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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 15:32

Parshat Noa’h

 

 

.../...

 

l’épuration définitive avec David. C’est pourquoi c’est David qui est considéré comme le 4ème pilier de la Merkavah : Abraham-Isaac-Jacob-David. Il a fallu attendre tout ce temps-là pour que la lignée des engendrements arrive à une lignée messianique de façon irrréversible à partir de David. L’alliance avec David c’est l’alliance messianique irréversible.

 

Bereshit - Bereshit Chapitre 6 Verset 8 :

וְנֹחַ, מָצָא חֵן בְּעֵינֵי יְהוָה

VeNoa’h matsa ‘hen be'eyney Adonay

et Noa’h a trouvé grâce aux yeux de Hashem 

 

Au moment où le déluge est décrêté, on apprend que le déluge, au verset 7, est decrêté sur toute l’humanité, et le Talmud indique : y compris Noa’h.

 

Talmud – Sanhedrin 108

« Et Noa’h a trouvé grâce ». On a enseigné à l’école de Rabbi Ishmaël : « même sur Noa’h a été scellé le décrêt du jugement du déluge, mais il a trouvé grâce. Ainsi qu’il est écrit : j’ai regretté de les avoir faits et Noa’h a trouvé grâce aux yeux de Hashem »

 

Il faudrait plusieurs heures pour expliquer ce que signifie que Dieu regrette ce qu’il a fait. Simplement je vous signale pour les plus érudits que le jugement négatif porte sur la forme que cela a fini par prendre et c’est la différence qu’il y a entre Briah et Assiah. Il les a créé parfaits pour le projet de la création et voilà ce qu’ils sont devenus : alors le jugement porte non sur ce que Dieu a fait mais sur ce qu’ils sont devenus.

 

Notre difficulté ici :

On apprend de ce verset que Noa’h a trouvé grâce alors que le verset suivant de la Parahsah Noa’h nous dit qu’il était Tsadik. 

C’est un probléme théologique colossal : s’il a trouvé grâce, il a trouvé grâce, mais s’il est juste il n’a pas  trouvé grâce ? Est-il sauvé parce qu’il est juste ou parce qu’il a trouvé grâce ?                  

Il y a là une impasse de lecture.

 

Le commentaire de Rashi vise à nous empêcher de croire que c’est parce qu’il était Tsadik qu’il a trouvé grâce. Les mots vont avoir leur sens simple : trouver grâce signifie que c’est gratuit. Si je dis qu’il est Tsadik la question de la grâce reste entière. D’où la seconde question : pourquoi dit-on qu’il est Tsadik ?

 

Dans la lecture chrétienne : le Tsadik est précisément celui qui a la grâce.

 

‘Hen signifie la gratuité. ‘Hen c’est la Pnimiout de ‘Hessed.  La force intérieure de la charité c’est la grâce. La lumière intérieure de la charité c’est la grâce, la Pnimiout de ‘Hessed c’est ‘Hen. ‘Hen c’est gratuit, donné précisément à celui qui ne le mérite pas, sinon on n’aurait pas à la gracier.

 

La conduite de charité n’a de sens que par rapport à quelqu’un qui ne le mérite pas. Parce que s’il mérite cela n’est que Justice. On voit ici la collision de concept entre Tsadik et ‘Hen.

 

D’où les deux questions :

=> Pourquoi a-t’il trouvé grâce, lui est pas un autre ? (Surtout pas parce qu’il est Tsadik sinon il ne s’agit pas de grâce)

=> Pourquoi la Torah nous a dit qu’il est Tsadik ?

 

Midrash : « et Noa’h a trouvé grâce dans les yeux de Dieu ; et dans les yeux de Noa’h, Dieu n’a rien trouvé même pas le commencement d’une larme ».

 

Cela veut dire que Dieu révéle à Noa’h qu’Il va détruire l’humanité et d’autre part Noa’h ne pleure même pas, ne prie même pas, et d’autre part on découvre qu’il est Tsadik ?

Il y a des Tsadikim comme cela.

Zohar : ‘Hen est l’anagramme de Noa’h, c’est exactement l’image inversée dans Noa’h.

וְנֹחַ, מָצָא חֵן בְּעֵינֵי יְהוָה - VeNoa’h matsa ‘hen be'eyney Adonay.

Quand Noa’h se regarde dans les yeux de Dieu il trouve ‘Hen son image inversée.

 

Si la Torah a besoin de nous dire qu’il est Tsadik pour nous faire comprendre pourquoi il a trouvé gräce, le verset serait différent : VeNoa’h ish tsadik matsa ‘hen be'eyney Adonay

Or, on nous dit qu’il est Tsadik aprés nous avoir dit qu’il a trouvé grâce.

Eleh toldot Noa’h Noa’h ish tsadik

 

La solution nous est donnée par Rashi.:

 

Puisque le texte a mentionné Noa’h, il nous en dit la louange (il est Tsadik). (Pour pas que nous croyons qu’il était Rashâ, mais ce n’est pas parce qu’il était Tsadik qu’il a été sauvé. Il l’a été vraiment par grâce). Cela on l’apprend un verset des Proverbes : le souvenir d’un juste est en bénédiction.

 

C’est l’origine de l‘habitude lorsque l’on mentionne une personne décédée :

Zikhrono Livrakah – za’’l

Zekher Tsadik Livrakhah – zatsa’’l

 

L’explication de Rashi est la suivante : ne crois pas qu’il trouve grâce parce qu’il est Tsadik, il trouve grâce et la Torah ne veut pas laisser entendre que Dieu a gracié un Rashâ ou qu’un Tsadik ne serait pas gracié.

 

Mais la première question demeure : Pourquoi a-t’il donc trouvé grâce ?

Une des réponses des commentateurs : La raison se trouve dans sa descendance. Regardez bien la suite des versets :

 וְנֹחַ, מָצָא חֵן בְּעֵינֵי יְהוָה

VeNoa’h matsa ‘hen be'eyney Adonay

אֵלֶּה, תּוֹלְדֹת נֹחַ--נֹחַ אִישׁ צַדִּיק תָּמִים הָיָה, בְּדֹרֹתָיו:  אֶת-הָאֱלֹהִים, הִתְהַלֶּךְ-נֹחַ

Eleh toldot Noa’h Noa’h ish tsadik tamim hayah bedorotav et-ha'Elohim hithale’h Noa’h

 

C’est parce que dans la descendance de Noa’h se trouve Abraham que Noa’h a été sauvé. C’est Abraham qui a sauvé Noa’h. Ce sont les Toldot de Noa’h qui ont sauvé Noa’h.

La formule araméenne du Talmud est : Bera Mézaké Aba : Il arrive que le fils fasse mériter le père.

 

Que signifie cela que Abraham qui naîtra dans 10 générations sauve Noa’h ?

Pourquoi Noa’h et pas quelqu’un d’autre de cette génération ?

C’est un probléme à poser de façon délicate car c’est aussi le probléme des rescapés de la Shoah.

Il faut vraiment éviter les analogies et les correspondances arbitraires.

 

Dans la génération, il y avait d’autres Tsadikim. On apprend d’autre part que dans chaque génération, il y a 36 justes au moins. En réalité il y en a 72.

C’est l’origine de l’expression 36 chandelles.

Il y a 36 lumières perpétuelles.

Si vous comptez les lumiéres de ‘Hanoukah vous aurez des surprises.

Il y a 36 Tsadikim d’Israël et 36 Tsadikim des Oumot HaOlam par génération. Cela fait 72.

 

Pour les contemporains de Noa’h son élection reste un mystére : pourquoi lui ?

Les Midrashim nous raconte bien sûr la conduite de Noa’h, mais Noa’h est un type de Tsadik dans une génération entière de l’humanité.

 

On ne se rend pas compte de ce que nous raconte la Torah : l’effacement d’une génération entière de l’humanité est une tragédie épouvantable qui a des dimensions terribles, et on lit cela comme si cela va de soi...

Il faut bien se rendre compte  qu’il y a une tentative de l’histoire humaine qui a duré 10 générations, qui arrive à une saturation de violence telle (c’est ainsi que cela nous est raconté dans les versets précédents), qu’il n’a plus aucune chance de repentir ni que la civilisation ait une issue, alors la forme que l’identité humaine a prise est effacée ; mais pas l’humanité qui va continuer avec Noa’h.

On retoruve la différence entre le créer et le faire. Le créé de l’humanité est préservé, c’est le faire, ce que c’est devenu, son style d’être, sa civilisation, qui est effacé. Il y a une manière d’être de l’humanité qui sera effacée mais la « matière premiére » de l’humanité ainsi que celle des espéces vivantes restent préservée dans l’arche.

 

On apprend ici quelque chose d’étonnant en ce que le fils peut faire mériter le père.

C’est le fondement, je crois, le plus essentiel de la notion de jugement dernier. Le véritable jugement ne peut être que le dernier. Tant qu’on ne sait pas quelles sont les conséquences d’un homme jusqu’au bout, à la fin, on ne peut pas le juger. Il n’y a de jugement authentique que le dernier des jugements. Et alors, ici se dévoile un enseignement du Talmud qui est une notion trés importante à comprendre : les générations suivantes tiennent entre leurs mains le sort des générations précédentes. C’est elles qui décident. L’identité des ascendants dépend des descendants.

 

Par exemple : si la descendance d’Abraham c’est Ishmaël alors Abraham devient Ibrahim qui n’a rien à voir avec Abraham. Quand la descendance d’Abraham est Isaac alors Abraham est Abraham. C’est Isaac qui fait qu’Abraham est Abraham. Ishmaël fait qu’Abraham est Ibrahim. Ce n’est plus le même.

 

Il y a dans la tradition juive, dans le folklore ashkénaze, l’enfant qui va dire Qadish pour le pére, est nommé déjà de son vivant « le Qadish du père ». Le père dépend du fils : le fils tient entre ses mains le sort du père.

 

J’ai expérimenté cela : c’est la question classique des étudiants que j’ai préparé à la Alyiah : pourquoi lui et pas son frére, pourquoi lui et pas son cousin, elle et pas sa cousine : alors on répond le Zekhout Avot : le mérite des péres. Peut-être devrait-on dire « le Zekhout Banim, le mérite des fils » qu’ils auront. Les Toladot.

 

Effectivement, toutes les générations depuis le commencement de l’exil ont les yeux fixés sur la derniére génération qui va décider de faire ou non sa Aliyah. Un choix apparemment si anodin, relevant d’un choix politique, peut décider de toute la destinée d’une lignée.

 

Il y a ici deux parties dans le mystére : le Zekhout Avot qui est mystérieux : pourquoi cela joue sur celui-là et pas le frére,  et le 2nd mystére c’est le Zekhout Banim.

 

Les contemporains ne peuvent pas comprendre pourquoi. Dieu seul peut le savoir : Lui seul connait le déroulement des générations. C’est une connaissance qui dépasse absolument la connaissance humaine. Pour les contemporains c’est donc mystérieux. C’est arbitraire. On voit ainsi pourquoi chez les théologiens chrétiens, ceux qui croient en la grâce, croient en réalité en la grâce arbitraire.

 

[C’était un sujet du bachot d’ailleurs : la querelle entre Pascal est les Jésuites dans les Provinciales a défendu ceux de Port Royal.... Pour Pascal la grâce est arbitraire : Dieu décide de façon arbitraire.

La grâce efficace soutendu par les bonnes oeuvres, c’est l’hérésie catholique par  rapport à la foi protestante...]

 

En fait cela nous explique pourquoi ceux qui n’ont pas cet enseignement de la Torah des Toladot, n’arrive pas à comprendre le probléme entre Matsa ‘Hen et Tsadik.  Cela veut dire, c’est vraiment arbitraire, mais il y a une raison. C’est vraiment gratuit pour Noa’h. La raison c’est Abraham mais Dieu seul le sait, pour Noa’h c’est gratuit.

 

On passe à un 2ème niveau de difficulté :

Cela veut dire quand même qu’il y a un certain niveau de mérite de Noa’h puique c’est de lui qui sort Abraham. Ce n’est pas de n’importe qui que sort Abraham !  Il sort de Noa’h !

Vous comprenez comment la difficulté rebondit.

 

Je vous donne la solution dans un enseignement du Rav A.I. Kook. A ma connaissance c’est à lui que nous devons un renouvellement de sens de la question importante  du mérite :

En civilisation occidentale, on est habitué à la notion de mérite par rapport à un acte. C’est le mérite d’acte (J’ai fait quelque chose qui me fait acquérir un mérite.) On n’a aucune idée d’une toute autre notion de mérite qui est le mérite d’être. Il y a une différence de catégorie.

 

Noa’h posséde un mérite d’être colossal. Au niveau des actes, il n’est pas un Tsadik tel qu’il pourrait sauver sa génération, et par conséquent il ne l’a pas sauvé. Mais au niveau de son être, il a un mérite colossal : sa maniére d’être homme porte en elle Abraham. Alors il est sauvé grâce à Abraham. Cette notion du mérite d’être est difficilement formulable dans la culture humaniste contemporaine. La réaction : « c’est du racisme ! » : le mérite d’être signifie qu’il y a différents maniére d’être homme et que les différentes manières d’être homme ont des mérites différents d’être comme cela plutôt qu’autrement... C’est du racisme. Par conséquent c’est trés difficilement utilisable. Il faudrait une science des sciences humaines.

 

Un seul auteur à ma connaissance, Emmanuel Mounier, fondateur de la théorie du personnalisme, a évoqué cela en parlant des caractéres.

 

Il y a un Zekhout d’être comme ça plutôt qu’autrement. Mais c’est à l’échelle universelle.

 

Définition :

Pour définir un Tsadik, il faut le définir d’aprés une norme. Celui qui n’est pas dans le cas d’avoir connaissance ou possession de cette norme, serait donc de manière arbitraire et injuste dans l’incapacité d’être Tsadik. Si pour être Tsadik, il faut vivre d’aprés la Torah, il n’y a que ceux qui sont dans le cas de rencontrer la Torah qui peuvent être des Tsadikim. Et cela disqualifierait l’humanité entière par rapport à Israël. Ce qui est invraisemblable, puisque nous sommes en plein monothéisme radical : Dieu a créé l’humanité entière, et la Torah commence par l’histoire de l’humanité entière.

 

Si on nous dit que Noa’h est Tsadik cela veut dire qu’il n’est pas nécessaire d’être Israël en disponibilité de la Torah pour pouvoir être Tsadik.

 

Quelle est alors la définition de Tsadik pour Noa’h si ce n’est pas par rapport à la Torah ?

C’est le théme de la question : pourquoi pas « Tsadik oumot haolam » mais « ‘Hassid oumot Haolam » ?

 

Une analyse provenant des Kabalistes et qui se trouve dans la prière du Shabat matin apparait le nom de Its’haq (et de Rebeqah chez les Sefardim).

 

Les différents niveaux sont indiqués dans l’histoire d’Isaac et en allusion dans son nom.

 

1-      Yashar : l’homme de rectitude, les Yesharim sont ceux qui préférent le bien au mal. L’homme de la bonne volonté. Mais la bonne volonté qui n’est pas appliquée par une table des valeurs est inéfficace et impuissante. C’est la velléité, non plus la volonté bonne mais le je voudrais... mais je ne peux pas. Le velléitaire a l’étoffe du Tsadik mais du Tsadik en échec d’acte. Le Yashar qui n’arrive pas à devenir Tsadik est un Yashar qui va souffrir toute sa vie. Je voudrais... mais je ne peux pas, et je ne sais pas pourquoi... Les Yesharim sont ceux qu’on appelle les yishrei lev le droit de coeur qui posséde déjà la notion de connaissance.

2-      Tsadik : le tsadik celui qui préfére le bien au mal tel que la Torah le définit. Tsadik par rapport à une loi.

3-      ‘Hassid : celui qui veut ce que la loi veut et non pas seulement celui qui se conforme à ce que veut la loi et qui peut-être qu’il ne veut pas cela mais il le fait quand même. Alors il est Tsadik. Mais c’est le drâme de tout un chacun : je sais que le bien est là mais je préférerais le mal, mais je sais qu’il faut faire le bien alors je fais le bien mais je suis malheureux => Tsadik vera lo. Le Tsadik qui a du mal à être Tsadik. Il y a une expression de Jean Vahl : « la conscience malheureuse » : c’est une conscience morale mais malheureuse de l’être. Il y a beaucoup de Tsadikim ainsi : les Tsadikim tristes. Trés souvent on croit qu’être tourmenté est une signe de réussite spirituelle, mais c’est tout le contraire : les vrais spirituels sont heureux. La Torah n’est pas là où se trouve la tristesse. Le Tsadik est celui qui se conforme à la loi. Le ‘Hassid est celui qui veut ce que la loi veut et par conséquent, trés souvent, le ‘Hassid ne fait pas exactement ce que la loi dit parce qu’il fait ce que la loi veut. C’est trés rare. Il y a une connaissance de la loi qui fait que le ‘Hassid se conduit lifnim mishourat hadin « en-deça, au-delà de la ligne de jugement » Il faut d’abord être Tsadik avant d’être ‘Hassid.

4-      Qadosh : celui qui veut ce que Dieu a voulu en donnant la loi.

 

Le Tsadik est celui qui préfére son bien à son mal quelque soit sa table des valeurs. Cela signife que c’est par papport à une table de valeurs que l’on est Tsadik. Mas il n’est pas dans le cas d’avoir les tables de valeurs de la Torah. C’est dans sa table des valeurs à lui, il est jugé comme cela. C’est trés périlleux car le Talmud dit à ce propos : on est jugé par le tribunal devant lequel on se met : Moralité : il vaut mieux se mettre devant un tribunal de vérité...

 

La relativité des tables des valeurs. Le Tsadik espagnol est le Tsadik qui est jugé par sa table des valeurs espagnoles. Par son bien et son mal, il préfére son bien et son mal....

 

C’est cela le Tsadik be omot haolam

C’est l’attitude de la volonté qui est jugée.

De la même manière, le français est jugé par la table des valeurs françaises qui n’est pas forcément la même que la table de valeurs espagnoles. Mais chacun est jugé relativement à sa bonne foi.

 

La définition qui me parait la plus claire c’est l’attitude de la volonté. Celui qui préfére le bien au mal, quelque soit la table des valeurs, est déclaré Tsadik. Celui qui préfére le mal au bien, quelque  soit la table des valeurs, est déclaré Rashâ. Le Rashâ est trés rare : il sait oû est le bien et où est le mal et il veut le mal plutôt que le bien. Le ‘Hotéh est celui qui voudrait bien être un Tsadik, mais il a des faiblesses. Le ‘Hoté est le fauteur, le Rashâ est le hors la loi. Il connait la loi et préfér ele mal comme mal sachant qu’il est mal. 

 

Le Tsadik préfére le bien comme il le connait au mal comme il le connait, et c’est une définition universelle. Il n’est pas nécessaire d’être d’Israël pour être Tsadik. Le Tsadik du niveau d’Israël est le Tsadik selon la Torah.    

 

Pourquoi l’appelation ‘Hassidei Oumot haolam ?

C’est le Rambam qui a mis en forme la question dont les sources sont dans le Talmud :    

Quelqu’un des nations est considéré comme Tsadik Ben Noa’h que s’il admet que les 7 mitsvot des Bnei Noa’h - la morale universelle quelque soit la forme qu’elle prend dans les différentes sociétés - ont été révélées à Moïse au Sinaï.

 

Pour être appellé Tsadik il faut admettre que le bien auquel on croit est révélé, de la même manière que le Torah est révélée à Israël.

 

Celui qui se conforme à ce bien parce qu’il le trouve rationnel pour quelques raisons qu’il se donne de justifications de systémes idéologiques, n’est pas considéré comme Tsadik béomot haolam mais comme un ‘Hassid béomot haolam. C’est paradoxal : il est plus qu’un Tsadik, parce que bien qu’il ne soit pas obligé, dans le sens d’obligation légale, il se conforme à ce bien. C’est au-delà de l’obligation. 

 

Réponse de Maïmonide : il est nécessaaire pour être considéré comme Tsadik Oumot Haolam de considérer que le bien auquel on adhére est Torah miSinaï de la même maniére que la Torah, c’est à dire révélé par Moïse. C’est le probléme des Bnei Noa’h alors Rambam dit : on ne l’appelle pas Tsadik Oumot haolam mais ‘Hakham Oumot Haolam. On considére comme il n’est pas obligé de la loi alors la tradition talmudique l’appelle ‘Hassid et non pas Tsadik.

On étudiera une autre fois le problème de la diaspora de Babel.

<fin>

 

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Published by Manitou - dans PARASHAT HASHAVOUA
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