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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 19:51

Pourim cours 10 (1979)

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/fetes_et_calendrier/pourim/cours_10

339 01

Durée : 41,6 minutes
Face A

 

…/…

 

Parmi les différentes mitzvot de Pourim (le jeûne, le mishtei) il y a deux mitzvot particulières qui sont importantes : la mitzvah de tsédaqah qui s’appelle matanah la-évionim : les cadeaux aux pauvres. Et la mitzvah de mishloa’h manot (l’envoi à au moins deux de ses amis une part - manah - de son repas de Pourim). Il faut au moins deux plats cuisinés et une bouteille de vin. On a pris l’habitude de s’envoyer des douceurs, c’est en plus. La mitzvah réelle et de partager son repas.

 

Ces deux mitzvot ensembles sont des mitzvot de constitution de la communauté. C’est relié au rite des shékalim. Vous apprendrez que le shabat qui précède le Rosh ‘Hodesh Adar, le shabat qui précède Pourim, le shabat qui précède rosh ‘Hodesh Nissan, le shabat qui précède Pessa’h sont des  shabatot spéciaux. Vous comprendrez ce qu’est Shabat Zakhor, Shabat Rosh ‘Hodesh, Shabat Hagadol et Shabat Shekalim.

 

On avait l’habitude de rassembler la participation de l’ensemble de la communauté au moment de Rosh ‘Hodesh Adar pour préparer la caisse nécessaire pour acheter les sacrifices pour le temple. La règle était que ce n’était pas un seul donateur qui donnait cet argent mais qu’il y ait une participation de tous. On rassemblait un demi-shékel par famille.

 

Chapitre 9 à partir du verset 20 de la Méguila:

20 Mardochée mit par écrit ces événements et expédia des lettres à tous les juifs, proches ou éloignés, dans toutes les provinces du roi Assuérus,

Pendant tout le temps de la Méguila on l’appelle Mordekhaï HaYéhoudi.

Du point de vue strictement historique, c’est déjà le temps où le mot de Yehoudi va prendre le sens qu’il aura par la suite lorsque nous traduisons en français par juifs et non par judéens.

Je vous rappelle de quoi il s’agit :

Après le temps du roi Salomon, survient le schisme : 9 tribus et demie ont formé le royaume du nord qui est appelé le royaume d’Israël 

Et qui avait pour capitale Shomrom Samarie et qui était dirigé par une dynastie de la tribu d’Ephraïm, donc des descendants de Joseph.

Ce royaume du nord a été détruit le premier par la civilisation babylonienne. Est resté le royaume du sud qui était le royaume de Juda et qui avait pour capitale Jérusalem, et qui comportait la tribu de Juda, la tribu de Benjamin et la moiitié de la tribu de Manassé et les Lévites étaient divisés dans les deux royaumes.  Très rapidement ce royaume s’est appelé royaume de Juda du nom de Juda mais finalement tous les membres du royaume de Juda (comme par exemple Mardochée descendant de la tribu de Benjamin – ish yemini) ont pris le nom de Yehoudayim, les Judéens. Yomdim dans le sens de Judéens.

C’est ce nom-là qui va devenir le nom des Juifs de diaspora. EL Yehoudim. C'est-à-dire que les Israélim se son perdus. Ce sont ceux qu’on appelle les dix tribus perdues. En réalité 9 et demi.

Les recherches actuelles tentent d’identifier les traces de ses tribus qui se sont fondues dans le paysage humain. Convertis à l’islam pour une grande partie. Probablement, la majorité des Afghans dans la résistance contre la Russie descendent de ses tribus. Ils sont des descendants de Joseph comme le confirme une de leurs traditions.   

Nous savons par ailleurs que ce sont les descendants de Joseph qui finalement assureront le retour messianique de la fin des temps. Et si un jour ils reviennent, ils seront plus nombreux que les Juifs eux-mêmes...

Sont restés les Judéens du royaume du sud qui ont été détruits 150 ans après le royaume du nord, et toute cette cimmunauté de Perse, était les descendants des Judéens du premier temple. Auxquels ce sont joints certains rescapés des familles du royaume d’Israël.

Ensuite, il y a eu le retour quelques années après ces événements qui a fondé le deuxième royaume de Juda. Ce retour n’a été que partiel, il y a eu cette diaspora des Judéens qui sont restés dans le royaume de Babel et qui sont les descendants de cette communauté où lesevénements se sont passés.

 

Le modèle de la diaspora a commencé par cette diaspora des Judéens du premier temple qui ne sont pas revenus au temps du deuxième temple.

 

L’origine du judaïsme yéménite et ashkénaze vient de cette diaspora du Bayit Rishone qui n’est pas revenue au temps du Bayit Shéni. Alors que l’origine du judaïsme séfarade c’est la diaspora du Bayit Shéni détruit 400 ans après.  

 

20 Mardochée a écrit ces événements et il envoya des livres à tous les Juifs, proches ou éloignés, dans toutes les provinces du roi Assuérus

 

C’est un empire qui fait beaucoup penser à l’empire soviétique, avec une constitution officiellement très libérale, avec l’autonomie de chaque république, avec le cas particulier des Juifs qui n’avaient pas de territoire et le parti des Amaléçites au pouvoir.

Nous avons les républiques soviétiques qui ont toutes officiellement une autonomie culturelle, linguisitique et nationale même. Comme nous le verrons dans les premiers versets de la Méguilat Ester, c’était comme la constitution de l’empire d’Assuérus, avec les deux identités inclassables : Les Juifs et les Amaléçites, en rapport schématiquement avec les Juifs et le parti communiste au pouvoir.

 

20 Mardochée a écrit ces événements et il envoya des livres à tous les Juifs, proches ou éloignés, dans toutes les provinces du roi Assuérus

 

On peut lire au sens propre der l’éloignement géographique ou au sens figuré de l’éloignement de l’identité juive. C'est-à-dire que cela concernait tous les Juifs.

 

כא לְקַיֵּם, עֲלֵיהֶם--לִהְיוֹת עֹשִׂים אֵת יוֹם אַרְבָּעָה עָשָׂר לְחֹדֶשׁ אֲדָר, וְאֵת יוֹם-חֲמִשָּׁה עָשָׂר בּוֹ: בְּכָל-שָׁנָה, וְשָׁנָה.

De prendre sur eux et de faire le 14ème jour du mois de Adar et le 15ème jour chaque année.

 

Dans toutes les villes c’est le 14 Adar qu’est Pourim, et dans les villes entourées de murailles au temps de Josué dit la guémara, c’est le 15 Adar. En particulier Jérusalem qui était une ville entourée de murailles en ce temps-là. Et toutes les villes du monde entier dont on sait qu’elles étaient entourées de murailles au temps de Josué lors de la conquête d’Israël, alors c’est Pourim le 15 adar.

Noramllement la guémara aurait du dire les villes entourées de murailles au temps d’Assuérus ! Pourquoi la mention du temps de Josué ? Réponse de la guémara : c’est à cause d’Eretz Israël.

Nous verrons de quoi il s’agit.

 

כב כַּיָּמִים, אֲשֶׁר-נָחוּ בָהֶם הַיְּהוּדִים מֵאֹיְבֵיהֶם, וְהַחֹדֶשׁ אֲשֶׁר נֶהְפַּךְ לָהֶם מִיָּגוֹן לְשִׂמְחָה, וּמֵאֵבֶל לְיוֹם טוֹב; לַעֲשׂוֹת אוֹתָם, יְמֵי מִשְׁתֶּה וְשִׂמְחָה, וּמִשְׁלֹחַ מָנוֹת אִישׁ לְרֵעֵהוּ, וּמַתָּנוֹת לָאֶבְיֹנִים.

 22 comme les jours où les Juifs étaient en repos de leurs ennemis, lorsque cela a basculé pour eux de l’angoisse en joie et du deuil en fête pour en faire des jours de festin mishtei et de réjouissances et (une occasion) d'envoyer des parts de repas l'un à l'autre et des cadeaux aux pauvres.

 

Retenez cette expression de Pourim par excellence : Nahafor : tout est à l’envers.

A relier au thème de ce que les goyim appellent le carnaval. Ce n’est pas par hasard que c’est à la même époque ! Le principe du carnaval c’est Nahafor, les lois s’inversent. Par exemple, dans les yeshivot le dernier de la classe prenait la place du rosh yéshivah et fait un shiour de Pourim…

C’est le thème par exemple du marquis de Carabas. (Une transformation de Barabas) c’est le jour où les fous sont des gens normaux et les gens normaux sont les fous…

Dans tous les pays, et surtout dans le Brésil, sorte d’anti-Israël au niveau de la qédoushah d’Israël.

La seule société où on ne peut pas être raciste. Toutes les races sont représentées, mélangées.

Les Juifs au Brésil ne s’y sentent pas bien, tout est à l’envers pour eux.  

Effectivement, chez les Goyim lors du carnaval la loi morale est inversée, alors qu’à Pourim pour les Juifs c’est l’épreuve morale la plus fine. Cf. le rite du vin et le problème du « Ad lo yada ».

 

כב כַּיָּמִים, אֲשֶׁר-נָחוּ בָהֶם הַיְּהוּדִים מֵאֹיְבֵיהֶם, וְהַחֹדֶשׁ אֲשֶׁר נֶהְפַּךְ לָהֶם מִיָּגוֹן לְשִׂמְחָה, וּמֵאֵבֶל לְיוֹם טוֹב; לַעֲשׂוֹת אוֹתָם, יְמֵי מִשְׁתֶּה וְשִׂמְחָה, וּמִשְׁלֹחַ מָנוֹת אִישׁ לְרֵעֵהוּ, וּמַתָּנוֹת לָאֶבְיֹנִים.

 22 comme les jours où les Juifs étaient en repos de leurs ennemis, lorsque cela a basculé pour eux de l’angoisse en joie et du deuil en fête pour en faire des jours de festin mishtei et de réjouissances et (une occasion) d'envoyer des parts de repas - יְדַבֵּר אִישׁ אֶל-רֵעֵהו   ish el réêhou un homme à son ami et des cadeaux aux pauvres.

 

Ce sont deux mitzvot différentes.

La mitzvah de Matanot LaEvionim pour la Tzedaqah.

Et la mitzvah de mishloa’h manot

 

כג וְקִבֵּל, הַיְּהוּדִים, אֵת אֲשֶׁר-הֵחֵלּוּ, לַעֲשׂוֹת; וְאֵת אֲשֶׁר-כָּתַב מָרְדֳּכַי, אֲלֵיהֶם.

23 Les juifs accepta sur eux tout ce qu’ils avaient commencé de faire et ce que Mardochée leur avait recommandé par écrit;

 

Remarquez le singulier du verbe.

 

Trois dimensions de l’identité d’Israël : Am Israël, Torat Israël, Eretz Israël.

On peut y faire apparaitre les trois grandes dimensions de la lutte contre Israël dans l’antisémitisme.

Les trois tentatives différentes de détruire Israël. 

Au niveau du peuple. Et Pourim est la commémoration de cet échec : quelque soit les tentatives de détruire le peuple en tant que peuple, cela échoue.

Au niveau de sa Torah. Et Sim’hat Torah commémore cela.

Au niveau de sa terre. C’eest la tentative ultime. Dans le monde entier, l’antisémitisme a changé de style. Il ne s’agit plus de détruire les Juifs ou de les assimiler mais de les couper de Eretz Israel. Cette troisième tentative ne réussira pas non plus. A quel prix c’est un autre problème.

C’est la plus dangereuse actuellement parce que c’est celle qui est en cours.

 

KiTissa 33.7-11

Après la faute du veau d’or, la révélation divine à Moïse ne s’effectue que dans le Moéd, le Mishkane. Et la Torah nous indique que ce Ohel Moéd séparait les camps, donc la révélation à Moïse est particularisée à Moïse après la faute du veau d’or.

Il y a là le verset qui définit ce niveau de la révélation à Moïse dans le Ohel moed :

 33.11

 יא וְדִבֶּר יְהוָה אֶל-מֹשֶׁה פָּנִים אֶל-פָּנִים, כַּאֲשֶׁר יְדַבֵּר אִישׁ אֶל-רֵעֵהוּ; וְשָׁב, אֶל-הַמַּחֲנֶה, וּמְשָׁרְתוֹ יְהוֹשֻׁעַ בִּן-נוּן נַעַר, לֹא יָמִישׁ מִתּוֹךְ הָאֹהֶל.

11 Or, Hashem parlait avec Moïse panim el panim face à face, comme parle un homme à son ami ish leréheou ; puis Moïse retournait au camp. Mais Josué, fils de Noun, son jeune serviteur, ne quittait pas l'intérieur de la Tente

 

On retrouve cette même expression - יְדַבֵּר אִישׁ אֶל-רֵעֵהו   ish el réêhou -  dans les deux versets.

« Ish le réêhou » pour  mishloa’h manot et « ish el réêhou » pour la révélation à Moïse.

 

Le thème est celui de l’importance de ce qui se passe à Pourim, indépendamment du contenu de l’histoire, indépendamment du contenu de l’événement du salut d’Israël, cette dimension Am Israël en danger. Et il n’y a pas de doute ici qu’il s’agit du premier récit de la problématique de l’antisémitisme tel qu’on le connait depuis dans la disapora, avec l’intention de détruire le peuple comme peuple. C’est que c’est le temps de la fin de la révélation. La Mégilat Ester est le dernier livre révélé. Au niveau de la Mégilat Ester la révélation se cache. C’est le sens du mot « Ester », on rentre dans un monde caché, nistar.

 

Le mot de Ester est un mot persan. Elle s’appelait Hadassah en hébreu.

C’est le temps de la fin de la révélation, et la tradition a donné la même dignité à la Mégila Ester qu’au Sefer Torah.

 

Quelles sont les causes objectives immédiates dévoilées de la fin de la révélation ?

C’est la destruction de la nation d’Israël qui est le réceptacle de cette révélation. Dix tribus sont détruites. C’est donc le temps où la réception est impossible. Même si à l’échelle individuelle à chaque génération des membres du peuple d’Israël sont capables d’être prophètes ils ne peuvent pas l’être parce que les conditions objectives de la révélation ont été détruites.  

Il en résulte que cette capacité prophétique va s’attrophier et se restreindre à l’envergure de la communauté, ou du Beit Hamidrash… ce sont les grands d’israël à travers les générations. Rashi Ramban, Rambam, Yehouda Halévi, Rabi Yosef Karo…  qui ont la valeur des prophètes. Mais n’étant pas dans le temps objectif de la prophétie alors cela se résorbe dans la dimension appelée Roua’h Haqodesh. La tradition enseigne que le commentaire de Rashi fut formulé par Roua’h Haqodesh. Cela signifie que si Rashi avait vécu au temps de la prophétie il aurait été un prophète.

Idem avec Maïmonide et son Mishnei Torah, le Kouzari, Ramban, les grands livres… Et la guémara bien entendu.

 

C’est la même chose mais dans une toute autre envergure. 

Parce que les conditions objectives de cette capacité de réception à l’échelle de la nation ont été détruites. La première raison est la perte des dix tribus. C'est-à-dire que la fonction prophétique n’a pas quitté Israël mais elle s’est caché à ce niveau qu’on appelle l’inspiration de Roua’h haQodesh.

 

C’est complétement différent de ce que les Chrétiens en ont fait. Ils ont inversé les concepts et ont appelé cela l’Esprit-Saint, qui chez eux fait des enfants, alors que chez nous il fait des livres ! 

 

Et la deuxième raison est que le lien avec Eretz Israël a été coupé.

 

A cette époque le lien avec Eretz Israël était encore très proche dans le temps. C’était une communauté qui arrivait à peine d’Eretz Israël. Au niveau de Mordekhaï et des autres prophètes comme Malakhi, il y avait cette capacité de prophétie mais elle se cache et rentre dans la clandestinité, elle est occultée, nistar. Comme Ester. C’est la raison de cette coïncidence dans les termes. Hadassah s’appelle Ester en persan. C’était le nom d’une divinité païenne Astarté.   

 

La révélation est arrêtée et le mérite d’Israël d’être resté fidèle à la révélation antérieure s’accroche à la fëte de Pourim.

C’est un thème important étudié dans la guémara : c’est au moment de Pourim que se dévoile qu’Israël a vraiment accepté la Torah au Sinaï.

L’explication est très simple : Israël au pied su Sinaï accepta la Torah révélée par Dieu, donc contraint et forcé, parce que quand Dieu se révèle l’homme perd toute liberté. Cela n’enlève pas le mérite d’être arrivé au Sinaï pour revevoir la Torah. Mais du moment que Dieu se révèle, il n’y a pas de liberté.

Le midrash l’explique d’une façon simple : lorsque le roi est présent le serviteur n’est pas libre. Où est donc le mérite du serviteur ? C’est d’être parvenu librement à l’endroit où il rpedrait sa liberté. 

 

Ce sont les 49 jours de Pessa’h à Shavouot. Mais le 50ème jour le serviteur est pris au piège. L’étude du Omer entre Pessa’h et Shavouot : la Torah demande de compter 7 semaines 50 jours. Mais 7 semaines font 49 jours ! En fait on en compte que les 49 jours, si on les acompté le 50ème nous est donné, sinon le 50ème n’est pas là. Cela est lié aux 50 niveaux de la sagesse dont on ne peut acquérir que 49. Et si on acquiert 49 le 50ème est donné. 

 

Donc au pied du Sinaï il n’y a pas de mérite sans la liberté.

 

La guémara cite le verset disant que les Hébreux sont arrivés au pied de la montagne.

 

Shémot - Yitro 19.17 :

יז וַיּוֹצֵא מֹשֶׁה אֶת-הָעָם לִקְרַאת הָאֱלֹהִים, מִן-הַמַּחֲנֶה; וַיִּתְיַצְּבוּ, בְּתַחְתִּית הָהָר.

17 Moïse fit sortir le peuple du camp au-devant de la Divinité et ils s'arrêtèrent au pied de la montagne.

 

Rashi : Dans le bas de la montagne… Au sens littéral : « au pied de la montagne ». Mais le midrach explique que la montagne a été arrachée à son endroit et a été renversée sur eux comme une coupole (Shabath 88a).

On peut lire en hébreu « sous la montagne ».

 

Gémara Shabat : Hashem a soulevé la montagne disant à Israël : « si vous acceptez ma torah c’est bien, sinon ici sera votre tombeau ».

Question de la guémara : cela donne une possibilité de contestation ca rla Torah a été imposée de force ! 

Réponse : la Torah c’est l’autentification de l’identité même d’Israël. A un certain niveau d’identité on ne peut plus dire oui ou non, puisque c’est le niveau d’être. Etre ou ne pas être là est la question. Dire non à la Torah serait dire non à son être. C’est ce que dit le midrash dans sa formulation imagée: une fois arrivés à la Torah si vous acceptez c’est bien sinon vous disparaissez ! Il n’y a pas de demi-mesure possible. Israël est l’Israël de la Torah ou il n’est pas Israël.

A l’échelle individuelle ce lien à la Torah peut se réaliser à des niveaux très différents même négatifs. Mais Israël au niveau collectif ne peut pas renier la Torah.

Comme je dis souvent c’est la différence profonde entre un juif athée et un non-juif athée.

Le non-juif athée ne croit pas que Dieu existe, le juif athée croit que Dieu n’existe pas. C’est très différent. La relation est très différente.

 

A un dernier colloque j’étais avec Robert Mizrahi. Il est en train de faire teshouvah. Il a fini son discours en disant : Il est possible que la fin de ma vie je dise que je me suis trompé de point de vue.

Je lui ai raconté une fois dans un colloque avec un autre de ses collègues marxistes au temps de la guerre, il avait dit qu’il ne coyait pas en Dieu. Je lui répondu ce n’est pas grave l’essentiel c’est que Dieu croit en toi. C’est cela le vrai problème pour un juif. La relation du juif avec la Torah peut avoir des distances à l’échelle individuelle, mais c’est l’existence d’Israël comme tel. C’est ce que dit ce midrash.

 

La guémara continue :

Ils ont de nouveau accpté librement au temps d’Assuérus.

C'est-à-dire qu’au temps d’Assuérus la contrainte de la révélation a cessé et donc le lien à la Torah s’est dévoilé comme étant libre en absence de la contrainte de la prophétie. En présence du prophète on ne peut pas discuter.

 

(Même ceux qui ne sont pas d’accord avec ce que dit le prophète ne discuttent jamais du fait qu’il s’agisse d’un prophète. Ils savent qu’ils vont contre la vérité. Un peu ála façon de ce que dit LaRoshefoucaud : le vice est un hommage rendu à la vertu. Voyez dans tout le Tanakh. Jamais les prophètes n’ont à démonter qu’ils sont prophètes. Leurs contemporains le savent bien. Ils sont pour ou contre mais ils le savent. Nous n’avons plus expérience de cette procimité avec un prophète. C’est un événement qui a cessé.).

 

Donc le fait que les Juifs aient continué d’être juifs après Pourim c’est la preuve qu’au Sinaï ils avaient finalement accepté librement. Cela révèle la véritable motivation. Sinon se serait dévoilée une autre motivation en absence de contrainte. 

 

Le peuple juif resté fidèle à la Torah une fois la contrainte disparue, c’est la preuve que c’était librement qu’ils l’avaient accepté. Ils le prouvent en acceptant d’ajouter aux mitzvot de la Torah la fête de Pourim. Puisque c’est la première fois qu’ils acceptent une mitzvah en absence de contrainte de révélation.  

 

Deux éléments importants : l’arrêt de la révélation et la continuation du lien à la révélation.

Pourim est le dévoilement par excellence de l’attachement d’Israël à la Torah. Parce que la révélation a cessé et on continue.

 

On a le dernier Beit hamidrash avec Mordekhaï, Malakhi, Ezra et Néhemiah qui sont des prophètes mais c’est la fin de la prophétie. Ezra c’est la charnière entre le temps des prophètes et le temps de ‘hakhamim.

 

…/…

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Published by Phil O'Semith - dans CALENDRIER & FÊTES
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commentaires

Telesteps Telescopic Ladder 03/09/2014 11:37

Fasting has to be done with its all respect. The period of Sabbath is very holy and you have to follow some means to celebrate it in a holy way. No man find it easy to follow the principles during the holy month. Thanks for listing the important activities associated with it.

clovis simard 29/10/2012 00:43


Voir Blog(fermaton.over-blog.com)No.9 - THÉORÈME OSÉE. - La fin d'une civilisation.

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