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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 15:45

Morale et Cataclysme Naturel

(Peri Tsadik Voyant de Lublin sur Genèse)

1981

 

COURS 1

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/pensee/morale_et_cataclysme_naturel/cours_1

Durée : 42,6 minutes Face A - 148-02

 

Le sujet central pour ce séminaire c’est les causes profondes du déluge, mais comme conséquence de ce qui s’installe dans l’histoire humaine à partir de Caïn et Abel.

Le thème de la vision catastrophique de l’histoire sera le sujet des autres conférences générales.

Le 3èmeséminaire en fin d’année sera consacré à un sujet plus optimiste, sous l’aspect des constructeurs et non pas des destructeurs, c’est ce qui apparait dans l’histoire humaine avec la figure d’Abraham. Ce sera un séminaire beaucoup plus large consacré à Abraham et je pense qu’on fera appel à des enseignants des autres traditions et pas seulement du judaïsme.

 

Pour les cours du matin, j’avais primitivement pensé faire des midrashim sur le déluge et finalement j’ai changé un peu de perspective, et j’ai choisi une série de midrashim et l’enseignement du Maharal sur le passage de la mer rouge. C’est-à-dire que c’est un exemple de situation catastrophique beaucoup plus restreinte apparemment mais qui est un peu du même ordre d’idée. On commencera à partir d’aujourd’hui par étudier le texte de la Bible sur le passage de la mer rouge, les midrashim de la Mekhilta מכילתא   avec le commentaire du Maharal, et en fin de séminaire on reviendra si nécessaire sur le problème du déluge à proprement parler.

 

Le sujet central en sera la relation entre le sens moral de l’histoire humaine et les cataclysmes naturels. On va avoir besoin d’un certain nombre de versets dans le chapitre 14 de l’Exode.

Lisez attentivement jusqu’au verset 8. Les Midrashim seront sur le verset 15.

Ceux qui ont ces livres chez eux, dans le commentaire du Malbim vous avez la Mekhilta ces textes du midrash que nous aurons à étudier. Vous les avez dans les textes du Maharal que l’on étudiera, mais ils ne sont pas cités exactement par le Maharal comme ils sont dans la source de la Mekhilta, et cela vaut la peine de les lire dans leur exacte formulation.

 

La Mékhilta est un recueil de midrashim sur l’Exode, dont le Maharal s’est servi comme base pour son commentaire sur ce problème du passage de la mer rouge.

Comme ce séminaire se situe finalement entre Pourim et Pessa’h j’ai jugé qu’il valait mieux parler de ce sujet que du déluge.

 

En guise d’introduction je vais commencer par vous expliquer le premier thème que nous allons étudier.

 

Nous avons un Midrash de la Mekhilta qui dit qu’au moment où le peuple Israël se trouvait confronté à cette situation de pessimisme absolu, la sortie d’Egypte a eu lieu. Mais le Pharaon s’est ravisé et envoya l’armée égyptienne. On se demande comme elle avait été rescapée des catastrophes des dix plaies d’Egypte, mais enfin, le Pharaon se ravise et envoie l’armée égyptienne à la poursuite du peuple qui venait à peine de sortir d’Egypte. Et nous verrons comment le texte de la Bible en Exode 13 présente le récit lui-même.

 

Le peuple d’Israël vient à peine d’être rescapé de toute cette longue histoire de l’exil d’Egypte, et après toutes les péripéties de la sortie d’Egypte à proprement parler, le peuple n’est plus sous la domination et l’esclavage et l’asservissement de la civilisation égyptienne de ce temps. Cet événement de la sortie d’Egypte est commémoré le 1er jour de Pessa’h. Ensuite, il se passe 7 jours, et le 7ème jour c’est l’événement du passage de la mer rouge.

 

Nous aurons à revenir sur ces définitions chaque fois que cela sera nécessaire, mais il y a là deux commémorations différentes de deux péripéties du même événement global, mais qui n’est pas à proprement parler le même événement : Yetsiat Mitsraïm la sortie d’Egypte et Qriat Yam Souf littéralement la déchirure de la mer rouge : le passage de la mer rouge.

 

C’est groupé dans la même fête de Pessa’h mais ce sont deux yamim tovim différents. Le premier jour c’est Pessa’h à proprement parler, le 7ème jour c’est une autre fête qui achève Pessa’h, deux niveaux différents du même phénomène de la délivrance au moment de la fin de cette grande civilisation qu’a été l’Egypte des Pharaons dans laquelle le peuple Israël était en dispersion et en fin de compte y fut asservi.

 

Après la sortie d’Egypte à proprement parler, la Torah nous raconte un revirement du Pharaon qui avait été impressionné et affolé en particulier par la dernière des dix plaies, la mort des premiers-nés. Il laisse ainsi partir le peuple Israël mais finalement il se ravise et il envoie l’armée égyptienne à la poursuite du peuple. Et le peuple d’Israël va donc se retrouver coincé entre un phénomène naturel qui fait obstacle, la mer, et un phénomène humain qui fait danger, l’armée égyptienne lancée à leur poursuite. Dans cette situation, nous dit le midrash cité par le Maharal, il y a eu quatre types de réactions différentes parmi le peuple.

 

Cette division de l’identité d’Israël en quatre niveaux, en quatre manières d’être, c’est un des thèmes centraux de tout le récit de la sortie d’Egypte, la Hagada de Pessa’h. En particulier, les quatre enfants, et les quatre manières d’interroger les événements. Retenez que ce sont quatre qui sont cinq, toujours. Nous verrons le problème des quatre verres de vin qui sont en réalité cinq en fin de séminaire.

 

Le midrash que je vais vous lire porte sur les versets de Beshala’h 14.13-14 :

Le peuple est pris d’inquiétude, inquiétude qui est formulée de quatre manières différentes :

 

14.13

יג וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה אֶל-הָעָם, אַל-תִּירָאוּ--הִתְיַצְּבוּ וּרְאוּ אֶת-יְשׁוּעַת יְהוָה, אֲשֶׁר-יַעֲשֶׂה לָכֶם הַיּוֹם: כִּי, אֲשֶׁר רְאִיתֶם אֶת-מִצְרַיִם הַיּוֹם--לֹא תֹסִפוּ לִרְאֹתָם עוֹד, עַד-עוֹלָם.

Vayomer Mosheh El HaAm…

 13 Moïse dit au peuple: "Ne craignez pas, rassemblez-vous et voyez le salut de Hashem qu’il fera pour vous ce jour ! La manière dont vous avez vu l’Égypte aujourd'hui, vous ne continuerez plus de les voir encore ad olam jusqu’à la fin des temps.

14.14

  יד יְהוָה, יִלָּחֵם לָכֶם; וְאַתֶּם, תַּחֲרִשׁוּן.

Hashem guerroiera pour vous, et vous restez silencieux.

 

Ad Olam : Ad veut dire littéralement jusqu’à et Olam signifie le monde dans le sens temporel. Le monde dans le sens spatial n’existe pas dans l’hébreu biblique. Il aura ce sens beaucoup plus tardivement. La différence de sens c’est que le mot Olam, le monde, dans l’hébreu biblique, cela signifie le temps que dure un monde. Dans le vocabulaire de la théologie c’est un éon. La manière de distinguer ces deux mots Olam dans le sens temporel et Olam dans le sens spatial c’est d’observer le pluriel : le pluriel masculin Olamim est le pluriel de l’hébreu biblique Olam qui signifie le temps d’un monde. Le pluriel féminin Olamot se réfère au terme Olam de l’hébreu rabbinique, qui vient du grec, et qui signifie un monde dans le sens spatial.

 

Ad Olam : jusqu’à la fin du temps que durera ce monde. Olam Hazeh le monde présent, Olam Haba le monde qui vient. Nous avons donc une définition très précise du point de vue de la Halakha : le temps que dure un Olam c’est d’abord un jubilé. Chaque fois que nous avons un verset que la Halakha utilise pour un thème donné en disant « Ad Olam : jusqu’à la fin de ce monde », c’est jusqu’à la fin des 49 années, la 50ème étant pour le jubilé.  

 

C’est là le sens de base. Cela a été élargi à la notion de Olam Hazeh ce monde-ci, jusqu’aux temps messianiques. Le monde qui commence au premier homme jusqu’au fils de l’homme aux temps messianiques s’appelle ce monde-ci, Olam Hazeh. Et ensuite, le Olam Haba. Ce monde-ci cela veut dire le temps que dure le monde depuis le commencement de l’histoire humaine avec le premier homme jusqu’aux temps messianiques, c’est le Olam Hazeh. Olam Haba c’est le monde qui suivra. Cela a toujours été pensé en hébreu biblique dans la perspective temporelle : le temps que dure un monde. Cela n’a jamais eu un sens spatial.

 

Si nous reportons ce sens temporel à notre verset cela veut dire que les Hébreux lors de la sortie d’Egypte ont assisté à une scène où leur existence est en danger en raison de l’Egypte, et le texte dit : regardez bien cette situation, vous ne la reverrez plus Ad Olam, jusqu’à la fin de ce temps du monde. Comme s’il y avait là un rendez-vous pour un certain temps du monde où de nouveau cette situation apparaitrait. Tout se passe comme si ce rendez-vous était pour notre temps. Depuis la sortie d’Egypte jusqu’à notre temps, on ne s’était jamais retrouvé dans une telle situation où il y avait menace de destruction d’Israël par l’armée égyptienne. Tout se passe comme si nous sommes arrivés à ce temps de Ad Olam, à la fin du temps d’un monde.

 

Il faut bien comprendre ce problème d’exégèse du midrash : pourquoi la Torah a-t-elle jugé nécessaire de nous transmettre comme préface à la loi à proprement parler ce récit de l’histoire de la constitution de l’identité d’Israël à qui cette loi a été donnée ? Ce n’est pas seulement pour nous faire connaitre quelle a été la préface du passé, mais pour nous faire comprendre quelle est la structure de notre identité historique. Par conséquent, bien entendu, pendant des siècles il était important de savoir le sens de ce qui s’était passé parce que cela dévoile dans une certaine occurrence la structure d’identité propre à Israël. Nous allons en voir un exemple ici. Ces événements ne se retrouvent pas du tout dans les mêmes termes mais dans la même identité. Il y a là une indication extrêmement importante.

 

Cette expérience de la fin d’un temps d’exil et de la menace d’une catastrophe à ce moment-là, le texte nous prévient que cela se reproduira Ad Olam.

 

Et effectivement, nous les avons revus.

 

Il faut bien comprendre le sens de l’événement.

Je reviendrais d’ailleurs sur les implications théologiques de cette remarque. La base de la foi, la émounah, dans la tradition juive, c’est l’événement historique. Il faut donc être surtout sensible au caractère massif de l’événement. Pendant 3600 ans ce verset reste en l’air, et subitement il se concrétise de notre temps. On le voit ou on ne le voit pas, mais si on a des yeux on le voit !

 

Q : inaudible

R : cela veut dire d’après le sens du pshat que le temps commence à la sortie d’Egypte, et il y a une sorte de rendez-vous qui surviendra lorsque la même péripétie recommencera. Cela a recommencé durant la guerre du Sinaï et peut-être durant la guerre des six jours. On a de nouveau revu l’armée égyptienne comme menace de destruction pour Israël à la fin des temps d’exils.

Cela veut dire que ce temps du monde qu’exprime le terme Olam depuis la sortie d’Egypte jusqu’à la fin du temps d’exil s’achève de notre temps. Puisque le verset indique le signe dans l’événement : revoir l’armée égyptienne dans la même condition de menace contre Israël.

 

Le terme Olam en hébreu biblique n’a jamais signifié le monde dans le sens de cosmos, que recouvre l’expression biblique shamayim vaaretz les cieux et la terre. C’est un sens intégré tardivement dans l’hébreu rabbinique. Avec le pluriel Olamot. Par exemple, Olam HaBriah, Olam HaYetsirah… Mais les termes Olam, Olamim se rapportent toujours au temps que dure un monde, une époque, une ère.

Les traducteurs à travers les siècles ont choisi chacun des nuances de l’expression qui se révèlent finalement fausses : Ad Olam est souvent traduit à jamais. Cela veut dire sans fin, toujours… C’est donc un contresens dans notre verset.

 

Q : Olam Vaed ?

R : Cela veut dire tant que dure ce monde Olam, et Vaed encore après…

 

Dans toutes traductions on est passé inconsciemment et inévitablement du registre hébraïque qui est temporel au registre grec qui est spatial. On a traduit ainsi le mot Olam dans le sens spatial de monde. 

 

Q : Lorsqu’on parle d’univers c’est à la fois spatial et temporel ?

R : L’univers est une expression grecque très proche de l’expression hébraïque « shamayim vaaretz - les cieux et la terre ». L’étymologie du mot univers est très proche de l’hébreu : uni-vers, l’unité du divers. L’ensemble universel. Mais cela a d’abord évidemment un sens spatial. 

 

Le thème général en filigrane de toutes ces études c’est l’intuition fondamentale de la tradition biblique qu’il y a une raison d’ordre morale lorsqu’il y a une menace de cataclysme.

 

C’est un univers mental spirituel très différent de la mentalité de la culture contemporaine, et l’intérêt de ces études à suivre sera de confronter ces deux attitudes mentales.

 

Le midrash de la Mekhilta :

Devant cette terreur du peuple, on est dans une impasse. Tous les éléments précédents ayant permis la sortie d’Egypte risque d’être annulés. L’armée égyptienne est derrière le peuple, et devant se trouve la mer, et tout le peuple se trouve démuni.

Une des questions qui se pose de suite à la lecture de ce récit : apparemment cette panique, cette inquiétude est injustifiée ! Le peuple a l’expérience que Dieu intervient en sa faveur, et qu’il y a une providence particulière qui a permis les événements de la sortie d’Egypte !

Pourquoi malgré les dix plaies et les miracles de ce peuple tellement asservi à la société égyptienne qui parvient à sortir vers sa liberté n’attend-on pas ici une intervention supplémentaire de la providence divine ?  

Que se passe-t-il dans le cœur et la pensée des Hébreux à ce moment précis qui provoque une telle inquiétude et qui ne laisse pas espérer à un miracle de plus ?

 

14.13

יג וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה אֶל-הָעָם, אַל-תִּירָאוּ--הִתְיַצְּבוּ וּרְאוּ אֶת-יְשׁוּעַת יְהוָה, אֲשֶׁר-יַעֲשֶׂה לָכֶם הַיּוֹם: כִּי, אֲשֶׁר רְאִיתֶם אֶת-מִצְרַיִם הַיּוֹם--לֹא תֹסִפוּ לִרְאֹתָם עוֹד, עַד-עוֹלָם.

Vayomer Mosheh El HaAm…

 13 Moïse dit au peuple: "Ne craignez pas, rassemblez-vous et voyez le salut de Hashem qu’il fera pour vous ce jour ! La manière dont vous avez vu l’Égypte aujourd'hui, vous ne continuerez plus de les voir encore ad olam jusqu’à la fin des temps de ce monde.

 

Au niveau du déterminisme naturel, il y a une catastrophe éventuelle, mais la Yeshouat Hashem permet d’être sauvé au-delà de cette menace impersonnelle du fonctionnement des lois du déterminisme naturel. La Yeshoua est au-delà, c’est une rupture des lois de la nature. C’est littéralement l’idée de « salut » telle qu’elle est exprimée en français à partir du latin.

 

La Mékhilta dit ceci :

Nos maitres ont enseigné : Israël s’est divisé en quatre groupes, quatre types de réaction.  

La première disait : Nipol el hayam - Tombons dans la mer !

 

Parvenu à l’extrême pointe de l’espoir d’être sauvé et devant l’impasse de cette catastrophe éventuelle c’est un effondrement de la foi avec la conséquence de ce choix du suicide arrêtant l’histoire.

 

Une autre partie du peuple disait : Retournons en Egypte ! 

La troisième partie disait : Faisons-leur la guerre !

La quatrième partie disait : Nous allons crier en priant !

De telle sorte de les affoler par la prière.

 

Quatre stratégies sont proposées :

-Le suicide dans le renoncement.

-Le retour en Egypte.

-La guerre.

-La prière.

 

Et la Mekhilta continue :

A la partie disant « Tombons dans la mer ! » Il leur a dit :

14.13

הִתְיַצְּבוּ וּרְאוּ אֶת-יְשׁוּעַת יְהוָה, אֲשֶׁר-יַעֲשֶׂה לָכֶם הַיּוֹם

Tenez-vous là rassemblez-vous et regardez le salut que Hashem fera pour vous ce jour.

A la partie disant « Retournons en Egypte ! » Il leur a dit :

 14.13

כִּי, אֲשֶׁר רְאִיתֶם אֶת-מִצְרַיִם הַיּוֹם--לֹא תֹסִפוּ לִרְאֹתָם עוֹד, עַד-עוֹלָם.

Car comme vous avez vu l’Egypte aujourd’hui vous n’ajouterez pas de les voir jusqu’à la fin du temps.

A la troisième partie disant : « Faisons la guerre ! » Il leur a dit :

14.14

  יד יְהוָה, יִלָּחֵם לָכֶם.

Hashem guerroiera pour vous…

Et ceux qui ont dit : « Prions contre eux ! » Il leur a dit :

14.14

וְאַתֶּם, תַּחֲרִשׁוּן

Et vous restez silencieux !

 

Cela veut dire que clairement selon ce midrash les quatre stratégies sont refusées. Elles ne sont pas au même niveau de mérite selon la capacité de foi mais, malgré tout, ces quatre stratégies sont refusées. C’est donc qu’il y en a une cinquième qui peut être authentique. Et cette cinquième attitude, nous l’aurons dans l’étude plus en détail avec les textes du Maharal portant sur le verset suivant 14.15.

 

Beshala’h 14.15

וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל-מֹשֶׁה, מַה-תִּצְעַק אֵלָי; דַּבֵּר אֶל-בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל, וְיִסָּעוּ

Et Dieu dit à Moïse : Pourquoi cries-tu vers Moi ? Parle aux enfants d’Israël et qu’ils avancent…

 

Nous étudierons Rashi qui met en évidence une implication : cela implique que Moïse se préparait à prier. Tsaaqah c’est la prière que l’on clame.

 

On a donc les cinq niveaux. Ce qui est frappant c’est que nous vivons de nouveau la même problématique : dès que l’occurrence de la catastrophe arrive ces quatre réactions apparaissent.

Le suicide dans le renoncement.

Le retour en Egypte.

La guerre.

La prière.

Le midrash nous enseigne que Hashem refuse ces quatre attitudes. Elles ne sont pas toutes entièrement négatives dans leur niveau d’acquisition de capacité de foi croissante. Mais, finalement, c’est la cinquième stratégie qui est indiquée : Dieu veut l’entrée dans la mer.

 

Cela fait apparaitre la structure de la division du peuple en quatre parties ou niveaux qui mènent à un cinquième niveau, et qui nous est annoncée par le récit biblique dès le commencement du récit.

 

Nous allons reprendre ici le début de la Parashah de Beshala’h avec l’aide de la Mekhilta, et nous verrons ensuite comment le Maharal explique ce midrash de la Mekhilta, pourquoi Hashem refuse ces quatre premières stratégies et ordonne la cinquième.

Nous apprenons que le peuple est divisé en quatre niveaux qui mènent à un cinquième. On voit dans le début du récit de cet événement que c’est effectivement cette structure-là qu’annonce le texte.

 

Nous avons à comprendre en quoi ces quatre réactions à la menace de la catastrophe qui se dénoue par le passage de la mer rouge impliquent dans le contexte du récit un manque de foi ? Même celle de la guerre ? Et même celle de la prière ?

 

Nous allons lire ensemble les huit premiers versets de Beshala’h :

 

13.17

וַיְהִי, בְּשַׁלַּח פַּרְעֹה אֶת-הָעָם, וְלֹא-נָחָם אֱלֹהִים דֶּרֶךְ אֶרֶץ פְּלִשְׁתִּים, כִּי קָרוֹב הוּא:  כִּי אָמַר אֱלֹהִים, פֶּן-יִנָּחֵם הָעָם בִּרְאֹתָם מִלְחָמָה--וְשָׁבוּ מִצְרָיְמָה

Et il arriva lorsque Pharaon renvoya le peuple Elohim ne les a pas conduit par le chemin de la terre des Philistins car il était proche car Dieu s’était dit de peur que le peuple ne regrette en voyant (l’éventualité de) la guerre et ne retourne en direction de l’Egypte.  .../...  

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Published by Phil O'Semith - dans PENSÉE JUIVE
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