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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 08:14

 

Séminaire sur la création (1979) - Cours 4b

 

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/cabale/seminaire_sur_la_creation/cours_4

Face B

 

…/…

Ratson = Shmo = 346

Son Nom - shin-mem-vav = 346

Dans l’idée de Ratson, il y a l’idée de Shmo - Son nom à Lui.

Il y a cette équivalence : Hou ouShmi – Lui et Son nom.

Qu’est-ce que Son Nom ? C’est l’expression de Sa volonté.

 

Vous connaissez cette tension dans l’affirmation de l’unité de Dieu.

Hayah Hou ouShmo E’had

Avant la création Il est Lui et Son nom Un. Après la création, Son nom est distingué de Lui. Qu’est-ce que Son nom ? C’est Sa volonté pour notre monde.

 

Nous ne voyons en français qu’à travers les équivalences verbales, mais essayons de comprendre en hébreu ce que signifie que la volonté est le nom de quelqu’un ?

 

"Se faire connaitre par son nom "

"Connaître quelqu’un par son nom" :

 

J’aborde l’illustration de l’exemple d’une expression hébraïque très importante qui est :

Se faire connaître par son nom : od akhtikha béShem

Lorsque je connais le nom de quelqu’un que sais-je de lui ? Je peux connaître quelqu’un par son apparence, mais que signifie connaître quelqu’un en connaissant son nom ? 

Par exemple, dans une conversation je parle de quelqu’un en citant son nom et celui à qui je le cite comprends de qui je parle : à quoi renvoie ce nom, à l’apparence de ce quelqu’un ?

 

L’objectif est de connaître le nom de Dieu. Dieu on ne peut pas le connaître. Son Nom signifie le devoilement de Sa volonté pour notre monde. Le dévoilement de Sa volonté pour moi.

 

Selon la tradition, la Torah est toute entière le nom de Dieu : ce par quoi se dévoile à moi Son Ratson, Son nom. Qui est-Il pour moi ? Je le sais dans ce discours qui m’explique Sa volonté pour moi.

 

Dire que je connais quelqu’un par son nom ? Qu’est-ce que son nom enferme comme connaissance, que connote-t-il ?

 

Vous allez voir à quel point nous sommes dans l’univers de la philosophie classique en dehors de toutes ces évidences de la Kaballah qui était le langage humain fondamental. Parce que finalement aujourd’hui, indépendament des versets que nous ne savons plus traduire, que signifie quand Dieu dit à Moïse : « Je me ferais connaître de toi par Mon nom ? »

C’est en tout cas important nous avons une adresse, nous savons qui il est, il y a Son nom, Son adresse. Alors que dans toute autre religion on ne sait pas qui Il est lorsqu’on parle de Dieu. Et à la limite le monothéisme le plus proche du monothéisme hébreu est le monothéisme sémite en général, tel qu’il est devenu religion dans l’islam. On y parle de Dieu mais on ne sait pas qui Il est. Et pour le désigner on dit Dieu Allah qui est hébreu le mot Elohah (Alef-Lamed-Hé), C’est le même mot. Mais qui est–Il ?

 

Voilà que le récit de la Bible nous dit que seul à Israël Dieu a dévoilé Son Nom.

Donc, le connaître, ce qui est impossible fut-ce t’il pour quelques hommes croyants, à moins qu’ils prennent une connaissance gnostique pour la révélation, il n’y a qu’en Israel qu’on a connaissance de Qui est ce Dieu dont on dit qu’Il est Dieu. Qui est-il ? Son nom ! Parce qu’Il a dévoilé Sa  Volonté.

 

Qu’entend-on par « Sa volonté » ? Il faudra comprendre ici l’équivalence Ratson = Shmo.

Nous récupérerons ici une évidence qui s’est vidée du langage : Quand je connais quelqu’un par son nom, je connais sa manière de vouloir quand il veut ce qu’il veut. Et c’est le diagnostic d’identité le plus fondamental. Connaître quelqu’un par son nom c’est le connaître dans sa manière de vouloir.

Quand il décide de vouloir quelque chose c’est ainsi qu’il préfère vouloir. Et cette connaissance seule permet la relation d’amour avec autrui. Si je connais quelqu’un dans sa manière de vouloir je sais comment il veut et je sais comment lui faire honneur : c’est-à-dire préférer sa volonté à la mienne. Comme finalement on veut le même objectif avec une différence dans le moyen d’y arriver, les rapports à autrui sont garantis par l’amour d’autrui parce qu’il y a connaissance d’autrui.

Mais qu’est-ce que je connais d’essentiel chez l’autre ? Sa manière de vouloir ! Quelque chose de beaucoup plus profond que son caractère, sa personnalité, ce qu’il est... Ce qu’il est s’exprime dans la relation morale. C’est dans sa manière de vouloir. Le commencement de l’amitié c’est adapter les manières de vouloir.  Et si je n’ai pas cette connaissance d’autrui je ne sais pas me conduire avec lui. A chaque comportement je risque de violer son honneur sa dignité, son Kavod.

(Avot 2 :10) : Yehi Kavod ‘Haverkha

« Que le kavod de ton compagnon  tue sois aussi préciseux que ton propre Kavod ».

« Tiens compte de sa manière de vouloir comme tu tiens compte de ta manière de vouloir »

Faire la volonté de quelqu’un d’autre pour que la relation morale soit garantie, n’est pas supporter tolérer sa manière de vouloir, mais vouloir moi comme lui veut.  Asseh retsonkha kirtsono

Hors de quoi la relation morale ne peut pas être basée. Tant qu’on ne connait pas  autrui, on ne sait pas comment se comporter avec lui pour garantir sa dignité, garantir sa manière de vouloir.

Aimer quelqu’un c’est préférer la manière de vouloir de l’autre à la mienne. Mais il ne s’agit pas de faire des « concessions mutuelles » comme disent les psychologues. Cela détruit plutôt la relation d’amour. Pas la tolérance, mais il faut que je veuille moi sa manière de vouloir à lui.

 

 C’est pourquoi il faut réciprocité. Mais cela commence ainsi : il y a d’abord une première vertu qui garantit l’autre. Et ensuite, il faut qu’intervienne une deuxième vertu qui me garantisse moi. Donc il faut qu’il y ait réciprocité. Tout contrat social exige cette réciprocité.  C’est ce que dit la Bible dans toutes les lois qu’elle exprime au niveau du contrat social. On a le droit de n’avoir de relations de contrat social qu’avec celui qui accepte la même règle de réciprocité. S’il ne l’accepte pas c’est du suicide.

 

La relation morale à autrui ne peut être garantie que s’il y a deux valeurs complémentaires : celle qui garantit l’autre et celle qui me garantit moi. S’il y a l’une des deux alors qu’il y a la valeur à chaque fois on arrive à  l’échec du désordre moral.

 

La première valeur est installée par Abraham, la seconde par Its’haq. Ce n’est pas encore Israël. Il faut qu’arrive Jacob qui unifie les deux. Alors il y a Israël. Et à postériori de Jacob-Israël, Isaac et Abraham sont d’Israël. Mais Abraham tout seul n’est pas Israël. Cela peut être Ishmaël. Isaac tout seul n’est pas Israël, cela peut être Esaav. C’est Jacob qui est Israël. 

 

Exemples :

Baroukh Shem Kevod Malkhouto LeOlam Vaed

On voit tout de suite que cela va ensemble Shem => Kavod. 

Retsono shel Adam kvodo

Le vouloir de l’homme c’est son honneur.

 

Pour notre problème cela est très important : cela veut dire qu’apparaissent deux termes radicalement différents dès que le projet de l’existence d’un monde apparait. Lui me reste inconnaissable. Mais pas Son nom par lequel Il se dévoile à moi, dans un Tsinor qui est Son Ratson, c’est à dire Shmo.

 

La relation au nom de Dieu est la relation à Lui, sont deux realités spirituelles différentes. L’objectif est d’unifier Lui et Son nom. Hou ouShmo (yihyé adonay eh'ad oushmo éh'ad)

 

Hou ouShmo

Hou OuShmo E’had dont les Rashei Tévot donnent Hou He-Vav-Alef

Lorsque Lui et Son nom sont Un, alors c’est Lui vraiment.

 

Q : Unifier Son Nom tout seul

R : Oui  c’est une 1ère étape vous avez raison : Yi’houd Hashem.

Il faut d’abord unifier Son nom. Nous allons voir Son nom se développer en différentes modalités d’être. En différentes vertus. Le premier effort est d’unifier toutes ces vertus. Nous le verrons lorsque nous aborderons la troisième notion du Tikoun.

 

C’est l’apparition du Tsinor. Et dans les parois du Tsinor si j’ose dire cette force de Gvourah va continuer à jouer. Tout se passe comme si il y a un diaphragme entre l’être absolu et ma place d’être pour que moi je puisse être dans cet être du monde, qui protège l’être du monde. Et à chaque apparition de lumière dans cet être du monde pour nous faire être, il faut que cette force de Gvourah, cette force de El Shadaï préserve la différence entre Dieu et moi.

 

On voit à quel point cette sensibilité religieuse est radicalement différente de toutes ces autres religions. Toutes les autres cherchent l’illusoire d’une communion. Cette communion annule l’être. Ces religions feignent de croire que c’est là le bien et l’objectif de la spiritualité : défaire la création. Mais c’est un blasphème.

 

La sensibilité religieuse de la Torah c’est se connaître différent du Créateur. C’est ce qu’il a voulu puisqu’Il m’a créé. Vouloir retourner au sein de sa mère c’est le blasphème total qui refuse la création. Il n’y a pas de langage commun entre ce qu’on appelerait une « mystique juive » et les autres mystiques. Car toutes les  autres mystiques ont cela pour objectif : la position de l’embryon.

Il s’agit d’une toute autre perspective spirituelle dans des conduites qui cherchent l’annulation de soi dans le refus de l’être que Dieu donne parce qu’il est difficile à vivre, à mériter. Ce refus-là produit une inversion des perspectives et on croit trouver-là l’objectif de la vie spirituelle.

 

Q : La forme du Tsinor rectangle ou carrée... a t’elle une importance ?

R : bien sûr, cela renvoit à cette idée de la substance simple, il n’y a pas de différenciation. Il n’y a pas d’arrête. C’est la perfection circulaire. Nous retrouverons plus tard qu’une des réalités les plus fondamentale de la sagesse traditionnelle c’est précisément ce chiffre qui exprime le rapport entre la droite et le cercle. C’est-à-dire entre le rayon et la circonférence : le nombre Pi qui a comme valeur numérique approchée 3,14 et vous verrez que c’est exactement la Guématriah de Shadaï 314.

Vous voyez le mystère de cette langue hébraïque...

C’est un mystère, cette réalité existe mais elle est inchiffrable. Elle existe puisque tout dans le monde est une relation entre la droite et le cercle.

 

Nous verrons qu’à la limite il y a deux types de perfection :

ð   la perfection circulaire qui est la perfection impersonnelle.

ð   la perfection de la droite qui dans sa rencontre avec le cercle donnera la forme de la personne humaine, c’est-à dire la perfection qui donnera l’être de la personne.

 

Il y a donc deux registres de vocabulaire de la Kaballah simultanément par rapport à toute valeur, à toute présence, à tout être :

ð   les Sefirot circulaires.

ð   les Sefirot droites.

 

Les Sefirot du Kav Ha yosher et les Sefirot des Hagoulim.

Parce qu’il y a une vision de l’être du monde comme maison pour l’homme : son statut de perfection est le cercle. Et il y a une vision de l’être pour lequel un monde a été créé et c’est-à-dire l’homme, et son statut de perfection est la droite reliée au cercle.  D’où le mystère de ce nombre Pi qui désigne la marque de la matière vivante. Il y a là une garantie.

 

Je vais vous le décrire par un verset de la Bible et vous verrez comment les choses s’articulent et comment il faut des années d’études de choses compliquées avant d’arriver aux choses simples.

C’est le chiffre symbolique de 40 ans : cela veut dire 40 ans d’âge mental.    

 

Lorsque l’homme a été expulsé du Paradis : le paradis est gardé par des anges qui ont une épée étincellante tournoyante : לַהַט הַחֶרֶב הַמִּתְהַפֶּכֶת   lahat ha’herev hamithapekhet

C’est la rotation du rayon autour d’un point fixe qui fait apparaître le cercle.

C’est-à-dire le nombre Pi.

Nous n’avons pas d’autres notions pour dire la loi du cercle.

Cela veut dire qu’il y a ici un obstacle qui nous cache l’être qui est derrière le Tsinor.

Je parle par approximation pour ne pas trop vous affoler.

 

Tant que c’est dangeureux pour nous, il ne faut pas que cette porte s’ouvre. Et c’est cette porte qui scelle l’absolu par rapport à nous : la porte de l’absolu c’est le nombre Pi. 

 

Les grands mathématiciens ont rencontré cela, exactement ce que vous avez dit tout à l’heure: c’est un nombre qui est un nombre de notre réalité et qui est inchiffrable : 3,14... Sans fin.

 

Il se montre-là une réalité qui n’a pas de nom. On l’appelle du nombre Pi en grec. En hébreu Shadaï. Ce qui indique la limite entre l’absolu et le relatif. Et cette limite empêche l’absolu d’annuler le relatif.

 

***

 

Q : Retour au ‘Halal vous aviez dit en venir sur l’importance des lettres ‘Het Lamed Lamed ?

R : On a vu que c’est la racine ‘Hol.

Q : La forme des lettres a une importance aussi ?

R : Oui mais c’est un autre type d’étude.

Le ‘Halal c’est le résultat de la disparition de ce qui était l’être. On appelle ‘Halal là où il y avait de l’être et là où l’être a disparu.  

 

Q : Il y a un autre nombre le nombre d’or Phi 1,618

R : le rapport 7/19 la proportion de la règle de l’esthétique. C’est aussi un de ces nombres inchiffrables et qui désignent la réalité essentielle des formes de notre monde...

 

***

 

Cours de demain :

 

Lorsque le Tsinor va revenir dans le ‘Halal, il rencontre des niveaux de vide qui sont des niveaux de proximité ou d’éloignement entre le centre et la périphérie du ‘Halal.

 

Deux positions données au sein du ‘Halal donnent une situation différente par rapport au centre ou à la périphérie. Or ces niveaux de vides sont une infinité. On va les réacapituler par le nombre 10 qui signifie l’infini. Il y a une infinité de niveau de vide entre le centre et la périphérie. Lorsque la lumière s’était retirée par le Tsimtsoum, elle aussi avait traversé en se retirant ces niveaux de vide... Plus encore, elle les avait fait appraître. Et que sont ces niveaux de vide en tant que niveaux ? Une proportion différente de l’éloignement ou de la proximité.

Lorsque la lumière rentre, elle va rencontrer ces niveaux de vide. Et ce Tsinor va s’irradier en sphéres intérieures, au fur et à mesure, jusqu’à ce que la pointe du Kav arrive au centre et là et de façon infinie, de nouveau le Tsimtsoum se produit, de nouveau de ce centre apparait un ‘Halal d’être atténué. Atténué à l’infini jusqu’à ce que cela arrive à notre monde à nous...

Mais je vais vous prendre un plan schématique récapitulatif de tous les mondes. Au niveau de ces 10 Sefirot fondamentales. Mais sachez que ces 10 Sfirot fondamentales se déboitent en une infinité de niveaux et de mondes à l’infini. Jusqu’à ce qu’on arrive à notre monde à nous et c’est celui dont il s’agit lorsque la Torah dit : Bereshit Bara Elohim et hashamayim – au commencement Dieu avait créé les cieux - c’est l’infinité des mondes - et la terre – c’est nous.

 

On arrive à la 2ème notion : il y a là 10 Sfirot sphériques qu’on appelle Sefirot. (Mais je crois que c’est une coïncidence du vocabulaire qui fait que sphérique et Séfirot se ressemblent).

Nous verons que les 7 Sefirot inférieures se détruisent immédiatement. Nous avons donc à peu près  le schéma suivant : 3 Sefirot supérieures qui ne sont jamais détruites, et 7 Sefirot inférieures, la 7ème étant au centre des 10, qui sont détruites. C’est ce qu’on apelle Shevirat Hakelim : la brisure des Kelim des 7 Sefirot inférieures.

 

Tant que l’être du monde reste au niveau sphérique, et c’est ce que nous verrons plus en détail demain, les 7 Sefirot inférieures sont détruites, leur débris tombent au centre qui est la terre. C’est pourquoi le verset dit : et la terre était chaos... Quel est ce chaos. C’est les débris des cieux. On ne parle plus du ciel après cet événement. Ce ciel a disparu. Sa disparition est le résultat de la destruction des 7 Sefirot inférieures. Leur Kelim est détruit. La lumière n’ayant pas de Kéli remonte, et les débris des Kélim tombent sur la terre et c’est l’état de chaos primordial. Ce chaos est un résultat de la création et n’est pas antérieur à la création.

Q : C’est la raison pour laquelle le verbe Hayah au futur Yiyeh ?

R : Très bien, nous verrons plus tard. Pour le moment nous avons Youd Hé Vav Hé avec un vav à la place du 2ème youd, mais au futur il y aura un 2ème Youd. Nous verrons cela après.

 

Nous allons aborder la 2ème notion : quel est cet état de chaos de Shevirat Hakélim qui rend le monde insatisfaisant (cf. la 1ère analyse sur la différence entre Abraham et Nimrod qui ont pris conscience l’un l’autre de l’état de Shevirat Hakélim du monde – Abraham se met au service du Tiqoun alors que Nimrod se met au service  d’une jouissance de l’état de Shevirat Hakélim).

 

Nous aborderons alors la 3ème notion qui sera celle du Tiqoun : restaurer ces Kélim détruit. Et cette restauration de Kelim détruits se fera dans la perspective de la perfection par la droite qui fait appraître dans sa relation au cercle la forme humaine. Alors que tant que les Sefirot sont de forme sphérique, la nature, elles se detruisent. Nous verrons en détail pourquoi. Le Tiqoun, la restauration se fait au niveau du sujet humain. Apparaîtront les 10 Sefirot du Kav ha Yosher.

 

Q : Comment se fait-il qu’il y ait des niveaux, de quoi sont ils composés ?

R : Parce que ces niveaux sont la situation d’éloignement ou de proximité de la lumière du Eïn-Sof qui est à l’extérieur. Je suis à un niveau X plus ou moins proche  ou lointain de la source de lumière. C’est pourquoi il y a inégalité des être qui sont chacun à un moment précis de cet infinité de niveaux. La Shevirah Hakélim c’est le résultat de l’aller de l’être de la périphérie vers l’intérieur. Le Tiqoun c’est la restauration de l’être, de l’intérieur vers la périphérie.

 

Q : Les trois qui restent est-ce pour que subsiste le monde ? 

R : On peut dire cela aussi, le résultat en est que... mais nous étudierons demain pourquoi elles ne sont pas suceptibles de la Shevirat Hakélim.

 

Q : Ddans la notion de ‘Halal il n’y a pas la notion de rotation ? Dans le calendrier l’expression ‘halilah ?

R : Il y a l’expression ‘Hozer ‘Halilah en hébreu : cela revient de la même manière et c’est un malheur ? Cela renvoit à l’idée de ronde. ‘Halilah : cela revient comme une ronde....

Il n’y a rien qui revient de la même manière dans le temps juif. C’est la notion du ‘Hidoush du calendrier. La tradition juive a refusé l’idée du temps cyclique qui revient exactement de la même manière. C’est le temps des Goyim sous le cycle solaire...

 

Q : Y-a-t’il une relation entre le Kav, le Tsinor et la Guematria ?

R : Le Kav et le Tsinor oui c’est évident.

Q : Sont-ils dans le même sens ?

R : Nous étudierons cela.

La Guematria est l’expression d’un langage d’unité absolue de la pensée, en ce sens qu’elle nous fait lire l’hébreu au niveau d’une unité entre le vocabulaire de la qualité et le vocabulaire de la quantité. C’est une des points les plus difficile à expliquer dans la culture occidentale, de l’intention du monothéisme hébreu. Le logos de la quantité et le logos de la quantité ont la même structure, la même vérité. Or s’il y a bien un dualisme qui est irrémediable en culture occidentale, quelque soit les hypothèses spirituelles de tel ou tel individu, qui est le reste de ce que cette culture était lorsqu’elle était traditionnelle, et malheureusement elle est à la recheche d’une tradition perdue que probablement elle ne retourvera jamais et qui s’est arrêtée  avec les templiers : lorsque les Jésuites ont réussi à détruire les Templiers la tradition occidentale s’est arrêtée. Dans le monde contemporain énormément d’individus l’ont recherché et puis l’histoire, l’expérience montre qu’ils finissent par abandonner leur questions posées en problématique chrétienne pour rejoindre l’islam avec chaque fois un tabou sur le judaïsme.

Il y a une familiarité pour l’esprit hébreu de ce monothéisme total qui va jusque-là : le langage de la qualité et le langage de la quantité sont unifiés dans une certaine lecture du Lashon Haqodesh.

Cela répond peut-être à votre question. En ce sens que nous verrons que tant le Kav que le Tsinor – et c’est le problème du Kéli – posent le problème de la relation entre le Kéli qui est de l’ordre de la quantité (puisqu’en fin de compte il se manifeste au niveau de la matière) et le Or qui est de l’ordre de la qualité (puisqu’en fin de compte il se manifeste au niveau de l’esprit. La dualité Kéli-Or, est à expliquer dans la compréhension de la structure du Tsinor ou du Kav, ou de la Sefirah comme telle comme nous le verrons en détail. C’est un problème posé à l’intérieur de l’intuition monothéiste hébraïque et donc, dit de façon provisoire, dès qu’apparait le Tsinor, dès qu’apparait le Kav apparait le problème de la Guematria.

 

Q : L’amitié ou l’amour exigent la connaissance de la volonté de l’autre et la réciprocité : donc la phrase : « Que ta volonté soit faite avant la mienne n’est pas une phrase juive » ?

R : Au contraire. Faire honneur à quelqu’un d’autre avec la notion de Kavod reconnu à autrui c’est faire honneur à sa manière de vouloir. Il y a la dignité de l’autre qui s’appelle Kavod.

Notion de Kavod : Faire honneur a autrui signifie acquiescer à son Ratson : acquiescer à sa manière de préférer ce qu’il veut quant il le veut... C’est ce qui fait le génie de chacun : sa manière de vouloir. D’où l’équivalence entre Ratson et Shmo. Connaître quelqu’un par son nom c’est connaître sa manière de vouloir. Alors le problème de l’amour ou de l’amitié peut être posé. Parce que cela signifie que je veux comme il veut. Dans le couple, il ne s’agit pas de faire ces concessions mutuelles. Aimer quelqu’un signifie décider de vouloir moi comme il veut. Et quand c’est réciproque l’amour est parfait.

 

Alors la formule fondamentale de la prière c’est : 

« Yehi Ratson milefanekha Que ce dont j’ai besoin soit une volonté devant Toi ».

A lire dans son sens Pshat

Et la formule citée des Pirkei Avot dit :

« Asseh retsonkha kirtsono - fait ta volonté comme sa volonté ».

 

Cela ne signifie pas une relation d’obéissance ou de supportement de tolérance cela veut dire que je prends le parti de vouloir moi ce que lui veut. Et non pas d’accepter d’obéir qu’il y a ce comportement. Je crois que c’est le commencement de l’expérience d’amour. Considérer que la Halakhah est comme le souhaite autrui. Nous avons la même Mitsvah (le but à atteindre) mais la Halakhah (les moyens pour atteindre le but) est comme toi...  Lui, autrui, préfère cette manière-là. Faire honneur au commencement de la relation de dialogue et de la réciprocité d’amour -  c’est prendre parti de vouloir, moi, de décider comme lui. Et quand c’est réciproque, alors c’est l’unité d’amour ou d’amitié...

 

***

 

Kéli

Nous allons réfléchir sur la notion de Kéli – c’est-à-dire le côté de l’être qui représente l’être de créature à chaque niveau d’être dans le monde. C.à.d. que nous avons vu dès le début qu’il y a une différence de définition radicale entre l’être donnant l’être qui est l’être du Créateur, et l’être recevant l’être qui est l’être de créature. Si nous sommes bien habitué à cette notion de départ, alors il est bien clair que nous devons évacuer à priori toute notion de confusion de substance entre le Créateur et la créature. Et cependant, l’être c’est l’être.

Il nous faut suivre cette dialectique du processus du créé, qui va transformer l’être donnant l’être sur un point de lui-même à de l’être rcevant l’être. C’est toute cette dialectique qui nous fait passer de Briah Yesh meAyin, à travers Briah Ayin méYesh, pour arriver à Briah Yesh beAyin.

Ce Yesh dont nous parlons à chaque fois se transforme et nous verrons qu’il y a une dialectique de 4 niveaux pour arriver à l’être de créature. Cet être de créature en tant que tel, il est le contraire de l’être. C’est ce qu’indique le 2ème verset : il serait néant s’il n’y avait cette volonté du Créateur de le faire être quand même.

C’est ce que dit le verset Vehaarets vayitah tohou vavohou ve’hoshekh al penei tehom... Il n’y a pas plus négativité de définition de l’être. Et la terre était tohou bohou, chaos et obscurité à la surface de l’abîme (le vide absolu). Chaos et obscurité, c’est le Kéli comme tel.

 

C’est-à-dire, le côté de l’être dans le monde qui est du côté de la créature, en tant que créature, s’appellera Kéli. Dans le dictionnaire Kéli = instrument, outil, vase, véhicule... etc.

 

L’image simple dont je me servirais si l’on prend l’être d’un homme : il y a un Kéli et un Or. Le Kéli est son corps à tous les niveaux possibles, support d’être, et le Or est ce quelqu’un dedans. Quantité et qualité ensemble.

 

1ère question :

Comment apparait le Kéli ? Comment se constitue le Kéli ?

Ensuite nous arriverons à la notion de Chaos.

Qu’est-il arrivé dans la notion de Shevirat Hakélim - la brisure des vases ?

…/…

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Published by Rav Yéhouda Léon Askénazi (Manitou). - dans KABALAH
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