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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 16:21

Morale et Cataclysme Naturel

(Peri Tsadik Voyant de Lublin sur Genèse) 1981

 

Cours 4

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/pensee/morale_et_cataclysme_naturel/cours_4

Durée : 30,5 minutes - Face B - 151 02

 

…/…

Et qu’il ne pourra changer d’avis qu’une fois absolument convaincu.

Mais, s’il change d’avis, il change pour de bon.

Si nous sommes fils de Moïse, fils de Joseph, fils d’Abraham, d’Isaac et de Jacob c’est qu’il y a dans le fond de l’identité juive une permanence qui fait que quelque soit les milieux dans lesquels on se trouve, on arrive à se maintenir en nous-mêmes. Il y a d’ailleurs le miracle de l’existence du peuple juif et des communautés à travers les siècles car :

 2.10

וַתֹּאמֶר, כִּי מִן-הַמַּיִם מְשִׁיתִהוּ.

Ki Min Hamayim Meshitihou - Car il a été sauvé des eaux – comme on traduit habituellement mais le terme mashouï signifie « il est sorti des eaux ».

On émerge continuellement de l’eau dans laquelle on peut disparaitre.

 

Donc se maintenir dans l’existence de soi-même c’est faire en sorte de sortir continuellement de la définition de l’eau.

 

Or, voilà ce qui est arrivé à la génération du déluge : c’est la dixième génération, et le Péri tsadiq insiste énormément pour dire que ce n’est pas la onzième ni la neuvième mais la dixième. La 10ème, le chiffre 10 est le chiffre de la shlémout. Le Maharal explique dans un de ses textes. Shalem signifie complet, parfait. Les dix paroles, les dix épreuves d’Abraham, les dix jours de la Téshouvah, les dix générations entre Abraham et Noa’h et entre Noa’h et Mosheh. Il y a le chiffre extraordinaire du miniane, le qahal, la communauté qui est dix. Sur ce chiffre Maharal nous dit qu’il est l’unité du multiple : dix est un, l’unité des dizaines. Un dans lequel il y a dix, et dix, ensembles, qui constituent une unité. Si un seul d’entre eux manque, alors toute l’unité manque. Chacun en lui-même doit se considérer comme le complément de cette unité. L’unité ne signifie pas l’identité. Dans l’idée de l’identité, une sorte de mutilation de la fécondité de l’homme. L’identité à un modèle et le projet de ressembler à ce modèle est une limitation. Par contre, l’unité est extrêmement enrichissante lorsque constituée de dix personnalités complètement différentes qui, ensembles, constituent une unité. Avec la maintenance de la différence de l’identité personnelle et de la vocation propre de chaque individu, sans tomber dans l’individualisme puisque chacun se sait constitutif d’une unité avec le chiffre dix. Donc le dix représente véritablement le qahal et c’est une idée importante du judaïsme. Il ne s’agit pas de se fondre et de disparaitre à l’intérieur de la communauté ni de s’exprimer dans l’individualisme du salut de la voie personnelle et individuelle ; il y a une sorte de conciliation entre le caractère individualiste et quelque soit exacerbée dans le judaïsme et le caractère tout aussi exacerbée de la communauté. Et c’est le qahal de la communauté dans laquelle s’intègre le caractère individuel et communautaire où l’un ne peut exister sans l’autre et ou l’un s’enrichit par l’autre. Voilà le chiffre dix.

Lorsque j’ai le sentiment que je me développe personnellement sur le plan personnel tout en étant intégré à l’intérieur de la communauté en ayant conscience du chemin suivi c’est cela qu’on appelle la shlémout. Se savoir en chemin et que ce chemin qu’on se construit mène vers quelque chose, bien que le chemin soit infini, cette conscience est une conscience de shlémout.

 

Maharal va beaucoup plus loin : la conscience que j’ai de cette shelémout est un caractère ontologique, puisque la shelémout est un fait de personne, un fait de la conscience de l’unité. Mais cette conscience d’unité que j’ai de moi-même, qui est une perception ontologique, a un effet et une traduction psychologique qui s’appelle la sim’hah, la joie. Et le Maharal explique c’est qu’est la sim’hah : la conscience que j’ai de ma shlémout. Et ce qu’est la atsvout, l’amertume la plus grande, c’est la conscience que j’ai que je ne peux pas atteindre la shlémout.

 

Dans  notre problème, c’est la dixième génération et donc c’est celle de la shlemout, celle de la conscience de la perfection, avec l’évacuation complète de la faute du premier homme, définie aujourd’hui comme étant le passage du travail matériel à la libération économique qui me fait rencontrer le temps sans que cette rencontre soit tragique mais féconde.

 

Le texte de la Torah dit :

7.11

יא בִּשְׁנַת שֵׁשׁ-מֵאוֹת שָׁנָה, לְחַיֵּי-נֹחַ, בַּחֹדֶשׁ הַשֵּׁנִי, בְּשִׁבְעָה-עָשָׂר יוֹם לַחֹדֶשׁ--בַּיּוֹם הַזֶּה, נִבְקְעוּ כָּל-מַעְיְנֹת תְּהוֹם רַבָּה, וַאֲרֻבֹּת הַשָּׁמַיִם, נִפְתָּחוּ.

… jaillirent toutes les sources du grand Téhom et les fenêtres du ciel se sont ouvertes.

C’est une terminologie absolument ambigüe et c’est une ambigüité entretenue. Dans la mesure où les portes du ciel quand elles s’ouvrent cela signifie les temps de grâce. Ce n’est pas le signe de temps difficiles pour l’humanité. Au moment de la néilah, le moment le plus important de l’année au moment de Yom Kipour lorsque les portes du ciel se ferment. Lorsque les portes sont ouvertes c’est un temps de grâce et de rencontre entre le peuple juif et la Shékhinah.

 

Zohar sur Téhom Rabah - les abîmes en-bas : la rencontre de l’intelligence du ciel avec l’intelligence d’en-bas. D’après le Zohar, c’est donc une génération de connaissance, une génération de Daat. C’est la troisième dimension après ‘Hokhmah et Binah. La génération est donc parvenue au niveau du Daat. Mais en perturbant ce niveau du Daat.

 

La génération de la connaissance et de l’intelligence, génération de l’extrême. L’alternative de ce temps-là c’est l’arrivée du Mashia’h ou de la catastrophe. Ce n’est pas un temps médiocre, mais un temps de prédilection comme le jour du Matan Torah.

La génération du déluge a eu un niveau de ‘Hokhmah tel qu’ils sont parvenus au niveau économique à la situation de Adam HaRishone avant la faute. C'est-à-dire que le monde tout entier est redevenu un jardin d’Eden sur le plan de la production et de la technique. Selon le texte du Zohar, un homme ensemençait un champ d’un sel grain et obtenait de quoi manger pendant 40 ans… L’homme était complètement libéré sur le plan économique, et avait de quoi vivre sans avoir besoin de travailler grâce aux techniques extraordinaires qui libéraient du travail économique. Il y avait donc une utilisation de la ‘Hokhmah et de la Binah  permettant une investigation du monde et une connaissance scientifique et une maitrise technique du monde qui les a libéré complètement de toutes les contraintes économiques. C’est là l’idée de la Shlémout, et c’est ainsi qu’ils purent évacuer la faute du premier homme puisque c’est à ce niveau-là qu’elle se situait.

Mais à partir du moment où ils étaient libérés, ils n’ont pas réussi à vivre le temps du Shabat.

Le problème du travail se dégrade alors que Adam Harishone lui avait le moyen de le récupérer en s’investissant dans le travail, la dixième génération libérée du travail et disposant du temps, ils ont rencontrés le temps et l’idée de la mort.  Idée de la mort qui est absolument angoissante parce que c’est le néant et à partir du moment où l’homme rencontre le temps et le néant, de deux choses l’une, soit il devient fou, soit il est obligé de trouver un palliatif dans lequel il va s’engager pour oublier l’idée de la mort.

 

Et le texte est peu clair dans le Péri Tsadik mais je crois que c’est ainsi qu’il faut l’expliquer : l’idée de la mort les a envahi et les a conduit à une sorte de refuge dans un monde qui va leur faire oublier la mort. Problème d’ailleurs que nous rencontrons plus tard avec la rencontre de Jacob et Esaü. Tout le problème d’Ésaü est le problème de la rencontre avec la mort à laquelle il faut échapper, et il s’adonne au meurtre, à l’idolâtrie et à la débauche.

 

Le texte nous dit ici :

יא וַתִּשָּׁחֵת הָאָרֶץ, לִפְנֵי הָאֱלֹהִים; וַתִּמָּלֵא הָאָרֶץ, חָמָס.  

« … Vatimaleh haArets ‘Hamas - le monde s’est rempli d’injustice. »

Le texte va plus loin au début du verset :

« Vatisha’het HaAretz Lifnei HaElohim - la terre et tout ce qu’elle contient a pourri. ». 

 

C'est-à-dire qu’il y avait une sorte de moisissure qui a détruit le monde de l’intérieur. A partir du moment où c’est le problème de la rencontre avec la mort et l’angoisse de la mort il fallait trouver un refuge, et ce refuge consiste pour l’homme à rentrer en lui-même, mais il perd ainsi sa propre forme. Il n’avait plus conscience de la vocation de la forme de l’homme, il n’avait plus conscience de la finalité de sa propre forme, et c’est maintenant la matière qui domine l’homme plus que la forme puisque cette dernière lui pose problème : Le problème qu’elle lui pose est de savoir en quoi consiste ce souffle divin en nous, et qui représente en nous l’éternité : comment passer du temps éphémère à l’éternité. Ils auraient ainsi du faire le saut jusqu’au Shabat, mais la génération du déluge n’y est pas arrivé, et elle s’est investi beaucoup plus dans la matière que dans la forme. A partir de ce moment-là nous lisons : « Vatisha’het HaAretz »

Tant que le souffle de Dieu est en nous, il y a la forme qui permet la vie, et lorsque le souffle disparait alors la matière se retrouve seule et il y a pourrissement de la matière.

Ce pourrissement de la matière conduit à la disparition de la forme qui va s’effacer.

C'est-à-dire que la matière de l’homme va continuer à exister mais sa forme va disparaitre en étant engloutie à l’intérieur des eaux. A l’image du morceau de sucre qui se dissout dans l’eau sans disparaitre complètement. La matière continue à exister mais sa forme a disparu. Lorsque survient le déluge cela veut dire que l’homme a disparu dans sa forme et a continué à exister dans la matière. Ce n’est pas la providence divine qui a fait disparaitre l’homme, mais c’est l’homme lui-même qui n’ayant plus conscience de la vocation de sa propre forme a fondu à l’intérieur des eaux, et les eaux ne pouvaient rien faire d’autre que l’envahir et le faire disparaitre.  

 

Tout le temps de l’histoire, avec celle d’Abraham avinou en particulier, consiste à retrouver le temps de Shabat. L’homme qui nous donnera le temps du Shabat c’est Mosheh rabénou.

 

Parallèle entre Noa’h et Moïse pour voir en quoi Mosheh a réussi là où Noa’h a échoué.

La construction de la téva a duré 120 ans. Cela aurait pu être un quart d’heure, ou une demi-heure, mais cela a duré 120 ans. 120 ans parce que c’est le temps de la vie d’un homme.

 

6.14

יד עֲשֵׂה לְךָ תֵּבַת עֲצֵי-גֹפֶר   Asseh lekha Tevat Etsei Gofer.

Le mot Téva est toujours ambigu. Noa’h n’a pas compris l’ordre donné.

Téva une arche, une boite, à l’intérieur de laquelle on se trouve bien protégé.

Noa’h comprend l’ordre comme étant de construire un milieu dans lequel il va se protéger. Et il va se protéger pendant que le monde entier sera noyé dans le déluge !

En réalité, la sollicitation de Dieu était ambigüe. Dans la mesure où pendant 120 ans il devait construire parce qu’Il n’avait pas envie de détruire le monde, Il a sollicité Noa’h, Il a provoqué Noa’h pour qu’il refuse le décret de destruction. Faire une Téva c’est l’appeler à intervenir auprès de autres pour qu’ils dépassent le problème dans lequel ils se trouvent…

 

Téva signifie la foi, un mot et une arche. La Torah est essentiellement formée par des mots. L’ambigüité du terme consiste à ce que Noa’h aurait du comprendre dans « Asseh Lekha Téva » : « fais-toi un mot, fabrique-toi un discours » : l’intervention auprès des autres pour que le monde ne s’enlise pas complètement dans le déluge.

Nous retrouvons exactement cette histoire 20 générations plus tard avec Abraham où Dieu va chez Abraham et lui annonce la destruction de Sodome et Gomorrhe : on n’a jamais vu un discours de la part d’un homme confronté à Dieu aussi violent. D’une violence incroyable. Si bien que les commentaires disent que l’intervention d’Abraham est une déclaration de guerre faite à Dieu lui-même. Avec un discours presque blasphématoire :

18.25

הֲשֹׁפֵט כָּל-הָאָרֶץ, לֹא יַעֲשֶׂה מִשְׁפָּט  

Hashofet kol ha'aretz lo ya'aseh mishpat?

Le Juge de toute la terre ne ferait-il pas justice ?

Et Avraham invoque la justice pour empêcher Dieu de détruire Sodome et Gomorrhe.

De même avec l’intervention de Moïse :

« L’Egypte va dire que tu es un Dieu injuste, tu n’as pas le droit de faire une telle décision !»

 

On attendait de la part de Noa’h une intervention de ce genre. L’injonction de construire une arche n’était pas seulement la construction d’un mot dans lequel il devait se conserver et se garder lui-même mais le moyen de communication envers sa génération. Noa’h est par définition celui qui est en état d’inertie et de léthargie, il s’enferme à l’intérieur d’un mot et laisse les autres mourir. Il a fait une tévah, s’enfermant dans sa tévah à l’intérieur des eaux sans pouvoir transformer ces eaux par sa présence.

 

La Torah évoque une autre tévah sur les eaux dans laquelle se trouvait une personne : Moïse.

Moïse est sorti de cette tévah. Lorsqu’il devient adulte :

Shémot 2.11

וַיִּגְדַּל מֹשֶׁה וַיֵּצֵא אֶל-אֶחָיו

Vayigdal Mosheh Vayetse el é’hav - Et Mosheh grandit, il sortit vers ses frères.   

Il a considéré comme son propre devoir de ne pas rester enfermé à l’intérieur de son propre discours, de ses propres mots, mais il fallait que son discours sorte : Vayétsé el é’hav… il sortit vers ses frères et il vit leurs souffrances… 

Le problème de Moïse toute sa vie est de trouver le discours véritable qui permet de créer la véritable communication avec les autres.

Il était kévad peh, la bouche lourde, il avait refusé la communication parce qu’il ne se sentait pas à même de parler, et toute sa vie durant jusqu’aux derniers jours, il devait trouver cette tévah, le mot juste qui puisse lui permettre la communication avec le peuple juif.

 

2ème événements remarquable : au temps de Noa’h les eaux supérieures et inférieures se sont de nouveau rencontrées, plongeant le monde dans l’état de chaos originel, le rôle de Moïse est de faire sortir le peuple juif d’Egypte. Pas seulement la sortie des Hébreux de l’Egypte mais aussi la sortie de l’Egypte des Hébreux. Faire en sorte qu’il y ait Yetsiat Mitzrayim et non pas Yetsiat Yisrael MiMitzrayim. C’est la sortie d’Egypte de l’Egypte. Comment ? Dans la mesure où 7 jours après (le temps de l’accomplissement) normalement, le peuple d’Egypte aurait dû sortir d’Egypte et aller rencontrer les Hébreux. Cela aurait été l’événement messianique de la fin des temps : les Égyptiens et les Hébreux auraient traversé ensembles la mer rouge.

On aurait vécu une récupération et une évacuation compète du temps du déluge, dans la mesure où les eaux vont se fendre en deux comme au temps de la création et le peuple juif serait passé entre ces eaux avec les Egyptiens. 

Malheureusement, au lieu de reconnaitre Israël et de sortir avec eux, les Egyptiens les ont poursuivis pour les ramener en Egypte.

Israël a passé la mer rouge en grande vitesse par manque de mérite, les Egyptiens ont été engloutis par les eaux, sauf un seul qui a été sauvé, le Pharaon lui-même qui devait témoigner qu’une fois dans l’histoire les eaux se sont coupées et que le peuple Israël est passé.

Toute l’histoire consiste à recouper de nouveau les eaux pour que l’humanité toute entière, l’Egypte, puisse y passer.

 

Autre remarque :

Moïse porte en lui les deux noms. Et le refus de la génération du déluge était le refus des noms El et Shadaï.  Le refus de El c’est le refus de la justice divine et de l’intervention de la providence dans le monde. Et Shadaï, qui est Yesod, c’est la possibilité qu’a l’homme de se récupérer par lui-même.

Là c’est Malkhout et Yesod.

Cela veut dire qu’il y a une loi qui dépasse l’homme mais que l’homme doit assimiler, et que d’autre part, l’homme est capable par lui-même de se gouverner et de réussir dans une vocation particulière. C’est cela que la génération du déluge a refusé. Et nous savons que la guématria de Mosheh est équivalente à El Shadaï (345).

Moïse doit faire que l’humanité toute entière sorte du déluge pour retrouver le nom El Shadaï.

 

Q : inaudible

R : je crois qu’il y a des temps qui sont de prédilection. Nous vivons un temps spécial pour Israël, pour ne pas dire pour l’humanité, avec l’existence de l’état d’Israël, j’espère que nous aurons la possibilité de l’assumer. Il y a des temps qui ont plus de valeur que d’autres. Le temps juif n’est pas linéaire. Le Zohar parle beaucoup de Olam, Shanah, Nefesh. Dans la même année, des temps plus importants que d’autres. Ce temps-là était le temps de l’évacuation de la première faute et le temps messianique par excellence. Ils avaient la responsabilité d’évacuer le problème du travail. Toutes les difficultés de l’homme consistent à se libérer du travail pour devenir disponible. Cette disponibilité permet de résoudre les problèmes ou d’accroitre les problèmes selon les intelligences. Et toute forme d’intelligence est une épreuve. Le manque d’intelligence fait que les problèmes ne sont pas posés de la même manière.

Qohelet 1.18

יח כִּי בְּרֹב חָכְמָה, רָב-כָּעַס; וְיוֹסִיף דַּעַת, יוֹסִיף מַכְאוֹב

Car avec une grande sagesse un grand chagrin, et accroitre la science accroitra la douleur.

C'est-à-dire que les problèmes se situent à un niveau plus important.

 

Une anecdote :

On raconte du Gaon de Vilna qu’il étudiait 19 heures par jour. Et son yetser harâ l’incitait à se reposer et dormir un peu plus…

On raconte de Rabi Akiva Eiger un des grands maitres de dimension moindre que le Gaon, qu’il étudiait 16 heures par jour. Et son yetser hatov l’incitait à étudier une heure de plus.

Rabi Akiva Eiger a écrit au Gaon de Vilna : puisqu’il en est ainsi je veux échanger mon yetser hatov contre ton yetser harâ !

On raconte que le  Gaon de Vilna lui aurait répondu : Que Dieu te préserve de mon yetser harâ !

 

Plus l’homme est grand, plus les problèmes qu’il a sont grands, d’une nature et dimension totalement différentes.

Cette génération est parvenue au sommet de la connaissance et a donc eu en même temps les problèmes du sommet de la connaissance. Il s’agit ici en même temps d’un paroxysme de la connaissance et d’un paroxysme du problème. L’alternative est donc soit la grande réussite soit la grande culbute. Cela a été malheureusement la grande culbute, la dégradation depuis le sommet de la connaissance vers le plus bas dans le domaine des sens et des sollicitations matérielles et charnelles les plus basses.

Effectivement, c’est une génération de la connaissance, qui a dominé le monde, la technique et la connaissance, mais c’est aussi une épreuve que l’intelligence…

 

Q : inaudible

R : (Manitou): Il y a effectivement une promesse au moment de l’alliance de Noa’h qu’il n’y aura plus de déluge d’eau.  Maboul traduit par déluge signifie destruction. Maboul mayim signifie déluge d’eau. En français le mot déluge a pris le sens de déluge d’eau. Mais il peut y avoir un déluge de feu. C’est un autre symbolisme.

…/…  

 

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Published by Phil O'Semith - dans PENSÉE JUIVE
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