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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 10:20

Pessah - La Hagada, l'être père et l'être fils (1987)

 

Mei maron - Commentaire de la Hagadah du Rav Harlap 3ème partie

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/fetes_et_calendrier/pessah_la_hagada_l_etre_pere_et_l_etre_fils/cours_2

Face B

 

Il prend l’ordre des Mishnayiot à l’envers. Nous étions habitués à l'ordre 'Hakham au plus haut, Rashâ, Taam, Sheino yodéa lishol.  Et il nous prend tout cela à l’envers, c’est le point de départ de la sagesse pour tout le monde. Et alors ensuite il y a des niveaux encore supérieurs.

 

Le Rashâ est celui qui vit ce dont il faut se séparer. Ce qu’on apprend du Rashâ c’est le mal qu’il ne faut pas faire. Donc le monde a besoin des Reshayim pour apprendre le mal qu’il ne faut pas faire..

Une autre formulation de ce même enseignement:

Il y a dans l’obligation métaphysique qui est faite à l’homme à la création, une sorte de contradiction dramatique que le rav Ashlag a beaucoup étudié, je ne veux pas dire tragique parce qu’il y a une solution :  nous sommes condamnés à recevoir l’être puisque nous sommes créés malgré nous. Tout en sachant que recevoir sans avoir mérité, c’est cela le mal. Et nous sommes appelés à donner, et nous savons que donner c’est cela le bien. Alors nous sommes alors dans une problématique contradictoire : à la fois donner et recevoir. Selon l’enseignement du Rav Ashlag il n’y a que 4 positions :

1- Celui qui n’entend que recevoir. Recevoir pour recevoir, c’est l’attitude du Rashâ Râ.

2- Celui qui veut donner pour donner par révolution de réaction. C’est la position de ce que serait l’art pour l’art, dans la vie morale ou spirituelle. C’est la crise mystique de l’asolescence : je ne reçois rien, sorte de crise idéaliste de l’adolescence, qui s’illusionne ne pas recevoir, avec derrière le mythe chrétien de la créature qui se prend pour Dieu. Alors qu’il reçoit en cachette... Il faut passer par là.

3- donner pour recevoir : Les Bénonims : les moyens.

Donc il faut dans le monde des Reshayim pour savoir comment recevoir. C’est grâce aux Réshayim qu’on a fabriqué les frigidaires. Cela sert beaucoup dle Shabat un frigidaire.

 

4- Recevoir pour donner, ce sont les Tsadikim qui sont comme s’ils ne vivent pas. Un Tsadik Gamour dont tout l’être consiste à donner. On apprend d’eux comment donner mais surtout ne pas les imiter.

 

Il y a deux autres positions.

La religion naturelle inférieure populaire qui consiste à donner en vue de recevoir - comme le point de chute est recevoir c’est mauvais (donnant-donnant avec la perspective du salut...)

La sagesse de la Torah : c’est recevoir en vue de donner : l’attitude juive : recevoir le plus possible en ce sens pour donner le plus possible. Du Rashâ on apprend un grande sagesse : comment est le mal qu’il ne faut pas faire et dont il faut se séparer.

 

Le Taam est un niveau beaucoup plus élevé qu’on n’aurait pu le penser, beaucoup plus que le ‘Hakham. Le Tam est un ‘Hakham qui n’a plus le risque d’être Rashâ.

 

Et celui qui ne pose pas de question : on est devant l’ineffable, l’informulable. Tellement haut qu’on perd toute possibilité de parler. Cela s’est inversé.

 

Le Rav nous montre qu’il y a un privilège le soir du Séder : le secret étant que le père sache parler au fils et que le fils sache parler au père.

 

***

 

Je terminerais sur un enseignement de la Guémara.

Pour désigner le véritable Apikoros le formule ainsi : A quoi servent les rabbins ? Interdire ce qui est permis il ne peut pas, permettre ce qui est interdit il ne peut pas ! A quoi servent-ils ? Réponse de la Guémara : ils servent précisément à dire ce qui est permis et ce qui ne l’est pas.

C’est là toute l’histoire du problème moral. Ceci il faut faire, ceci il e faut pas faire…

A la fin de temps, la venue du prophète Eliyahou ne vient pas pour dire ce qui est permis ou pas. Il vient réconcilier le coeur des pères et celui des enfants, de telle sorte qu’effectivement ce progrès depuis le commencement – la sortie d’Egypte – puisse passer les générations et en fin de compte réussir. Sinon c’est un surplace spirituel alors que le monde matériel se développe. Ce décalage entre le progrès matériel et l’infirmité spirituelle : c’est le risque de l’eschatologie catastrophique.

Vu simplement : la planète risque d’éclater si l’on arrive pas de combler ce décalage entre la capacité technique et l’infirmité morale.

 

Le secret c’est que l’expérience puisse traverse les générations. Alors qu’on sait très bien que l’expérience ne traverse pas les générations ! Le proverbe dit « Ah si jeunesse savait ! Ah si vieillesse pouvait ! ». L’homme idéal celui qui peut et qui sait. Cela ne réussit que si l’on reçoit le message des générations passées. Si cela se coupe alors c’est du surplace

C’est un peu ce que la Hagadah de Pessa’h veut nous faire comrpendre : C’est le soir du Séder que de manière miraculeuse les pères et les fils sont unis par Elie le prophète. Et tout le reste du temps ils sont séparés. Quel en est l’enjeu ? Le progrès de la civilisation elle-même pour éviter le surplace.

 …/…

lire la suite

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Published by Rav Yéhouda Léon Ashkénazi (Manitou). - dans CALENDRIER & FÊTES
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