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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 11:08

Séminaire sur la création (1979)- Cours 2c

 

Séminaire sur la création (1979)- Cours 2c

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/cabale/seminaire_sur_la_creation/cours_2

Face C

 

…/…

Thème de la création dans la perspective de la tradition juive c’est-à-dire la Kaballah.

Quelques remarques d’introductions générales sur ce que représente la Kaballah.

Analyse des termes de base qui nous permettront de prendre connaissance de l’enseignement, en particulier de l’école du Ari, sur la notion de création.

 

Je me propose d’étudier à travers ce séminaire, trois notions de base :

Briah- Shévirat Hakelim-Tikoun.

 

ð   Briah => la notion de création elle-même, la Briah et de situer ce terme de Briah de la racine Baro = créer, dans le vocabulaire. Le terme Briah ne recouvre pas exactement les connotation de ce terme de « création » en français, et en particulier dans la langue philosophique elle-même.

ð   Shévirat Hakélim = la brisure des vases ou l’éclatement des vases -  c’est une notion très importante de la tradition du Ari – notion de l’état de la création dans ce monde-ci. Lorsque j’emploie l’expression « ce monde-ci » cela a le sens cosmologique du monde dans lequel nous vivons et cela a le sens hébreu à travers le temps, dans l’état présent du monde : Olam Hazeh – c’est-à-dire l’état actuel de la création. Nous apprenons que notre monde est créé à l’origine, et puis il se trouve dans un certain état qui est un certain état de chaos, et qui est en particulier éclairé par cette expression de Shevirat Hakelim la brisure des vases.

ð   Tiqoun restauration, remise au point de ces traces de chaos, la restauration du monde.

 

Qabalah ?

De la racine Qouf-Bet-Lamed : Leqabel

Leqabel a deux sens fondamentaux : le 1er est recevoir.

Par conséquent, si nous définissons la tradition par le fait de recevoir, cela signifie une tradition en tant qu’elle a été reçue : Kabalah. La tradition que j’ai reçu s’appellera Kabalah.

Alors que nous avons un 2ème terme qui signifie aussi la tradition, mais la tradition en tant qu’elle est transmise, c’est un tout autre terme qui est : Massorah. De la racine Moussor (Mem-Samekh-Resh). Massor c’est transmettre, alors que Leqaber c’est recevoir.

 

Une tradition implique du point de vue de son authentiticté le fait de se transmettre. Il y a deux gestes dans la transmission :

ð   la transmission à proprement parler et puis la réception.

ð   La réception

 

 C’est le problème le plus important qui est étudié en général dans l’enseignement du Maharal sur la 1ère Mishnah des Pirqey Avot :

 

Pirqey Avot (1.1):

משה קיבל תורה מסיניי, ומסרה ליהושוע

Mosheh qibel Torah miSinai ou-Messarah li-Yehoshoua

Moïse a reçu la Torah á partir du Sinaï et l’a transmise à Josué.

 

La 1ère question qui se pose dans cette dialectique de ces deux termes Kabalah–Massorah – c’est d’être sûr que que tout ce qui a été transmis a été reçu. S’assurer que celui qui reçoit, reçoit tout ce qui a été transmis. Cette question nous permet et nous oblige de passer à un 2ème niveau de sens. Ce terme de Kabalah au sens de tradition est le plus courant. Il n’est pas faux mais il s’avère vite insuffisant. Surtout qu’il désigne bien dans son usage l’aspect ésotérique de la tradition juive. Ce qui est transmis est reçu par des initiés. D’où cela vient-il ?

 

Je vais éclairer cette 1ère remarque par une expression hébraïque habituelle qui désigne ce geste de la transmission traditionnelle. En français on emploie l’expression de bouche à oreille, Mipeh laOzen – la bouche transmet et l’oreille reçoit - alors qu’en hébreu on dit de « bouche à bouche ».

 

C’est là que se pose notre question : est-ce que l’oreille a vraiment reçu ce que la bouche a transmis ? De telle sorte que par la suite cette bouche de cette oreille transmette ce qu’elle avait reçu de cette autre bouche...

 

Alors qu’en hébreu MiPeh el Peh - de bouche à bouche. La différence est très importante. Il faut pour que la Kabalah - au sens de tradition reçue - soit assurée d’être reçue.

A la réception de ce qui a été transmis il faut qu’il y ait répétition scrupuleuse de ce qui a été dit, c’est-à-dire que la bouche doit répéter ce que la bouche avait dit et non pas ce que l’oreille avait entendu. La précision du vocabulaire montre qu’il y a dans la tradition hébraïque à proprement parler un scrupule important. Pourquoi ? Et en particulier en ce qui concerne cette ligne ésotérique de la transmission traditionnelle ?

Et c’est parce qu’il y a du point de vue de la transmission humaine deux possibilités :

=> celui qui reçoit comprend ce qui a été dit, et alors à travers cette expérience de compréhension on peut être assuré que l’oreille a bien entendu ce que la bouche avait dit.  Parce que l’oreille ne se borne pas à être un relai formel de reconduction de la parole mais un relai vivant de compréhension. La bouche d’une oreille qui a compris peut transmettre avec beaucoup plus de sûreté ce que la bouche avait premièrement dit.

 

C’est les deux sens du mot Shamoa en hébreu. Shéma qui signifie simultanément écouter, entendre et comprendre. Si nous sommes assurés que l’oreille qui a entendu comprend ce que la bouche lui a dit, alors la transmission est assurée à travers la sûreté de la compréhension.

 

Mais qui comprend lorsque je dis l’oreille entend et comprend ?    

L’erreur à ne pas faire c’est de croire qu’il s’agit d’une compréhension intellectuelle, à travers ce que nous appelerons provisoirement, la raison, l’intelligence. Nous verrons qu’il s’agit de tout à fait autre chose. Ce n’est pas l’intelligence qui comprend, c’est l’âme qui comprend. La Neshamah.

Et par conséquent le critère de sélection, le critère d’élection de la lignée des initiés à une telle tradition, ne passe pas par la capacité de l’intelligence mais par la qualité de l’être.

 

Dans ce jeu de la transmission de bouche à bouche à travers une oreille, si l’oreille comprend, alors on a l’assurance de cette transmission. Mais en l’abscence de compréhension cette transmission peut se faire quand même mais en traversant les âges, en traversant les générations par répétition scrupuleuse de ce que la bouche a dit. Jusqu’à ce que cela soit entendu par l’oreille d’une âme qui comprend.

 

***

C’est une transmission de mémoire beaucoup plus qu’une transmission d’érudition.

Ce n’est pas n’importe quoi qui est transmis mais nous sommes assurés qu’il y a vraiment Kabalah - que nous avons reçu ce qui a été transmis - que dans la mesure où la compréhension passe.

 

Alors ce sont ces temps de patiences, de reconductions où la vertu est le caractère scrupuleux de la mémorisation de ce qui est transmis précisément parce qu’on ne le comprend pas.

 

Les historiens des traditions emploient le terme « acousmatique » pour dire d’une tradition exotérique qui transmet les formules de la connaissances à travers même ceux qui n’ont pas la capacité de compréhension de ces connaissances mais qui ont le scrupule de l’authenticité de la transmission. La tradition acousmatique : ce que l’oreille a entendu. A propos de la tradition pythagoricienne c’est le vocabulaire que les historiens emploient : la tradition mathématique dans le sens grec du terme qui signifie la compréhension de ce qui est transmis. Sinon il n’y a plus qu’une orthologie c’est-à-dire une orthodoxie du langage.

Ceux qui sont initiés aux textes savent à quel point le scrupule de la minutie de la forme pour garantir l’authenticité est importante.

 

Cf. le flou approximatif dans le vocabulaire entourant la diffusion de la kaballah qui est une tradition qui ne peut se transmettre que dans sa langue d’origine. 

 

La deuxième règle importante après celle du scrupule de ce que l’oreille entend de la bouche c’est de savoir qui a dit quoi. C’est la règle de la tradition talmudique elle-même. La même formule dite par quelqu’un de différent peut avoir une connotation de sens radicalement différente. Cf. la tradition chrétienne citant des versets de la Bible. Au niveau du verset c’est la même chose, au niveau du langage dans l’orthologie, l’orthodoxie du langage mais l’âme qui parle veut dire un chose radicalement différente...

 

Retenir les 2 règles :

ð   ce qui a été dit par la bouche qui transmet à l’oreille mais qui s’adresse finalement à la bouche qui transmettra à son tour et non pas seulement à l’oreille qui risque de faire obstacle.

ð   qui a dit quoi.

 

Récapitulation de l’analyse :

 

ð   1er terme de Qabalah : dans le 1er sens habituel de tradition en tant qu’elle est reçue. Question : comment être assuré de recevoir ce qui est transmis étant donné qu’il y a toujours plus dans ce qui est transmis que dans ce qui est reçu ?

 

ð   2ème sens : en réalité lorsqu’on s’interroge sur l’emploi de ce terme, au niveau des personnes qui transmettent ces traditions de la Kaballah, on les appellent les Mékoubalim. Or, cela ne peut pas se traduire par l'expression « ceux qui reçoivent » ie. « les initiés » dans le sens de ceux qui ont reçu cette tradition qui est transmise. Il faudrait alors dire en hébreu si c’était ce sens-là les « Mekabélim » et non pas les « Mekoubalim ». Il y a donc un mystère au niveau du langage. Que veut-ont dire en disant les Mekoubalim ? Ceux qui reçoivent cette tradition d’initiés parce qu’on transmet d’âme à âme et non pas de raison à raison. Il faudrait dire les Mekabélim. Mais c’est ce sont les Mekoubalim : ceux qui sont reçus et non pas ceux qui reçoivent « Mekoubal » = celui qui est reçu. Il faut dépasser la définition superficielle de l’initié comme étant reçu dans un cénacle d’initiés. Ce n’est pas ce sens-là. Cela signifie dans le langage de la tradition juive ceux dont la prière est acceptée, reçue. Les Mekoubalim. Ils sont reçus dans leur prière. D’une certaine manière la Kaballah est la science de la prière puisqu’on appelera Mekoubalim les membres dont la prière est reçue.

 

Cf. fin du 5ème chapitre du traité de Berakhot.

Brakhot 34b.

 

Celui qui prie et qui dans sa prière s’est trompé (il dit un mot à la place d’un autre) c’est un mauvais signe pour lui. Et si c’est un envoyé de la communauté « Shalia’h Tsibour » (celui à travers qui la prière de la collectivité est formulée, le délégué de l’assemblée) c’est un mauvais signe (pour ceux qui l’ont designé) car l’envoyé de quelqu’un est comme celui qui l’envoie. Or, on a raconté à propos de Rabbi ‘Haninah ben Dossa qu’il priait pour les malades. Il disait « celui-là mourra, celui-ci vivra ». On lui a demandé : d’où le sais-tu ? Il a répondu : si ma prière est aisée à ma bouche (si quelqu’un prie sérieusement, en ayant conscience de la situation dans laquelle il se trouve : il se tient devant Dieu et il bafouille, alors c’est le signe qu’il y a un certain désordre qui s’exprime à ce niveau de sérieux d’authenticité de la situation dans laquelle on se trouve. Nous apprenons par la réponse de Rabbi ‘Hanina Ben Dossa le signe qu’il utilise : si la demande est formulée aisément c’est qu’elle est acceptée. Si ma demande ne peut pas être formulée c’est le signe qu’elle n’est pas acceptée. A un certain niveau cela semble être une conduite magique avec l’efficacité des mots bien pronconcés ? Oui, si on comprend la situation dont on parle ici : quelqu’un qui a conscience dans la prière de se tenir devant Dieu demandant quelque chose. Et voilà que par acte manqué, lapsus, il dit autre chose : c’est le signe d’un désordre. C’est au-delà de la superstition et de la conduite magique.

« Si ma prière est aisée à formuler yodeah ani shelo mekoubal je sais qu’il est Mekoubal agréé. Sinon je sais qu’il est rejeté !»

 

C’est un exemple d’emploi dans le Talmud du mot de Mekoubal et qui ne signifie pas du tout ce qu’on pourrait croire. C’est celui dont la prière est acceptée.

Par conséquent, apparait une définition de la Kabalah en tant que telle : c’est la science de la prière.

En fin de compte le Mékoubal est autorisé à utiliser ses connaissances de la parole révélée, de la prophétie, pour pouvoir formuler la prière.

 

Tout ce qu’on appelle la Kabbalah Maassit – la kaballe pratique - est interdite depuis déjà un certain nombre de siècles parce que l’état de la relation de l’humanité à travers Israël avec le problème de la prophétie apparaissent. Un critère pour reconnaître un kabaliste authentique: qui se sert de ses connaissances de la tradition pour formuler la prière. Toute autre conduite, qui à certains siècles étaient autorisée, est interdite.

 

Ceux qui sont plus avancés pourront voir le commentaire de Rashi sur Brakhot 34b.

 

Mekoubal= celui dont la prière est accepté.

Une fois cela élucié alors on peut élargir la définition des termes : celui qui est accepté pour recevoir cette tradition qu’on va lui transmettre. Mais c’est un sens déjà dérivé.

 

ð   3ème sens : directement relié à notre sujet. Je reprends la définition de création.

 

Cette notion n’a pas de signification pour la pensée rationnelle. C’est une catégorie qui ne peut qu’être objet de foi. Elle est au-delà des prises de l’intelligence. Il y a à la fois un problème de contenu et de méthode qui se pose sur ce premier point. Dès que cette notion de création est acceptée, nous verrons quels sont les postulats qui nous mènent ou pas à l’accepter, et apparaissent deux définitions de l’être. Le résultat de l’acte créateur qui a pour objet l’existence du monde, c’est qu’avant il n’y avait pas de monde et qu’après il y a un monde. Donc, en réfléchissant sur l’expérience de la connaissance du résultat du créé, nous pouvons avoir l’idée de l’intention du Créateur. Il suffit de lire le résultat. Je ne comprends pas par la raison ce que signifie qu’un être apparaisse à partir du néant. Par définition, cette notion est au-delà des prises de la raison. Elle est objet de foi.  C’est une erreur de la familiarité de croire que l’évidence qu’une telle notion véhicule, parce que nous sommes familiers à la tradition de foi qui véhicule une telle notion, est de l’ordre rationnel. C’est une évidence mais qui n’est pas du tout de l’ordre rationnel.

 

Un homme d’intelligence normal trouvera cela incomphensible pour la raison. Si j’adopte par postulat une telle notion, alors elle véhicule cependant une connaissance qui m’est accessible : avant l’acte créateur il n’y a pas de monde, après il y a un monde. Par là, je peux d’une certaine manière comprendre l’intention du Créateur : qu’il y ait un monde.

Là apparait alors une catégorie importante. Lorsque j’emploie le terme de l’être, je suis renvoyé à deux categories d’être : l’être Créateur et l’être créature. Et je ne peux pas donner la même définition aux termes de « être » si je désigne le Créateur ou la créature. Il apparait-là deux manières d’être. Une manière d’être qui consiste à être en tant qu’elle donne l’être, c’est l’Être-Créateur. Et une manière d’être qui consiste à être en tant qu’elle reçoit l’être, c’est l’être-créature.

 

Faisons un petit effort d’analyse métaphysique : à partir de cela, il faut convenir que le terme « être » ne peut pas être employé dans le même sens si je fais allusion à l’être-Créateur ou à l’être-créature. Vous devinez le monde de fausses questions et de malentendus et de faux problèmes qui s’évanouissent dès qu’on a noté cela que la catégorie de la création va introduire une différence d’essence entre à l’Être-Créateur et l’être-créature.

 

L’Être donnant l’être et l’être recevant l’être sont deux manières d’être radicalement différente, nous avons l’un Créateur et l’autre créature.             

 

L’intérêt de la connaissance à propos de cette question s’est immédiatement déplacé. La question qui s’était posée à nous avait une signification métaphysique.

 

Que veut dire ex-nihilo ?

Que veut dire Briah ?

Yesh mi Ayin ?

Que siginife « créé à partir du néant » ?

 

C’est un mystère pour la raison. On ne comprend pas. Il y a même incapacité de poser le problème, même pour la raison.

 

Nous étions habitués, en sortant de la philosophie, à nous poser la question à un niveau d’interrogation métaphysique. Et nous sommes renvoyés à une mystère de l’irrationnel, et cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas un contenu d’évidence notionnelle, mais elle n’est pas d’ordre rationelle.

 

Et tout de suite on nous a déplacé l’analyse, et je me base sur un grand commentateur traditionnel contemporain de la tradition du Ari, qui est le Rav Ashlag, décédé il y a quelques années.

 

J’ai eu le privilège d’être l’un des élèves d’un de ses enfants pour la tradition kabaliste polonaise. Cela touche un peu au ‘Hassidisme mais il a été le principal commentateur contemporain de l’enseignement du Ari.

 

La notion est passée à un registre de signification morale. Le fait de donner l’être n’est pas pour la tradition juive qu’un acte compris métaphysiquement. C’est autre chose qu’un processus automatique, ce qui introduit une difficulté supplémentaire dans la difficulté que l’on voulait résoudre, d’émanation quasi-automatique et impersonnelle de l’être donnant l’être. Cette relation entre l’être donnant l’être et l’être recevant l’être est ainsi expliquée par une notion supplémentaire. Le caractère de nécessité automatique d’émanation d’être à partir d’une source d’être. Je vous renvoie là au non-platonicisme et au non-plotinisme de la tradition kabaliste.

Ce n’est que par ignorance que l’on peut renvoyer au catégorie platonicienne ou plotinienne.    

 

Donner l’être ce n’est pas le résultat d’un déboitement automatique, impersonnel et mécanique, mais c’est un acte d’ordre moral. L’acte moral par excellence c’est de donner l’être à autrui. Et ici nous l’avons  dans sa racine totale. Faire exister cet autrui qui recevra l’être qui est donné par l’être donnant l’être. (Vous voyez que nous sommes obligés d’employer des approximations verbales pour clarifier cette notion par des images plutôt que de risquer d’employer des notions philosophiques et des glissements de contexte.)

 

Retenez déjà que cette notion d’émanation d’être qui est un des gestes de la transmission de l’être au niveau de l’acte créateur, n’a rien à voir avec les catégories analogues qu’on pourrait trouver dans le vocabulaire platonicien, ou plotinien plus exactement.

C’est un acte de décision d’une volonté morale : faire exister autrui c’est l’acte moral par excellence.

 

Subrepticement, on nous a fait passer d’une donnée d’ordre métaphysique à une donnée d’ordre moral. Et la question métaphysique est renvoyée au philosophe.

 

Alors apparait-là une troisième définition de la notion de ‘Hokhmat haKabalah qui est la sagesse, la science de la réception de l’être : ‘Hokhmat HaQabalah. On entend le changement de registre. C’est dire qu’il y a un processus par lequel on reçoit l’être que l’on reçoit. ‘Hokhmat HaQabalah est la manière de recevoir l’être que donne le Créateur de telle sorte que le projet du Créateur soit accompli, soit réussi. J’ai défini la situation de créature comme l’être recevant l’être. Et il y a toute une ‘Hokhmah pour cela. Comment recevoir l’être que l’on reçoit pour que le projet de Celui qui le donne soit accompli ? 

 

C’est relié au 2ème sens de la prière. L’objectif de la prière, dans tous les cas, c’est de recevoir plus d’être. Deux notions qui sont liées : ‘Hokhmah HaQabalah la science de la réception de l’être et l’objectif du Mékoubal d’être accepté dans sa prière.

 

Le Kabaliste est ainsi celui qui connait la science de la prière et en cela participe à plus de réception d’être dans l’être qu’il reçoit de l’Être et donc d’accomplir de plus en plus le projet du Créateur.

 

Q : S’il s’agit de recevoir l’être pourquoi tout le monde n’est-il pas Mékoubal ?

R : Jeu de mot : Toute notre vie est une sorte d’examen de passage d’une licence de l’être.

 

Q : Professeur Augier : toute la métaphysique et la philosophie ne venait que d’une seule cause : la richesse de la langue grecque pour les désinences et les variations du verbe être.

Quesiton sur cette parole qui n’est que parole et donne naissance à la philosophie et de la Parole au sens de la tradition qui est créatrice ?

R : plusieurs problèmes posés à la fois, pour notre question je retiens que nous avons à découvrir ce que nous dit .../... 

.../...

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Published by Rav Yéhouda Léon Askénazi (Manitou). - dans KABALAH
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