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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 13:15

KiTissa 1 (1980)

 

 

KiTissa 1 (1980) 1ère Partie

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/parasha/ki_tissa_serie_1980/cours_1

Face A

 

Ces deux Sidrot Shémot et Vaéra sont le récit des événements qui vont déclencher la sortie d’Egypte. Dans tout le livre de Shemot, toutes les Parashiot vont par deux.

Shémot et Vaéra sont le récit des événements qui vont déclencher la sortie d’Egypte. Le thème par rapport à ce sujet c’est que les événements de la sortie d’Egypte sont déclenchés plus rapidement que prévu. La prophétie de l’exil à Abraham c’était 400 ans, et finalement c’est au bout de 210 ans seulement que les événements vont être déclenchés. D’où du point de vue de ce sujet le sens du détail du récit.

 

Il y a dans la Torah 3 durées mentionnées pour l’exil : 430, 400, 210 ans :

La durée des 430 ans commence à la prophétie dévoilée à Abraham qui lui annonce qu’il vivra en Galout. C’est le contexte de Brit Bein HaBétarim – l’alliance entre les morceaux.

La durée des 400 ans commence à partir de la naissance de Isaac.

La durée des 210 ans à partir de la descente de Jacob en Egypte.

 

Il y a d’autres chiffres qui sont plus en filigrane. En fait, il y a une date importante c’est celle de la descente de Joseph en Egypte.

 

Shemot et Vaéra concernent les événements qui préparent le déclenchement de la sortie d’Egypte. Pourquoi y-a-t’il un problème ? C’est parce que ce déclenchement doit se faire avant le temps prévu pour deux raisons :

 

ð  une raison extérieure : la persécution.

ð  une raison intérieure : l’assimilation.

 

Et c’est le même problème actuellement en Golah.

 

Ensuite :

Bo et Beshala’h qui concernent les événements de la sortie d’Egypte.

Il y a deux niveaux : la sortie d’Egypte elle-même qui est commémoré à Pessa’h et  le 2ème niveau dans Beshala’h : le passage de la mer rouge qui est commémoré le 7ème jour de Pessa’h.

 

Ensuite :

Yitro et Mishpatim, c’est la révélation de la Torah.

Dans Yitro, la Torah Shebikhtav avec les 10 commandements et dans Mishpatim, déjà, le principe de la Torah Shébéalpeh, l’application des principes.

 

Il y a donc trois événements : la sortie d’Egypte, le passage de la mer rouge, et la Torah.

C’est la 1ère partie du livre de Shémot.

 

Il y a une tradition que les initiales de ces Parashiot donne le mot Shoshavim.

Toutes cette période où l’on lit ces Parashiot-là s’appelle la période de Shovavim. Il y a un rituel particulier dans cette période de l’année qui est connue des communautés les plus traditionnalistes où il y a en plus des prières habituelles des prières qui se relient à cette période-là.

 

Shovavim pluriel de Shovav =  enfant turbulent en hébreu moderne. Cela a même pris un sens affectueux.

Shovav = rebelle dans l’hébreu biblique. Cela vient de la racine Shouv = revenir.

 

De la racine Shouv il y a deux substantif :

ð  Teshouvah = repentir : on revient sur ce qui a été fait Létaken pour réparer.

ð  Meshouvah = revenir pour recommencer : d’où la notion de rebellion.

 

Vous vous rappellez du chemin de la Teshouvah : il y a un chemin droit dont on s’est écarté. La Teshouvah c’est revenir là où l’on s’est écarté pour reprendre le chemin droit. Meshouvah = la récidive, revenir sur l’action pour recommencer la même erreur. Teshouvah = revenir sur l’action pour la réparer. Shovav est donc l’adjectif du substantif Meshouvah. Celui qui est Shovav et qui fait le contraire de la Teshouvah, la Meshouvah. L’adjectif du substantif Teshouvah pour désigner ceux qui reviennent, c’est Shav au singulier et Shavim au pluriel. Savim avec le Sin signifie autre chose : Sava avec un Samekh est un mot araméen et qui signifie grand-père et le mot correspondant en hébreu est Sava avec un Sin qui veut dire aussi le vieillard. Pluriel Savim = les vieillards. Shavim c’est ceux qui reviennent.

 

Il y a une leçon de morale que l’on a l’habitude de donner : ne pas attendre d’être vieux pour faire Teshouvah.  Il y a dans un poème de Judah Halévi une jolie formulation: « Donne-moi la force de me courber avant que ce soit mes os qui se courbent ».

 

Pourquoi avoir appelé cette période du mot qui apparait-là : « Shovavim » ?

Parce que cette sortie d’Egypte a été si difficile parce que les Hébreux étaient rebelles à la sortie. L’idée est très simple. Tout ce qui nous est raconté là c’est ce qui a dû se passer dans la stratégie de l’histoire pour que la sortie d’Egypte soit possible parce qu’il y avait une résistance à la sortie d’Egypte. Les Hébreux étaient Shovavim alors il s’est passé tout cela...

 

Ensuite, on arrive à la 2ème partie du livre de Shemot avec d’autres Zougot:

Teroumah-Tetsaveh dont le sujet est la construction du Tabernacle.

Ki-Tissa fait apparemment exception dans ce tableau et son sujet principal est la faute du veau d’or.

Vayaqel-Peqoudei : on y reprend les lois concernant la construction du Mishkane.

 

La série des Shovavim concernent ce qui s’est passé pour que la sortie d’Egypte soit possible, et on abouti à la révélation de la Torah, et ensuite vient la 2ème série des Sidrot concernant la construction du Mishkane. C’est un sujet très important que je vais vous formuler rapidement : La cohérence de l’ensemble du livre de Shémot montre que l’objectif de la sortie d’Egypte c’était la construction du Mishkane.

 

Il y a un fait de structure qui apparait dans le récit et qui va nous servir d’introduction à notre sujet : Il y a une 1ère fois où les lois sont données pour la construction du Mishkane et puis arrive une catastrophe par la faute du veau d’or, alors les lois de la construction de ce même Mishkane sont reprises dans un autre sens.

 

Voilà le thème que nous allons étudier. A priori de la faute, la fonction du Mishkane comme préfiguration du Beit Hamiqdash : c’est parce que ce peuple a été rebelle qu’il a fallu une sorte d’éducation supplémentaire durant les 40 ans du désert qu’il y a eu cette parenthèse des 40 ans du désert. Sinon ils seraient rentrés directement d’Egypte en Israël. Et par conséquent il n’y aurait pas eu ce Mishkane provisoire, une sorte d’apprentissage – le Mishkane c’est le Temple dans le désert – le Tabernacle dans le désert – il y aurait eu directement la construction du Temple à Jérusalem.

 

Et donc, à priori de la faute, la fonction du culte dans le temple n’était pas la fonction d’expiation. Mais à postériori de la faute, la fonction du culte dans le Temple deviendra aussi, j’ajoute aussi, la fonction d’expiation.

 

Il y a là un thème extrêmement important : A priori, l’objectif du culte dans le temple c’est le culte des sacrifices et ce n’était pas l’expiation. Mais cette dimension de la fonction d’expiation va apparaître à postériori de la faute, parce qu’il y a eu faute.

 

Quel devait être la fonction du Beit Hamiqdash à priori de la faute ?

Maintenant que nous sommes habitués à l’idée que la fonction du sacrifice c’est en hébreu Kaparah c’est-à-dire beaucoup de chose mais pour notre sujet : expiation.

Nous étudierons en quoi le sacrifice est-il le culte de l’expiation ?

Et nous serons gênés par le terme de « sacrifice » car le terme hébreu de « Korban » a une toute autre signification. Mais provisoirement, on conservera ce terme de « sacrifice ». Il s’agit du même acte mais le terme de « sacrifice » vient du latin.

 

Nous sommes donc habitués à ce principe que la fonction du sacrifice c’est l’expiation de la faute et il y a des rites de sacrifices très différent. C’est une ‘Hokhmah pour elle-même. Il y a autant de sorte de rites de Korban - traduit par sacrifices - qu’il y a de conduite dans la conduite humaine. C’est une science pour elle-même à laquellle on n’est plus habitué parce que cela fait 2000 ans que le Temple n’existe plus et au bout de 2000 ans on s’est complétement déshabitué à comprendre quoique ce soit de ce culte-là.

 

Le seul culte normal de la loi de Moïse c’est le culte des sacrifice. La prière c’est autre chose. Le culte qui correspond à cette religion de la loi morale ce sont les sacrifices. Mais nous sommes surtout habitués au fait que cela signifie l’expiation. 

 

Questions :

A priori de la faute quelle serait cette Avodah du Beit Hamiqdash ?

En quoi consiste le culte des Korbanot dans le Mishkane si leur fonction n’est pas la Kaparah ?

A postériori de la faute, la dimension de Kaparah apparait, mais à priori de la faute quel en est le sens ? Réfléchissez-y.

 

Je vais simplement vous expliquer cette notion de Kaparah pour expliquer ce que je viens de dire :

La Avodah, le culte normal de la loi de Moïse, c’est les sacrifices dans la fonction d’expiation.

L’explication est simple et se relie au problème de la Teshouvah, le repentir : si j’accepte d’être jugé par la loi morale ; et habituez vous bien à cette idée que la seule tradition religieuse où la morale et la religion coïncide c’est la tradition biblique qui n’est bien entendu authentique que dans la tradition du judaïsme. Car partout ailleurs la morale et la religion sont séparées, même si cela se recouvre dans certaines conduites, mais en principe la conscience humaine en dehors d’Israël a séparé la religion et la morale.

 

Exemple d’un livre célébre d’un philosophe célébre: « les deux sources de la morale et de la religion » d’A. Bergson d’origine juive qui a perçu le problème mais l’a abordé comme un Goï.

 

Et par conséquent, si j’accepte d’être jugé pour le sens de ma destinée par la loi morale, je suis devant un problème insoluble parce que je sais très bien que ce qui me définit comme homme c’est la liberté ; et la liberté c’est le risque de la faute, et par conséquent à la première faute je risquerais d’être comdamné s’il n’y avait pas la soupape de l’expiation, de la Kaparah. Littéralement, originellement, le sens signifie « recouvrir » : cette capacité de recouvrir la faute. Lékhaper = en hébreu c’est d’abord recouvrir. Le sens ici pour notre sujet c’est « expier ».

 

Dès que le principe de la loi de Moïse apparait, alors il apparait comme relation nécessaire que le culte c’est donc le culte de l’expiation. Il n’y en a pas d’autre. La prière c’est autre chose. C’est une toute autre stratégie spirituelle qui consiste à demander une Brakhah supplémentaire à ce qu’il y a dans mon monde. Rien à voir avec le problème de la Avodah qui est celui de l’expiation.

Cette idée que la prière c’est le culte par excellence est très dérivée.

 

A postériori de la faute, et c’est prévu à priori, mais cela ne se dévoile à postériori que dans les deux Sidrot après Ki-Tissa, à postériori de la faute, la Avodah, le culte, va prendre la dimension de l’expiation. Mais a priori de la faute quelle devait être la Avodah compatible avec Torat Mosheh ?

Je vous pose la question mais n’y répond pas aujourd’hui. Réfléchissez au problème.

 

Je reviens à notre question : Vous allez un peu percevoir l’importance du problème : tout se passe comme si se produit au moment de la sortie d’Egypte pour la génération qui est sortie d’Egypte et qui est le commencement de l’histoire d’Israël à l’échelle collective comme nation, ce qui s’est produit à l’échelle individuelle au temps de Adam HaRishone au commencement de l’humanité.

 

L’histoire collective d’Israël commence sur un rythme parallèle à l’histoire de l’humanité entière avec la faute du 1er homme. Tout se passe comme si il y a ici une espèce de « péché originel » du commencement de l’histoire d’Israël, quelque chose qui va handicaper dès l’origine et qui va nous accompagner jusqu’à la fin des temps. Et c’est très parallèle à ce qui se passe au début de l’histoire de l’humanité avec le ’Heit de Adam harishone : le fait que l’histoire de l’homme commence avec une faute.

 

Enlevez de votre mémoire tout ce que les Chrétiens ont pu dire de cette histoire du « péché originel ». Nous retrouverons cette notion mais elle n’a pas du tout la même signification que dans la théologie chrétienne. Pour celle-ci, nous naissons damnés de la faute du péché originel. Ce qui est une notion monstrueuse ! La catégorie de base d’une telle théologie est d’une injustice colossale et incompréhensible ! En fait, ce qu’il y a d’originel dans la nature humaine c’est la liberté, donc la capacité de fauter et non pas la fatalité de fauter. C’est dire que chaque fois que quelqu’un faute, il commence à faire la faute de l’origine. C’est en ce sens-là seulement qu’on peut garder, en français en tout cas, l’expression de « péché originel », cela veut dire le péché de l’origine de tout péché.

 

Il y a quelque chose d’analogue. D’où l’importance de ce récit.

Dès le commencement de son histoire le Klal Israël va être handicapé par ce qui se passe-là. Et c’est donc très parallèle au récit de la faute du 1er homme. Mais c’est en dehors de la catégorie de la damnation de la théologie chrétienne

 

Ki-Tissa - Chapitre 32 Verset 7 :

 

Du point de vue des événements historiques dans lesquels s’insère cet événement de la faute du veau d’or.

Une première question de vocabulaire :

Cette expression de « faute du veau d’or » en français a été utilisée dans le vocabulaire de l’antisémitisme reliée à l’accusation de cupidité des Juifs. Cela n’a aucune base dans le récit, en fait c’est tout à fait différent. Ils ont fabriqué un idole et s’agissant de gens pieux ils l’ont faite en or, mais il ne s’agit pas d’adorer l’or.

La gravité de la faute réside dans le veau et non dans l’or. Le fait que l’idole soit en or a un sens. Ce sens aurait été différent dans la ‘Hokhmah de l’idolâtrie si l’idole avait été en argent ou en airain... en bois ou en pierre.     

 

Ceux qui ont fait cette faute du veau d’or, d’abord ce n’étaient pas des Hébreux, et deuxièmement ce qu’ils ont voulu faire n’était pas une idole pour remplacer Dieu qui s’est révélé au Sinaï mais pour remplacer Moïse. Il y avait là une sorte de faute qui est d’idolâtrer Moïse, Ce qu’on appelle aujourd’hui le culte de la personalité, divinisant Moïse.

 

Ce qui se révèle lors de cet épisode de la faute du veau d’or c’est que la partie du peuple qui accompagnait les Hébreux avait une faute préalable : la tendance à diviniser Moïse. Ce qui est la définition de l’idolâtrie que reprendra le christianisme d’ailleurs.

 

La personalité de Moïse dans la tradition biblique juive : la seule tradition qui n’a pas divinisé ni idolâtré le héros fondateur. Au point qu’il est nécessaire de ne pas savoir où Moïse est enterré pour éviter un culte du Saint-Sépulcre... Au point qu’on va même risquer une sorte d’ingratitude dans la Hagadah de Pessa’h vis-à-vis de Moïse, intentionnellement pour éviter ce culte de la personalité. Le nom de Moïse n’y Dapparait pas. Pour pas qu’on croit que c’est Moïse qui nous a fait sortir d’Egypte. Pour éviter que cela se charge d’une idolâtrie mystique aucune allusion à Moïse.

 

Il y a un cas particulier, dans l’Islam de tradition abrahamique, où le prophète qui transmet la révélation de Dieu se met en parenthèse et est mis entre parenthèse pour éviter le risque de l’idolâtrie. Un musulman authentique est en dehors de ce risque de l’idolâtrie. Chez les mystiques musulmans pas de tombe de Mahomet.

 

Les mystiques musulmans soufis ont des Kavanot – des intentions de prières – l’incantation de la profession de foi de l’islam est « il n’y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète ». Dans la Kavanah des mystiques à ce moment-là ils ont tout un processus d’unification de la personne humaine dans la formulation de la 1ère partie. Ils prennent une inspiration « Il n’y a de Dieu que Dieu » avec un cheminement intérieur dont je ne vous donne pas le détail, et ensuite le résultat de l’inspiration c’est l’expiration. C’est le geste de rejetter le déchet part l’expiration : « et Mahomet est son prophète ».

  

Rien à voir avec les Kavanot impures des Chrétiens pour qui c’est l’homme-Dieu et le Dieu homme divinisé... c’est l’idolâtrie absolue. La faute ici c’est d’abord la divinisation de Moïse. Dans tous les cas, sauf pour Israël et l’islam le fondateur a été divinisé.

 

Même comme une culture aussi athée apparemment que le marxisme a divinisé ses héros, les a embaumé comme en Egypte : le culte de la personne allitée dans les sarcophages du Kremlin... Une véritable église d’idolâtres ! Cf. le culte de Staline « petit père des peuples » et celui de Mao en Chine…

 

Il y a donc eu la révélation du Sinaï et Moïse est monté sur la montagne pendant 40 jours pour recevoir la Torah. Or, il leur avait donné Rdv 40 jours après. On apprend que Moïse va tarder 6 heures sur le compte qu’ils attendaient et c’est la panique...

Ils avaient donc un compte astrologique différent. Et puis voilà qu’ils ont cru que Moïse a tardé et qu’il est monté au ciel pour ne plus revenir et ils veulent lui faire un culte. Leur faute est au niveau de leur relation avec Moïse. C’est une des raisons selon la Kaballah pour laquelle le nom de Moïse doit disparaître des Parashiot qui parlent de la construction du temple, surtout dans Tetsaveh. La faute c’est celle de ceux qui ont idolâtré Moïse mais il y a une relation de Moïse à cette faute puisque c’est lui qui a été idolâtré ; et c’est pourquoi son nom va disparaître des Parashiot de la construction du Beit Hamiqdash.

 

Nous avons une tradition de la Kaballah selon laquelle chaque Neshamah a sa lecture de la Torah. Il y a 600 000 lettre dans la Toprah et 600 000 âmes dans Israël. Il y a 4 lectures de base : PaRDeS. Et comme il y a 600 000 âmes il y a donc 2 400 000 sens fondamentaux d‘un verset qui change chaque jour... Et donc chaque Talmid ‘Hakham a son ’Hidoush de la Torah. nous savons par ailleurs par tradition qu’il y a une Sidra qu’il ne voit pas c’est celle de la semaine de sa mort. A chaque fois la règle joue : une Sidra est vide de commentaire personnel. C’est dans cette Parashah que survient le jour de la naissance et de la mort de Moïse. C’est le 7 Adar. Dans cette Parashah de Tetsaveh, le nom de Moïe disparait. Etant donné que la faute du veau d’or a été l’idolatrie de Moïse il est nécessaire que son nom disparaisse des Mitsvot concernant le culte du Mishkane. 

 

KiTissa 32 :1:

וַיַּרְא הָעָם, כִּי-בֹשֵׁשׁ מֹשֶׁה לָרֶדֶת מִן-הָהָר; וַיִּקָּהֵל הָעָם עַל-אַהֲרֹן, וַיֹּאמְרוּ אֵלָיו קוּם עֲשֵׂה-לָנוּ אֱלֹהִים אֲשֶׁר יֵלְכוּ לְפָנֵינוּ--כִּי-זֶה מֹשֶׁה הָאִישׁ אֲשֶׁר הֶעֱלָנוּ מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם, לֹא יָדַעְנוּ מֶה-הָיָה לוֹ

Vayar ha'am ki-voshesh Moshe laredet min-hahar vayikahel ha'am al-Aharon aseh-lanou elohim asher yel’hou lefaneynou ki-zeh Moshe ha'ish asher he'elanou me'erets Mitsrayim lo yadanou meh-hayah lo.

Et le peuple vit que Moïse tardait à redescendre de la montagne et le peuple s’est assemblé sur Aharon,  et lui dit Qoum «lève-toi » ! Fais-nous des dieux qui marcheront devant nous ! Car celui-là l’homme Moïse qui nous a fait monter du pays d’Egypte

Nous ne savons pas ce qu’il est advenu de lui.

 

Ha-Ish après le nom propre c’est une catégorie des anges.

Ha-Ish Mosheh ou Mosheh Ha-ish ce n’est pas le même sens.

 

Ils ont vu Moïse comme un personnage légendaire, divin descendant du ciel, ils ont vu Moïse comme une espèe de héros fondateur de religion comme dans les religions gnostiques les religion à mystères, et puis il est remonté avec Dieu et il n’est pas redescendu... Ils ont donc symbolisé le héros fondateur dans un culte, substitut de Moïse qui n’est pas redescendu... 

Ensuite, nous verrons d’autres dimensions du contenu de cette faute mais c’est celle qu’il faut d’abord retenir.

 

2nd point :

Ce n’est pas les Hébreux qui ont fait cette faute mais ils en sont atteint malgré tout parce qu’ils n’ont pas été capable de l’éviter.

Mais alors qui a fait cette faute ? Nous allons prendre le verset 32:7.

Pendant que se produit ce culte en bas de la montagne et que le veau d’or est installé :

 

32:7

וַיְדַבֵּר יְהוָה, אֶל-מֹשֶׁה:  לֶךְ-רֵד--כִּי שִׁחֵת עַמְּךָ, אֲשֶׁר הֶעֱלֵיתָ מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם

Vayedaber Adonay el-Moshe lekh-red ki shi’het amekha asher he'eleyta me'erets Mitsrayim.

Et Hashem parla à Moïse : va descend ! car TON peuple s’est mal conduit (littéralement ‘a détruit son chemin’ = shi’het et darko) que tu as fait monté du pays d’Egypte.

 

 

« Ton peuple que tu as fait monté du pays d’Egypte »

Lorsque Dieu s’adresse à Moïse, il lui dit : il se passe qurelque chose en bas, Ton peuple à toi que tu a fait monté d’Egypte a fauté... 

Première expression à laquelle vous allez réfléchir : A chaque fois qu’il est question de la sortie d’Egypte des Hébreux, il n’est pas dit « monté ».

…/…

lire la suite ici…

 

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Published by Rav Léon Askénazi - dans PARASHAT HASHAVOUA
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