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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 13:03

Séminaire sur la création (1979) - Cours 5c

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/cabale/seminaire_sur_la_creation/cours_5

Face C

  

.../...

 

Où se trouve la communauté ?

Là où Jacob pratique la loi de Moïse chez David !

C’est ce qui s’appelle Israël.

Regardez l’histoire : nous étions le peuple juif pendant 2000 ans, subitement on revient chez David et on s’appelle Israël...

 

Nous avons cette lecture dans le commentaire de Rashi sur le message que Jacob envoie à Esaü dans cette même Parashah de Vayishla’h, lorsqu’il dit : Im lavan garti…

Rashi : j’ai séjourné chez Laban, mais rassure-toi je n’ai pas bénéficié de tes bénédictions, je suis resté étranger : je suis resté métèque ! Je me rappelle que je suis de la terre de David même quand je suis chez Laban = la dimension David. 2ème reponse de Rashi : et bien que j’étais chez Laban, Tariag Mitsvot Shamarti = la dimension Mosheh.

 

***

 

Quelques explications sur la conférences d’hier tenue par un théologien philosophe non hébraïsant...    

Les remarques corollaires sur la notion de séparation dans la notion de création qui ont été gâchées par le fait qu’il niait le commencement et donc le mot de création avait un tout autre sens.

Je reviens sur une erreur de lecture qui est une thèse connue d’origine gnostique et qui parfois envahit les théologies non-hébraïques. Le fait de l’idée que la création c’est pour dire non pas Briah mais Yetsirah l’agencement d’une matière première informe et vide ce qui traduirait Tohou Vavohou et que par façon de parler au lieu de dire Briah on voudrait dire Yetsirah ... Cela consiste à projetter sur Briah le sens de Yetsirah et c’est un dualisme fondamentale dans cette idée d’une matière première préexistante ‘homer qadmon qui aurait été de toute éternité co-existante à Dieu et de toute éternité une matière non formée et que l’acte de création consisterait à un certain moment à mettre une forme dans cette matière...

Ce n’est pas du tout le Dieu créateur de la Bible qui fonde la moralité sur la notion de création.

 

Cela me donnera l’occasion de préciser le sens du point de vue de la Kabalah de ce qu’on nomme le chaos Tohou vaVohou. Je m’appuierais essentiellement sur l’enseignement du Sefer Habahir qui est une des sources de la tradition kabalistique parallèle au Zohar.

 

Nous avons appris jusqu’à présent que le Tohou vaVohou c’est le résultat de Shevirat hakélim, tel que cela est dit dans l’ordre de l’enseignement du Ari.

Nous relisons les versets :

בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ

וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ,

Bereshit bara Elohim et hashamayim ve'et ha'arets

Veha'arets hayetah tohu vavohu

Et nous traduisons: et la terre est devenue Tohou vaVohou qu’on traduit par chaos.

Alors que l’interprétation du Révérend Frère Jeffrey était :

Or, la terre était (antérieurement à la création) Tohou vavohou.

Il ne se préoccupe pas de savoir comment était le ciel !

Ce qui manquait au fond c’est ce que j’ai dit précédemment : il refuse la notion de création ex-nihilo parce qu’elle est irrationnelle. Mais par là même, ne la comprenant pas il la refuse, et il n’y a pas possibilité pour lui d’aménager le raisonnement que nous avons eu à travers la Kaballah : c’est-à-dire qu’il y a sof-sof Briah yesh béAyin. Et que cette Briah Yesh béAyin est bien une création à partir de rien, nous verrons à quel niveau. En tout cas, le côté du Kéli, auquel vous êtes déjà familier, c’est-à-dire le côté de la créature, en tant que créature, celui-là apparait ex-nihilo littéralement. 

 

Dialectique qu’enseigne le Rav Ashlag sur l’enseignement du Ari : 4 moments de transformation de « l’être qui donne l’être » en « l’être qui reçoit l’être ». Mais l’aspect de l’être qui se définit comme « l’être qui reçoit l’être » apparait à partir de rien et définit la créature en tant que telle.

 

Très brièvement, pour vous montrer l’impossibilité d’analyser à partir de traductions de la bible : il a cité la traduction « et la terre était informe et vide » ce qui ne veut rien dire.

 

Q : Qu’est-ce que la gnose ?

R : La gnose est la prétention de certaines sectes de connaître par le génie humain et donc apparemment, au début, par la méthode philosophique, ce que la prophétie aurait révélée tout en considérant que la prophétie n’a jamais rien révélée....

 

Tohou vavohou d’après l’enseignement de la Kaballah :

Tohou va vohou

וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ,

Veha'arets hayetah tohu vavohu

C’est à dire simultanéité de Tohou et de Bohou.

 

וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ,

 Veha'arets hayetah tohou vavohou

וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם

vechoshekh al-peney tehom veroua’h Elohim mera’hefet al-peney hamayim.

 

Tehom et Tohou se ressemblent : particularité de la langue hébraïque dans le sens de la Kaballah : chaque fois que vous avez un Mem final, Mem sofit, cela indique la réalisation, la totalisation (Cf. le mem du pluriel par exemple). Si c’est la réalisation dans le temps, il faudrait dire l’inchronisation ou l’actualisation... Le Mem est une récapitulation de l’entrée dans la réalité.

C’est le sens de la lettre Mem dans la grammaire classique.

Si vous voulez dire quelque chose qui provient de… on dit « Mé-... ».

Et quelque chose qui « aboutit à… » on dit Mem.

C’est la différence entre le Mem ouvert, celui qui montre la provenance et le Mem fermé, celui qui montre l’achèvement. Nous avons donc de nouveau le mot Mayim qui se lit d’ailleurs Meim.

Par exemple, le Mem qui montre le geste du participe présent : Ani médaber… c’est le Davar qui entre dans la réalité... Il n’y a qu’une seule langue qui a gardé cette forme à ma connaissance, c’est la forme progressive en anglais. Je suis en train de...  I am speaking...

La langue anglaise traduit plus facilement l’hébreu que le français. Théorie : La langue anglaise classique se serait constituée précisément d’après les traductions de la Bible.

 

Le Tohou va nous mener à l’idée de Tehom.

Le Tohou c’est le mot dont le verset se sert pour dire la présence de la matière la plus diluée possible. Si vous voulez, la molécule la moins complexe. Alors que Bohou, en particulier le Sefer Habahir lit « Bo Hou. En lui est Lui ». 

 

Alors que ce terme de Bohou va se réaliser beaucoup plus tard dans le récit par le terme de Béhémah. Et dont le vocable de la Kabalah dans le Sefer haBahir est Tehom et Béhom.

Le Tohou se réalise tout de suite dans ce terme de Tehom qui signifie le vide.  Alors que le Bohou va être en cours d’histoire jusqu’à sa complexité évolutionniste jusqu’à la Behemah. Béhémah que nous allons lire Bah Mah.

C’est-à-dire qu’il y a simultanéité de la matière la plus diluée et de la matière la plus concentrée en état de désordre, en état de chaos. Et c’est cela l’idée de chaos en hébreu : Tohou vaVohou. Ce qui ne veut pas dire « informe et vide », c’est une autre idée de philosophie grecque. Tohou vaVohou cela signifie que la matière donné au monde a deux dimensions :

Une qui va vers le vide et une qui va vers la réalité de la matière la plus complexe et qui est la chair animale. Bah Mah – Behémah.

 

Q: Comment situer ces deux notions par rapport à celle de Golem ?

R : La notion de Golem serait apparemment équivalente. Ce n’est pas du tout qu’un animal soit devenu l’homme. Nous allons voir qu’il y a une solution de continuité. Pour l’enseignement biblique c’est l’inverse : l’animal est un être vivant qui n’est pas arrivé à être l’homme  et l’homme est un être vivant qui ne s’est pas arrêté au stade de l’animal. Par conséquent, il y a là une catégorie qui est radicalement en dehors de la problématique évolutionniste classique. C.à.d. que l’évolution de la  matière, de la plus complexifiée possible, la plus lourde est celle de la molécule de la chair – Be´hemah Bassar. La molécule la plus simple, la plus légère, est celle qui va vers le vide et qui s’appelle Tehom.

Le Tohou se réalise en Tehom, le Bohou a tout une histoire et que la Torah nous raconte à travers l’oeuvre des 6 jours et qui arrive à Behemah et non pas au Adam.

Le Adam est celui qui porte le nom Mi. Un quelqu’un.

La Béhémah c’est le stade le plus avancée du Mah. En elle il y a le Mah.

Mah c’est l’impersonnel. Le Mi c’est le personnel.

 

Il y a une solution de continuité entre la Behemah et le Adam

Imaginons la coordonnée du projet Adam, alors la Behemah n’arrive qu’à être asymptote à cela et n’arrive jamais à coïncider. Elle reste Bah mah. L’homme c’est Mi Haadam, cela équivaut au mot Mi. Adam stam c’est encore Béhémah Adam = 45 = Béhémah

Mais Ha-Adam = Mi = 50

 

2.7

וַיְהִי הָאָדָם, לְנֶפֶשׁ חַיָּה

Vayhi HaAdam nefesh ‘hayah...

 

La Behémah n’arrive qu’à frôler ce projet qu’elle n’arrive pas à rejoindre. Cf. l’histoire qu’on nous raconte du serpent, qui n’était pas un serpent mais un Na’hash, lui retombe alors que la courbe de l’homme elle commence. Il y a une solution de continuité.

 

C’est dire que lorsqu’il y a simultanéité des deux dimensions contradictoires de l’être de matière, il y a obscurité et silence : ‘hoshekh al peni tehom

Voyez le Tohou vaVohou : Tohou va donner le Téhom, Bohou donnera la Béhémah au niveau de la matière du monde.

 

Q : Vavohou c’est un Vav conversif ?

R : non c’est un Vav conjonctif : simultanément Tohou et Bohou. D’où le ‘Hoshekh. Par exemple les trains d’ondes musicales : lorsqu’il y a deux trains d’ondes qui se chevauchent il y a une zone de silence, lorsqu’il y a deux trains de lumières qui se chevauchent il y a une zone d’obscurité

 

Analyse de la notion de Tiqoun :

 

Nous avons appris Briah yesh méAyin qui nous mené à la notion de Tsimtsoum.

Ensuite Briah Yesh Bé Ayin qui nous a mené à la notion de Shevirat Hakélim.

Maintenant nous allons comprendre la notion de Tiqoun.

C’est-à-dire quelle est la finalité de ce processus qui fait exister un monde.

 

L’objectif est de faire exister un Kéli Zakh. Puisque la lumière était préexistante. Celle qui nous advient dans le ‘Halal c’est une lumière diminuée, mais c’est une Beriah Yesh méYesh qui s’appelle Yetsirah. Comme dit le verset Yotser Or ouBoré ‘Hoshekh

C’est le Kéli qui est l’objet de Beriah yesh méAyin. Par conséquent, l’objectif du Créateur c’est de faire exister le Kéli car le Or, Il le possède. Alors de quel Kéli va-t’on s’occuper ? Précisément du Kéli Av pour le rendre Zakh. On comprend pourquoi le Shoresh du Kéli est plus haut que le Shoresh de la lumière diminuée...

On dit dans le Talmud : on ne cherche pas à savoir si un chameau est Kasher, mais on cherche à savoir si un agneau est Kasher. D’un Kéli Zakh, on ne s’occupe pas il est Zakh. C’est d’un Kéli Av dont on va s’occuper, et toute l’histoire c’est le Tikoun de Shevirat hakélim.

 

Nous avons défini cette opacité hier : l’opacité du Kéli provient du fait que le Kéli d’une Midah n’est pas prêt à recevoir une autre Midah et se fait opaque à l’autre Midah. Alors l’autre Midah qui offre sa lumière l’offre avec impétuosité et le brise. A entendre d’abord au niveau moral pour ensuite l’étendre au niveau de l’ontologie. Se rappeler le problème de l’unité des valeurs.

 

L’être humain est sollicité par différents absolus de valeurs qui toutes sont des attributs de valeurs et qui toutes demandent à être reçues et effectuées.

 

Imaginons une âme sensible à la valeur du bien mais insensible à la valeur du beau. Alors son Kéli accepte la lumière du bien mais pas la lumière du beau. Et comme le projet du Créateur c’est que les 10 Sefirot doivent devenir la personne humaine, la valeur du beau détruit le Kéli de la valeur du bien. C’est cela Shevirat hakélim. Tant qu’on n’a pas réussi l’unité des valeurs, le Kéli est en perpétuel Shevirat haKélim.

 

Autre exemple entendu à la radio :

Un inspecteur d’école a demandé aux classes d’élèves en bas âges : pourquoi les eaux du Kineret sont-elles douces et les eaux de la mer morte salées ?

Un petit gosse répond : parce que le Kineret reçoit les eaux du Joudain et les envoie à la mer morte. Tandis que la mer morte reçoit les eaux du Kineret mais les garde. Après enquête, il s’avère que c’était le petit d’une famille ‘hassid. C’était atavique...

 

C’et exactement cela : si le Kéli veut garder la lumière qu’elle reçoit c’est cela être « Av » - « avé » – alors la lumière le fait éclater parce qu’elle veut traverser. S’il est capable - c’est cela Zakh – avoir du Zkhout – de le retransmettre, alors la lumière le traverse et il garde cette lumière. Le propre de la lumière est d’éclairer toutes les étapes qu’elle traverse. Alors il faut se faire transparent à la valeur. Celui qui se fait opaque, il éclate.

 

C’est important dans la dialectique du problème moral : ce que W. Jankélevitch appelle lui « le  paradoxe de la morale » et dont toute l’analyse est déjà dans le Rav Ashlag sur le Ari :

Nous sommes donnés à une contradiction : pour être il faut que je reçoive l’être, et cela s’appelle au niveau du problème moral, les Goyim. Mais pour être vraiment il faut que je sois à l’imitation de l’être qui donne l’être - Dieu -  et que je donne l’être. C’est là le souci de la conscience morale. C’est une contradiction insoluble. (Une aporie)  Nous verrons qu’il n’y a qu’une seule solution : c’est de recevoir pour donner.

ð   Recevoir pour recevoir c’est le mal.  

ð   Donner pour donner c’est la folie.

ð   Donner en vue de recevoir, c’est la religion païenne.

ð   Recevoir pour donner c’est la tradition juive.

Il n’y a pas d’autre solution. Parce que lorsque je reçois pour donner je satisfais aux deux exigences contradictoires à la fois. Si c’est dans cet ordre, alors les deux exigences sont satisfaites.

Pour être, il faut que je reçoive. Mais être vrai c’est donner. Mais je ne peux donner sans recevoir, sinon je ne suis pas. 

Toutes les philosophies se sont écartelées dans des réponses feintes, factices :

ð   philosophie de l’égoïsme qui délaisse l’altruïsme et donc conscience malheureuse.

ð   philosophie de l’altruïsme qui délaisse l’égoïsme et donc conscience malheureuse.

 

Donc c’est ce problème de la Zakout qui s’appelle au niveau du vocabulaire moral le Zekhout qui consiste à se faire Kéli Zakh. Je reçois en vue de donner. Dans cet ordre là l’égoïsme comme l’alruïsme sont légitimes. Sinon, c’est la catastrophe. L’immoralité et la folie des fous.

 

Au niveau ontologique et moral « donner pour donner » sans recevoir c’est oublier que l’on mange et qu’on a un Créateur... conduit à la folie de se prendre pour Dieu...

 

Le problème moral a deux temps :

ð   reconnaître que j’ai un Créateur  

ð   décider d’être comme Lui à l’image de Lui au niveau moral : celui qui donne l’être et non pas celui qui reçoit.

 

Comment faire en tant que créature ? Il faut que je reçoive et que je donne. Dans cet ordre. C’est le mécanisme du Tiqoun.

 

Q : C’est la lumière du beau qui fait éclater le Kéli du bien on se serait attendu à l’inverse ?

R : Oui, cela veut dire qu’un beau qui ne serait pas bien, un bien qui ne serait pas beau n’est pas le chemin de la sainteté. C’est l’hypertrophie de valeurs divergentes qui fondent l’idolâtrie.

Q : Y-a-t’il une hiérarchie dans ces notions de bien, de beau...etc. ?

R : c’est la hiérarchie des Séfirot, mais comme nous avons tout le Tiqoun à faire, la hiérarchie n’est d’autre que le moment de Tiqoun où chacun se trouve. Au niveau de la valeur absolue de sainteté, toutes les Mitsvot sont les Mitsvot. Et la valeur de hiérarchie dépend du moment de cheminement du Tiqoun où je me trouve.

 

A partir de ce moment précis, je vais vous parler de la théorie de la réincarnation. Parce que rien ne serait plus incompréhensible si nous admettions une égalité théorique de toute créature au même moment de l’histoire. Arrivent-là des tas de problèmes insolubles qui nous feraient accuser le Créateur d’injustice. Chacun est à un moment très précis de l’histoire de son Tiqoun et nous sommes en simultanée dans le Olam HaZeh.

 

La doctrine de la réincarnation que l’on appelle Guilgoul n’est pas imposée par l’orthodoxie juive. Parce qu’on ne peut imposer une Mitsvah de foi comme condition de l’authenticité d’une tradition qu’à celui qui est dans le cas de ce principe. (Il ne s’agit pas des Mitsvot d’actes mais des Mitsvot des principes de foi.)    

 

Seul peut réaliser ce de quoi il s’agit celui qui en a déjà expérience par lui-même. Sinon il aura tendance à dire qu’il n’y crois pas. Effectivement, la raison ne croit pas et cela nous est révélé par la prophétie. La raison ne peut qu’exposer, et ce n’est pas cela qu’elle découvre. Si elle y pense ce n’est que par hypothèse...

 

L’homme aurait tendance à dire : cela je n’y crois pas. Mais si c’était un article de foi sine qua non de l’appartenance à la communauté juive, cela veut dire qu’il serait excommunié. On ne peut pas excommunier quelqu’un parce qu’il ne croit pas. Dieu lui a donné l’être d’Israël et aucun tribunal rabbinique ne peut lui enlever en raison d’une idée à laquelle il ne croit pas. Cela ne fait pas le poid : l’être donné par le Créateur et quelqu’un qui se trompe sur une idée...

 

C’est la raison pour laquelle la croyance au Guilgoul n’est pas imposée par l’othodoxie juive. Parce que les rabbins savent très bien que dans le temps noir dans lequel nous sommes entrés du point de vue de la connaissance spirituelle, il y aurait des Juifs pratiquants qui n’y croiraient pas. Il faut bien comprendre que c’est le seul principe qui explique et évacue tous ces problèmes posés sur l’incompréhension de la destinée de chacun.

 

Un de mes maîtres : « là où il faut comprendre, il ne faut pas croire. Là où il faut croire il ne faut pas comprendre » Alors choississez, chacun selon son expérience.

 

Q : Comment savoir où l’on en est ?

R : On le sait quand c’est la dernière chance.

Q : Quand on est arrivé au Tiqoun ?

R : non, quand on est arrivé à la dernière chance qui est donnée. On ne nous a pas donné un jeu avec martingale. L’histoire humaine est une mise à l’épreuve et on ne nous donne pas la régle du jeu.

Q : Il y a des témoignages convergents des gens mort qui reviennent à la vie dans le coma...

R : Il ne faut pas s’occuper de ces choses-là qui donne le vertige. Il faut vivre....

Tout cela montre que notre monde est cohérent, plein de sens. Il suffit de l’avoir vu sur un point pour savoir que tout est plein de sens, mais il ne faut pas chercher de signes. Cela rend fou.

La consigne de la tradition juive c’est d’abord l’effectuation des valeurs morales. La contemplation métaphysique est réservée aux vieillards. Il ne faut pas que les jeunes gens jouent aux vieillards...

 

Q : Dans quelle mesure enfreint-on la règle du jeu en consultant les Mekoubalim. Fréquent actuellement d’entendre des histoires de ces rencontres avec des Mekoubalim qui divulguent les Guilgoulim antérieurs ?

R : La règle c’est de consulter les Mekoubalim pour une prière. La ’Hokhmat Hakabalah c’est la ’Hokhmat haTéfilah. Un enseignement du Zohar : le temps de la Guéoula viendrait par le mérite de l’étude du Zohar. Nous y sommes : Guéoula et Kaballah ensemble !

C’est le temps de l’éclatement en tout cas comme phénomène de bibliothèque de librairie, parce que c’est le temps de la Guéoula. Dans ma jeunesse, l’étude de ces sujets se faisait dans des manuscrits introuvables qu’on se transmettait de père en fils. Aujourd’hui les authentiques livres de kabalistes sont accessibles à tous, bien que toujours aussi hermétiques.     

…/…

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Published by Rav Yéhouda Léon Askénazi (Manitou). - dans KABALAH
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