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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 18:29

Le compte du Omer entre Pessah et Shavouot (1985)

 

 

Le compte du Omer entre Pessah et Shavouot (1985) 1ère partie

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/fetes_et_calendrier/l_omer_entre_pessah_et_shavuot/cours_1

Face A

 

Etude de la signification de la période du Omer entre Pessa’h et Shavouot, et en particulier la place de Yom Haatsmaout dans le Omer.

 

Je rappelle d’abord un certain nombre de repères du point de vue du calendrier.

La première chose par laquelle il faut commencer c’est la signification du mot Omer (Ayin-Mem-Resh) : il y a deux significations différentes à distinguer. De notre temps, la notion de Omer renvoie à une notion de deuil. Vous remarquez que j’ai une barbe de deuil, c’est une barbe omérique !

 

C’est très tardif que le mot du Omer a pris ce sens d’une période de deuil. L’événement historique auquel cela se réfère est la destruction de l’armée de Bar Kokhba au moment de la dernière révolte des Judéens contre les Romains, il y a 2000 ans, et qui date la perte définitive de l’indépendance nationale d’Israël au temps de Rome.

Depuis cet événement, de la destruction de l’armée de Bar Kokhba par les Romains, il y a des notions comme Bétar où il y a eu une grande bataille où finalement les Judéens ont perdu la bataille de la résistance contre les Romains, à partir de ce moment-là s’arrête le temps de l’indépendance nationale d’Israël sur sa terre.

 

Et puis cela n’a repris qu’en 1948 avec l’état d’Israël contemporain qui est commémoré à Yom Haatsmaout. Pour la tradition c’est retenu comme étant la commémoraton de deuil d’une catastrophe qui a atteint les éléves de Rabbi Akiva en ce temps-là. En français on dit « épidémie » mais il me semble que c’est très mal traduit. Le mot hébreu étant une « Maguéfah » qui peut être une « épidémie », mais c’est en réalité une catastrophe de mort d’un grand nombre d’individus avant son temps. Cela peut être à cause de maladies, d’épidémies, de massacres, de pogroms, de guerres…etc. Cela s’appelle une Maguéfa. Méguef.

 

Il s’agissait de la mort des élèves de Rabi Akiva. Or, les élèves de Rabi Akiva c’était le gros de l’armée de Bar Korkhba. Un peu comme aujourd’hui de notre temps une espèce de correspondance assez frappante : la majeure partie des sionistes religieux qui forme la résistance aux ennemis dans ce qu’on appelle les « territoires ». Mais d’une façon générale, le fer de lance de la ’Haloutit religieuse, ont été formé dans les Bnei Akiva. C’est une coïncidence que je voulais mettre en évidence. Il y a sûrement une raison profonde qui nous échappe mais cela revient 2000 ans après que ce sont des élèves de Rabbi Akiva qui étaient soldats de Bar Kokhbah et que ce soient les élèves des Bnei Akiva qui sont les militants des ‘Haloutim… Vous comprenez la correspondance.

 

Et selon la tradition cette catastrophe a atteint les élèves de Rabi Akiva qui étaient les soldats de Bar Kokhba parce qu’il y avait la division entre eux. La formule traditionnelle du Midrash et de la Guémara : « ils ne se respectaient pas mutellement ». Vous devez percevoir d’ailleurs dans tous ces milieux cet éclatement en sectes, en tendances, en écoles, en rivalités, en obédiences… chacun se considérant comme étant le centre du monde… Cette espèce d’état propre à la société juive est un problème général que le Maharal en particulier a étudié : pourquoi cette société censée avoir pour idéal l’unité est-elle la société la plus divisée au monde ? Comment s’expliquer cela ?

C’est un sujet dans lequel je ne veux pas entrer maintenant, mais simplement, il faut prendre acte que la tradition a mis en évidence la raison de la défaite des Judéens vis-à-vis des Romains dans cette division des Judéens vis-à-vis des Romains.

Ce qu’il y a d’inquiétant c’est que c’est l’état actuel de la société israélienne en général. Par rapport à un monde arabe qui est actuellement l’ennemi d’Israël – un de plus - et qui est lui uni contre Israël, la société juive en général et la société israélienne est extrêmement divisée. C’est sa faiblesse. S’il y avait unité, Israël serait invincible, et tout le monde le sait. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas unité. En particulier dans les milieux religieux, et en particulier malheureusement  dans les milieux sionistes religieux. On voit la correspondance de l’événement qui revient 2000 ans après.

 

La raison pour laquelle le gouvernement actuel a gagné les dernières élections c’est précisèment la division des sionistes religieux entre eux. Puisqu’il y a eu deux listes, celle du Rav Lévinger et celle du Rav Mizra’hi, tous deux sionistes religieux, qui se sont présentées à part des grands partis sionistes et qui ont fait gagné les élections au gouvernement Rabin. Et cela s’est joué à une voix. Et cette voix, c’est le Rav Lévinger qui est responsable de la majorité qu’a le gouvernement actuel. Pourquoi ? Par orgueil personnel, par égocentrisme… Le Rav Mizra’hi est tout autant responsable. 

Ils ont fait que la majorité en nombre absolu de voix était pour la droite et le gouvernement était un gouvernement de gauche parce qu’il y a une voix de plus à la Knesset à la suite des élections.

Et en plus d’ailleurs, la majorité en question est garanti au gouvernement Rabin par les voix des députés arabes et des orthodoxes anti-religieux, d’ailleurs ce n’est pas un lapsus, des ortodoxez anti-sionistes…  C’est une histoire de fou ! Lorsqu’un observateur objectif non juif observe ces problèmes de la société israélienne en tant que société juive c’est un mystère absolu et une perplexité totale.

 

Cela se rattache à ce qui est enseigné à propos de ce problème du Omer. La division des élèves de rabbi Akiva entre eux, la division des armées judéennes qui luttaient contre les Romains. Ce qui fait que la résistance judéenne a perdu la guerre contre les Romains. Mais c’est tardif, cela date de 2000 ans, alors que l’institution du Omer date depuis bien avant par la Torah du temps de la sortie d’Egypte.

 

Je commencerais par vous expliquer ce qu’est le Omer pour la Torah, en mettant entre parenthèse cette signififcation de deuil à la suite des événements que je vous ai rappelé.

 

Le mot de Omer :

Il signifie en hébreu un gerbe.

Et il s’agit de la gerbe qui était préparée à partir de Pessa’h, à l’aide des premices de la récolte, les Bikourim, les premières pousses qui arrivent dans n’importe quelle récolte, sont mises à part, sont signalées par un ruban en attache pour désigner les premières pousses qui étaient apparues. C’est l’offrande au Temple des Bikourim à Shavouot.

 

Et dans tous les cas la première gerbe devait être apportée au temple durant toute cette période entre le temps de Pessa’h et Shavouot. Et Omer signifie la gerbe. L’offrande propre à Pessa’h c’est l’offrande d’orge. L’offrande propre à Shavouot c’est l’offrande de blé. C’est le sujet de la différence de liturgie entre Pessa’h et Shavouot. Je m’y réfèrerais très brièvement.

Vous demanderez à étudierez les textes où la Torah demande que cette période entre Pessa’h et Shavouot qui s’appelle la période de Sfirat HaOmer, le compte du Omer, soit compté chaque jour le temps qui nous séparait de Shavouot, le temps qui était resté pour les agriculteurs pour apporter leurs gerbes au Temple.

 

Ce que nous devons surtout comprendre premièrement c’est pourquoi cette période de deuil concernant la défaite de l’armée de Bar Kokhba, cette catastrophe, cette Maguéfah qui a atteint les élèves de Rabbi Akiva – retenez que le sens spirituel c’était la discorde intérieure.

Dans la lutte d’Israël contre les Romains il y a avait trois armées judéennes qui luttaient contre les armées romaines, la nuit les trois armées judéennes luttaient entre elles en guerre civile et étaient alliées le jour pour faire la guerre contre les Romains. Vouz comprenez que quelque soit la force des Judéens, les Romains ont fini par les avaler à cause des discordes intérieures. Nous sommes exactement dans une situation très analogue si vous suivez ce qui se passe.   

 

Ceci dit, est-ce qu’il y a une coïncidence ou est-ce que cela a été une décision finalement arbitraire et conventionnelle de situer cette période de deuil qui commence il y a 2000 ans après la perte d’indépendance contre les Romains, précisèment dans cette période entre Pessa’h et Shavouot ?

 

Ce n’est pas une question simple et je vais essayer de l’éclairer de différentes manières.

En fait, en ce qui concerne le deuil à proprement parler il y a trois manières de commémorer ce deuil du Omer suivant les communautés.

D’une façon générale, la plupart des communautés observe une deuil de 33 jours. Et vous savez que Lag Ba-Omer, le 33ème jour du Omer, est un jour de fête où pour certaines communautés s’achève-là le deuil, et pour d’autres le deuil est suspendu jusqu’à Shavouot - j’expliquerais plus en détail tout á l’heure - parce que c’est le jour où cette Maguéfah s’est arrêtée. Et c’était le jour de la mort de rabbi Shimon Bar Yo’haï. Et c’est pourquoi ce jour-là de Lag Ba-Omer on l’appelle la Hilloulah de Rabbi Shimon bar Yo’haï. Aujourd’hui, cela s’est un peu déprécié, dégradé. C’est une fête de famille avec une liturgie kabaliste pour honorer la mémoire des grands personnages. Mais aujourd’hui cela prend l’allure de kermesses dans des centre communautaires avec ventes aux enchères de n’importe quoi pour faire rentrer de l’argent pour n’importe qui… C’est un scandale ce qui se passe.

Le mot de Hilloulah c’est de l’araméen qui veut dire le mariage. Cela veut dire les chants du mariage, cela ressemble un peu à ‘Hallel. Mais c’est un mot araméen et non pas hébreu. Alors on considère que la mort d’un grand sage est un mariage de son âme avec le monde éternel. Et donc on commémore le jour anniversaire de la mort des grands Rabanim par une Hiloulah, une fête de mariage. Lag BaOmer Lag, c’est lamed guimel qui font 33, est appelé la Hiloulah parce que c’était le jour de la mort de Rabbi Shimon bar Yo’haï dont le mérite a fait que cette Maguéfah s’est arrêtée.

C’est la raison de base du point de vue de la Halakhah pour laquelle ce deuil dure 33 jours dans la plupart des communautés, mais pas toutes.

 

3 manières de pratiquer ce deuil :

 

C’est un deuil réel et total : on prend le deuil comme pour un deuil familial. On ne se rase pas, on ne se coupe pas les cheveux, il n’y a pas de musique, ni de fête…etc. Cela commence un peu à se détendre depuis que l’état d’Israël a reconstitué un peu le Kavod du peuple d’Israël mais la Rabanout n’a pas encore décidé de suspendre ce deuil. Sauf le Yom Haatsmaout, je vous dirais comment.

 

Chez les Séfaradim, le deuil commence à Pessa’h et s’arrête le 33ème jour du Omer. La période du Omer qui est période de deuil commence à Pessa’h et s’arrête le 33ème jour du Omer. Le 1er jour du Omer est le 2ème jour de Pessa’h.

 

Alors que chez les Ashkénazim, le deuil commence le 1er Iyyar et s’arrête à Shavouot. Je vous explique la différence : Pour le rite ashkénaze on considère que tout le mois de Nissan est un mois de fête pendant lequel on ne prend pas le deuil. C’est la logique du rite ashkénaze. Vous savez que le mois de Nissan, on n’a pas de liturgie de deuil dans la prière habituelle. On ne lit pas Ta’hanoun. Et tout ce qu’il y a dans la liturgie et la prière comme commémoration de deuil est supprimé pendant le mois de Nissan. Tout le mois de Nissan, qui est le mois de la sortie d’Egypte, est considéré comme un mois de fête. Donc les Ashkénazim ont ce principe que le deuil de Omer commence le 1er Iyyar. Et cela va effectivement du 1er Iyyar jusqu’à Shavouot avec une interruption à Lag BaOmer. Mais dans certaines communautés dont le rite était influencé à l’origine par le rite des Kabalistes, tant chez les Séfardim que chez les ‘Hassidim et les Askénazim, certains familles prennent le deuil durant les 50 jours entre Pessa’h et Shavouot. Certains avec interruption à Lag BaOmer , certains même sans interruption.

 

Essayez de comprendre pourquoi il y a ces différences : c’est à cause de la raison fondamentale de ce que représente la période du Omer, si nous avons le temps je vous expliquerais la différence de logique entre les Ashkénazim et les Séfardim. Vous remarquerez la formule de récitation du compte du Omer chaque jour : on commence à la prière du soir, si on  a oublié on a le temps de rappeler jusqu’à midi, sans Brakhah le nombre du compte du Omer où l’on se trouve et l’on continue le lendemain avec Brakhah. Mais si on a oublié un jour on dit le compte mais sans Brakhah. Si le compte a été arrêté une fois avec la Brakhah on n’a plus le droit de dire la Brakhah cette année-là…

 

Dans les deux communautés ashkénaze comme séfarade on a cette habitude du repas ‘Halavi, repas de laitage, à Shavouot mais cela s’est installé dans un gros folklore, c’est une pagaille. Ceux qui ont arrêté de faire le compte du Omer par oubli n’ont plus le droit à ce fameux gâteau de Shavouot.

Raison pour laquelle le 1er repas après la prière du matin de Shavouot est un repas ‘Halavi parce qu’à Shavouot on a reçu la Torah et on devient soumis aux lois de la cacheroute et pour l’indiquer on commence par un repas ‘Halavi parce qu’on a pas encore séparé le lait et la viande. [Jusqu’au moment du Sinaï, les Hébreux ne pratiquaient pas la Torah. A partir du moment où ils l’ont reçu ils y sont soumis, et par conséquent le premier repas est évidemment cachère. Et par conséquent, on indique cela par un premier repas évidemment cachère puisqu’on sépare le lait de la viande…]

 

Ceci dit, il y a d’autres raisons que le Midrash explique, en particulier dans le rite Séfarade, il y a un Psaume que l’on lit le jour de Shavouot dans lequel le Har Sinaï est appelé le Har Gavnounim.

Le mot hébreu pour fromage est guevina, qui s’apparente sur le plan étymologique à Gavnounim

De plus, la guématria de guevina (fromage) est de 70, ce qui correspond aux « 70 facettes de la Torah ». Et la Torah est comparée entres autres au lait.

 

Ceci dit, il est arrivé dans certaines communautés, surtout ashkénazim, que ce repas ‘Halavi soit pris la veille de Shavouot. C’est du folklore sans fondement.

 

***

 

La formule du compte du Omer est différente chez les Ashkénazim et les Séfardim. La Torah demande de compter les semaines et les jours. Il faut compter 50 jours et 7 semaines.

« Aujourd’hui tel jour du Omer ce qui fait tant de semaines et tant de jours… »

« Aujourd’hui 31ème jour du Omer ce qui fait 4 semaines et tant 3 jours… »

C’est là la formule ashkénaze.

 

Les Séfardim disent :

« Aujourd’hui c’est tant de jours, ce qui fait tant de semaines et tant de jour du Omer… »

Le mot Omer se retrouve à la fin.

 

Pourquoi cette différence ?

 

Cela se relie au fait que les Séfardim commencent à Pessa’h et s’arrête 33 jours après : ils comptent le temps qui sépare de Pessa’h. Alors que les Ashkénazim c’est l’inverse : ils comptent le temps qui sépare de Shavouot.

 

D’où vient la différence ? Vous avez compris l’importance du problème. Ce n’est pas par hasard que la tradition ashkénaze et la tradition séfarade sont comme elles sont. Sachez que la règle de la Halakhah est très claire : on ne change pas de rite. On garde le rite de sa famille, de sa communauté.  Certains procèdent de familles tellement assimilées qu’il ne savent plus de quel rite ils sortent, ils prennent alors le rite de leur Rav. Mais si on le sait il faut prendre le rite familial. Il y avait des tribus d’Israël et chaque tribu d’Israël a une identité d’Israël qui est la sienne propre et pas celle de l’autre. Et chaque tribu d’Israël c’est une tribu d’Israël. Ce n’est pas pour rien que ces rites sont différents. Il y a toujours des raisons très précises. On ne peut pas violer l’identité profonde de chaque conscience, on est d’une tradition et pas d’une autre. Même si cette tradition est devenue inconsciente elle existe en tant qu’inconsciente. Si quelqu’un décide pour des raisons qui sons valables de changer de rite, il faut faire devant le tribunal rabbinique ce qu’on appelle Atarat Nédarim c’est-à-dire la cérémonie qui annulle les vœux inconsidérés. On ne peut pas changer de rite par caprice. On va devant le tribunal rabbinique et on explique pour quelle raison on va changer de rite, et le tribunal procède à une cérémonie qui change l’identité du postulant. Cela peut arriver que quelqu’un préfère finalement passer de rite ashkénaze au rite séfarade ou inversèment, mais cela s’étudie au tribunal rabbinique, ce n’est pas par caprice. Il arrive que dans des écoles la majorité des élèves sont séfarades mais les maitres sont ashkénazes alos les élèves apprennent dans le rite ashkénazes et par habitude certains préfèrent prier dans le rite ashkénaze et on leur fait un changement de rite. Mais ce n’est pas par caprice. De plus, on n’a pas le droit de prendre une chose d’un rite et une chose de l’autre. Chaque rite est cohérent pour lui-même dans l’ensemble.

 

Dans tous les cas tout le monde est d’accord que ce deuil doit se faire pendant cette période qui va de Pessa’h à Shavouot. Quelque soit les différences, les 33 jours jours à partir de Pessa’h, les 33 jours jours à partir du 1er Iyyar, ou bien les communautés qui font le deuil pendant les 50 jours, avec ou sans interruption à Lag BaOmer, c’est dans cette période là qu’on a fixé ce deuil.

 

La première remarque c’est de se demander pourquoi ? Comment cela s’explique-t’il ?

Je crois qu’en partant de l’évènement de Yom Haatsmaout notre génération a le privilège d’avoir une expérience historique qui permet d’éclairer le problème. On va remarquer que Yom Haatsmaout tombe dans cette période.

Et pas seulement Yom Haatsmaout mais Yom HaShoah, et Yom HaZikaron, et Yom Yeroushalayim. Tous ces événements qu’on commémore et qui préparent déjà Yom Haatsmaout et qu’on commémore dans le calendrier israélien se situent dans cette période.

 

Est-ce une coïncidence ? Et quel est le sens de cette coïncidence ?

 

En tout cas nous sommes témoins que les évènements en question se sont bien passés à ces dates en question. Si on se demande par rapport à la période de deuil du temps de Rabi Akiva si ce n’est pas arbitrairement que la tradition a décidé que le deuil sera commémoré dans cettte pédiode-là, la question pourrait être reportée de notre temps : est-ce arbitrairement que la Rabbanout Harashit a décidé que ces jours-là serait dans cette période-là ? 

La réponse est très claire pour nous qui en sommes les contemporains : ces évènements se sont bien passés à ces dates-là ! Donc il n’y a pas de raison de ne pas en infèrer que effectivement les événements commémorés dans le deuil de la période de Rabi Akiva se soient bien passés dans cette époque !

 

Donc la question se formule de façon un peu plus précise : qu’est-ce qui caractèrise cette époque pour que des évènements de ce type se passent dans cette époque-là ? De quoi s’agit-il ?

On va là réfléchir ensemble pour découvrir la signification de la période du Omer.

 

Première remarque générale du point de vue du calendrier :

Aiujourd’hui nous avons déjà 3 calendriers qui se superposent :

 

1-  Le calendrier hébraïque qui commémore les évènements des temps de la Bible, surtout des temps de la génération de la sortie d’Egypte. Toutes les fêtes du calendrier hébraique sont des événements de la génération de la sortie d’Egypte. Par exemple Pessa’h, Shavouot Soukot, Rosh Hashanah, Kipour … ces événements de ce temps-là de la révélation de la Torah.

2-  Le calendrier juif : Ensuite, depuis la destruction du 1er temple commence le temps du calendrier juif. Et le calendrier juif concerne des événements postérieurs aux temps bibliques comme par exemple Pourim, ‘Hanoukah… etc. Lag Ba-Omer en particulier.  Cela fait partie du calendrier juif. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas une racine, une trace, dans le calendrier hébraïque plus ancienne, mais au temps du calendrier hébraïque ces jours dans le calendrier n’avaient pas encore rencontré les événements qui les commémorent. Par exemple, ‘Hanoukah c’est une date qui a une importance dans le calendrier hébraïque. C’était le jour de la construction du Mishkane et du Beit HaMiqdash. A chaque inauguration  du temple c’était le 25 Kislev. Mais l’évènement historique n’est arrivé que dans le temps des Juifs, plus tard, par la suite dans la guerre contre les Grecs. Par exemple, pour l’événement de Pessa’h le jour du 14 Nissan a rencontré son événement le jour de la sortie d’Egypte. C’est donc à partir de moment-là que le 14 Nissan commémore la sortie d’Egypte comme évènement. Mais le 14 Nissan était déjà la fête de Pessa’h au temps des patriarches. Mais ce n’était pas du tout la sortie d’Egypte que cela commémorait.

Chaque jour de l’année a une signification et lorsque dans le déroulement chronologique de l’histoire, l’évènement caractéristique apparait, la tradition – le Beit Din, le Sanhédrin du temps -  déclare que à partir de ce moment-là l’évènement de façon irréversible  définit le jour en question. Cf. l’exemple de ‘Hanoukah.

.../...

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***

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commentaires

Cohen Sabban Abraham 07/06/2011 07:38



« Aujourd’hui tel jour du Omer ce qui fait tant de semaines et tant de jours… »


« Aujourd’hui 31ème jour du Omer ce qui fait 4 semaines
et tant 3 jours… »


C’est là la formule ashkénaze.


 


Les Séfardim disent :


« Aujourd’hui c’est tant de jours, ce qui fait tant de semaines et tant de jour du Omer… »


Le mot Omer se retrouve à la fin.


  remarque:


   c'est l'inverse !


 cf. sidour Bloch pour Ashkénazim


      et Patah elyahou  pour Séfaradim



Phil O'Semith 21/06/2011 17:23



Effectivement, Manitou s'embrouille dans le cours.


Merci pour cette correction.



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