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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 11:53

Hoshana Raba. Redoublement des noms de fêtes IV

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/fetes_et_calendrier/hoshana_raba_redoublement_des_noms_de_fetes/cours_2

Durée : 49,6 minutes
Face B

 

Le temps de A’hashvérosh c’est le temps où la révélation va s’arrêter et où le judaïsme va commencer.

 .../...

(Quelques minutes inaudibles)

 

Il y a un midrash sur les signes que Dieu donne à Moïse pour l’habiliter.

Dieu lui dit « Va délivrer Israël !» et Moïse dit : « ils ne vont pas avoir foi en moi !»

Alors le midrash dit : Dieu lui répondit : « Comment ? Eux sont croyants, fils de croyants, et toi tu dis qu’ils ne vont pas croire ? »

Alors Il lui donne comme signe afin d’habiliter sa mission de rentrer sa main sur sa poitrine et elle devient blanche de lèpre, de la remettre sans sa poitrine et elle est ressortie guérie.

Ce signe c’est le signe de transformer le pur en impur, l’impur en pur. La transformation des contraires c’est un des signes profonds de l’identité messianique.

 

Les commentateurs du midrash ont posé la question suivante : Si Moïse avait besoin de ce signe pour habiliter sa mission, celui qui est capable de rendre impur ce qui est pur et pur ce qui est impur, c’est lui le Mashia’h ! Vous devinez tout ce que cela implique.

Les commentateurs objectent : pourquoi ce signe se transmet-il par l’atteinte de son intégrité corporelle ? Vous pouvez étudier les réponses, l’une d’elles : parce que la lèpre est la punition de la calomnie. Il a calomnié les Hébreux en disant : « Ils ne vont pas me croire !»

[D’ailleurs, il y a une question dans la question : il aurait dû dire : « Ils ne vont pas croire en toi ! » Il a dit : « Ils ne vont pas croire en moi ! ». C’est encore un autre problème.]

Quelle calomnie ? Celle que rapporte le midrash : « Ils sont croyants, fils de croyants, et toi tu dis qu’ils ne vont pas croire... ».

 

Alors qu’en fait on s’aperçoit que Moïse avait raison ! Ils ne l’ont pas cru !

L’oppression de l’Egypte était tellement lourde qu’ils n’avaient pas la capacité de le croire quand Moïse est venu leur dire : « l’heure de la délivrance est arrivée ! ».

Donc il avait raison dans ce qu’il a dit ? Alors, en fait, Dieu a expliqué à Moïse où était la faute de calomnie : ce n’est pas parce qu’ils n’avaient pas la foi, ils croyaient comme il fallait croire au temps de leurs pères. Ils étaient  maaminim bnei maaminim croyants fils de croyants. Alors qu’il fallait être maaminim. Au temps de leur père, la foi, l’espérance c’est la foi du juif de l’exil. Et alors qu’ils sont au temps des fils, ils continuent à croire comme au temps des pères !!! Les pères croyaient que l’exil prendrait fin. Mais quand l’exil a pris fin, croire que l’exil prendra fin c’est une erreur de la foi. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de foi, mais c’est une erreur de la foi. La pire des infidélités c’est une erreur de fidélité. Ils sont restés fidèles à une étape déjà réalisée du projet, alors qu’il fallait être fidèle au projet ultime. Alors ils croyaient au temps des fils comme il fallait croire au temps des pères. Et c’est cela que Dieu explique par ce Midrash. Leur faute n’est pas de manquer de foi mais de se tromper de foi.

 

Les contemporains de Moïse étaient en retard d’une époque concernant ce que Moïse leur révélait.

Et bien je crois que c’est exactement ce que la société juive contemporaine est en train de vivre, et continue à croire au temps des pères alors qu’on est déjà au temps des fils.

 

A quoi croyaient les pères ? Un jour il y aura un état juif !

Continuer à croire cela alors que l’état juif est déjà là c’est cela le problème auquel se confronte Moïse. On ne peut pas demander des signes alors que l’événement est là !

 

Q : inaudible –

R : il y a avait un cran à réaliser, j’ai parlé du temps hébreu et c’est le temps de la révélation. Bon, la question est : est-ce que nous sommes à un temps de recommencer la révélation ? C’est cela la question. Il y a des conditions pour cela... De la même manière que c’est le même problème pour la Shemitah : C’est quand la majorité du peuple est sur la terre d’Israël que la Shemitah est DeOraïtah. Mais si ce n’est pas toute la majorité d’Israël qui est en Erets Israël, elle est DeRabbanam. Je réponds ainsi par analogie.

Je suis persuadé pour ma part qu’il y a quelque chose de cet ordre qui a recommencé. C’est la langue hébraïque. Il ne faut pas oublier que la révélation était en hébreu. Il y a maintenant la restauration du véhicule de la révélation. Vous êtes déjà d’une génération pour qui c’est une expérience quotidienne de vivre sa vie juive et de penser et parler de son judaïsme en hébreu. Mais rendez vous compte que pour la génération passée c’était impensable ! L’hébreu n’était pas accessible à notre génération, et subitement il a été restauré !

Quand j’ouvre la radio et que j’entends les chansonniers chanter en hébreu c’est quelque chose qui ne s’est pas produit depuis 2000 ans ! Prenez bien attention à cela. Il y a eu un temps où il y a eu des érudits qui comprenaient l’hébreu et se communiquaient entre eux dans des communautés d’élites... Mais aujourd’hui, les Juifs communiquent en hébreu. Et le judaïsme est exprimé en hébreu. Et les Goyim s’abreuvent au judaïsme dans sa source hébraïque. C’est quelque chose de cet ordre. Je crois qu’il faut mettre cela en évidence.

La prodigalité du miracle fait qu’on banalise l’événement. C’est devenu tellement « cadeau », « donné », que cela a été banalisé.

Je suis du temps où j’ai vu les premiers avions, les premiers téléphones... Avant ce temps c’était impensable... Alors subitement nous sommes privilégiés, l’hébreu nous a été restauré. Quand les prophètes ont prophétisé c’est parce qu’ils étaient hébreux.

Le Midrash Raba sur l’expression « Abraham Ha-Ivri » : que signifie cette expression ? Nous savons qu’il était hébreu descendant de Ever ? Le Midrash explique c’est parce qu’il parlait hébreu. Tous les descendants de Ever ne parlaient plus hébreu. Lui parlait hébreu. Alors il a pu être prophète. Vous allez me dire que je vous fais un plaidoyer sioniste.  Mais c’est pire que ça !

.../...

 

Q : (inaudible)

R : Je crois que j’ai compris la question. Lorsqu’on étudie le livre d’Esther on s’aperçoit effectivement qu’il y a là une césure : le risque dans le fait de dénaturer complètement la Torah des Hébreux en une Torah d’exil qui serait une Torah d’exil sans tenir compte des éléments de lien avec Erets Israël. Mais la tradition ne s’y est pas trompée : il y a ouvert une parenthèse mais cette fidélité de parenthèse bien que de parenthèse est une fidélité. Je crois que je l’ai dit tout à l’heure de différente manière que l’adhésion au judaïsme a son mérite propre indépendamment de la fidélité à l’hébraïsme. Mais d’une certaine manière c’est très différent d’être juif ou d’être hébreu, il faut être juif pour être hébreu. Je ne sais pas comment dire cela. Et c’est ce qui c’est produit au temps d’Assuérus. Enormément d’hébreux ont démissionné à la fin du temps hébraïque. Ils se sont perdus chez les Goyim. En particulier l’allusion aux dix tribus perdues. Et bien, ces hébreux qui n’ont pas complètement démissionné sont restés fidèles à l’hébraïsme en tant que juif. C’est cette fidélité-là alors que c’était plein de danger, et effectivement il y a toute une idéologie de « faux juif » qui consiste à privilégier l’exil et à parler de rédemption de la terre d’Israël comme si ce serait une Torah sans Erets Israël. Ce que vient de dire David sur la différence entre ‘Hanoukah et Pourim. ‘Hanoukah c’est un miracle que nous vivons en Erets Israël et on dit le Hallel. Pourim c’est un miracle qui a eu lieu en dehors d’Israël et on ne dit pas le Hallel.

 

***

 

Nous étions sur un thème précis que nous avons traduit.

Je reprends à la 2ème colonne.

 

Pourquoi la Torah a-t’elle été imposée ? Parce que toute chose qui est obligatoire, nécessaire, imposée, n’est pas dans le cas d’être annulée puisqu’elle est nécessaire. Et cela est annoncé dans le midrash dans le cas du mariage où la femme est prise par force et où le mari ne peut pas la divorcer.

 

Cela veut dire que nous avons ce privilège du Sinaï que Dieu a jugé que la bonne foi d’Israël était à un tel niveau qu’Il s’interdisait de reprendre Son alliance avec Israël quelque soit les aléas de l’histoire postérieure. Il faut donner toute une épaisseur existentielle à cette indication du midrash.

 

Israël passe son temps à faire comme s’il fallait justifier cette calomnie qu’il est un peuple rebelle. Dès que quelque chose est évident du point de vue de la Torah, on décide du contraire. Et parfois ce sont les grands rabbins qui sont à la tête. C’est quelque chose de spectaculaire. A tel point que cela pose problème. Je crois qu’on devrait étudier ce problème. Laissons de côté la mauvaise foi des antisionistes prêtant à Israël une cause rebelle, mais il y a un problème objectif. Tout se passe comme si on passe notre temps à jouer à cela. Dieu s’adressant à Israël par le prophète dit : Y-a-t’il seulement un peuple qui se conduit avec ses dieux comme vous vous conduisez avec Moi ? Ce n’est même pas la peine de l’illustrer il n’y a qu’à lire le journal. N’importe lequel. En Israël, mêmes les grands d’Israël passent leur temps à faire le contraire de ce qu’ils devraient faire. Je ne veux pas vous donner d’exemple pour éviter de rentrer dans la politique israélienne. C’est dramatique.

 

Il a tout de même toute une élite avant-garde qui montre le chemin, mais c’est plein de difficultés épouvantables et nous vivons maintenant les problèmes qui ont été les problèmes de toutes les générations depuis l’origine.

Il y a aussi une dimension d’humour assez colossale.

Je vais vous résumer l’histoire d’Abraham :

C’est l’histoire d’une perplexité systématique à tout ce que Dieu lui promet. Alors imaginez l’incohérence du récit. Dans le récit, il faut prendre cela au sérieux c’est Dieu qui parle à Abraham. Dès que Dieu promet des choses à Abraham, Abraham lui répond : « tu es sûr ? ». Et nous sommes les descendants d’Abraham !

 

Cela nous le vivons vraiment à l’échelle quotidienne à travers toutes les péripéties de l’histoire. Mais parfois, je suis pris de respect devant le laxisme des Goyim. Ils ont matière à être dix fois anti-juifs qu’ils le sont, et finalement ils sont gentils, comme on dit dans la théologie chrétienne. Je me suis inventer une manière de m’expliquer cela : un jour Dieu a décidé de sauver l’humanité. Il s’est demandé par qui commencer ? Alors il a eu une idée de génie : je vais prendre le peuple le plus difficile, si cela marche avec lui je ferais passer les autres...

Tout se passe comme si c’est comme ça.

 

D’ailleurs je vous dirais que ce n’est pas une stratégie pédagogique, une partie de vos question, et pas seulement ce soir, en général procède de cette perplexité. C’est-à-dire de s’ingénier à se démonter le contraire de ce à quoi on croit soi-même.

 

Je continue le texte en hébreu :

                     

Puisqu’il en est ainsi que Dieu a imposé la Torah par contrainte au Sinaï, Israël est violé/violenté par HaQadosh Baroukh Hou. Ce n’est pas le cas pour celui qui demande à se séparer [à divorcer d’une femme] après le mariage, le divorce est envisageable.

 

En principe la Torah n’aime pas le divorce. Il y a des textes très profonds dans la Guémara concernant les difficultés du divorce. Mais la Torah est une Torah de vérité, et par conséquent, elle s’exprime et donne la loi pour le monde tel qu’il est. Elle envisage donc la clause de la possibilité de divorcer. Mais en fait, comme le dit la théologie catholique, un mariage authentique se pense en dehors de l’éventualité du divorce. Le mariage est par définition irréversible. Si, à Dieu ne plaise, il faut divorcer, alors la Torah prévoit que le divorce soit possible, mais n’aime pas cela. Je ne sais pas qui disait : « un mariage fait deux heureux, mais un divorce peut faire quatre heureux ! »

Dans l’ordre des traités du Talmud, on étudie Massekhet Guitin avant Massekhet Kidoushin. 

Dans les Yeshivot, on a l’habitude de dire que makdim refouah lamakah : le remède précède le mal.

Mais en réalité, il y a une raison beaucoup plus importante, c’est qu’on étudie d’abord les cas de divorce si, à Dieu ne plaise, il y a divorce, et ensuite on étudie les cas de mariage après lesquels il n’y a pas de divorce. Alors d’abord on étudie Guitin, et après on étudie Kidoushin.

Voilà donc la notion qu’il y a là.

 

Je termine l’analyse :

Lorsqu’on prend acte de la manière dont la Torah a raconté l’histoire de cette alliance entre Dieu et Israël, et c’est à travers les différents niveaux de l’histoire des patriarches, alors on s’aperçoit qu’il en est ainsi. Exemple de l’alliance avec Abraham : c’est Dieu qui a choisi Abraham. Regardez bien le texte. C’est évident le fait que Abraham a choisi Dieu. C’est Dieu qui a choisi Abraham. Mais c’est le midrash qui nous dit que c’est Abraham que Dieu a choisi. Mais le récit de la Torah commence quand Dieu choisi Abraham : il n’y a pas de caprice de motivation. C’est absolu et irréversible. C’est le problème des fiancés : un jour fiancé, un jour pas fiancé… mais le mariage c’est le mariage.

 

Et voilà comment le Maharal nous dit ce qui se passe à Shavouot :

A Shavouot, la Torah a été donnée par contrainte, et la Torah donnée à Shavouot est à priori de la faute. Alors qu’à Sim’hat Torah, la Torah est acceptée dans la joie et elle est acceptée après l’expérience que compte tenue de l’éventualité de la faute, il y a la certitude du pardon – la téshouvah est possible.

 

C’est à travers la structure du calendrier que s’éclaire tout ce décalage entre Shavouot et Soukot. Mais ensuite,  il y a une analogie. De la même manière que Shavouot est en quoi que ce soit le 8ème jour de Pessa’h, Shémini Atseret est le 8ème jour de Soukot, c’est Sim’hat Torah.

Sim’hat Torah est le 8ème jour de Soukot comme Shavouot est le 8ème jour décalé de 7 semaines de Pessa’h. Vous avez suffisamment d’éléments pour comprendre ce parallèle.

 

Juste encore une indication à ce sujet, Yom Kipour est la fête de la Torah, parce que c’est à Yom Kipour que la Torah a été de nouveau donnée, les deuxièmes tables ont été données le 10 Tishri.

 

Mais je voulais mettre en évidence cela :

Alors que dans toutes les fêtes la Torah prévoit  « ושׂמחתּ בּחגך vésamakhta  bé’hagékha - tu te réjouiras dans tes fêtes », à Soukot il y a quelque chose de plus : « vesamakhta b'khagekha veha'yita akh same'akh - tu te réjouiras dans ta fête et tu seras seulement joyeux » c’est que le lien à la Torah est dans la joie parce que la Torah est acceptée au niveau de l’existence pour ce monde : peccables, dans l’éventualité de la faute, mais la téshouvah existe.

 

***

 

Q : inaudible

R : rappelez-vous j’ai fait allusion au verset : Dieu a félicité Moïse d’avoir brisé les premières tables. Je vous rappelle le texte en hébreu [Shémot 34.1] :

 

34.1

וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל-מֹשֶׁה, פְּסָל-לְךָ שְׁנֵי-לֻחֹת אֲבָנִים כָּרִאשֹׁנִים; וְכָתַבְתִּי, עַל-הַלֻּחֹת, אֶת-הַדְּבָרִים, אֲשֶׁר הָיוּ עַל-הַלֻּחֹת הָרִאשֹׁנִים אֲשֶׁר שִׁבַּרְתָּ

Vayomer HASHEM el-Moshe psol-lecha shnei-luchot avanim karishonim vechatavti al-haluchot et-hadevarim asher hayu al-haluchot harishonim asher shibarta

 

al-haluchot harishonim asher shibarta – Le midrash dit: Yasher Ko’hekha Sheshibarta que tu as bien fait de briser

 

Vous avez donc les données de la question en tête.

Lorsque le peuple est en train de faire la faute du veau d’or, on est confronté à une situation difficile. La loi vient d’être promulguée et voici que pendant ce temps la faute qu’interdit la loi est en train d’être faite. Alors de deux choses l’une : ou bien le peuple est détruit ou bien les tables seront détruites. Pour sauver le peuple Moïse supprime la loi. Voilà ce qui se passe. Dans le courant du récit, on est tenté de croire, mais ce n’est pas ce que dit le pshat, que de colère Moïse a pris les tables et les a brisées. Or, Moïse qui porte la loi au peuple, vue la signification de l’événement ne va pas se laisser aller à une colère pour briser les tables de la loi. Il ne s’agit pas de cela. C’est que Moïse intentionnellement brise les tables de la loi pour que le peuple soit sauvé, parce que le peuple est en faute que par rapport à cette loi. Si cette loi n’était pas donnée le peuple n’est pas en faute.

 

Et ce qu’il nous faut comprendre c’est pourquoi Dieu félicite Moïse d’avoir fait cela. C’est-à-dire que c’est le désir de Dieu de mettre la loi entre parenthèse pour que le peuple soit sauvé. On peut l’expliquer de la manière suivante, il y en a d’autres. C’est dire que le peuple n’est pas encore au niveau de cette loi-là.

 

Pour le comprendre, un midrash le dit en clair :

Moïse plaide et dit :

« Quand Tu t’es adressé à Israël tu as utilisé le singulier !

  לֹא-יִהְיֶה לְךָ אֱלֹהִים אֲחֵרִים, עַל-פָּנָי

Tu n'auras point d’autres dieux devant ma face.

C’est à moi, Moïse, que Tu parlais. Ils ne sont pas dans le coup ! C’est une loi qui ne concerne que moi !

Cela veut dire qu’en ce temps-là Moïse était au niveau de cette Torah. Les autres pas encore.

Il s’est échelonné sur la montagne. Chacun a entendu cette même voix au niveau où il se trouvait. Cela veut dire que c’est eux qui sont concernés par cette loi. Mais au stade du moment de cette histoire où ils ne sont pas encore suffisamment à ce niveau, mais cela ne veut pas dire qu’un jour ils ne le seront pas. Par conséquent, c’est la loi qui est anticipée, ce n’est pas le peuple qui est en faute. 

Je crois que d’abord il faut bien comprendre ce principe. D’un point de vue plus que juste, d’un point de vue moral, il n’y a faute que par rapport à une norme. Et par conséquent, si ce n’est pas encore le temps de légitimité de cette norme, alors il n’y a pas encore faute.

 

Je vais vous donner un exemple :

D’après la Kabalah, avant que Moïse…

 .../...

Le tsadik de la génération c’était Tera’h. Et Tera’h d’après cet enseignement de la Kabalah c’est Job à une différente réincarnation. Et une des incarnations de Job c’était Tera’h. Il a commencé à souffrir quand Abraham est apparu. Cela veut dire que Job est le juste du temps précédent. Il est incapable de s’adapter aux nouvelles normes et aux nouvelles valeurs du temps qui vient, alors il commence à souffrir quand le juste du temps suivant est apparu. C’est-à-dire que tant qu’Abraham n’est pas là, c’est Tera’h qui est le tsadik. D’une certaine manière c’est à cause des vertueux que les non-vertueux sont punis. Ces pourquoi les gens non-vertueux n’aiment pas les gens vertueux.

 

La question est la suivante : l’initiative qu’a pris Moïse c’était : si la loi est mise sous le boisseau, il n’y a pas de faute ! Cela veut dire : c’est une manière préhistorique de reconnaitre Dieu, mais au temps de cette préhistoire c’était la manière légitime. C’est parce que la Torah est là que cela devient préhistoire. Alors Moïse a pris cette initiative, et Dieu l’en a félicité. La Torah c’est la vérité, Dieu ne peut pas porter atteinte à la vérité, mais Il souhaite que Moïse le fasse. Et quand Moïse le fait, Il le félicite, mais Lui ne le fera pas. Dieu ne va pas briser les tables de la loi parce que la loi c’est la vérité. Et c’est la grandeur de Moïse de pouvoir le faire.

 

Q: inaudible

R: C’était le temps où la loi venait d’être donnée. C’est-à-dire qu’au temps immédiatement précédent elle n’était pas donnée. Par rapport au temps précédent cette conduite des Hébreux n’était pas une faute. L’initiative de Moïse a été de remettre la génération du peuple dans les conditions du  temps immédiatement précédent où reconnaitre Dieu à travers les signes du zodiaque n’était pas une faute. C’était la religiosité du temps. C’est par rapport à la Torah que c’est une faute.

 

Q: inaudible

R: Il faut comprendre que ce n’est pas tout le peuple qui a fauté. Il y a une intercession de Moïse. Je vais d’abord parler de cette intercession, et on arrivera  à ta question.

Dans la Parashah de Ki-Tissa il y a deux prières de Moïse. La première concerne Israël alors que le Erev Rav avait fait la faute. Voilà le raisonnement de Moïse : si le Erev Rav est détruit, Israël est obligé de retourner en exil parce qu’une des raisons de la sortie de l’exil est d’emmener le Erev rav avec soi. Une des raisons de l’exil est d’aller retrouver les étincelles de sainteté qui sont enfouies dans l’impureté chez les nations. C’est le Erev Rav qui représente ces étincelles de sainteté encore enrobées de l’impureté des nations que le peuple Israël a pris avec lui à la sortie d’Egypte. Alors si le  Erev Rav est détruit, un des objectifs de l’exil disparait et il faut retourner en exil.

Donc pour sauver Israël, il fallait revenir avec le Erev Rav. C’est la raison pour laquelle la 1ère prière de Moïse concerne Israël, alors que la faute était faite par le Erev Rav ! Lorsque Dieu accepte de pardonner au Erev Rav pour sauver Israël alors Moïse va prier pour le Erev Rav. Maintenant que le Erev Rav est considéré comme Israël, alors la faute est une faute et donc il faut prier. 

 

Q: inaudible

R: où est la responsabilité des israéliens par rapport aux juifs ? Je crois que la faute c’est la complaisance des premiers envers les seconds. Il faut un réaménagement dans le vocabulaire entre juifs et israéliens. Les rabbins israéliens qui s’occupent des communautés juives de diaspora ne sont pas entendus pour ce qui concerne tout ce qui pourrait être perçu comme du sionisme.

 

 

 

.../...
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*****

 

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