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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 15:03

Gouf et Nefesh (1984)

 

Gouf et Nefesh (1984) 1ère partie

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/cabale/guf_et_nefesh/cours_1

Durée : 47,2 minutes
Face A

 

On va voir toute une série d’enseignements sur le terme de Nefesh de telle sorte que vous compreniez bien de quoi il s’agit. Nous avons là un problème que l’on appelle dans la culture générale un problème d’anthropologie

L’anthropologie est la science de l’identité humaine, c’est-à-dire les structures de l’identité humaine et leur comportement dans la société et leur vie de relation. La définition la plus générale c’est la science de l’identité humaine. C’est une science qui a besoin de toutes les autres sciences qui s’occupent de l’homme à tel ou tel point de vue, par exemple la biologie, la sociologie, l’histoire...  Mais il y a un point de vue particulier de l’anthropologie qui consiste à étudier les comportements de l’homme en tant qu’homme. On a donc choisi dans la culture occidentale le terme grec de « anthropos » qui signifie « l’homme » dans un sens assez analogue à celui de Adam. En « franc-breu » on dirait « l’adamologie ».

Une des premières notions de base c’est de comprendre le problème que pose l’identité humaine – et ensuite vous verrez qu’il y a un dégagement de ce problème en philosophie générale, ou en métaphysique elle-même, c’est ce qu’on appelle en général les rapports entre l’âme et le corps. Le terme technique employé chez les savants c’est étant la psychophysiologie.

 

C’est un problème très difficile qui a été énormément étudié par les philosophes. On n’arrive pas comprendre intellectuellement la notion même des rapports possibles  entre deux substances (pour employer le vocabulaire de Descartes) aussi radicalement différentes, aussi radicalement irréductibles (qu’on ne peut pas réduire, relier ou ramener à quelque chose d’autre. Lorsque l’on fait une analyse, elle est achevée lorsqu’on parvient aux éléments irréductibles qu’on ne peut pas décomposer ou réduire à autre chose...).

 

On a bien conscience que réduire l’homme à une âme ou à un corps esquive le problème.

On a bien la perception que dans le comportement humain et donc dans l’identité qui s’exprime à travers ce comportement, il y a ce que j’appelle « une personne », qui est reliée d’un côté à ce qu’on appellera en français « une âme » et d’autre part à un corps. On a affaire à un corps animé par une âme.

 

 Si le corps humain fonctionnait uniquement comme un être vivant biologique, à la manière des autres espéces vivantes, on n’aurait pas une personne humaine mais on aurait ce qu’on appelle en hébreu un golem. Un golem c’est une créature sans volonté.

Dans le langage moderne, un robot, mais primitivement, la racine du terme golem signifie quelque chose à l’état brut. Il qualifie les gens au comportement grossier. Par exemple un minerai à l’état brut en hébreu barzel golmi. Dans le sens moral, la qualification de golem à ce premier niveau signifie grossier, mal dégrossi, brut. En yiddish cela se dit « goïlem ». C’est une injure affectueuse pour un enfant un peu chahuteur par exemple...

 

La seule approximation que l’on peut désigner par l’imagination pour se représenter ce que serait un être humain privé de la qualité d’humain et perçu comme fonctionnant comme un être vivant comme les autres espéces vivantes : c’est le somnambule. 

L’image du somnambule aide à comprendre ce qu’est un golem. Le golem ressemble à un somnambule : cela fonctionne mais il n’y a pas la présence de la conscience à elle-même. En termes de la Torah : il n’y a pas la présence de ce qui fait qu’un homme est une personne, c’est-à-dire son âme. En hébreu l’âme c’est neshamah.

 

L’emploi de ces termes dans la littérature hébraïque de tous les âges a un nombre de nuances considérable. Il n’y a que la familiarité qui vous les donnera.

 

L’approche est donc volontairement schématique pour passer d’un registre de langue à un autre registre de langue.

Même dans le cas du mot de neshamah, il y a énormément de nuances. Suivant les degrés d’expressions de la neshamah à travers le corps, la neshamah s’exprime de façon différente et chaque expression reçoit un nom un peu différent.

 

Retenez le mot de neshamah pour dire « âme » et le mot de nefesh pour dire une personne. La différence c’est que quand je dis « une âme » je ne tiens pas compte du corps. Alors que lorsque je parle de la personne, je tiens compte de la vie corporelle, de la vie de l’entité biologique. Cela veut dire : une neshamah devient un nefesh à travers un corps. Si la neshamah n’est pas présente, ce corps vivant pensant agissant est appellé golem.

 

Un gouf, un corps vivant, pensant, sans neshamah est appelé golem

 

Il vous est arrivé de rencontrer des êtres humains dont il semble évident qu’ils fonctionnent comme des mécaniques, comme s’ils étaient des somnambules, mais encore ce n’est tout à fait le golem car ils sont quand même présents à eux-mêmes. Par analogie, à la manière dont n’importe quel type d’être vivant – c’est intentionnellement que je n’ai pas dit les animaux, parce que nous avons la classe des êtres vivants où il y a à la fois les animaux et l’homme. D’autre part, l’homme a sa caractéristique personnelle que les animaux ne possédent pas. Mais il y a une classe commune à l’homme et à l’être vivant qu’on appellerait tout à l’heure avec les textes « nefesh ‘hayah », et qui est le fait d’être un être vivant.

 

Il y a un mot très précis en hébreu.

 

Adon ôlam ashèr malakh,
betèrèm kol yetsir nivra.
Leêt naâssa ve'Hèftso kol,
azaï mèlèkh shemo niqra.

Seigneur du monde, Dieu a régné

avant que rien ne fut créé.

Lorsque Dieu créa par Sa volonté du nom de roi Dieu fut nommé...

 

Kol Yetsir : Yetsir signifie façonner.

Yetsir c’est un être qui a été crée mais qui est doué de Yetser – c’est-à-dire un penchant, une tendance - et cela renvoie grosso modo au monde des intincts. Cela veut dire qui est doué d’une certaine autonomie de comportement. On l’appelle un Yetsir.

Ce qui a été créé - Baro – est formé. On lui a donné une forme particulière. Et cette forme particulière c’est sa spécificité d’être vivant, qui se définit finalement par l’ensemble des instincts propre à telle ou telle espèce. 

Chaque espèce a son monde de conduite instinctive qui est différent selon les espèces. Les instincts de l’aigle ne sont pas les mêmes que ceux de la fourmi. L’aigle est un Yetsir et la fourmi est un Yetsir. L’homme aussi est un Yetsir. Il est plus, mais il est premièrement un Yetsir.

 

Il y a donc une classe  des êtres vivants doués d’autonomie de comportement, c’est-à-dire c’est la différence d’avec les plantes. Bien que les plantes à un certain niveau d’évolution arrive presque à ressembler à cela. Cf les phénomènes de mouvements de plantes qu’on appelle des tropismes  (l’héliotropisme, les plante carnivore etc...)

 

La caractéristique du Yetser signife qu’il y a une force qui est caractéristique de l’espèce et qui fait que l’individu vivant dont je vous parle fait partie d’une espèce qui a un Nefesh particulier. Ce Nefesh particulier se définissant du point de vue des comportements de l’instinct par les Yetsarim, les tendances.  

 

Pour tous les autres êtres vivants, le fait d’être un Yetsir ou un Yetsour (racine Youd-Tsadei-Resh racine très riche qui a donné énormément de mots – Tsayar un peintre parce qu’il dessine des formes... ) c’est-à-dire un être qui a sa forme propre (Tsoura = forme se rattache à la même racine.)

 

Je reviens derrière tout ce vocabulaire à l’analyse qui nous occupe qui est la notion de golem.

Dans toutes les autres espèces vivantes, le fait d’être un Yetsir – c’est à dire d’être un individu d’une espèce douée de son propre monde d’instinct, mécanisme de fonctionnement qui lui assure son autonomie – s’il manque cette présente de soi à soi que donne la Neshamah, le fait d’être une personne, alors on a affaire à un Golem.

Les animaux ne sont pas des golem. Un animal n’est pas golem car il ne peut pas perdre ce qu’il ne posséde pas. Dans le monde humain, la seule analogie est celle de l’image du somnambule. Et encore une somnambule est complétement ailleurs car sa Neshamah est lointaine, et cela fonctionne comme un Yetsour, alors que le Golem sait qu’il est là malgré tout, mais à un niveau extrêmement grossier.

 

Je vous donne une comparaison : par exemple vous appellez un souvenir à la mémoire et le souvenir devient présent à la mémoire. Mais quand il n’est pas présent à la mémoire, où est-il ? On dira alors qu’il est loin.

 

Q : L’amnésie cela ressemble au Golem ?

R : C’est un comportement sur ce point qui ressemblerait, mais la définition la plus simple est la suivante. Un Golem est un homme qui ne vit qu’au niveau instinctif des tendances biologiques. Et parfois c’est très sophistiqué. Dans le métro ou l’autobus, il y a quelques hommes présents à eux-mêmes et les autres sont des golem. Et cela fonctionne, ils ont des conversations de golem... Ce sont des êtres humains dont le foyer du comportement de vie est uniquement au niveau des tendances biologiques. Il y a quelque chose qui n’est pas présent.

 

Chaque individu humain est candidat à être une personne : c’est-à-dire candidat à être cette formule d’une neshamah s’exprimant à travers un corps. Si la neshamah est absente ou lointaine, le corps continue à vivre, et c’est la vie humaine avec toutes ses fonctions, mais il manque une certaine présence de soi à soi. On vit comme si on était un tube digestif.

 

Q : et les sentiments alors ?

R : par analogie, on peut penser que les animaux qui vivent comme ça ont leur propre vie de sentiments.

 

Donc chaque individu en principe est candidat à être une personne, mais il y a tous les degrés possibles et inimmaginables : cette neshamah est plus ou moins là, sur un point pas sur d’autres... etc… et puis il y a tous les niveaux possibles dans l’envergure spirituelle de chacun. Et très rares sont ceux dont la personne incarne, exprime, réalise une Neshamah toute entière.

 

Or, il y a des moments de civilisations où la majorité des individus on perdu l’indice de la personne. Cela ne veut pas dire que c’est perdu complétement. C’est enfoui, occulté, caché. Et on se laisse aller à un fonctionnement purement biologique. Il peut y avoir des civilisations extrêmement  sophistiquées mais dont le centre l’intérêt de vie est uniquement la vie biologique.

 

Par exemple, c’est l’immense majorité des gens vivant dans les grandes villes. Les hommes deviennent des troupeaux où l’instinct prime sur l’âme. Dans les grandes villes, c’est comme si les hommes ont consenti à devenir des troupeaux.

Pour ceux qui en ont conscience c’est une condition dramatique. Alors la plupart du temps on préfère refouler cela et se laisser aller au métro-boulot-dodo.... etc.

Mais c’est simplement une représentation imagée très générale.

 

Je vous cite ce cas du golem - cas limite où la Neshamah est absente – pour bien comprendre que dans la personne humaine il y a autre chose que le simple fonctionnement de la vie biologique.

 

La formule générale que j’ai employée c’est que le corps humain que l’on appelle en hébreu Gouf -  un corps fonctionnant avec toutes ses fonctions - si la Neshamah ne l’anime pas on est en présence d’un Golem. Un être humain qui se laisse aller comme un être des autres espèces vivantes, un Yetsir pur et simple, sans que ce qui fait qu’il est une personne particulière ne s’exprime à travers lui, sans qu’il y ait présence de soi à soi. L’immense majorité des hommes des civilisations modernes vit ainsi.

 

Le Nefesh apparait donc comme une sorte de synthèse entre une Neshamah et un Gouf. Le Gouf n’est pas un corps mort, c’est un corps vivant, avec toutes ses fonctions, la pensée y comprise. Ce qui indique que la Neshamah est d’un toute autre ordre.

 

Nous avons appris à travers différents cours que la Neshamah donne au Nefesh la capacité de la parole.

 

Par exemple, prenons la formule de définition envisagée pour definir l’homme – vivant pensant – ‘Hay HaMaskil – en lieu et place de vivant parlant  ‘Hay HaMédaber...

 

Si je veux définir la spécificité de l’homme (le caractère qu’il est seul à posséder et que les autres être vivants ne possédent pas)  uniquement par la pensée, on s’aperçoit que définir l’homme par la pensée ne suffit pas parce qu’on trouve chez l’animal des comportements analogues. L’animal pense, bien que rudimentairement.

 

Il y a un langage chez l’animal mais ce n’est pas une parole.

 

Par exemple, la définition de la pensée que les modernes ont retenu c’est la capacité à établir des rapports entre deux représentations. C’est cela penser, et d’ailleurs cela rejoint le sens étymologique du mot penser en latin : le mot de peser – pondérer. Peser signifie faire une comparaison, une relation entre deux éléments. On dit d’un homme réfléchi qu’il est pondéré, qu’il pèse ses paroles. C’est une manière de parler mais qui derrière montre une étymologie bien précise. Et l’animal est capable d’établir des rapports entre deux représentations.

 

Exemple du perroquet : une habitude acquise qui est de l’ordre des conduites instinctives. Cela mime l’acte intelligent, parfois même de façon parfaite, mais avec une grande différence. Dans l’acte intelligent il y a quelqu’un qui est présent à ce qu’il fait, dans la conduite instinctive, il n’y a personne. Ça marche. C’est d’ailleurs effrayant si on y réfléchit. L’acte instinctif apparait comme parfait mais aveugle. L’acte intelligent est tatonnant mais lucide. Il y a une grande différence.

 

Je n’ai pas encore introduit le facteur de la volonté. Mais d’abord le facteur de la présence de la conscience à soi.

 

Les habitudes sont entre l’instinct et l’intelligence. Finalement un acte habituel c’est un acte qui a commencé par un acte intelligent et qui est devenu, à la manière des instincts, automatisme. Par conséquent, le perroquet, parce que son gosier le lui permet peut prendre l’habitude d’imitation de la parole de son seigneur.

 

Il y a la pensée chez les animaux. Et effectivement, le dauphin est un cas particulier redécouvert  récemment, et semble-t’il dans certains domaines capable d’une intelligence plus forte que celle de l’homme.

 

Simplement, je vous signalais en passant que la caractéristique que le vocabulaire hébreu va retenir de la présence de la Neshamah c‘est la parole.

 

La parole qui est un événement où c’est le quelqu’un, un sujet, qui s’exprime et non seulement le langage en général qui est communication de signe qui peuvent être complétement impersonnel.

(Exemple du sémaphore qui commence par une parole mais qui va se repéter : c’est un langage mais ce n’est pas une parole.)

 

La cractéristique de l’animal c’est l’échange de signes, mais par comportement instinctif. Prenez le cas des abeilles qui a été beaucoup étudié. Telle odeur déclenche telle type de danse. Cela ne veut pas dire que quelqu’un pense qu’il faut communiquer un message : là il y a du pollen de rose et là du pollen de lys. Ce sont des mécanisme psycho-chimiques qui s’expriment en langage par signes mais ce n’est pas de la parole. C’est du signalement.

 

Les muets se servent d’un substitut pour parler par les mains mais il y a en eux quelqu’un qui bien qu’il ne puisse pas parler avec la bouche peut parler avec les mains. C’est de la parole.  

 

La parole – plus exactement  la voix Qol - a été diagnostiqué comme la réalité la plus mystérieuse qui existe. Je parle et vous écoutez : entre ma bouche et vos oreilles, il y a entre nous une modification de l’éther au niveau purement physique. Et quand cette vibration arrive à votre oreille et est transmise au cerveau à la conscience, cela se traduit en une signification. Phénoméne spirituelle. A l’émission, il y a une signification qui est transformée en matière et qui est recodée en esprit par celui qui écoute.

Donc on a désigné la voix comme étant le lien entre l’esprit et la matière.

 

Retour à notre problème du début:

C’est la difficulté de ce qu’on a appellé le problème psycho-physiologique. L’âme et le corps sont deux substances irréductibles l’un à l’autre et pourtant il y a des relations. Cela reste impensable par la pensée. La raison ne peut pas admettre cela – il y a une contradiction - mais pourtant cela est. Comme dans l’exemple de la parole.

 

On est habitué au fait de savoir qu’une modification de la matière du corps retentit en émotions, en fin de compte en idées. Par exemple, si je reçois un coup sur la main, ma conscience ressent une douleur. Dans ce sens-là que le corps influe sur l’esprit, on y est très habitué. Mais on ne se rend pas compte la plupart du temps, surtout dans la civilisation occidentale, que l’inverse est aussi vrai : une modification dans l’esprit, une idée, déclenche ue modification dans la matière. Il y a relation dans les deux sens entre matière et esprit.

 

Exemple donné par mon professeur d’anthropologie : voilà un miracle : je veux que ma main se  lève et ma main se lève : une idée a déclenché un mouvement ! La phrase de Decartes dit : « Quand la matière se meut, l’esprit s’émeut. Et lorsque l’esprit se meut, la matière s’émeut. »

 

Cela a de nombreuses implications importantes, mais le probléme philosophique qui apparait c’est que c’est  incompréhensible. Pourquoi ? Parce que l’âme est une substance enfermée en elle-même qui consiste a être de l’esprit et que cela, et  le corps est une substance enfermée en elle-même et que cela... Comment comprendre un décodage de matière à esprit et d’esprit en matière ? à une traduction d’un fait de matière en fait d’esprit et d’un fait d’esprit en fait de matière ?

 

Alors c’est précisément à ce niveau-là qu’est logée la personne dans le sens de Nefesh. La personne c’est une réalité qui est moi et qui résulte du lien entre l’esprit et la matière.

Retenez la grande différence avec le comportement du yetsour dans les autres espèces vivantes, il n’y a pas cette présence qui fait que chaque individu peut être une personne. La plupart des individus ont abdiqué leur prérogative de personne - c’est le drame et le malheur de la civilisation humaine - mais en principe tout être humain peut être une personne, dans la mesure où il laisse son âme s’exprimer au niveau du Nefesh. Vous comprenez pourquoi il y a tous les degrés, cela s’exprime plus ou moins.

 

Q : Que dire de quelqu’un d’endoctriné ?

R : C’est précisément quelqu’un qu’on robotise, quelqu’un à qui on impose des mécanismes mentaux et il croit penser alors qu’en réalité ça pense en lui. On a mis un mécanisme qui pense en lui. C’est toujours cette polarisation personne-impersonnel. La personne est toujours exposée à être impersonalisée. Il faut parfois des effort de lucidité considérable pour arriver à récupérer l’autotnomie de la personne car on est soumis à des puissants processus de conditionnements : Cf. le phénomène de la mode qui conditionne les choix... etc. Quelle est la part de liberté restante dans le choix du vêtement... etc. Chacun est persuadé d’avoir choisi mais on a choisi pour elle. Les grands couturiers font la mode. Tout le fonctionnement de la société moderne est un fonctionnement modal.

 

Q : Dans les sociétés modernes non seulement le rapport de l’âme sur le corps n’est pas évident mais en plus il y a une très grande résistance.

R : oui absolument, cela aménerait à reconnaître l’existence de l’âme et donc peut-être l’idée d’un jugement de cette âme un jour...

 

Q:  Le nefesh est essentiel car il empêche la coupure radicale entre les deux termes?

R: C’est précisément notre sujet, le Nefesh est l’entité qui s’exprime dans la synthèse des deux. Or la relation des deux est incompréhensible. Je vous donne une exemple : Pour que la cellule qui est devenu l’oeil soit capable de voir, c’est-à-dire qu’à travers elle une vibration lumineuse va se transformer en image (phénomène de conscience) il  a fallu que la cellule corporelle se modifie pour devenir la plus précise et précise possible, la prunelle des yeux ! Mais cela reste de la matière bien que la plus évoluée du côté de la matiére... Et l’esprit le plus grosseir du côté de l’esprit… Comment expliquer le passage de l’un à l’autre ? C’est incomprénhensible pour la philosophie. Les plus grands philosophes se sont attachés à cela. Et pourtant c’est un fait que le corps influe sur l’esprit et que l’esprit influe sur le corps.

Comme tu l’as dit la civilisation moderne a refusé que l’esprit influe sur le corps mais cela revient sous des formes plus ou moins obscures : parapsychologies... etc.  Les savants savent que cela existent mais cela ne passe pas dans la culture officielle pour ne pas affoler les occidentaux...

 

L’étude plusieurs heures de suite éléve la température frontale. Le fait d’étudier déclenche une ciculation du sang beaucoup plus grande dans la tête, et cela élève la température... Comment cela marche-t’il ?

Retenez tout simplement l’image et l’acte volontaire : J’ouvre les yeux et je vois !

Nous n’avons aucune idée du miracle dont il peut s’agir. Les vibrations de l’éther se transforment et se traduisent en représentation qualitatives imagées. Inversément, je veux et mon bras se lève. Une idée qui déclenche un mouvement.

 

Si j’abdique mon « je », celui qui en moi veut, fait, agit, comprend... alors c’est mon corps qui fonctionne à la limite comme un robot.

 

Q : la pensée est elle de l’ordre de la matière, de l’orde du gouf ?

R : non, le comportement de pensée est connu aussi des animaux, de façon rudimentaire.

Dans la philosophie de Descartes il définit l’âme par la pensée. Mais il sait que cela ne va pas.

 

Q : Certains arrive à déconnecter esprit et corps – ne pas ressentir la douleur... ?

R : Oui par exemple un phénomène comme l’hypnotisme où quelqu’un substitue sa volonté à la volonté du patient.

 

Le cas particulier de l’entité « homme », c’est d’être être premiérement un être vivant comme les autres êtres vivants mais avec la présence d’un sujet qui s’exprime à travers cet être vivant et qui parle. A l’intérieur de l’espèce humaine, tous les individus sont en principe candidats à être une personne, avec tous les niveaux possibles et imaginables. Et très peu le sont totalement. Mais tous le sont un petit peu, chacun a son  niveau.

En présence de certaine prsonne on est impréssionné alors qu’en présence d’une autre, on ne l’est pas... Il y a la manifestation de la présence chez certains hommes. A tous les niveaux. Il y a des civilisations où on n’a plus cette exprérience. Ce sont en général les civilisation où il n’y a plus de vieillards, mais il n’y a que des vieux. La rencontre avec un vieillard c’est quelqu’un qui est un quelqu’un plus que les autres. Quelqu’un est là. Cet être vivant a réalisé un peu plus que les autres son potentiel d’âme et cela se perçoit comme fait d’expérience. Ce qu’on appelle dans le langage courant une personnalité (et non une personne allitée)

 

Q : à quel niveau ressent-on cette présence ?

R : on est sensible à la présence d’une âme qui est plus présente dans son corps que d’habitude.

En principe l’animal le perçoit chez tout homme. L’animal perçoit chez l’homme une présence à l’indice plus : c’est ce qui provoque en principe la crainte de l’homme par l’animal.

 

***

 

Je vais vous donner la règle de la définition:

Une définition définit tout le défini et ne définit que le défini. Cela a l’air d’une lapalissade mais c’est très important.

 

En logique une définition a en général deux termes.

 

1- Le premier terme s’appelle le genre prochain cela veut dire la classe la plus large où l’on peut introduire l’individu dont on parle.

Par exemple, le genre prochain de « homme » est « être vivant » ( Vous voyez pourquoi j’évite de dire « animal » qui impliquererait une philosophie selon laquelle l’homme est un animal modifié évoluée.. mais étymologiquement cela reste possible, car étymologiquement « animal » signifie une « être animé »). Le genre prochain de homme est être vivant. Le genre  prochain de Adam c’est ‘Hay

 

2- Le 2nd terme est le caractére spécifique (la différence spécifique) ce que l’homme parmi tous les êtres du genre prochain est le seul à être pour lui-même. C’est le qualificatif de « medaber ».

Genre prochain : ‘hay

Caractére spécifique : médaber

 

L’entreprise de la définition est la chose la plus difficile qui soit au monde au de la vie intellectuelle. Prenez l’exemple d’un craoyon. On parvient en général à retenir pour l’usage que la définition utilitaire. Et encore cela reste vague.

 

Finalement c’est la science qui essaye d’arriver à la définition de .../...

Lire la suite…

 

 

*****

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Published by Rav Yéhouda Léon Ashkénazi (Manitou). - dans KABALAH
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