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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 21:11

Parasha - Hayey Sarah 86 la caverne de Ma’hpelah -

3ème Partie.

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/parasha/haye_sara_serie_1986/cours_1

Face B

 

.../...
mais on ne savait pas ce que devait commémorer ce ‘Hanoukah-là. Au temps des Makabim on a su. Alors à partir des Makabi ‘Hanoukah c’est cela. 

De même pour Yom Haatsmaout et de même pour le jour de l’arrivée du Messie.

C’est déjà l’arrivée du messie bien qu’il ne soit pas déjà arrivé. Puisqu’il n’est pas encore arrivé on ne commémore pas ce jour-là mais on le connait et ce jour-là vous verrez on vous donnera la référence exacte dans nos sources, mais on ne peut pas le commémorer encore.

 

***

 

Dans certaines communautés de kabalistes il est déjà fêté d’ailleurs, comme d’ailleurs le jour de Yom Haatsmaout et le jour de Jérusalem.

 

A Jérusalem, tous les anciens de la ville vous raconteront que tous les 28 Iyyar, il y avait la hiloulah du prophète Samuel – Shmouel Hanavi – et c’est le jour de l’arrivée du Rav Kook dans le pays et ce jour-là il a écrit un livre qui s’appelle Hayom hagadol zanorah hazeh - Kaf Tet beIyyar. Jour de sa fête à lui à Jérusalem. Les historiens retiendront qu’il est arrivé à Jaffa, mais nous nous retiendrons que c’était le Kaf Teit béIyyar...

 

***

 

Efron ben Tsohar:

 

Enseignement du Rav ‘Hayim de Volozine sur Efron ben Tsohar:

 

Avraham dit de lui dans le dialogue entre Dieu et lui à propos de Sodome et Gomhorre, où Avraham intercède à propos de Sodome et Gomhorre.

 

Genèse 18 :27

וַיַּעַן אַבְרָהָם, וַיֹּאמַר:  הִנֵּה-נָא הוֹאַלְתִּי לְדַבֵּר אֶל-אֲדֹנָי, וְאָנֹכִי עָפָר וָאֵפֶר

Vaya'an Avraham vayomar hineh-na ho'alti ledaber el-Adonay ve'anokhi afar va'efer.

Et Avraham répondit et dit : j’ai déjà trop dit vers Adonaï et moi je suis cendre et poussière

 

C’est une expression très bizarre dans la bouche d’Abraham. On est tellement familier à cette expression d’Abraham dans le sens d’humilité d’Abraham qui parle de lui et se déclare « cendre et poussière ».

Mais il y a le rapport afar min haadamah d’où l’homme a été crée. Afar n’est pas la poussière du balai. Afar min haadamah est cette substance de la terre qui est vivante, suffisamment pour porter ou donner l’être vivant qui vient de la terre. Le corps vient de la terre parce que c’est le fruit de la terre qui nourrit le corps. L’expérience qui nous montre que notre corps, tout comme celui de tous les êtres vivants, sort de la terre c’est le fait que pour le nourrir nous nous nourrissons de fruit de la terre. Afar min haadamah avec la traduction, la notion de fruit – Péri - de la terre disparait et il ne reste que la notion de poussière. En latin cela se dit le humus, la terre vivante – et homme vient de homo – ce sont des racines très voisines en latin. Comme en hébreu Adam vient de Afar min haAdamah.

 

Le verset en hébreu  Béréshit 3:19:

בְּזֵעַת אַפֶּיךָ, תֹּאכַל לֶחֶם, עַד שׁוּבְךָ אֶל-הָאֲדָמָה, כִּי מִמֶּנָּה לֻקָּחְתָּ:  כִּי-עָפָר אַתָּה, וְאֶל-עָפָר תָּשׁוּב

Beze'at apekha tokhal lekhem

ad shouvekha el-ha'adamah ki mimenah louqa’hta

ki-afar atah ve'el-afar tashouv

C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain,

jusqu'à ce que tu retournes à la terre d'où tu as été tiré:

car poussière tu es et vers poussière tu retourneras

 

Ce n’est pas ce qu’on croit communément : après la vie, le point de départ était Afar, et on se retrouve au point de Efer. Mot que l’on traduit par « cendre ». Afar avec Ayin et Efer avec Alef.

 

L’explication que donne le Rav ‘Hayim de Volozine  se base sur un enseignement très important qui porte sur un Midrash de Rabbi Méir à propos du 1er homme.

 

Le 1er homme avait été d’abord créé avec un corps de lumière אוֹר Or (alef vav resh ).

Dans le Sefer Torah de Rabbi Méir c’était écrit comme cela que Adam harishon avait des tuniques de lumière et non des tuniques de peau. Après la faute, la lumière est devenue opaque et c’est devenue עוֹר Or la peau (Or = ayin vav resh).

 

Alef  - Âyin

Efer - Âfer

Or - Ôr

 

La ligne de la chute va de Alef à Âyin.

L’homme avait un corps de lumière (qui n’est pas exactement comme dans le corps de lumière des occultistes, avec l’expression de corps astral... je ne développe pas ceux qui savent ce que c’est savent ce que c’est...) et ce corps s’est opacifié après la faute. Il est devenue habillé de tunique de peau Ôr. La différence entre ce Alef et ce Âyin c’est cette opacité qui fait que chaque individu est isolé en lui-même. Avant, il y avait transparence des personnes. Et maintenant il y a isolement des personnes et c’est ce problème que l’homme a à résoudre dans le Tikoun méssianique.  

 

Cela va de 1 à 70, cette déperdition, cette chute de l’unité à la multiplicité et 70 en est le nombre représentatif dans le langage de la Torah.  

 

Depuis le 1er homme il ya donc une chute de Alef à Ayin, et Abraham va venir prendre le relai de cette chute pour la réintégrer du Ayin au Alef :

 

De Or à Ôr on passe de Alef à Âyin mais avec Abraham on va passer de Âfar à Efer c’est à dire du Âyin au Alef. Abraham commence la rédemption de la faute qui avait commencée avec le 1er homme. Et le relai c’est à ce niveau qu’il s’appelle Efron Ben Tso’har.

Efron c’est le mot Afar avec la désinence Vav-Noun qui désigne toujours le superlatif.

Efron c’est non pas le poussièreux mais évidemment le gardien du cimetière, le fossoyeur. Il ne peut pas s’appeller autrement. Et Tso’har en hébreu est un des mots qui signifie la lumière.

Efron Ben Tso’har  « Poussière fils de lumière » c’est le niveau où la chute était arrivée.

 

Abraham vient en prendre le relai de poussière à lumière.

 

Quand la lumière a traversé la poussière, il reste de la cendre. Cela c’est un autre problème.

Mais voilà le programme de l’homme d’après Abraham : Âfar vaEfer

Alors qu’à partir du 1er homme, c’était de Or à Ôr.

On s’aperçoit que sans l’hébreu on ne comprendrait pas la Torah.

 

Un mot hébreu explique ce qui s’est passé là : Iver aveugle. Cela voudrait dire que c’est un homme dont toute la peau est de la peau : Ôr. On sait aujourd’hui que les organes des sens surtout les terminaisons nerveuses sont des modifications du feuillet d’avant l’embryon qui vont donner la peau.

 

Image de la Kaballah : tout se passe comme si l’homme est devenu entouré de peau mais il y a des fenêtres.  Celui dont les fenêtres sont fermées s’appelle un Iver : tout en entier Ôr peau.

 

Efron Ben Tso’har se situe précisément là où est arrivé l’histoire du 1er homme et l’histoire du 1er homme est le principe de la lignée centrale des engendrements qui doit mener au Mashia’h et aussi toutes les autres nations qui sortent du 1er homme ; et à partir desquelles peuvent venir les Guérim - les étrangers qui vont venir séjourner et participer de la lignée messianique.

 

Alors je reviens ainsi au mot Guer.

Il y a ici un paradoxe en hébreu : le verbe qui signifie le fait de devenir membre d’Israël c’est léhitgaer = se convertir à Israël. Or, lehitgaer signifie devenir Guer c’est à dire étranger, il y a donc une contradiction dans les termes. C’est le contraire de ce qu’on veut dire. Léhitgaer c’est au contraire naturaliser quelqu’un. Or, en hébreu cela se dit lui donner le statut d‘étranger ?  Incomprehénsible !

Je dis bien naturaliser, on a l’habitude de dire convertir parce qu’on parle une langue d’un pays dont la constitution ne reconnait l’identité juive qu’au niveau d’une confession religieuse.

Alors devenir juif cela veut dire se convertir à la religion juive. Et les Juifs eux-même sont tombés dans le panneau. Mais Léhitgaer en hébreu cela veut dire naturaliser quelqu’un. Dans le sens français du terme : on change de nation. Et comme cette nation a une religion qui est la sienne, c’est la religion juive. Mais Léhitgaer signifie devenir juif. Or, devenir juif signifie se naturaliser à la nation juive. Se convertir à la religion juive sans devenir national-juif, ça c’est un chrétien. La religion d’Israël sans le peuple d’Israël. Et cela devient ce que cela devient...

Par exemple, il y a des citoyens romains de religion d’Israël : les Chrétiens.

Il y a aujourd’hui des citoyens français de religion juive : des Chrétiens.

La naturalisation s’effectue par le biais de la naturalisation religieuse mis c’est une naturalisation

 

Rav ‘Hayim de Volozine :

La situation métaphysique d’Israël c’est d’être Guer là où les autres sont Toshav.

Lorsque que quelqu’un de ces nations-là veut devenir d’Israël, il faut qu’il accepte la statut de Guer dans le monde. Etre Juif c’est être Guer. Devenir Juif c’est devenir Guer.

 

Si les peuples sont chez eux dans le monde, nous, nous y sommes étrangers. Les membres des nations qui veulent devenir Israël doivent accepter le staut d’Israël dans le monde qui consiste à y être étranger. Quoique nous fassions on nous considère comme des métèques.

Celui qui veut se convertir au judaïsme doit avoir la ‘Houtspah de prendre sur lui ce statut de métèque. Alors cela s’appelle Léhitgaer.

 

Effectivement, au tribunal rabbinique dans le cas de conversion au judaïsme :

On tente de lui faire comprendre la folie de demander un tel statut .

Ce qu’on lui demande ce n’est pas ce en quoi il croit. On vérifie qu’il ne croit plus dans une idolâtrie, mais on ne peut pas lui demander en qui il croit puisqu’il n’est pas encore juif. Il ne sait pas de quoi on parle lorsqu’on parle du Dieu d’Israël.

On ne lui pose pas d’interrogatoire théologique.

On vérifie simplement que ces attaches avec une autre religion sont coupées et qu’il ne vient pas avec une identité d’idolâtre. On préfère à la limite un athée à un ex-croyant dont la mémoire doit être désintoxiquée...

 

On lui demande s’il accepte l’histoire des Juifs et si il sait quelle est cette histoire des Juifs qu’il accepte. On lui donne le temps qu’il faut pour prendre conscience de l’enjeu.  

Le changement d’identité ne doit pas être pris à la légère. Ce n’est pas changer de cathéchisme mais c’est changer d’identité. On devient une autre manière d’être homme. Et on ne peut pas violer ses racines humaines impunément. Par conséquent, si vraiment c’était par erreur qu’il était né chez les Goyim, si j’ose dire à la limite, alors on l’accepte en fête. Mais tant qu’on est pas sûr on lui demande s’il est vraiment sûr de choisir une histoire de fous!

 

2ème question :

 

Elle porte sur le dialogue entre Abraham et les Bnei ‘Het.

On a étudié pourquoi il voulait en particulier ce caveau-là.

Les habitants occupants du pays auraient accepté de faire cadeau d’un cadeau à Abraham. Pour qu’il ne puisse jamais dire c’est à moi. Et pour qu’ils puissent toujours dire, si tu es là, chez nous, c’est parce qu’on t’en a fait cadeau...  Abraham refuse. Il sait que les Goyim considèrent que cela ne nous appartient que si on l’a payé. Mais cela nous appartient pour une autre raison : parce que Dieu nous l’a donné. Mais aux yeux des Goyim il faut payer, alors Abraham a payé. Il n’y a pas un seul peuple au monde qui a racheté son pays morceau de terre après morceau de terre. 

 

Ce qu’Abraham veut c’est ce qu’en hébreu on appelle un ‘hozé qinian. Le chiffre de 400 Shekel est bien sûr symbolique. Cela renvoit à tout à fait autre chose.

L’intention de Abraham c’est qu’il y ait une hozé quinian : un contrat d’acquisition stipulant le changement de propiétaire.

Le véritable droit de possession du pays c’est évidemment la promesse de Dieu aux patriarches.

Le ‘hozé quinian même pour une peroutah symbolique a plus de force qu’un ‘hozé matanah contrat de cadeau pour lequel l’ancien propriétaire reste l’ancien propriétaire. Tandis que le contrat d’acquisition est clair.

 

C’est sans doute pour cela que la Torah a jugé qu’il fallait nous laisser ce texte important. En faisant l’histoire du retour des Juifs sur la terre d’Israël on s’apercevra que les anglais se sont inspirés de ce texte pour la déclaration Balfour selon ce qu’en a raconté le Rav A.I. Rav Kook.

Il était à l’époque en voyage en Angleterre lorsqu’on a commencé a discuté de la déclaration Balfour. Tous les grand rabbins orthodoxes d’Angleterre de l’époque étaient contre la déclaration Balfour... Le Rav Kook à Londres a fait que la déclaration a été acceptée. Nous savons de sources sûres que les Anglais ont entendu la réclamation des Juifs sur ce pays là et pas un autre, l’Ouganda...

 

Les Français auraient fait la sourde oreille car catholiques. Et pour les catholiques, il y a une nouvelle alliance qui remplace Israël. Tandis que pour les Protestants il y a nouvelle alliance qui est l’Eglise des nations mais qui ne remplace pas Israël.

Les Britanniques peuvent être des vrais gangsters en affaires mais ils sont légalistes et ils savent voir dans ce texte une certaine apparence de légalité. La catholiques auraient nié l’évidence mais les protestants ne pouvaient pas ne pas entendre. Rav Kook : il y a eu un miracle à l’intérieur d’un miracle. Le 1er miracle : des chrétiens se sont substitués aux musulmans et ce fut plus facile de reprendre cette terre de la main des chrétiens plutôt que de la main des musulmans, à cause de la rivalité Isaac-Ishmaël telle qu’elle est dans la Bible, et non parce qu’ils auraient des droits historiques. En droit international, tout le monde sait qu’ils n’ont aucun droit. Il n’y a que la Grande Bretagne et le Pakistan qui ont reconnu l’annexion de la Cisjordanie par la Jordanie. Et déjà la Jordanie est le résultat du partage de Erets Israël reconnu par la déclaration Balfour. Donc en droit international, tous les étrangers ici sont étrangers. Sauf les habitants du pays et on ne sait pas qui ils sont. Tant qu’Israël n’est pas sur sa terre, personne n’y a droit mais Ishmaël a le droit de gardiennage parce qu’il est circoncis. Donc reprendre la terre aux incirconcis c’était la ligne verte, les frontières de 67, cela a éte dur mais le monde a admis parce qu’on reprennait cela des brittaniques.

 

A partir de 67 tout a changé dans le monde par rapport à Israël parce qu’il s’agissait d’une terre qui était occupée par des musulmans, et on a fait semblant qu’ils avaient des droits légaux.

C’est devenu un nouveau sionisme. Et tous les anciens sionistes sont devenus contre.

 

D’où l’importance de ‘Hévron là où tout a commencé et là où tout a recommencé : seul endroit d’Erets Israël où il y a une ville juive à côté d’une ville arabe et où Ishmaël et Isaac se rencontre bien qu’encore fâchés.

 

Mais la fin de la parashah raconte la réconciliation, lorsqu’Ishmaël reconnait que c’est Israël qui est chez lui. On n’en est pas encore là mais cela peut arriver subitement.

 

Très frappant de voir que pour le moment c’est le seul endroit où il y a une ville juive à côté d’une ville arabe parce que c’est là qu’est le principe de la contestation pour savoir à qui appartient cette terre. A Isaac, ou à Ishmaël lorsqu’Isaac n’est pas là. C’est un fait que cela a appartenu à Ishmaël lorsqu’Isaac n’était pas là et cela donne une force d’autant plus grande à Ishmaël pour refuser le retour d’Isaac.

 

Anecdocte : l’ancien maire de Natanyah chargé par le KKL d’avant la Médinah de 1948 de racheter les terrains de la côte depuis ‘Héderah jusqu’à Ashkelon des mains des Cheikhs auquels cela appartenait.  Il s’était lié d’amitié avec ces princes arabes et leur demanda pourquoi il fallait payer si cher puiqu’ils savaient que c’étaient à nous ?

Réponse des Cheikhs : on sait que c’est à vous mais c’est le prix à payer pour le gardiennage...

 

Le retour est plus dur s’il y a souverainté des musulmans que s’il y a souveraineté des chrétiens. Or, le miracle dans le miracle, c’est que les chrétiens qui se sont substitués aux musulmans soient des protestants et non pas des catholiques. Sinon cela aurait été la France. Le président se serait à coup sûr considéré comme l’héritier des rois de France en tant que gardien des lieux saints.... jamais les Français n’aurait accepté la déclaration Balfour : il a fallu que ce soit des protestants : des chrétiens pour lesquels ces textes ont quand même valeur de légalité quelconque.

 

Voilà comment le contrat d’achat d’Abraham a permis le retour des Juifs en Erets Israël.

 

Les 400 Shekalim :

 

Ce sont les 400 shekalim qu’Abraham avait rapporté d’Egypte dans le voyage précédent, lorsque le Pharaon l’avait dédommagé pour avoir pris Sarah. Ces 400 shekalim sont le prix à payer pour le droit d’acquisition. 

 

Ces 400 shekalim sont le prix des souffrances de l’exil pour Abraham : on lui a pris Sarah. C’est avec cela qu’il paye le droit en Erets Israël.

 

<fin>

*******

On a donc le parallèle :

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Published by Manitou - dans PARASHAT HASHAVOUA
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