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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 18:36

Le compte du Omer entre Pessah et Shavouot (1985) 4ème partie

 

 

…/…

Alors on attend la fin de l’impureté de 7 jours et le lendemain...

Vous voyez qu’on a le même rythme 7 – 8.

On a donc un problème, je ne sais pas si on aura le temps de l’étudier : pourquoi la naissance entraine-t’elle une impureté ? Plus que cela, la naissance est une naissance du dedans de l’impureté. Les termes employés par la Torah et le Talmud sont assez macabres. Tout se passe comme si on nait d’une tombe. Et l’enfant qui nait est sauvé d’une tombe et ce qui reste c’est la tombe impure, il faut attendre que la pureté revienne.

 

Il faut être sage-femme pour bien comprendre cela. Dans la conception : une partie de ce qui est conçu peut devenir la vie – l’enfant qui va naître – et l’autre partie – le placenta – qui va être tout de suite au moment de la naissance un cadavre. Tout se passe comme s’il y a un jumeau de l’enfant qui va naître qui va accompagné l’enfant pendant toute la conception mais qui finalement lui le placenta devient l’impuereté du cadavre. L’idée est que la vie est une réalité qui entraine le déchet d’impureté d’elle-même. Le fonctionnement de la vie créé des cadavre. Il y a alors un temps d’impureté dont il faut se guérir.

 

Le Midrash a donné comme comparaison à l’échelle d’un individu cette impureté de la naissance qui est de 7 jours, et à l’échelle de la nation c’est 7x7 jours. Donc tout ce temps du Omer est un temps difficile de ce qu’a entrainé la naissance et qu’il faut passer pour arriver au lendemain des 7 semaines à ce 8ème jours décalé qui est la véritable délivrance. 

 

Remarquez de nouveau la convergence que la Parashah de la semaine de Yom Haatsmaout c’est Davka la Parashah de Tazria. Retenez la formule qu’il y a un temps vulnérable qui est la rançon, le contrecoup de cette naissance même de Pessa’h qui est tout ce temps qui est vie à Shavouot. Il y a une ascension de 49 degrés qu’il faut réussir pour arriver au 50ème le jour de Shavouot.

 

Vous remarquez que la Torah a demandé que l’on compte 50 jours pour 7 semaines mais en fait on ne compte que 49 jours. Le 50ème n’est pas compté. Si on a compté les 49 degrés, les 49 jours, le 50ème est donné comme couronnement.  C’est pourquoi en cas d’interruption du compte, il faudra recommencer l’année d’après.

 

Réfléchissez bien que le sens spirtuel de cette période du Omer : c’est que c’est une ascension de degré en degré de mérite à partir du niveau de la libération proprement physique nationale d’Israël, la sortie d’Egypte événement historique concernant la nation comme corps d’Israël, pour arriver à l’événement de Shavouot qui est la véritable libération spirituelle. Le jour où l’on va donner un nom à l’enfant qui est né c’est le jour de la circoncision, et effectivement c’est au moment du jour de Shavouot, au moment du Matan Torah, qu’Israël devient lui-même après cet événement de la sortie d’Egypte. Ce sont deux niveaux très différents mais qui sont liés. Shavouot est le Shavouot de Pessa’h. C’est un même ensemble, relié.

   

Q : Comment se fait-il que ces événements Yom Haatsmaout... etc., tombent pendant cette période du Omer que l’on compte tous les jours de Pessa’h à Shavouot pour arriver à Matan Torah et au 50ème jour soit en même temps une période de deuil ?

R : Je vous l’ai dit, et j’ai commencé par là tout à l’heure, le fait que ce soit une période de deuil c’est postérieur, tardif. C’est à partir de Bar Kokhbah contre les Romains. Mais la période en elle-même avant cet événement historique qui a dévoilé que c’était une période vulnérable et dangereuse, la période elle-même du Omer depuis toujours est une période sensible. C’est le passage de la libération nationale physique à la libération de la nation spirituelle. L’idée qu’il faut retenir et qui correspond à ta question c’est que tout événement qui vient renforcer et consolider cette libération se situe là, et tout événement qui vient au contraire le contrarier se situe-là. Pour simplifer : cette période est un ensemble de temps en soi. Shavouot n’est pas autonome dans le calendrier. Shavouot c’est Atseret de Pessa’h. C’est la cloture d’une période qui commence à Pessa’h. Et cette période est la période d’impureté qu’il y a. Il y a un contrecoup de cette naissance.

 

Remarquez à quel point nous vivons cela à certaines échelles d’événements depuis les 45 ans d’existence de l’état on est encombré de toutes une série d’événements à résoudre comme si on avait un bilan de 2000 ans à traiter en quelques dizaines d’années. Milles problèmes de 2000 ans d’histoire juive concentrés dans la petite société israélienne, et cela doit se régler de manière accélérée... !

 

Des tribus juives de 120 milles manières différentes d’êtres juives à travers 2000 ans c’est énorme, qui se rencontrent 2000 ans après et qui mettent en commun tous leurs problèmes face au monde entier et aux rabbins. Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Tout cela c’est une omelette avec des oeufs cassés, des oeufs de Pâques bien sûr ! C’est ce temps là ce temps très difficile qu’il faut arriver à passer. Je ne vous ai pas dit et n’ai pas voulu vous dire que 50 ans après la fondation de l’état cela ira mieux mais enfin on est dans cette période de Pessa’h à Shavouot à l’échelle des années aussi.

 

Lorsque les historiens, non-juifs, surtout les sociologues, étudient l’histoire d’Israël ils sont effarés devant le bilan des événements qui se sont passés en 50 ans. Moi j’ai eu le privilège de les vivre tous l’un après l’autre, dans leur contexte international, Shoah y compris. Mais vous n’avez aucune idée à quel point notre génération est spéciale : une accumlation d’événements d’une massivité inconnue en un aussi petit court espace de temps. Vous, vous vivez cela de façon plus ou moins décontractée je suppose mais sachez que les fondateurs du pays ont vécu des temps héroïques et les maîtres de la génération - je cite en particulier le Rav Tsvi Yéhoudah - nous disent sans exagération que ce sont des événements beaucoup plus importants que ceux de la sortie d’Egypte. L’histoire d’Israël n’a jamais eu d’un coup dans ces 50 ans une telle envergure à l’échelle mondiale. Cela ne s’est jamais vu depuis le commencement de l’histoire de l’humanité. On vit cela au jour le jour alors c’est une espèce de récapitulation d’un bilan de 2000 ans d’histoire qui a lui-même sa propre préhistoire de 4000 ans, et tout cela est à résoudre. C’est cela qu’il faut comprendre : lorsque une naissance est apparue,. Il y a un temps vulnérable jusqu’à la véritable maturité. 

 

On ne peut pas ne pas prendre acte de cela : tous les événements qui mettent en question cette libération de l’Egypte, l’indépendance nationale acquise au temps de Moïse viennent apparaître là. Et tous les événements qui au contraire viennent la renforcer se situent là. Voyez, c’est dans la période du Omer que les élèves de Rabi Akiva se sont chamaillés, et c’est dans la période du Omer que la mort de Rabi Shimon Bar Yo’haï les a sauvé. Tout cela nous dépasse mais c’est comme cela que ça se passe.

 

Un autre éclairage:

 

Les  Kabalistes nous ont enseignés en ce qui concerne ce problème des événements de la réussite de ce qui a commencé à la sortie d’Egypte : Tous les événements qui se passent entre Pessa’h et Shavouot sont sous le principe de la miséricorde de Dieu, c’est ‘Hessed.

 

Effectivement, vous verrez dans notre histoire israélienne contemporaine, que ce qui s’est passé entre Pessa’h et Shavouot c’est toujours une réussite miraculeuse. Par exemple, la guerre d’indépendance. Elle a réussi dans cette période-là. Et encore fois nous nous avons vécu ces événements. Ils sont irracontables. On a beau voir des films à ce sujet, lire des articles de journaux ou des encyclopédies, on ne saura jamais ce que cela a été de jour en jour : une chose inouïe ! un peuple de persécutés, sortis des ghettos, de 2000 ans d’écrasement, tient subitement en échec le monde arabe tout entier aidé par le monde socialiste et le Vatican derrière en plus à l’époque ! 

 

Je reviens sur ce qui a été dit : Il faut mettre en évidence ce caractère invraisemblable des gens pieux qui doutent pour savoir s’il s’agit d’une fête ou pas.

 

Je reviens au problème : le bilan des problèmes que cela a entrainé est énorme. Et il faut le résoudre pour arriver à consolider. Voilà ce qu’on enseigne : tout ce qui se passe dans cette période c’est facile, c’est ‘Hessed Elyion. La sortie d’Egypte n’a pas été méritée mais a été donnée en cadeau. Alors c’est facile. Alors que ce qu’il faut mériter se passe à Tishri et là c’est Yom HaDin où la Midat HaDin joue. Effectivement, les événements de Tishri ont toujours été des événements terribles. En particulier, la guerre de Kipour. La guerre des 6 jours est dans le Omer mais la guerre de Kipour est dans Tishri. C’est difficile parce qu’il faut le mériter. Mais quand cela se passe entre Pessa’h et Shavouot c’est plus facile. C’est schématique mais vérifiable dans toute l’histoire d’Israël depuis l’origine.

 

Alors, grâce à Dieu, on se trouve dans la période entre Pessa’h et Shavouot. J’espère que cela ira mieux.

 

Remarquez que si vous étudiez en détail tout ce qui s’est passé dans la guerre de Kipour, quel jour la victoire a basculé exactement. Cela correspond exactement dans le calendrier du Omer à Yom Haatsmaout, cela correspond à la période de Tishri. Le jour où Sharon a traversé le canal de Suez et où les Egyptiens ont perdu la guerre. C’était le jour de Hoshaanah Raba. Faites ces correspondances et vous aurez des surprises !

 

Vous voyez que nous vivons des choses qui nous dépassent du point de vue des convergences. Cela ne veut pas dire que cela ne peut pas s’étudier mais ce n’est pas à notre niveau que cela s’étudie.

 

Simplement, je voulais mettre en évidence la convergence des significations surtout, du point de vue de la signification globale de la période du Omer.

 

Je vais vous citer un Midrash qui éclaire cela et montre que depuis l’origine de notre histoire ces préoccupations étaient connues des rabbins. Le Midrash situe précisément la querelle de Joseph et ses frère dans la période du Omer, avant même qu’existe l’histoire de Rabi Akiva, l’histoire de guerre d’indépendance d’aujourd’hui...etc..

Quand les frères de Joseph ont vendu Joseph à Shkhem c’était dans la période du Omer. Quand il y a la discorde entre les frères, cela se dévoile à cette période-là.

 

Je précise comment ce même thème revient : ce qui a fait que l’armée de Bar Kokhba a perdu la révolte contre les Romains c’est la discorde des frères entre eux. Et là où c’est le plus condamnable c’est chez les gens pieux : les élèves de Rabi Akiva. On ne parle pas des autres soldats de Bar Kokhba où il devait aussi y avoir des querelles de soldats, mais on parle des élèves de Rabi Akiva. le Rosh Yeshivah untel qui méprise le Rosh Yeshivah untel... et surtout parce qu’ils ont eu le même maître. C’est ainsi que cela se développe dans les familles juives.

 

Voilà que cela commence avec Joseph et ses frères : tout ce qui met en question l’unité et la solidarité du peuple d’Israël, cela se dévoile dans des événements qui se situent à cette période-là. Et on suit cela dans toute l’histoire telle que le Midrash l’explique, il n’y a jamais d’exception.Tout cela rentre dans cette période-là.

 

J’espère que vous allez oublier tous les détails parce qu’il faut étudier cela sur textes. Mais au moins retenez l’idée essentielle qu’il y a une période de temps qui fait une unité pour elle-même, c’est la période qui suit la naissance de la sortie d’Egypte et qui doit nous permettre d’arriver à Shavouot à la libération spirituelle où Israël est enfin Israël.

 

Et effectivement, toute la liturgie le montre: l’offrande qui était offerte à Pessa’h est l’offrande d’orge, et l’offrande qui était offerte à Shavouot c’est l’offrande de blé. A Pessa’h le pain doit être pain sans levain. Alors que dans le culte du temple à Shavouot c’est le seul jour de l’année où l’offrande de pain était du pain levé. Parce que cela a réussi ! Et cela commence à l’histoire de Joseph.  Joseph révait qu’il fallait aller quelque part où le blé pousse pour faire là-bas le pain et à la sortie d’Egypte où l’on est allé chercher cette farine, le pain n’a pas eu le temps de lever ! Il faut arriver au temps où le pain a le temps de lever. C’est cette histoire qui est vécue dans cette période. A la sortie d’Egypte, la précipitation a fait que le pain n’a pas eu le temps de lever. Il faut arriver à Shavouot où cela sera le pain levé que l’on offre.

 

Le Midrash explique que l’orge est la nourriture commune à l’homme et à l’animal alors que le blé c’est la nourriture spécifique de l’homme. Vous voyez la différence de niveaux : à Pessa’h c’est le corps qui est sauvé mais à Shavouot c’est au niveau de l’âme que cela se passe. Je n’ai pas dit que l’âme est sauvée, elle n’a pas besoin d’être sauvée, elle se sauve toute seule.

 

***

Rappelez vous qu’il y  trois manières de commémorer le deuil du Omer.

-           Séfarade : cela commence à Pessa’h et s’achève à Lag Ba-Omer

-           Ashkénaze cela commence le 1er Iyyar avec suspension le jour de Lag BaOmer et cela reprend jusqu’à Shavouot.

-           Kabalistes : les 50 jours.

 

L’interruption du Lag Ba-Omer sert de modèle pour l’interruption du deuil à Yom Haatsmaout. C’est-à-dire pour les rabbins sionistes, demain soir la fin du Yom HaZikaron, demain soir on arrête le deuil, et on commence la prière, la barbe faite comme pour les mariages... Et on gardera de nouveau le deuil jusqu’à Lag Ba-Omer où l’on s’est arrêté, pour les Séfardim.

 

Pour les Ashkénazim, les sionistes qui ont commencé le deuil au 1er Iyyar l’interrompent à Yom Haatsmaout et le reprennent jusqu’à Shavouot.

 

Pour la liturgie du Yom Haatsmaout on dit les Hallel comme à Pessa’h et on sonne le Shofar comme à Rosh hashanah. C’est en fait un rite établi par les grands rabbins d’Israël à la libération, rite qui se base à la fois sur Pessa’h et sur Rosh Hashanah et Kipour. Dans le rite Séfarade en général d’ailleurs on lit les Psaumes qu’on lit à Pessa’h. Vous avez compris l’analogie, il y a un événement de l’ordre de Pessa’h – événement de libération nationale après l’exil.

 

C’est l’essentiel de ce que je voulais vous dire. 

 

***

 

Q : La différence de l’impureté de la femme après un garçon et une fille ? Quel parallèle ?

R : Plus la vie est présente et plus l’impureté est grande. Cela fera plaisir aux féministes étant donné que la vie féminine est plus intense que la vie masculine, l’impureté est plus forte. Les sages femmes savent de quoi il s’agit. Exemple : lorqu’on étudie les lois de la kashrout on s’aperçoit que plus on s’élève dans le degré d’évolution d’organisation des règnes vivants et plus les lois de la cacheroute se font sévères. Au niveau minéral ce qui est interdit c’est ce qui est dangereux. Il n’y a pas de pur et d’impur. Ce qui est pourri est dangereux.  Au niveau végétal, cela commence déjà à se préciser : tout ce qui est décomposé, vénéneux...etc. est déclaré non kasher. Au niveau animal, les lois se font de plus en plus précises. Pour les poissons la cacheroute est plus large que pour les mammifères. Plus on est évolué, et plus le risque d’impureté est grand, plus la distinction entre pur et impur est grande. On s’aperçoit que dans l’ordre de la création des êtres selon le récit de la Torah c’est la femme qui est créé la dernière. Donc, c’est le stade le plus élevée de la création de l’homme. Blague féministe : Tout se pase passe comme si l’homme était un brouillon de femme. C’est pour cela que les hommes recherche leur mère dans leur femme. Après cela change c’est beaucoup plus compliqué que cela.  2 remarques : Le mot de femme Ishah entre dans le récit biblique avant le mot de Ish l’homme.

 

לְזֹאת יִקָּרֵא אִשָּׁה, כִּי מֵאִישׁ לֻקְחָה-זֹּאת    

celle-ci sera nommée Isha, parce qu'elle a été prise de Ish.  

 

Quand on étudie les signes évolutifs dans la race humaine on s’aperçoit que ces signes apparaissent d’abord chez les femmes et ensuite chez les hommes. En pédagogie, jusqu’à l’âge de la puberté on sait que les filles sont beaucoup plus précoces que les garçons. Après les garçons rattrapent mais au début, il y a un décalage qui va jusqu’à l’âge de 25-30 ans. Après cela change. Mais c’est d’abord l’identité féminine qui est en avance sur l’identité masculine. Etant donnée que l’identité féminine est la source de la vie alors l’impureté qui la concerne est plus forte que l’impureté masculine.

 

***

 

Je vous dis en hébreu quelle est la formule du compte du Omer dans les deux rites.

 

Rite Séfarade :

Exemple : Aujourd'hui c’est le 12ème jour du Omer, ce qui est [c'est-à-dire fait] une semaine et 5 jours"

Rite Ashkénaze :

Aujourd'hui c’est le 12ème jour, ce qui est [c'est-à-dire fait] une semaines et 5 jours du Omer."

 

Les uns mettent l’accent sur les semaines et les autres mettent l’accent sur les jours.

Il y a deux événements : la libération nationale si elle est considérée comme acquise on va compter le nombre de jours qui nous sépare de Pessa’h. Parce que Shavouot est un événement réalisé c’est Pessa’h qu’on a perdu, et il va falloir donc compter les jours qui nous séparent de Pessa’h. C’est le cas des Séfardim. Pour les Ashkénazim c’est l’inverse : on considère que Shavouot est acquis et que Pessa’h doit être reconquis. Vous reprendrez cela en détail.

 

Je vous explique pourquoi : les Séfardim sont des descendants des exilés du 2ème temple alors que les Ashkénazim sont des descendants des exilés du 1er temple. Tout cela est très schématique. Il en résulte que la relation à la religion et à la nation chez les deux traditions sont différentes. Le centre de la définition dans le monde ashkénaze c’est la religion et c’est la nation qui fait problème. Alors que dans le monde séfarade c’est l’inverse, le centre de la définition c’est la nation et c’est la religion qui fait problème. Raison pour laquelle lorsque le sionisme contemporain est apparu, l’immense majorité des rabbins ashkénazes était contre, et l’immense majorité des rabbins séfardes était pour. Parce que les Séfardim sont des descendants des exilés du 2ème royaume de Judah c’est-à-dire les sionistes du temps de Néhémie. Les Ashkénazim sont les descendants des exilés de Babel qui ont refusé de rentrer au 2ème temple, et pour les même raisons aujourd’hui d’ailleurs. Ensuite cela s’est mélangé : des Séfardim ont étudié chez des Ashkénazim et sont devenus anti-sionistes, et des Ashkénazim qui ont étudié chez des Séfardim et sont devenus sionistes. On le verra en détail si cela vous intéresse, mais il y a une grande polarité. L’exil ashkénaze c’est l’exil de Babel et de ses dépendances de ceux qui ont refusé le retour au temps des années de Néhémie. Alors que l’exil séfarade c’est les exilés judéens du 2ème temple. C’est pourquoi il y a une telle différence dans beaucoup de choses mais particulièrement par rapport au sionisme.

 

< Fin >

*****

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