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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 13:44

L’objet de la Cabale

 

L’objet de la Cabale – 2ème partie

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/cabale/l_object_de_la_cabale/cours_1

Durée : 33,7 minutes

Face B

 

…/..

Ces deux préoccupations-là – discours sur l’idée de l’homme ou discours sur l’idée de Dieu - ne sont pas inconnues de la tradition kabaliste, mais elles lui sont à proprement parler étrangères. En ce sens que sa perplexité propre commence au-delà. Le kabaliste a déjà reçu l’évidence de vérité du discours biblique : il est vrai que Dieu est et i est vrai que l’homme existe. Il peut parle de cela, converser avec le philosophe ou le théologien, mais ce n’est pas son propos ni sa perplexité propre, qui est beaucoup plus sérieux que cela si j’ose dire.

 

La pensée philosophique et la pensée théologique corollairement apparaissent presque comme des pensées secondes au moment de la cessation de la prophétie.

 

Pour le kabaliste le postulat est très clair : Quelque soit ses difficultés d’exister, l’homme existe.  Il ne considérera pas comme de l’ordre de la pensée adulte d’être préoccupé des attendus de l’existence de l’homme. De la même manière, quelque soit les difficultés de l’atteinte par la médiation de la foi puis de la connaissance de cette foi, pour le kabaliste, il est clair que le discours biblique véhicule une réalité vécue, et que par conséquent Dieu est. C’est au-delà qu’il commence à se poser sa propre question. Sa question c’est la possibilité de l’existence d’un monde. Ce qui fait problème pour la Kabalah ce n’est pas tant Dieu que l’homme, mais la relation entre Dieu et l’homme. Comment est-il possible qu’un monde existe ? Voilà la question de la kabalah.

 

Les kabalistes vont parler des mondes. Ils vont dévoiler et nous expliquer qu’on ne peut pas simplement dire « le monde ». Si nous ne disons que le monde dans les limites étroites de notre perception du monde extérieur tel que nous le connaissons, nous n’avons aucune réponse à cette perplexité : comment est-il possible qu’un monde existe ?

 

Si Dieu existe il est tout.  Il n’y a donc pas de place pour autre que lui. Il y a là une tentative de solution du problème qui est en réalité une esquive : le panthéisme.

Le panthéisme est le postulat que le monde extérieur dans lequel nous sommes situés et ce que les théologiens nomment Dieu c’est la même chose. Cela ne fait que esquiver le problème. Et je pense que cela a été une tentation permanente de l’esprit humain de tomber dans le panthéisme à cause de cette difficulté préalable : si Dieu est, il est tout, Il est absolument, et il n’y a pas de place pour autre chose. Vous connaissez toutes ces philosophies mystiques de la confusion de ces deux substances, le monde et Dieu, qui seraint la même réalité. En tout cas, c’est une vision qui en soi est incompatible avec le discours biblique. Le discours biblique catégorise les substances, les essences, les réalités : Dieu, l’homme, le monde.

 

Selon la Kabalah pour la pensée adulte, Dieu c’est Celui qui fait être tout ce qui existe. L’homme c’est le moi qui pose la question de cette perplexité. Ce qu’il faut comprendre c’est la relation qu’il y a entre l’un et l’autre, et le lieu de cette relation c’est le monde.

 

En partant du point de vue de l’homme philosophe, si c’est l’homme qui est l’être, le monde étant à la limite constitué par les représentations de la conscience humaine, c’est l’homme qui est tout. Et dans le monde de l’homme, il n’y a pas de place pour Dieu. De la même manière que dans le monde de Dieu il n’y a pas de place pour l’homme, apriori par les postulats de la découverte du problème. C’est la raison pour laquelle j’ai dit tout à l’heure que la perplexité propre et l’objet propre de la tradition de la Kabalah, c’est essentiellement la question de l’existence du monde, du monde comme relation entre Dieu et l’homme, d’une part – le courant de la prophétie . et d’autre part comme relation entre l’homme et Dieu – le courant de la prière.

 

C’est ce qui va nous occuper dans les scéances suivantes. Simplement je dirais déjà aujourd’hui pour terminer cette partie assez rapidement que l’on trouve un parti-pris de méthode dans la tradition de la kabalah qui est la distinction radicale entre Dieu et ses attributs, entre Dieu et les médiations par lesquelles Il se relie à l’homme.

Le kabaliste en général ne fait pas de théologie dans le sens classique. On ne parle pas de Dieu en Lui-même, tel qu’il est en Lui-même ; on n’en dit rien sinon qu’Il est. Raison pour laquelle le terme habituel des auteurs de la Kabalah c’est le Ein-Sof.

 

Terme sur lequel nous aurons à revenir dans les prochaines analyses. On peut le traduire à la limite en français par l’infini. Ein-Sof cela veut dire : il n’y a pas de limite, il n’y a pas de fin à son être.

 

Peut-être que le terme de la tradition exotérique le plus simple pour servir d’appui à la compréhension du terme Ein-Sof, c’est-à-dire Dieu en lui-même, c’est le mot de Reshit. Si on arrive à percevoir intellectuellement, l’idée d’une réalité dont tout l’être consiste à être commencement, alors on commence un peu à entrevoir la signification de ce que signifie ce terme des Kabaliste de Ein-Sof. Ce qui dans sa manière d’être est perpétuellement commencement d’être. Il n’y a pas de Sof. C’est ce terme que les Kabalistes emploient pour désigner Dieu en lui-même, indépendamment de sa relation au monde. Il faut distinguer une fois pour toutes celui qui est le Ein-Sof en lui-même et sa relation au monde, notre monde, celui de notre perception. La Kaballah nous dévoile le monde des hiérarchies et différentes médiations qu’il y a entre le Ein-Sof et nous.

 

Ce principe nous permettra de dinstinguer entre le courant philosophique à proprement parler, le courant théologique et l’objet de la tradition de la Kaballah dans son sens strict.

 

La question qui reste à élucider : comment un monde est-il possible ?

 

1ère époque :

 

Le premier niveau de la Kabalah c’est la prophétie elle-même. Nous retrouvons très souvent dans la Guémara le fait que les textes des prophètes sont nommés par le Talmud « Kabalah ». Kabalah dans le sens habituel de tradition.

 

Dans les 1ères pages de la Massekhet Baba Qama, nous trouvons souvent l’expression de la Guémara : divrei torah midivrei kabalah lo yalfinan. On ne tire pas un enseignement concernant les commandements de la Torah des paroles des prophètes.  Ici le mot de Kaballah désigne les prophètes ! Pour les Talmudistes, il n’y a jamais eu d’ambiguïté : ils appellent Kaballah les prophètes eux-mêmes. C’est ensuite que le terme de Kaballah va désigner la perpétuation de la connaissance intime de la pensée prophétique, dans la lignée ésotérique, par rapport à la lignée exotérique.

 

La première période est donc la période des prophètes cela va d’Avraham jusqu’au dernier prophète de la fin du premier temple et début du deuxième temple avecla génération des fondateurs du Bayit Shéni : la génération autour de Ezra et Nehémie, Malakhi, Mordékhaï… les derniers des prophètes insipirés.  

 

2ème période :

 

La deuxième époque : la figure principale qui apparait est Rabbi Shimon Bar Yo’haï. Il y a une controverse sur l’auteur du livre du Zohar chez les historiens. C’est l’enseignement des Tanaïm, disciples des prophètes, et de Rabbi Shimon Bar Yo’haï au temps de la mise par écrit de la Mishna c’est-à-dire la fin du temps des Tanaïm (lui-même a vécu vers la fin du 1er siècle de l’ère actuelle). C’est une sorte de mémoire du temps de la prophétie, une sorte de capacité, à travers la chaine initiatique de maitre à élève, de se situer dans le monde comme les prophètes le voyait.  C’est encore une description, une vision. D’après les historiens de la Kaballah, surtout modernes comme Guershon Sholem, ce seraient des Kabalistes du 13ème siècle qui en serait l’auteur.

 

Cette époque est l’apogée de la philosophie religieuse. Pour lutter contre ses dangers, les kabalistes ont décidé de mettre par écrit et de dévoiler ces enseignements qu’ils recevaient traditionnellement depuis le temps des Tanaïm dans la lignée ésotérique. C’est le 1er élément caractéristique de mise par écrit d’un enseignement destiné à rester oral.

Il y a danger spirituel, si on est inssufisamment préparé, à parler du monde caché tel qu’il est en réalité alors qu’on ne dispose que du diagnostic de perception du monde dévoilé.

 

Mais surtout, c’est que c’était le temps de l’exil qui a commencé avec le temps de la fin de la prophétie.

 

J’avais fait allusion aux raisons de l’arrêt de la prophétie.

Il y a deux raisons principales :

-La destruction de la nation hébraïque

-La dispersion des rescapés de la nation hébraïque.

Tant que le poste récepteur de cette émission en directe était là, l’émission était en temps réel.

Lorsque le poste a été détruit, cela ne signifie pas que l’émission ne continue pas. Lorsque les conditions de la captation sont réunies on capte c’est le phénomène de la Kaballah. Mais il est indéniable que à la fin du 1er temple on est obligé de prendre acte que la nation hébraïque à travers les 12 tribus est détruite. Il y a des rescapés des Hébreux.

Au temps du premier temple il y avait des prophètes.

Au temps du deuxième temple, il n’y a plus que des kabalistes.

La prophétie comme telle a cessé parce que la nation qui était l’interlocuteur de la parole prophétique a été détruite, il n’est resté que des communautés d’individus. Des Judéens, c’est-à-dire des rescapés des Hébreux. Chez les Judéens, il y avait des hommes à l’échelle individuelle capable d’être prophète. On a cité Hillel. On pourrait citer Rabbi Shimon Bar Yo’haï. On pourrait les citer tous. Mais ils ne l’ont pas été au niveau des prophètes de la Bible parce que la nation hébraïque de laquelle ils devaient être les prophètes n’était plus là ! Il n’y avait plus que les communautés juives.

Vous comprenez la différence d’envergure de dimension d’identité de l’interlocuteur de la parole prophétique.

 

La deuxième raison c’est la dispersion de ces rescapés de la nation hébraïque dans la grande histoire judéenne puis juive. Cela se réfère au fait que cette écoute en direct a un lieu privilégié qui est Eretz Israël. Lorsque le prophéte est en dehors d’ Eretz Israël, il ne prophétise que par son lien à Eretz Israël. Mais le phénomène de la prophétie ne concerne que Eretz Israël.

 

Cette capacité prophétique est le propre de l’identité hébraïque et a son terroir propre si j’ose dire, de la même manière que toute identité culturelle a son terroir propre quelque soit sa spécificité.

 

Il suffit de rassembler dans la même perception ces différents événements :

-le temps de l’arrêt de la prophétie,

-le temps de l’arrêt de la nation hébraïque,

-le temps de la dispersion de la nation hébraïque,

pour s’apercevoir qu’il y a des liens très profonds entre ces différents événements.

 

Corollairement, ce caractère secret de la tradition kabaliste vient du fait que les Juifs étaient en exil. Il était par conséquent dangereux de dire le dévoilement de façon trop directe.

 

Cependant, les Kabalistes ont jugé qu’à partir du moment où une certaine forme de la théologie – non pas la tradition exotérique de la parole des prophètes – la théologie philosophique et religieuse qui avait commencé à se répandre et devenir dominante, il fallait lutter contre elle. Les Kabalistes ont donc décidé de mettre par écrit leurs enseignements sous forme plus ou moins voilée, mais dès qu’on édite un livre on sait à l’avance que ce sera aux mains du grand public. On a décidé de publier ce qui était jusque-là réservé à des lignées initiatiques bien particulières.

 

C’est ce fait-là dont les historiens se sont emparés pour dater les premiers livres de la Kaballe.

Mais le contenu du Zohar et du Bahir est de la même époque et vient de l’enseignement des Tanaïm. Il a été enseigné oralement jusque-là mais a été mis par écrit en ce temps-là pour lutter contre l’influence de la philosophie religieuse.

 

Contemporaine à cette deuxième période dans le monde de l’universel humain se trouve l’expérience mystique qui est la rémanence du temps de la mythologie des autres traditions.

 

3ème période :

 

Ensuite, nous avons une troisième période tout à fait différente qui est la période de la Kaballah séfaradite. Un des principaux maitres en est Na’hmanide - Ramban (1194-1270). Rabbi Yossef Gikatilla un peu postérieur (1248-1325). Cette période s’achève dans une œuvre presque achevée, et parfaite dans sa formulation : l’œuvre de Rabbi Mosheh Cordovero - Ramak (1562-1625). Cette Kaballah a pour véhicule d’expression le discours philosophique. Elle correspond à l’exploration philosophique du monde de la vérité dans le monde extérieur.

Si nous suivons ce parallèlle : que se passe-t’il dans le monde extérieur corollairement aux grandes étapes du dévoilement de la Kaballah dans la tradition juive ? ou inversément : comment la tradition des prophètes va-t’elle se formuler corollairement et parallélement au développement de la pensée générale dans le monde extérieur ?

Nous trouvons en première étape du temps de la mythologie la prophétie. Au temps des Tanaïm, de la littérature du Zohar et avec tout ce qui va avec : ce qui est encore de l’ordre de la vision et de la description : on fait voir ce dont on parle, on utilisera plus des « symboles » (simanim) que des concepts.  En ce temps-là c’est le temps de la mystique dans les autres traditions.  

Puis vient le temps de l’exploration philosophique et métaphysique avec le moyen de l’intelligence rationnelle. Le discours kabalistique correspondant en ce temps-là c’est celui de la Kaballah séfaradite. En ce temps-là, la force de l’esprit qui est utilisée pour l’exposé du discours c’est la raison et l’intelligence. Il faut se mesurer ou être au niveau de l’exploration de la pensée du monde extérieur par l’outil métaphysique.

 

Le Ari - Rabbi Yits'haq Louria (1534-1572) est une charnière de l’époque suivante. A chacune de ces charnières nous avons un phénomène de visionnaire dans le sens strict. Avec le Ari de nouveau un retour à la capacité du temps du Zohar, du temps des Tanaïm : de nouveau le langage de la description dans la vision. Il y a un renouvellement-ressourcement de la parole de la Kaballah.

 

Il y a eu des temps d’apogée et d’éclat, de temps  de dévoilements et des temps de retombées dans l’incognito et l’occultaiton dans cette période qui s’étend sur plus de 2000 ans. Cela est jalonné par des soleils qui donnent leur lumière. Très rapidement, lorsque les lignées s’éteignent et qu’on n’a plus les moyens de diagnostiquer oralement de façon vivante par relation avec celui qui a entendu de celui qui a entendu… les textes deviennent hermétiques. Surtout lorsqu’ils sont facile à lire.

 

Le Ari a renouvellé le décryptage de ce dont il était parlé : la description des mondes qui sont la médiation entre le Ein-Sof et l’homme en tant que créature.

 

Il y a un moment très important qui montre que d’autre part cette période de la Kaballah séfaradite ne s’achève pas, de la même manière que l’on continue d’étudier les prophètes et les Tanaïm, on continue détudier les Kabalistes séfarades qui ne viennent pas se substituer à la période précédente mais qui viennent en développement.

Avec bien sûr diminution d’envergure : un Tana est moins grand qu’un prophète, un kabaliste de Safed est moins grand qu’un Tana… Sauf les grands maitres qu’on appelait d’ailleurs Tana ou Navi.

 

Il y a donc une évolution : ce qui change c’est le véhicule d’expression. En langage de kabaliste c’est le levoush le vêtement. Le véhicule d’expression des prophètes est la parole prophétique, celui des Tanaïm c’est le style du Zohar, et celui de la Kabalah séfaradit est c’est le style de l’exposé philosophique, ou du moins le style qui tient compte des questions que pose le philosophe.

 

Le Ari a renouvellé ce que j’ai appelé la Kabalah séfaradite.

 

Au 13ème siècle : dévoilement par écrit des contenus pour pouvoir s’opposer à l’influence de la pensée philosophique. Aucune des communautés juives n’a jamais construit le monde de sa prière autour des données issues des théologiens, mais toute la structure du monde de la prière est autour de l’enseignement des Kabalistes. Dans ce conflit entre les philosophes de la religion et les Kabalistes eux-mêmes ce sont les Kabalistes qui ont triomphé, parce que les Juifs sont kabalistes alors que les universitaires sont philosophes. Les théologiens ont triomphé à l’université. Les Juifs dans leur sentiment profond de relation à la parole biblique se sont mieux retrouvés dans le discours des Kabalistes que dans le discours des théologiens.

 

4ème période :

 

Ensuite, l’humanité en général va découvrir et particulariser un objet de sa perplexité dans la recherche de la vérité dans la vie spirituelle qu’on appelle aujourd’hui de façon très générale le monde de la psychologie, le monde de la vie intérieure.

 

Après la métaphysique c’est le temps de la psychologie qui commence au 17ème siècle déjà. C’est cette particularisation d’un morceau de la philosophie qui devient la psychologie avec toutes ses dimensions annexes, la découverte du phénomène de la vie intérieure en tant que tel, au-delà et plus profond du fait intellectuel. Le mot de psychologie a été employé la 1ère fois en Europe par Maine de Biran. Corollairement va apparaitre le ‘Hassidisme.

 

La 4ème époque dont la grande charnière est le Baal Shem Tov (1698-1760).

Il va initier une école de Kabalistes qui deviendra le ‘Hassidisme qui va reformuler le contenu de la révélation prophétique avec pour objet d’éclairer ce monde de la vie intérieure. Là aussi les ’Hassidim ne vont pas se couper de la tradition du Zohar et de la Kaballah séfaradite précédente. Un lévoush supplémentaire va s’exprimer.

Je crois que du point de vue de l’enseignement de la Kaballah, ce temps du ‘Hassidisme a été parachevé - un peu comme Mosheh Cordovero a parachevé au niveau littéraire la Kaballah Séfaradite – par un grand maitre kabaliste contemporain qui vient des ‘Hassidim et qui est le Rav Ashlag – Baal HaSoulam (1884-1954). Lui a donné une forme systématique à cette formulation de la Kaballah à la manière de la ‘Hassidout : au niveau de l’exploration du monde de la vie intérieure.     

 

5ème periode :

La dernière période avec la dernière charnière : de notre temps, après avoir exploré ce monde de la mythologie, puis la métaphysique, puis la psychologie, tout se passe comme si la pensée humaine s’est mise à l’indice de la découverte du phénomène étudié par les sciences de la sociologie. A ce niveau là de la découverte du fait de l’homme au niveau de la société, de la collectivité et donc de l’universel, le reformulateur du contenu de cette Kaballah qui commence à Avraham Avinou à travers la Torah de Mosheh Rabénou, les prophètes, les Tanaïm, les Kabalistes séfarades, les’Hassidim… c’est le Rav Kook (1865-1935)!

Puisque c’est corrolairement à l’apparition de l’état d’Israël que cette reformulation des contenus de la vérité prophétique va être donnée à l’échelle des problèmes de la société comme telle.

 

Conclusion :

De toute l’exploration des mondes intermédiaires que nous allons découvrir nommer analyser disséquer à partir des scéances prochaines, c’est une direction principale que la Kaballah traditionnelle a retenu : la science de la prière.

L’objet de la Kaballah en tant que pensée théorique c’est l’élucidation de l’existence du monde. Le fait que les contenus de la parole prophétique donnée centralement à Israël va être formulée par les différentes époques successives parallélement aux différents véhicules d’expression de la recherche de la sagesse dans l’humanité en général.

C’est pourquoi, pour étudier les contenus de l’œuvre du Rav Kook, il faut bien évidemment avoir déjà une idée des catégories du langage de la Kaballah par elle-même.

 

Je vous énumère les différentes scéances que nous aurons à suivre :

Mardi 13 novembre :

-Le problème de la création avec deux notions principalement étudiées : le Tsimtsoum et la Shévirat Hakelim.

Mardi 27 novembre :

-Le problème du mal.

Mardi 4 décembre :

-La restauration des mondes et le problème du Tiqoun

 Mardi 11 décembre :

-Une scéance de récapitulation.

 

 < fin >

****

 

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Published by Rav Yéhouda Léon Ashkénazi (Manitou). - dans KABALAH
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commentaires

Clovis Simard 08/10/2012 13:52


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