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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 19:11

Destin et destinée de l’homme d’après l’enseignement du Rav Ashlag 3

 

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/cabale/destin_et_destinee_dans_la_pensee_du_rav_ashlag/cours_1

Face C - Durée 12 :13

…/…

 … de la racine de toute faute quelqu’elle soit en tant qu’elle est interdite par la Torah, on s’aperçoit qu’il y a toujours l’appétit de jouissance, l’appétit de recevoir une jouissance quelconque et que nous sommes condamnés à cet appétit de jouissance. Alors il y a inévitablement, s’inscrivant dans le destin de l’homme, ce stade de l’homme pécable, de l’homme en tant que fauteur. Tout simplement en tant que recevant l’être il y a là le risque de toutes les fautes possibles.

 

Le stade ultime qui nous donne la solution du problème c’est le fait d’avoir atteint notre perfection d’identité de créature comme capacité de réception, mais en vue de retransmettre. C’est là que le Tikoun est atteint. C’est là que nous atteignons cette notion extrêmement importante : le Tikoun a une histoire. Et c’est vrai à l’échelle individuelle, le Tiqoun, la réussite, la mise au point du monde, chacun au stade du monde auquel il a vécu participe à l’histoire collective du Tikoun du monde à qui est donné un programme. Un programme qui se développe d’après les mêmes étapes. C’est précisément la caractérisitique de la tradition de la Qabalah juive : d’être anthropocentriste et historiste, c’est-à-dire le monde a un temps d’histoire, et dans ce temps d’histoire le monde est occupé à un Tikoun auquel participe à l’échelle individuelle chacun dans l’ordre de son Tiqoun.

 

Comment se rejoignent ces deux lignes, e la ligne de la destinée individuelle et la ligne de l’histoire du monde ? Précisément dans la notion de la résurrection des morts, lorsque le Tiqoun du monde est achevé, alors quiconque, de quelque siècle que ce soit, et de quelque manière que ce soit, ayant réalisé son Tikoun individuel et intérieur, a participé au Tikoun du monde revient pour hériter de l’être promis, ‘cest-à-dire de l’être de Olam HaBa.

Revient d’où ? Ce sont d’autres problèmes, mais en tout cas on a déjà atteint la cohérence de cette réponse du Rav Ashlag.      

Cela n’est pas un destin, c’est une destinée. Elle peut être comprise si on se situe à l’intérieur de la cohérence de l’enseignement de la prophétie hébraïque.

 

J’ajouterais simplement une phrase de conclusion.

Il y a dans cette histoire de Tikoun, deux voies possibles.

La voie de la bonne volonté, et si l’homme est soumis à la Torah, alors c’est la voie royale. Le Tikoun peut être rapide et avancé même dans l’ordre de la loi des temps, et à l’échelle individuelle et à l’échelle de l’histoire collective. C’est la voie de la bonne volonté.

Mais si l’humanité choisit l’autre voie, où il n’y a pas de bonne volonté, alors le Tikoun se fait quand même mais par le biais et la voie des Yissourim (épreuves de souffrances).

Le diagnostic du Rav Ashlag était très précisément celui-ci :

Lorsqu’il s’est aperçu que le monde et Israël au centre était entré dans le temps de Yissourim inssuportables de la dimension gigantesque de ce que nous avons vécu dans les temps où nous vivons, alors il a pris la décision d’aider à la Guéoula en se donnat à la formulation de cet enseignement en public de la Kabalah. Il a été le premier à le faire.

 

Q: inaudible

R: Ce n’est pas mon sujet. Le sujet de la conférence était destin et destinée selon l’enseignement de la Kabalah du Rav Ashlag. Il est ‘Hassid mais j’ai parlé de lui non en tant que ‘Hassid mais en tant que Mékoubal. L’enseignement des ‘Hassidim c’est la ‘Hassidout.

 

Q: début inaudible…

La 2ème remarque est une point d’histoire : Effectivement, Descartes dit « Je suis » et on peut se demander comment un homme peut dire « Je suis » car d’après la Torah c’est Dieu qui dit « Ehyeh Je suis ». Il y a une ambiguïté du verbe être. « Je suis » veut dire soit « je suis » soit « j’existe ». Et quand Descartes l’emploie cela veut dire « j’existe ». A la question que suis-je ? Descartes répond Res cogitans une réalité en train de penser. Et seul Dieu peut dire qu’Il est le « Je suis ».

Cette capacité de réception d’être–t’elle quelques points communs avec l’effort de persévérance humain ?

R: Pour la première remarque: il est bien évident que dans ce parallèle fait en introduction cette distinction entre les deux registres, on ne peut la faire que si on connit les deux registres. Il y a un problème d’ordre pédagogique de l’utilisation du sens philosophique des termes que l’on emploie dans l’enseignement en français qui est indénaible et duquel personne, ni Monsieur Gordin, ne s’est jamais caché. Mais ce qu’il faut je crois c’est éviter soigneusement de mélanger les registres.

Pour la 2ème remarque cela nous ménerait à une discussion très longue. Malgré tout il ne faut pas oublier que Descartes a écrit en latin et qu’il faut réfléchir quand même sur le sens de l’auxiliaire du verbe être tel qu’il l’emploie lui-même en latin.

Troisièmement pour la notion de persévérer dans son être dans les registres qui utilise cette indication, cela implique aussi la tendance inverse de détruire son être. Lorsque nous nous mettons dans la cohérence des postulats de la Kabalah, alors il faut admettre que toutes les créatures, les philosophes y compris, même celles qui voient le monde autrement suivant leur philosophie personnelle, sont concernées par la même destinée. Et par conséquent inévitablement ils sont en termes existentiels, en situation de réception d’être. Et lorsqu’ils désignent par exemple par cette formule de « la tendance de l’être à persévérer dans son être » vu dans un sens immanentéiste, ils désignent une réalité qu’ils éprouvent à leur maniére, mais la réponse de la Kabalah est qu’il ne peut en être autrement puisqu’ils existent dans le monde de la réalité dont parle la Bible. Cela veut dire qu’il peut arriver que toute ces catégories qui n’ont de sens traditionnel que du point de vue d’un postulat de transcendance peuvent être retrouvées dans des systèmes immanentéistes. Cela ne prouve pas la vérité de l’immanentéiste du système, cela indique que le philosophe qui a parlé ainsi est une des créatures du monde dont parle la Kabalah.

 

On me pose souvent la question de savoir si je crois au miracle de Lourdes.

Or, il m’arrive d’y croire lorsque j’ai sous les yeux un dossier convaincant que dans ce cas il y a eu miracle à Lourdes. Est-ce que cela démontre la vérité du catholocisme ? Pas du tout ! Cela démontre que Dieu s’occupe de toutes ses créatures, mêmes catholiques !

 

< fin >

*****

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Published by Rav Askénasi - dans KABALAH
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