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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 16:18

Mishpatim (1996)

 

Mishpatim (1996) 2ème Partie

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/parasha/michpatim_serie_1996/cours_1

Face B

 

…/…

Ce sont des catégories hébraïques qui impliquent toute une philosophie de ces problèmes. On peut avec cela faire des travaux sur la conception de la jurisprudence et de la légalité d’une façon générale. Le Talmud a une vision très claire du droit qui n’a rien à voir avec le droit romain.

Baba Batra et Baba Metsia comportent des sujets extraordinaires.

Il y a aussi un problème de différence entre responsabilité et culpabilité chez les voleurs. S’il y a vol d’un animal, suivant la catégorie du vol, le dédommagement est différent, il y a des raisons à cela.

 

Guémara Baba Qama 2a:

דף ב,א גמרא  מדקתני אבות מכלל דאיכא תולדות תולדותיהן כיוצא בהן או לאו כיוצא בהן גבי שבת תנן אבות מלאכות ארבעים חסר אחת אבות מכלל דאיכא תולדות תולדותיהן כיוצא בהן לא שנא אב חטאת ולא שנא תולדה חטאת לא שנא אב סקילה ולא שנא תולדה סקילה ומאי איכא בין אב לתולדה נפקא מינה דאילו עביד שתי אבות בהדי הדדי אי נמי שתי תולדות בהדי הדדי מחייב אכל חדא וחדא ואילו עביד אב ותולדה דידיה לא מחייב אלא חדא ולרבי אליעזר דמחייב אתולדה במקום אב אמאי קרי ליה אב ואמאי קרי לה תולדה הך דהוה במשכן חשיבא קרי ליה אב הך דלא הוי במשכן חשיבא קרי לה תולדה גבי טומאות תנן אבות הטומאות השרץ והשכבת זרע

 

מדקתני אבות מכלל דאיכא תולדות

Mi dékatané Avot miklal déikah Toladot

Je traduis littéralement :

Par le fait qu’il (le Tana) a enseigné le terme de principe (Avot) des dommages, j’apprends de ce fait qu’il y a des Toladot. (puisqu’il a employé le terme Avot-principes cela veut dire qu’il y a des cas déduits, des conséquences Toladot)

תולדותיהן כיוצא בהן או לאו כיוצא בהן

Ces Toladot ont-elles le même statut de dédommagements ou non ?

 

On prend alors deux exemples de cas connu par ailleurs : violation d’un travail interdit le Shabat et le cas des impuretés.

 

Est-ce que dans les cas de violation du Shabat les Toladot et les Avot ont la même sanction, ou est-ce que dans les cas des impuretés les Toladot et les Avot ont les mêmes sanctions ?

On va voir que ce sont des cas différents du nôtre.

 

Voilà ce qu’on va étudier : Pourquoi nous amène-t’on les exemples de Shabat et d’impuretés pour pouvoir éclairer le cas des dommages ? Que cherche-t’on dans cette étude qui va commencer ? On cherche à savoir où est le principe de responsabilité atténuée ? En français c’est le terme de circonstances atténuantes. Responsabilité et non pas culpabilité.

 

Question de logique de raisonnement : normalement la question dans la Guémara aurait dû dire Tané Avotil a enseigné Avot. Donc cela implique qu’il y a des Toladot !

Ce n’est pas par le fait qu’il a enseigné Avot qu’il y a des Toladot. Étant donné qu’il a enseigné Avot je sais qu’il y a des Toladot. Mais ce n’est pas parce qu’il a enseigné Avot qu’il y a des Toladot. Logiquement c’est l’inverse : c’est parce qu’il y a des Toladot qu’il y a des Avot. Alors on est bloqué on ne comprend pas ce que la Guémara veut dire : Est-ce que la Guémara ne sait pas raisonner ? Il y a écrit  Mi dékatané et non pas Tané.

 

Je vous donne tout de suite la confimation du fondement de cette question grammaticale.

 

גבי שבת תנן אבות מלאכות ארבעים חסר אחת אבות מכלל דאיכא תולדות

Concernant Shabat on enseigne :

Avot Melakhot Arbâyim ‘Hasser A’hat – les principes des travaux Shabat sont 40 moins un.

אבות מכלל דאיכא תולדות

Avot Miklal Toladot

Les Avot sont comme les Toladot

 

On va apprendre que pour les Avot de Shabat les Toladot ont le même statut de sanction que les Avot. Donc il y a le cas de Shabat où cela va de soi que les Toladot sont comme les Avot.

Est-ce que le cas de Neziqin est comme le cas de Shabat ?

Il faut donc découvrir le principe de la faute du travail interdit Shabat qui a été accompli, et quel est le principe du dommage d’un objet dont le propriétaire va être appelé en jugement.

Il faut comparer ces deux cas. Mais en tout cas dans la forme du texte il n’y a pas écrit Mi dékatané avot pour Shabat. Il a dit Tanei Avot ! Plutôt ce qui qui revient au même : Gavei Shabat Tenan : On a enseigné Avot… Et on a enseigné Avot parce qu’on savait déjà qu’il y avait des Toladot. Et ce n’est pas par le fait qu’on a enseigné Avot qu’on apprend qu’il y a des Toladot.

 

De la même manière en bas de la page :

 גבי טומאות תנן אבות הטומאות השרץ והשכבת זרע

וטמא מת

Gavei Toumot Tnan Avot HaToumot HaSérets veHashkavat Zérâ véTamé Met

A propos des problèmes d’impuretés on enseigne les cas de principes d’impuretés le serpent et la pollution nocturne et le contact du cadavre.

תולדותיהן לאו כיוצא בהן

Toladoteihen la Keivatsé Bahen

Mais dans cas les Toladot des Avot n’ont pas le même statut de sanction.

 

Et Après on va demander, on va le voir tout de suite, et dans notre cas qu’en est-il ?

 

En filligrane la quesiton : pourquoi nous cite-t’on Shabat et Toumâ ?

 

Mais je reviens à ma question de logique. On va lire Tossfot pour l’essentiel de ce dont on a besoin pour le raisonnement.

 

 

TOSFOT :

 

Arba'ah Avot Nezikin" il y a 4 principes de dommages. Il y a des cas de formules où la Mishnah n’enseigne pas Hen. La Mishnah n’utilise pas le terme "Hen" ("elle dit : "Arba'ah Avot Nezikin" et non "Arba'ah Avot Nezikin Hen -- "4 principes de Nezikin ce sont") comme la Mishnah le fait normalement lorsqu’elle liste des cas. De même dans une Guémara ultérieure (4b) qui cite une Beraita de Rabbi Oshiya qui liste 13 Avot Nezikin, et une Beraita de Rabbi ‘Hiya qui liste 24 Avot Nezikin, et chacune de ces 2 Beraitot oublie le mot "Hen".

 

C’est apparemment une simple remarque d’érudition. 

 

Et similairement dans la Mishnah qui parle des cas de ceux qui manquent du sacrifice d’expiation avant d’être de nouveau disponibles pour le service au temple. Il s’agit des Kohanim qui s’étaient rendus impurs et qui sont passibles du sacrifice d’expiation. Tans qu’ils ne l’ont pas offert on les appelle les  « Me’housrei Kaparah ils leurs manquent la Kaparah »

 

[Ndr. : Les Rishonim mentionnent que le seul autre endroit où la Mishnah présente une liste sans  le mot  "Hen" est  dans Keritout (8b), où la Mishnah dit qu’il y a "Arba'ah Me’housrei Kaparah" et ne dit pas "Arba'ah Me’housrei Kaparah Hen."]

 

C’est un sujet très important : si on n’a pas expié les fautes du passé est-ce qu’on est disponible pour le service de l’avenir ? La Guémara a sa conception des choses qui n’est pas du tout celle du droit romain. Est-ce que le passé handicap l’avenir ?

 

Et il y a des endroits où le Tana déclare « Hen » comme c’est écrit dans la Mishnah « il y a 4 Shomerin »

 

Il y a 4 sortes de gardiens, Shomer d’un objet ou d’une propriété. Et s’ils sont endommagés quel est le statut légal du Shomer chez qui survient ce dommage ?

 

Ou bien similairement une autre Mishnah qui dit il y a « Arbaah Rashei Shanim Hen - 4 commencement de l’année, ce sont… »

 

C’est la Mishnah de Rosh-Hashanah. Nous aons dit Tossfot et il y a un point il n’explique pas quelle est la différence. Il note d’abord qu’il y a des cas où l’on dit Hen dans la Mishnah et des cas où l’on ne le dit pas. Et nous fait remarquer qu’ici on ne le dit pas ! Qu’est-ce que veut Tossfot ?

 

Et ensuite vous avez Guilayon les élèves de Tossfot dans la marge, il est notée une discussion dans l’académie des Tossfot pour bien démontrer que ce n’est pas pas hasard qu’il y a Hen ou pas Hen. Mais eux aussi ne disent pas dans quel cas il y a Hen et dans quel cas il n’y a pas…

 

Cela  veut dire que quand nous avons dans la Torah Shebikhtav ou Shébéalpeh quelque chose qui apparemment n’est pas expliqué cela veut dire que c’est aussi évident que 2 et 2 font 4 !

Regardez avec le temps à quel point nous sommes loins de ces évidences.

 

On va relire notre Guémara avec l’aide de Tossfot et vous me direz si c’est suffisamment clair.

 

 

 Par le fait qu’il a enseigné Avot et qu’il a pas enseigné Avot Hen je sais qu’il y a d’autre cas que ces quatre-là.

 

S’il avait dit Hen cela bloque : il y a quatre cas et pas plus. S’il a dit Avot et pas Avoteihen, je sais qu’il y a des Toladot. Vous voyez que c’est uniquement une question de logique ?

Et bien non, je vais vous étonner : ce qu’il y a dans Tossfot c’est une question de Kaballah !

Cela veut dire que pour le côté négatif du monde on n’affirme pas. On ne peut pas dire « il y a » pour du mal. Le mal advient mais il ne fait pas partie de l’être. Donc par définition puisque l’on parle de cette Merkavah - les 4 côtés – du côté du mal, on ne peut pas dire « il y a ». Il y a un grand principe : le mal ne descend pas d’en-haut. C’est quand cela arrive en bas que c’est mal. Mais cela vient d’en-bas. « Eïn râ yored min hashamayim ». Cela veut dire que par définition on ne peut pas dire « Arbâ Nezikin Hen ». Parce que Hen est l’affirmation ontologique. Mais il n’y a pas, cela advient. Vous voyez la différence.

 

Par conséquent, on est dans un monde à responsabilité très atténuée pour l’homme. Je ne suis pas responsable de ce qu’il y a dans les chaos du monde…

 

Nous avons trois cas.

Le cas du Shabat où les Toladot sont comme les Avot. Je ne vous donne pas trop de détails pour ne pas trop vous encombrer l’esprit. Dans le cas de Shabat, il y a 2 catégories :

 

- Si je viole un interdit de travail Shabat BéMezig, en sachant ce que je fais : quel est le statut, et est-ce que le Av et la Toladah ont le même statut de sanction.

 

- Si je viole un interdit de travail le Shabat sans savoir ce que je fais Béshegaga par inadvertance.

 

Par exemple il entre dans sa chambre et oublie que c’est Shabat ou que c’est interdit d’allumer Shabat et il allume. Il ne l’a pas voulu mais il l’a fait. De toutes les façons il y a une sanction puisque c’est lui qui l’a fait. Même si c’est inconscient c’est son inconscient à lui… Donc il faut marquer le coup, il faut une sanction parce que sinon la loi n’a plus de fondement. Très souvent on s’est rendu coupable de quelque chose non intentionnel, alors il faut que lon soit puni e serait-ce que symboliquement pour empêcher que la loi reste découverte. Il faut prendre les choses au sérieux. Métaphysiquement, c’est important.

 

Le cas de Touma.

Il y a une grande différence entre ces 2 cas. Touma c’est l’impureté. Ce fait qu’un interdit du Shabat a été violé dépend de moi et de ma volonté. De ma volonté expresse ou « inconciente ». (Cela n’existe pas une volonté inconsciente mais vous comprenez l’idée.)

Dans le cas de Touma, cela fait partie des lois du monde. La structure du monde fait que il y a de l’impureté. Cela ne dépend pas de moi. C’est objectif. Tandis que avoir déchiré un papier pendant Shabat c’est un mal, cela vient de ma volonté. Je créé une situation de violation de la loi qui vient de ma volonté. Cela ne vient pas de la structure du monde et de son fonctionnement.

 

Alors on va se demander d’où viennent les dommages ?

Est-ce que c’est comme pour Shabat une réalité qui procède de la volonté de l’homme ?

Est-ce que c’est comme Toumâ, une hiérarchie de gravité suivant les niveaux d’être du monde parce qu’il y a des niveaux d’impureté différents ?

 

Alors on voit tout de suite pourquoi il y a deux cas différents :

Shabat les Toladot sont comme les Avot parce qu’il n’y a pas de différence si c’est Av ou Tolada, c’est moi qui l’ai fait. Tandis que Touma si c’est un Av ou une Tolada il n’y a pas le même degré de gravité. Cela vient de la structure chimique qui est en jeu dans l’impureté en question.

Si c’est l’impureté de contact au reptile ou  l’impureté de contact au cadavre ce n’est pas la même.

 

דף ב,ב גמרא

אמר רב פפא יש מהן כיוצא בהן ויש מהן לאו כיוצא בהן

Un enseignement de Rav Papa : il y a des cas où Toladot ont le même statut dédommagement que les Avot, et il y a des cas où ils n’ont pas le même statut.

 

Quels sont ces cas qui n’ont pas le même statut ? Parce qu’à priori par le raisonnement seul, la définition des cas de Toladot est la même que la définition des cas des Avot et il n’y a pas d raison que la sanction ne soit pas la même ! Et on va effectivement par le biais du raisonnement, qui dure sur plusieurs pages, analyser tous les cas de Toladot et de Avot et on s’aperçoit qu’il n’y a pas de place pour une Tolada qui ne serait pas comme son Av dans la sanction. Pourquoi ? Parce que la définition de la sanction est la même !

 

Par exemple, pour le Shot le Av c’est quand le Shor charge quelqu’un. Mais il arrive que le Shor donne un coup d’épaule ce qui n’est pas la même chose que lorsqu’il charge avec sa tête. C’est une Toladah ! Mais étant donné que c’est la même définition du dommage, alors la sanction est la même ! 

 

Cet enseignement de Rav Papa pose tout un problème : Rav Papa sait par tradition qu’il y a des cas où la Toladah est comme le Av et qu’il y a des cas où la Toladah n’est pas comme le Av. Cela ne sort pas du raisonnement mais du maître qui lui a enseigné cela. Et d’où cela vient ? De Torat Mosheh ! On va voir de quoi il s’agit.

 

Et après ce qu’on vient de lire : יש מהן כיוצא בהן ויש מהן לאו כיוצא בהן, on va se demander où se trouve ces cas qui ne sont pas comme les Avot. Par le raisonnement on ne les trouve pas ! On va étudier tous les cas donnés par la Guémara comme exemple de dommages, et par définition le raisonnement montre que la Toladah est dans le cas du Av et donc qu’il n’y a pas de raison qu’il n’y ait pas la même sanction. Et alors c’est d’autorité que la Torah va enseigner où cela se trouve la responsabilité complétement diminuée.

 

Nos maitres ont enseigné dans la catégorie du Shor il y a a déjà 3 Avot.

 

-HaKeren si le dommage est causé par la corne du bœuf.

-Hashen si le dommage est causé par la dent du bœuf.

-Hareguel si le dommage est causé par le pied du bœuf.

 

C’est un grand principe de Kaballah aussi : la corne, la dent, le pied.

 

Rashi :

HaKeren la corne pour charger.

Hashen la dent pour manger.

Reguel le pied pour fouler-écraser et casser les cruches.

 

Ce sont trois principes de dommages différents qui vont être définis par la Guémara de la manière suivante :

 

Keren c’est lorsqu’il y a intention de faire du mal. On va caractériser trois cas différents lorsque l’animal cause un dommage on peut savoir par témoignage des gens qui ont assisté au dommage si l’animal on discerne en lui la « volonté » de faire le mal. L’animal d’après la Torah est paisible par nature, mais il peut se déclencher en lui des hormones de la méchanceté. L’animal n’est pas méchant, il est mauvais. Cela n’a rien à voir. Il est Râ et non pas Rashâ. Il est dangereux mais non pas méchant. Quand l’animal est méchant c’est qu’il y a une pulsion à l’irritation des hommes. C’est ce que la Guémara va nous découvrir d’autre part.

 

Shen cela s’appelle Ana léhazig : il cause du dommage par jouissance, en vue dejouir de quelque chose. C’est très différent. Faire du mal pour sa satisfaction personnelle.

 

Et puis Reguel : « hézeiko matsouï » cela veut dire qu’il faut savoir que le pied le dommage qu’il peut causé se trouve dans son existence… il marche et il écrase.

Et c’est précisément là que l’on va déceler des Toladot qui ne sont pas comme les Avot. Parce que cela dépend des lois de la balistique et non pas du tout de la responsabilité du propriétaire.

 

Voilà je vous ai résumé un peu le raisonnement.

 

Effectivement, ici je vous ai cité la page 6 :

Voilà comment on enseigne après qu’on n’a démontré dans tous les cas par le raisonnement que l’on ne toruve pas le cas particulier de Rav Papa, des Toladot qui ne sont pas comme les Avot, la Guémara va dire qu’il s’agit de ‘Hatsi Nezeq Tserorot : les cas où l’on va payer la moitié du dommage parce qu’il s’agit du Tsérorot les éclats de pierre que le sabot de l’animal va faire éclater et qui vont casser la cruche. Qui est responsable ? La responsabilité va donc être atténuée parce que cela dépend des « lois de la balistiques ». Cela fait partie du fonctionnement du monde et le propriétaire a beau être responsable de tous les cas possibles qu’il doit prévoir, celui-ci il ne peut pas le prévoir. Alors sa responsabilité est mise en congé.

 

Vous voyez quel est le principe qui apparait ici et qui est très important. Quelle est la différence entre coupable et responsable ? C’est quand cela est à ma portée ou hors de ma portée. Si cela vient du fonctionnement du monde il n’y a aucune culpabilité. Mais si cela ne vient pas du fonctionnement du monde, si j’ai moi-même créé une situation, intentionnelle ou non intentionnelle, j’en suis responsable à part entière. Si cela vient des "lois de la balistique", je n’en suis pas responsable à part entière.

 

Voilà le ‘Hidoush de la Guémara : en droit romain il n’y a pas de différence. Et le raisonnement de la Guémara le démontre, nous avons un principe : Dieu a créé le monde de la nature et puis Il a donné la loi qui concerne ma volonté.

 

A l’échelle de la Halakhah cela se traduit ainsi : pour la Halakhah il n’y avait que deux sanctions : la bastonnade ou le fait d’être transformé en esclave - Eved - chez celui chez lequel a été commis un dol. Il n’y avait pas de prison. J’ai beaucoup discuté de cela avec les aumoniers des prisons ici. C’est un sytème épouvantable. La Torah ne prévoit pas du tout la prison. C’est la prison qui fabrique les criminels. Vous connaissez le problème. C’est un système copié sur les anglo-saxons protestants, les Américains et  c’est vraiment épouvantable. Quand la Torah aura force de loi cela s’arrangera.

 

Quoiqu’il en soit, il y a la bastonnade parce que l’on considère que si l’individu en question était libre de sa volonté il n’aurait pas fait cela. Il est dans le cas d’avoir besoin d’un électrochoc. C’est ce cas là : il y a des gens qu’on soigne par électrochoc. C’est pourquoi il faut mesurer le nombre de coup de bâton à la capacité du récipiendaire. Et la Torah a donné le terme de « A’hikha » : il est et reste ton frère même s’il est passible de la bastonnade. Et après un électrochoc on est guéri.

 

Maintenant si c’est la volonté qui est atteinte, c’est irrémédiable et irréversible c’est la peine de mort.

 

Et la Guémara va dire de suite : un tribunal qui condamne une fois en 70 ans à la peine de mort est un tribunal d’assassins. Pourquoi ? Parce que le niveau de moralité n’est plus celui où de temps en temps il y avait un cas de peine de mort. Si c’est tous les jours qu’il faut condamner à mort alors on ne condamne plus à mort ! Ce n’est pas par progrès de la moralité, c’est l’inverse. C’est par chute de la moralité.

 

Beaucoup de gens croient que les sociétés modernes n’ont pas la peine de mort. C’est tous le contraire c’est que dans ces sociétés modernes le mal est tellement répandu qu’on ne peut plus appliquer la peine de mort.

 

Exemple en pédagogie : les gosses ont besoin d’une raclée par an sinon cela leur manque.

Et effectivement, c’est un grand-père qui vous parle, il y a des gossses qui réclament leur raclée. Mais dans le cas d’une famille où il y a une raclée tous les jours, c’est les parents qu’il faut soigner… ! 

 

Voilà le principe que je voulais indiquer : la Torah a une science très exacte des niveaux de responsabilité. Pour ceux qui suivent un peu les concepts de la Kaballah c’est très riche mais je vous indique simplement que c’est le principe des Tossfot : on ne peut pas dire « Hen » donc il y a des Toladot.

 

Maintenant, oubliez tout cela et rappelez-vous que c’est très important de faire de la Guémara.

 

< fin >

 

****

 

 

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Published by Manitou - dans PARASHAT HASHAVOUA
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