוּ az imalé sh’hoq pinou alors seulement on aura le droit de rire...

 

Il s’agit dans ces thèmes de choses très importantes bien au-delà de l’anecdotique.

C’est le conflit de deux manières d’être Abraham. Les deux sont capable du rire, mais l’un rit au présent, c’est le rire d’un Rashâ. Il faut être Rashâ pour être satisfait du monde comme il est.  

 

Il y a des thèmes d’identité propre à l’histoire d’Israël, en particulier celui-là : l’empêchement d’enfanter jusqu’à ce que l’enfant soit vraiment celui qu’on attendait, parce que l’approximation est dangereuse, elle s’installe et se multiplie et il faut en tenir compte, c’est irréversible.

La Torah explique cela, c’est un thème de Kabalah, il fallait que Sarah arrive à un certain âge pour pouvoir enfanter Its’haq à 90 ans.  Et Abraham a déjà 100 ans.

Pourquoi 90 ans et pourquoi 100 ans ?

 

Après Sarah, la même chose avec Rivqah et Ra’hel et ‘Hannah mère de Shmouël...

C’est un thème de l’histoire d’Israël : Il faut parfois attendre longtemps pour que l’enfant promis naîsse. Pourquoi ce que Dieu promet tarde-t’il à s’accomplir ? Du côté divin c’est promis mais on attend que les conditions soient réunies.

 

Notre génération privilégiée en a eu l’exemple : nous avons attendu 2000 ans l’accomplissement d’une promesse : le retour en Israël. Subitement cela arrive ! L’enfant est arrivé et tout le monde s’est mis à rire ! Tandis que lors de la nationalisation du canal de Suez, je me souviens du rire de Nasser. Ceux qui ont vécu en pays d’Islam connaissent ce rire d’Ishmaël…

 

Avant d’arriver à la 2ème question, j’ouvre une parenthèse, précisément à propos de Its’haq.

Des tractations avec le Vatican ont duré plusieurs années. C’est plus de l’intérêt du Vatican que de l’intérêt d’Israël. Le Vatican a été obligé de reconnaître sous une forme ou une autre l’état d’Israël. Si le Vatican avait reconnu dès la fondation on aurait économisé 7 guerres, mais le Vatican est maintenant pris au piège. Il a 3 problèmes avec Israël :

- Le peuple juif et l’histoire juive.

- La religion juive, le judaïsme. 

- L’état d’Israël.  

 

Actuellement il est obligé de résoudre les problèmes avec l’Etat d’Israël comme état. Pour deux raisons essentielles :

ð  Tous les états de la planète reconnaissent Israël l’un après l’autre.

ð  Il a des intérêts matériels en Israël pour avoir occupé le pays pendant des années et ont intérêt à être présent lors des négociations sur Jérusalem.

 

Israël en tant qu’état n’a aucun intérêt à cela parce que cela enclenche sur les deux autres dimensions : discussions sur les rapports de religion à religion et des rapports du peuple juif et son histoire, la Shoah... C’est compliqué.

 

Quoiqu’il en soit ils sont pris au piège et obligés de reconnaître Israël.

 

C’est le thème du retard de la naissance de l’enfant promis et la théologie chrétienne en a fait une maquette : cette impossibilité est transformée en naissance à partir d’une vierge.

 

Autre Exemple :

 

L’entrecroisement des bénédictions.

Il y a dans les engendrements, un thème qui revient très souvent dans l’histoire des familles de la Torah, c’est l’ainé et le cadet, la primogéniture et l’ultimogéniture : il y a une manière d’être le fils qui consiste à être le fils aîné, le cadet ; et il a une manière d’être fils qui consiste à être le dernier, le benjamin. Il y a alors deux héritiers auxquels son confiés l’héritage de la génération précédente.

Or, cela correspond dans l’histoire à deux vertus que l’on trouve dans l’identité d’Israël mais qui sont deux vertus contradictoires : patience et impatience.

 

La patience c’est lorsque l’on met l’accent sur l’héritage du passé qu’il faut réussir et l’impatience c’est lorsque l’on met l’accent sur l’échec du passé qu’il faut remplacer. Dans l’histoire d’Israël, on voit que les deux vertus sont à l’œuvre, mais elles sont contradictoires.

 

L’identité juive est une patience infinie - la traversée de l’histoire et des siècles -  et une impatience quotidienne. Aujourd’hui, tout de suite... Quand viendra-t’il ?

La patience est la vertu du 1er né, et l’impatience est la vertu du dernier né.

 

Il y a toujours dans la descendance une réaction de la génération suivante qui est soit de patience soit d’impatience.

 

On voit qu’il y a deux forces à l’œuvre dans l’histoire, mais si on donne la bénédiction de patience à celui qui naturellement est dans la patience et la bénédiction de l’impatience à celui qui naturellement est dans l’impatience, cela se sépare et ne se rejoindra jamais. Alors il y a entrecroisement des bénédictions : on donne au 1er né la bénédiction du dernier né et au dernier né la bénédiction du 1er né.

 

C’est pourquoi chaque fois qu’il y a un relai des générations, le Patriarche entrecroise les mains et inverse le don des bénédictions de tel sorte qu’il y a ait chance d’unité des vocations.

 

Il y a, par exemple, dans le problème de la bénédiction d’Isaac qui doit transmettre deux bénédictions : la bénédiction matérielle et la bénédiction spirituelle. Or, on apprend du récit de la Torah qu’Esaü avait la vocation matérielle. Donc, il faut que la bénédiction matérielle soit donnée à Jacob. Jacob avait la bénédiction spirituelle, il faudrait que la bénédiction spirituelle soit donnée à Esaü pour qu’il y ait une chance qu’ils s’unifient, parce que sinon ils se séparent irrémédiablement. Ce sont deux vocations humaines tellement différentes qu’elles sont incompatibles.

 

Le caractère surhumain de l’histoire d’Israël, c’est d’espérer l’homme qui ait les deux vocations à la fois. Or, humainement c’est impossible !

 

La Halakhah est très claire : on essaie d’abord la Torah pendant 5 ans. Si on voit que cela ne marche pas et qu’on ne voit pas la bénédiction, alors on essaie encore 5 ans. Si cela ne marche pas on va faire du commerce et on réussit parce qu’entre temps on est devenu intelligent, et on donne la dîme aux Yeshivot…

 

La Torah ne réussit pas pour tous (1 sur 100). Cf. les titres actuels de « Gaonim », mais en réalité ce sont des savants qui s’ennuient et qui font des Dinim…

 

Un faux savant est nommé par la Torah un « ’hamor nossé sefarim - un âne chargé de livres ».

 

Comme pour les approximations, lorsque les livres son écrits alors il faut en tenir compte. Et on ne s’en sort plus. La Torah est la Torah shébéalpeh ! 

 

Proverbes : « Aassot sefarim eïn qets »  « faire des  livres sans fin ».

Au sens Pshat ce sont des livres sans fin…

 

Fausse déclaration de « peuple du livre », Rav Kook : « Israël n’est pas un peuple de libraire, mais le peuple de celui qui a dit ce qu’il a dans le livre ». Mais nous sommes devenus un peuple de libraires : le phénomène d’édition de répétitions de gloses des glosateurs... et une fois que les livres existent il faut en tenir compte...

La Torah c’est « Vaydaber Hashem el Mosheh lémor - et Dieu a parlé à Moïse pour dire ».

Lorsqu’il s’est aperçu que les hommes risquaient de perdre la mémoire, il dit « met la par écrit » pour pas qu’ils l’oublient. Mais la Torah a d’abord été une parole non un livre. 

 

C’est un problème important. On a transformé l’identité de la tradition, on a créé des universités où on fait des doctorats des thèses sur un livre et on appelle cela la tradition. Comme si Dieu avait créé une imprimerie pour créer un livre…

Pour être un vrai talmudiste c’est 24/24 sinon on est amateur.

Pour être un vrai mathématicien c’est pareil.

 

Réponse de la ´Halakhah : essayer 5 ans si cela ne marche pas, essayer de nouveau 5 ans dans une autre Yeshivah et si cela ne marche toujours pas, choisir sa vocation matérielle temporelle et étudier en bon juif 2 heures par jour et pratiquer tout ce qu’il faut mais en amateur. Mais un vrai Talmid ’Hakham c’est 24h/24. Quantité de personnes on gâché leur vie car elles auraient pu être de grands mathématiciens, et elles sont devenues amateurs en Torah après un stage à Bnei Brak.

 

Voilà donc le thème de l’entrecroisement des bénédictions :

Chaque fois qu’il y a une remise en jeu dans une histoire qui va recommencer, alors il faut donner à l’aîné la bénédiction du dernier et au dernier la bénédiction du premier parce que sinon ces deux vocations humaines se séparent.

 

Une expression biblique revenant souvent :

כִּימֵי הַשָּׁמַיִם, עַל-הָאָרֶץ

« Kimé hashamayim al haarets - les cieux au-dessus de la terre ».

 

Tant que les cieux sont au-dessus de la terre, c’est séparé : les cieux montent et la terre descend. Il faut que les cieux soient en-dessous de la terre pour supporter la terre.

Si on accepte que les cieux soient sur la terre, on est perdu parce que les cieux montent de haut en haut et la terre tombe de bas en bas. Il faut que les cieux soient en-dessous de la terre pour supporter la terre. C’est ainsi que c’est, grâce à Dieu.

 

Un poème d’Abraham Ibn Ezra qui est dans le chant séfarade du Jour de Kippour :

« Je me prosternerai face contre terre parce qu’il n’y a rien de plus bas que la terre »

 Au point de vue du Pshat on comprend cet élan de piété poétique.

Mais Al Pi HaKaballah cela veut dire tout à fait autre chose :

« Je me prosterne face vers la terre car le Aïn est plus bas que la terre »

Le Aïn, le Eïn-Sof est plus bas que la terre. Se prosterner vers la terre, c’est se prosterner devant Dieu qui supporte le monde qu’Il a créé.

 

Lorsqu’il y a deux vocations, deux forces, deux tendances différentes il faut d’abord savoir qu’elles sont incompatibles. L’idéal serait de les unifier mais il faut savoir que c’est surhumain.

 

Israël est au-delà de Jacob et Esaü qui sont tous deux incompatibles dans leurs deux vocations respectives. Tant que Jacob n’est que Jacob et Esaü que Esaü il n’y a pas de solution. Il faut qu’il y ait un Israël c’est-à-dire un Jacob qui ait aussi la capacité de la vocation matérielle alors il s’appelle Israël.

 

…/…

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***

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Published by Rav Léon Askénazy - dans PARASHAT HASHAVOUA
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