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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 12:47

 

HANOUKAH - 2ème partie


http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/fetes_et_calendrier/hanouka/cours_1

Durée : 31,6 minutes
Face B

 

 

…/…

…il tranfigue la matière. Tandis que si Esaü s’occupe du problème de Jacob qui est le problème de l’esprit, alors Esaü assasine l’esprit. Si vous lisez, à tous les niveaux de lecture d’ailleurs, ce que la Torah dit de Jacob et d’Esaü, cela affleure à tous les niveaux. Je vous en donne un exemple :

 

Jacob est celui qui est capable, alors qu’il est l’homme de l’étude, de fabriquer l’élixir de vie. Quand Esaü revient fatigué du champ, fatigué de vivre, Jacob est en train de préparer un plat de lentilles qui est un élixir de vie., Et Esaü dit à Jacob : donne-moi à manger de cela sinon je meurs…

Tandis que lorsqu’Esaü s’occupe du problème de Jacob qui est celui de la vie de l’esprit, alors il y met la mort. La grande différence entre le judaïsme et le christianisme, l’un issu de Jacob et l’autre issu d’Esaü, c’est que dans le judaïsme le Dieu vivant est vivant, alors que dans le christianisme il  est mort. C’est une religion qui adore la mort comme voie de salut, avec les mots de la religion du Dieu vivant, le judaïsme. C’est à peu près dans le même ordre d’idée.

Lorsque l’hébreu s’occupe du travail du grec, les sciences de la matière, il y collabore et les transfigure. Lorsque le grec s’occupe du travail de l’hébreu, les sciences de l’esprit, alors il y met l’obscurité.

 

Voilà quel était l’enjeu de ce conflit. C’est asymétrique. Il y a un objet légitime du génie grec et un objet légitime du génie hébraïque au niveau de la sagesse. Mais encore une fois c’est asymétrique et c’est ce conflit qui est enjeu.

 

A l’échelle du Klal Israël, les Makabi ont triomphé, c’est irréversible : ‘Hanoukah = inauguration.

A l’échelle individuel, les Moumarim, c’est la blessure de Jacob et cette lutte est incachevée.

C’est l’essentiel de ce qu’il faut retenir et découvrir pour la compréhension du sujet.

 

Or, l’essentiel du propos de la Grèce c’est dans la force de sagesse qui lui est spécifique.

 

Et nous avons vu de quoi il s’agit. J’ajoute quelque chose d’important, et nous devons surtout à Nietszche d’avoir renouvellé le sujet. C’est que la conscience grecque à l’origine a été capable des deux possibilités. De la même manière que nous pouvons voir que la conscience hébraïque est capable des deux possibilités. Mais il y a eu une option. En fin de compte, le génie grec a opté pour ce qui est devenu la culture grecque. De la même manière que le génie hébraïque a opté pour ce qui est devenu la culture hébraïque. Il y a dans la conscience grecque une expérience du tragique qui va avec le génie et surtout l’objet de ce génie. Parce que si le monde est impersonnel comme le dit la mathématique, alors le fait pour une personne de vivre ce monde impersonnel est une tragédie absolue sans aucune issue. C’est pourquoi la conscience grecque est esthétique et tragique, alors que la conscience hébraïque est optimiste. Il n’y a pas de tragédie dans la conscience hebraïque. Je crois que c’est un sujet pour les psychologues très important : lorsqu’un juif est en situation de tragédie c’est que quelque chose ne va pas dans son identité.

 

Un juif est capable d’être tragique mais l’option de la culture et de l’identité juive c’est l’optimisme et l’espérance. Un grec est capable d’optimisme mais l’option de la culture grecque a été la tragédie.

Ces problèmes m’ont été beaucoup éclairé par ce que Nietszche dit de la culture grecque.

 

Et par conséquent même son opposition à Israël était orientée, dirigée, en particulier face à la sagesse propre à l’assemblée d’Israël. Et par le fait même, le miracle de la délivrance du temps de la Grèce se relie à un culte concernant l’illumination de la ménorah, puisque cela se relie au fait  renforcer et d’agrandir la force de Knesset Israël. 

 

Il est évident que ceci demande à être expliqué. Puisqu’on trouve dans les décrets des Grecs contre les Judéens, des décrets qui n’avaient aucun lien avec des problèmes de la sagesse. Par exemple: toute vierge juive qui devait être mariée devait être prise d’abord par le gouverneur de la ville.

 

Petite parenthèse : ces gzeirot là ont eu lieu assez souvent dans l’histoire. Dans certaines commaunautés, la coutume pour les femmes de se raser la tête vient de là. Le soir du mariage le seigneur venait prendre la jeune mariée qui se rasait la tête pour lui déplaire… C’est resté dans certaines communautés.              

 

Rashi a expliqué une Halakhah à ce sujet. Le fait que les femmes doivent allumer la ‘Hanoukiah [c’est une mitsvah à temps fixe mais les femmes en sont obligées] cela vient de ce que le miracle de ‘Hanoukah les a concerné. L’intention est ce décret des Grecs dont les femmes ont été sauvé.

 

Lorsque les femmes allument la ‘Hanoukah en fin de compte il y a une Kavanah particulière pour elles qui a été cette Gzeira des Grecs contre les femmes d’Israël.

 

Mais la source de la compréhension de notre sujet (le conflit des deux sagesses) se trouve dans une Braïta du traité Taanit : le 8ème jour du mois de Tevet c’était un jour de jeûne parce que c’est le jour où la Torah a été traduite en grec. Et l’obscurité est descendue dans le monde. 

 

Nous avons étudié lundi ces deux sources selon lesquelles Yavan représente l’obscurité du monde. C’est là la définition négative. D’autre part, il représente la beauté du monde, c’est la définition positive. Quand cette obscurité est-elle apparue ? C’est quand la Torah a été traduite en grec. La Guémara rappelle qu’en ce temps-là il y avait un jour de jeûne, le 8 Tévét, qui n’est plus usité.

Il y a ainsi des commémoration qui ensuite avec le temps s’oublient. Lorsque les Français ont donné la citoyenneté française aux Juifs algériens, les rabbins algériens ont décrété un jour de jeûne. Ce jeûne a été pratiqué pendant quelques générations, et ensuite les Algériens sont devenus des Français, et on a oublié ce jour de jeûne. Je me souviens très bien de la motivation : ce n’était pas tellement parce qu’on ne voulait pas être français, mais parce qu’on devait aller à l’armée, et c’était la porte à la dénaturation d’identité. A partir du moment où la première génération est allée à l’armée, alors ont commencé les Juifs qui ne mangeaient plus cachère, les Juifs qui n’observaient plus chabbat, les Juifs qui se mariaient avec des goyim…etc.  Cela a commencé par là. Les rabbins avaient diagnostiqué cela à l’avance. Il n’en reste pas moins que les Juifs algériens sont devenus français et tout le reste y compris. Alors ce jeûne est tombé en désuétude.

 

Et nos maîtres ont expliqué que cette obscurité que cette traduction a fait descendre dans le monde vient de ce que par cette traduction s’est réalisée cette prétention que les peuples du monde finirait par dire : « c’est nous Israël ! »

 

C’est en s’appuyant sur la Bible traduite.

 

La racine de cette traduction était l’intention d’annuler la différence entre Israël et les peuples.

 

L’idée est claire : jusque là la grande différence entre Israël et les nations c’est la Torah. Mais voilà que les nations se réclament de la Torah qu’ils appellent la Bible. C’est pourquoi c’est un événement important.

 

Nous apprenons de là que la nation particulière qui a voulu cette annulation de la différence entre Israël et les nations était la Grèce-Yavan. C’est dire que le vis-à-vis d’Israël dans le principe de la différence entre Israël et les Nations c’est Yavan.      

 

Cela veut dire que ce problème qui est exprimé par cette expression « Israël d’une côté et les nations de l’autre », le visage des nations qui luttent contre Israël sur ce problème c’est précisément Yavan. Alors je crois que là c’est le niveau de ‘Hanoukah dans le premier sens. On y a échappé. La naiton d’Israël a survécu à ce danger. Mais à l’échelle individuelle, au niveau des Moumarim la blessure reste ouverte. C’est l’essentiel du sujet. On peut arrêter là la traduction. Je crois qu’une des choses les plus intéressantes indiquées par cette enseignement, c’est que la différence entre la lutte contre les Grecs et la lutte contre les Mityavnim.

 

Q : … on ne se contente pas de citer la différence entre Shabat et jours de la semaine, on ajoute deux données : la différence entre l’obscurité et la lumière, et la différence qu’il y a entre les peuples et Israël. Est-ce que cela peut se attacher au sujet ? 

R : évidemement aussi très directement. Je dirais qu’il faut un peu nuancer. La nuit a sa propre lumière. La différence c’est par rapport à la lumière du jour. Je me réfère à ce que dit la Torah très directement : le soleil est pour éclairer le jour, et la lune pour éclairer la nuit. C’est relatif. Mais il y  effectivement une Havdalah. Or, c’est cette Havdalah qui était en jeu dans la lutte des Makabi contre les Grecs.

 

Q : (ndlr. la voix d’Alain Michel ? ): sur l’histoire des Mitnyavnim et leur présence en Israël…

R : Les Mitnyavnim physiques ont disparu mais pas leurs positions. Leur position était de faire une distinction entre les deux dimensions de l’identité Israël par la nation et par la Torah. Une fois cette séparation faite, ils étaient par la nation une des provinces de la culture grecque, et ils ont gardé la Torah comme religion. Mais cette religion qu’ils ont gardé est devenue d’ailleurs le saduccéïsme et s’est dénaturée. Ils ont donc disparu physiquement mais le résultat a été Alexandrie.

Si les Mitnyavnim ont disparu d’Israël c’est parce que la Judée a disparu. Les Saduccéens ont disparu parce que la Judée a disparu. Ce problème se renouvelle de notre temps. Le grave danger que ce soit en Israël, ou en ‘Houts Laarets même, c’est la séparation entre ces deux dimensions de la définition de l’identité d’Israël. Simultanément Israël par la nation et Israël par la Torah. Lorsque l’on sépare cela il y a Moumar.  C’est ce qu’étaient les Mitniavnim au niveau nation. Au niveau nation, Judée voulait dire une des provinces de la Grèce. Alors leur religion, leur fidélité à la Torah c’était la religion saduccéenne. Elle s’était dénaturée, ce n’était plus le judaïsme très rapidement. C’est ce qui est arrivé à Alexandrie. A un autre niveau, c’est le phénomène d’Alexandrie qui a nourrit le christianisme. C’est certain.

 

Q : Question d’Alain Michel: historiquement les ‘Hassidim opposés aux ‘Hashmonayim…

Réponse: c’était pour moi un mystère, j’ai appris cela au Talmud Torah en juif et pas en historien. Du point de vue de la mémoire traditionnelle, nous avons appris l’inverse. C’était pour moi un mystère chaque fois que j’ai entendu les historiens parler de cela. Je crois que la première fois que j’ai entendu un universitaire dire les choses à l’endroit à ce sujet c’était Monsieur Néher. Les Pharisiens sont ceux qui sont restés fidèle à l’identité juive par la nation. Alors la religion est cachère. Alors que les Saduccéens c’était l’inverse. Et les Makabi c’était un mouvement pharisien et non pas saduccéen. Les ‘Hassidim dont tu parles c’étaient des Pharisiens plus pieux et pas du tout ces gens-là auxquels on impute la position des Saduccéens.

 

Ce sont les descendants des Makabim qui deviennent saduccéens alors les Pharisiens les excommunièrent. Et c’est pourquoi ‘Hanoukah est expulsé du Talmud à ce moment-là plusieurs génération plus tard. Le Talmud c’est les Pharisiens, et les Pharisiens n’aiment pas les descendants des Makabim à cause de cela, parce qu’ils ont violé deux principes de la Torah :

 

-          L’interdit de théocratie : ils ont instauré une royauté de prêtre. C’est permis ponctuellement : les prêtres prennent le pouvoir royal mais ils doivent le rendre, dès la paix revenue, au pouvoir politique. Or, ils l’ont gardé et sont devenus saduccéens.

 

-          Ils ont converti de force des populations entières en groupe. Ils ont converti des Iduméens et c’est de ces Iduméens convertis au judaïsme qu’est sorti le christianisme. « Guyour shé lo kahalakhah ».

 

Et je crois que le problème aujourd’hui est très grave. Aujourd’hui l’orthodoxie juive a pris le courant sadduccéen. Il y a alors un Pilpoul de positions qui est extrêmement néfaste. Il y a encore un seul parti religieux qui a des chances de rester cachère, c’est le Mafdal parce qu’il est orthodoxe national. Aux dernières élections, je n’ai pas voté pour le Mafdal, tout simplement parce que c’est un parti où il n’y a que des religieux. S’il y avait un Mafdal avec des ‘Hilonim peut-être aurais-je voté Mafdal. Alors j’ai voté pour un parti où il y a religieux et ‘hilonim…

C’est là qu’est le danger : à partir du moment où une orthodoxie se définit uniquement par la religion elle est déjà sadducéenne.

 

Q. Question d’Alain Michel sur Leibovitch…

R : Du point de vue de son option politique existentielle il est à gauche, mais du point de vue de sa conception de la Torah c’est Deguel Hatorah en plein ! C’est l’idéologue de Deguel hatorah ! Au niveau de l’idéologie religieuse, pour lui, un Juif qui ne pratique pas le Shoukhan Aroukh ce n’est plus un Juif ! Or, la vraie Halakha est contre cette position. J’ai eu l’occasion de connaitre Leibovitch dans la vie privée parce qu’un des mes gendres a été un de ses élèves pendants des années. Dans la vie privée il est gentil comme tout, mais en public c’est une catastrophe ! Je crois que c’est cela les orthodoxes : en public ils manquent de Derekh Erets ! Alors que dans la vie privé ils ont l’air de Juifs normaux…

 

Interrogé par un journaliste français sur le problème de « Mi Hou Yehoudi ? ». Cela m’a obligé à mettre au clair ces choses-là. Il y a une double inconséquence. D’abord du côté du Guyiour réformé. Lorsque la religion réformée a été formée elle a été fondée sur la séparation absolue entre la religion et l’identité Israël. Dans leurs premiers livres de prières toute allusion à Erets Israël avait été expurgée. C’est depuis la guerre des 6 jours qu’il s’est produit ce miracle que les réformés et les conservateurs sont devenus pro-israélien. Jusque-là pour eux c’était l’abomination. Valait mieux être américain, germanique ou britannique…etc. A partir de la guerre des 6 jours tout a changé.

C’est pourquoi tout ce problème de « Mi Hou Yehoudi ? » à la Knesset, est basé sur toute une série d’incompréhensions. Il faudra du temps avant que le langage arrive à se recoder. Et inversément, les orthodoxes qui réclament à juste titre du point de vue de la Halakha : ce n’est pas un problème orthodoxes-réformés c’est un problème vérité et mensonge : un juif est un juif et un non-juif est un non-juif. Eux, les orthodoxes, ne participent pas du tout à la Aliah sioniste. Or, il s’agit d’une loi de l’état d’Israël ! Il y a donc une double imposture. Ce qui fait que le seul parti qui aurait le droit de demander cela - mais l’occurrence politique semble bouchée - ce serait le Mafdal. Raison pour laquelle c’est un problème extrêmement grave.

 

On est en plein dans le problème que Pa’had Its’haq a décelé. Cette distinction entre le niveau national et le niveau religieux est catastrophique. Elle est la plus grave chez les orthodoxes (antisionistes) parce qu’ils sont en train d’inventer une autre identité juive qui n’est plus celle du Klal Israël, et qui est de type Babel. Babel c’est Jérusalem de l’étranger. Surtout pas Médinat Israël ! Et la Qedoushah de Babel a toujours été considérée par la Halakhah comme inférieure à celle d’Erets Israël, mais du même ordre. Babel c’est un Juif en suspend mais c’est un Juif. Tandis qu’Alexandrie c’est un pré-Chrétien. Vous voyez le drame.

…/…

Nous sommes vraiment un peuple où on ne peut pas s’ennuyer  !

 

Q : C’est le Talmud de Babel ?

R : Non pas du tout. Le Talmud de Babel c’est le commentaire des écoles babyloniennes sur la Mishnah d’Erets Israël. Et sans la Mishnah d’Erets Israël, il n’y a aucun Talmud. Seulement dans l’exil on a appris le Talmud de Babel, beaucoup plus facile que le Talmud de Jérusalem plus condensé, succint. La grande différence c’est que dans le Babli l’essentiel c’est la Halakha alors que dans le Yeroushalmi l’essentiel c’est la Hagada. Au point que la Hagada est devenue hermétique dans le Babli. Dans une Yéshivah de type Babel quand on arrive dans un sujet qui nécessite la Hagadah pour comprendre de quoi parle la Halakha on passe…

Cela veut dire qu’on ne comprend pas. On ne peut comprendre la Hagadah qu’en Erets Israël parce que la Hagada est de l’ordre de la Névoua. C’est un grand enseignement du Rav Kook. Il faut Erets Israël pour comprendre de quoi il s’agit.

 

Du point de vue de l’étude, lorsqu’on est formé au Talmud de Jérusalem, la mentalité est différente de ceux formés au Talmud de Babylonne. C’est évident.

 

Je vous ai cité l’exemple de Rabbi Zeirah. Lorsqu’il a fait sa Aliah, il a jeûné 40 jours en priant pour oublier tout ce qu’il avait appris à Babel. Il cite un verset de Isaïe : « un peuple dans un tunnel obscur a vu au bout la lumière… » On raconte de lui que pendant son jeûne, il faisait des exercices pour voir s’il pouvait supporter d’avoir le pied dans les braises. On lui a demandé pourquoi ? il a dit : si jamais je vais en enfer...  Il se préparait. Il avait peur d’aller en enfer quand il a vu la différence entre Babel et Jérusalem… 

 

Nous sommes arrivés au bout du sujet :

Le véritable enjeu de ‘Hanoukah n’est pas achevé. Il y a eu une victoire à l’échelle globable au niveau de la nation. La nation d’Israël est sauvée des Grecs, mais à l’échelle individuelle la lutte contre les Mitnyavnim n’est pas finie.

 

Paradoxe énorme : les Mitnyavnim ce ne sont pas ceux qui introduisent la mentalité grecque dans les études juives, c’est finalement les orthodoxes eux-mêmes qui risquent de déclencher ce qu’ils sont en train de déclencher…

 

 

< fin >

 

***

 

 

 

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