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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 11:26

Bereshit Création et évolution

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/parasha/berechit_la_creation_et_l_evolution/cours_1


 

A l’étude, au choix, un chapitre sur la création ou la Haftarah ou un des sujet sur l’histoire humaine ?

Vos questions ?

Q : pouvez-vous préciser la création de l’homme en masculin et féminin, ensuite séparés, pouvez vous expliquer ce que cela signifie?

Q: en astrophysique on parle d’univers en expansion, est-ce que HaKadosh Baroukh Hou lorsqu’il crée l’univers lui assigne-t’il une limite physique ou non ?

Q : la violence entre Caïn et Abel et les engendrements de Caïn, TouvalCaïn...

Q : 1er Rashi qui parle d’une confrontation entre Israël et les Nations : est-ce que cela s’est produit avec la déclaration d’indépendance ou est-ce à venir ?

R : d’après Rashi c’est permanent. Il y a un commentaire des sources de Rashi : Shorel c’est un commentaire universitaire classique en Israël, qui indique qu’il y a vraiment une intuition prophétique dans le fait que Rashi ait choisi parmi tous les midrashim celui-ci car c’est le probléme de notre temps. Il y a une confrontation universelle contre Israël sur son lien entre la terre d’Israël et le peuple d’Israël. C’est ce que Rashi explique. Ce qui est grave c’est pas tellement les ennemis d’Israël que les membres d’Israël alliés aux ennemis d’Israël sur ce probléme. Ce qui est grave c’est que des grands rabbins en Israël, dans impudeur totale, se sont dits alliés des ennemis d’Israël sur ce probléme. (Shakh). Je me suis renseigné, en partie en tout cas : c’est une pression des communautés orthodoxes américaines qui subventionnent les Yeshivot anti-sonistes en Israël pour faire pression sur la politique israélienne pour éviter les probléme avec les USA (Rome).  

Q : Est-ce que la déclaration d’indépendance n’aurait pas du clore le sujet ?

R : Non :  Bereshit Bara Elohim : c’est le commencement sur lequel porte ce Rashi !

 

Il y a une question qu’il faudrait aborder ensemble: le fait que le peuple juif ait un mystère sur le probléme suivant : il attire sur lui-même les pires catastrophes. Et nous sommes responsables de ces catastrophes que nouys attirons sur nous-mêmes. Il y a là un mystère ! Comment les Juifs seraient-ils apparemment responsables des malheurs des Juifs ? C’est ce que Rashi épingle. Un seul peuple au monde qui n’a pas la fierté de son identité : les Juifs. Il n’y a qu’a lire les journaux, y compris israéliens, pour s’en rendre compte. C’est un style suicidaire permanent. C’est un suje tpour lui-mëme mais ce n’est pas celui de la Parashah.

 

Q : comment concilier la création 5700 et les résultats scientifiques ?

R : je commenceraos par là : le probléme de la datation de l’univers est un probléme qu’il faut étudier scientifiquement en étudiant les méthodes scientifique de la datation. J’ai étudié cela confronté à ce probléme lors de mes études universitaires. C’est une science pour elle-même.

La méthode scientifique expérimentale est basée sur la notion d’une hypothése explicative des phénoménes. Il y a d’abord une observation des phénoménes et ensuite le savant formule une hypothése explicative. Il cherche ensuite des expériences qui infirme ou confirme son hypothése explicative. Il y a une esprit scientifique (qui n’a rien à voir avec une esprit scientiste) qui est sceptique, qui met en question le fait d’avoir des convictions. Un vrai savant n’a jamais de conviction. Il a de moins en moins de doutes sur son hypothése explicative. Il a toute une expérimentation opératoire qui fait que le vrai savant est trés modeste sur la certitude scientifique. Il n’y a pas de certitude scientifique : il y a un doute de moins en moins puissant.

Les hypothéses sont de plus en plus englobantes : elles expliquent le plus grand nombre de phénoménes observés  mais cela reste toujours des hypothéses.  Il y a un registre scientifique qui est l’exploration des phénoméne à travers des hypothéses de  l’esprit humain. Et le génie de l’esprit humain s’est formulé finalement en occident par la science occidentale dans notre civilisation, il s’agit de la pensée occidentale telle qu’elle a été préparée dans le 14ème siécle par les grands précuseurs du 17ème siécle et 18ème siécle qui a formulé la méthode expérimentale avec Claude Bernard comme maître important et toute un pléiade de savants européens  qui ont mis au point des instruments opératoires d’exploration des phénoménes du monde. Le postulat de la méthode positive de l’exploration des phénoménes c’est une hypothése explicative. Lorsque l’hypothése est confirmée par l’expérience elle est de plus en plus évidente. Elle n’est jamais dite vraie par un vraie savant. 

 

Il n’y a pas de datation de l’univers en science. Il y a des hypothéses de datations des phénoménes d’aprés des théories.

 

Alors, ceci dit, je rappelle le principe commun de ces théories : on observe actuellement un phénoméne et on a le postulat suivant : pour que le résultat d’un phénoméne antérieur se passe dans la quantité du phénoméne observé on sait qu’il faudrait tant du phenoméne observable.

 

Exemple : se trouve dans une roche des traces de plomb. Par hypothése on sait qu’avant d’être du plomb c’était de l’uranium. On sait qu’’il faut tant de temps pour qu’un gramme d’uranium se transfrme en plomb. On observe tant de gramme de plomb et on induit la quantité d’uranium et le temps nécessaire à sa transformation en plomb... C’est une des méthode de datation par l’uranium. Il y en a d’autres. On peut utiliser le pollen dans le même processus inductif.

 

Si le phénoméne s’est produit depuis l’origine d’aprés les lois qui en rendent compte maintenant, il faudrait, au conditionnel, tant de temps. Les scientistes concluent donc qu’il y a eu tant de temps. Alors qu’on parle au conditionnel.

 

Depuis le milieu du 18ème siècle cela change d’échelle : on a des chiffres astronomiques qui vacillent entre 10 millions ou 50 millions d’années : cela dépend des postulats de la méthode scientifique.

 

C’est le registre que j’appellerais inductif. Maïmonide a déjà traité de cela. Il a dit trés clairement que les lois qui président à la création du monde ne sont pas les lois qui président au développement du monde créé. Ce ne sont pas les mêmes lois. Il faudrait le postulat que au moment où cela a été créé, c’était soumis au même déterminisme qu’une fois créé. Or, la notion de création ne fait pas partie de la pensée scientifique pour des raisons d’ordre logique. La pensée scientifique n’admet  comme concept compatible à la pensée scientifique qu’un phénoméne qui se répéte et dont on peut établir la loi. Or, par définition l’acte de création ne se répéte pas puisqu’il est là originellement.

 

Je dirais même plus, la notion de création ne fait pas partie de la pensée rationnelle, c’est un objet de foi, puisque la notion de création enveloppe une contradiction logique absolue. La notion de création, en clair, signifie à partir du néant. Ex-nihilo.

Or, pour les philosophes : ex-nihilo nihil. Du rien il ne vient rien. Alors on manie une notion qu’on feint de croire d’être rationnelle parce qu’habituelle. Or, le rationnel et l’habituel c’est une autre logique.

 

C’est une notion vraie mais pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la raison. C’est un objet de foi que nous savons vrai. Parce que cela nous a éte révélé. Et puis il y a une conviction que cela ne peut pas être autrement. Je l’expliquerais, Enfin j’essaierais. Ce n’est pas sune notion rationnelle.

Un professeur de religions qui enseigne que la notion de création est rationnelle ne sait pas à quel point il s’agit d’une aberration. C’est une faute pédagogique. Ce n’est pas vrai, ce n’est pas du tout rationnel, le danger c’est qu’avec le temps celui qui s’en rend compte risque de le rejetter et de jetter la morale avec. En fait, c’est une notion qui enveloppe une contradiction logique : Dieu a créé le monde à partir du néant. Nous y croyons parce que nous avons des raisons de croire que la Bible dit vrai dans ce qu’elle nous dit. Mais pour la raison : « de rien ne vient rien ». Dieu n’est pas magicien.

 

Il faut bien savoir et comprendre que la notion de création n’est pas rationnelle mais que c’est un objet de foi. Les Kabalistes expliquent comment comprendre de quoi il s’agit. Pour cela il faut apprendre la kaballe, kaballe qui ne s’apprend pas n’importe où et en tout cas pas dans les livres de vulgarisation kabaliste. Tous les livres qui s’écrivent sur la Kaballe sont faux pour 2 raisons :

Un kabaliste doit faire le serment d’initiation qu’il ne doit pas en parler. De deux choses l’une, soit il a violé son serment et on ne peut pas lui faire confiance, soit il n’a pas fait de serment et cela est aussi suspect. Il y a un seul livre de Kaballah que je respecte vraiment : ce sont les livres du Grand Rabbin A. Safran de Genève. Ce sont des grands livres : des livres qui parlent de la sagesse juive et entres autres, il explique que la kaballe existe. Et sous le nom de kaballe qui attire les foules il donne de la sagesse juive normale.

 

Il faut bien comprendre cela : La Torah c’est sérieux ! Si la Torah est révélée, cela veut dire qu’on ne peut pas la comprendre tout seul. Sinon elle ne serait pas révélée. La Torah ne commence à parler que quand la capacité de l’intelligence humaine est arrivée au bout.

Alors elle commence à parler.

 

Si je crois que je comprends un verset c’est que j’ai rien compris : pourquoi aurais-je besoin d’un prophète si je comprends ? La Torah ne commence à parler que lorsque l’esprit humain arrive à sa limite de capacité, alors là la Torah parle. C’est pourquoi il faut beaucoup apprendre avant d’apprendre la Torah. Les rabbins disent 40 ans. C’est sérieux c’est un âge mental. Il faut avoir 40 ans d’âge mental pour commencer à se rendre compte que ce dont parle la Torah dépasse l’esprit humain. D’où le besoin du prophète, sinon si je peux apprendre tout seul : mais c’est de la philosophie, c’est autre chose.

 

Enormément de gens parlent de la Torah avec des airs doctes : ils disent des pensée profondes que l’on retrouve dans de multiples traditions mais qui ne sont pas de  la Torah .

 

« Bagoyim Eïn Torah  chez les Goyim pas de Torah c’est un verset de Eikhah  Lamentations

La Gémara ajoute: « HaOmer ‘Hokhmah BaGoyim Taamim Torah Ba Goyim Al Taamim ». Celui qui dit qu’il y a de la sagesse chez les Nations il faut le croire, celui qui dit qu’il y a la de la Torah chez les nations il ne faut pas le croire ».

C’est 2 choses différentes. La ‘Hokhmah c’est la ‘Hokhmah, la Torah c’est la Torah.

 

Si Dieu a décidé, et l’humanité l’a reconnu, de se révéler à travers les prophétes hébreux pour dire la Torah, c’est que l’humanité par elle-même n’était pas capable de la recevoir.

 

La notion de création ne fait pas partie de la raison humaine. Créer c’est toujours créer ex-nihilo.

La Torah utilise un mot - Bara  - qui n’existe qu’en hébreu. J’ai étudié toutes les traductions, seule l’arabe emploie un mot qui y ressemble « faire naître ».

 

Quand un enfant naît, il apparait à l’être, bien que son corps vienne d’un corps antérieur, il y a une présence radicalement nouvelle venant d’un néant antérieur.

C’est le seul mot que j’ai trouvé d’une traduction qui s’approche de la notion de Bara en hébreu.

 

Le version latine disent facit – faire - c’est Yesh MiYesh : matière première que l’on a façonnée, c’est à dire Yetsirah et non pas Briah.  En grec cela se dit Poïaïn : c’est un peu le génie créateur du poéte – Poïetes. Mais cela n’a rien à voir avec ce que dit la Bible. La mot de Bara en hébreu signifie faire apparaître à partir de rien : c’est une notion incompréhensible pour la raison ! 

 

Par conséquent, poser une question qui établit un lien entre les deux registres : le registre biblique qui parle de la création et l’en-deçà, l’apré : c’est une pensée déductive. Il y a un point de départ de l’histoire du monde. Le registre des scientifiques est un registre inductif malgré la ressemblance avec la théorie du Big Bang. A partir de l’état du monde maintenant, combien de temps faudrait-il pour rendre compte de l’état du monde maintenant ? Avec le postulat que le développement des phénomènes à partir du début est le même que maintenant.   

 

Maïmonide a déjà indiqué cela de façon claire : ce sont deux registres incompatibles : l’idée même de confronter et comparer ce qu’enseigne la Torah de la création, et à partir de là, et le registre scientifique dan slequel je suis personnellement à l’aise, d’ailleurs, esy un registre hypothétique qui tente de rendre compte d’une description phénoménologique des phénoménes. Et les choses qui colle à sa datation hypothétique.

Pour la tradition hébraique, la date du calendrier hébraïque c’est à partir de Adam harishon. On a compté, depuis Adam Harishon jusqu’au 2ème siécle au temps de Rav Ada où on observait le calendrier lunaire-solaire parce qu’il était encore plastique, fluide : on raconte que la lune et le soleil jusqu’à ce temps-là devaient être observées pour être perçus, c’était encore le temps hébraïque.

 

Lorsque la dispersion a commencé, le temps astronomique s’est figé. C’est encore un autre sujet que les Juifs connaissent trés peu. Alors on a donné le calcul du rapport entre le temps lunaire et le temps solaire.  Ne croyez pas que c’est si approximatif et schématique. C’est trés compliqué astronomiquement. Grosso-modo on dit qu’en 19 ans solaires, il y a coïncidence 7 années sur 19 entre les révolutions solaires et lunaires 7+12 =19. C’est trés compliqué. Les plus grands talmudistes connaissent ces choses-là. J’en connais un seul c’est le  ‘Hakham Dahan à Paris. Je ne sais pas comment il faisait pour comprendre avec leur cerveaux alors que maintenant on a tous les ordinateurs pour arriver à comprendre de quoi il s’agit dans les lois talmudiques concernant le calendrier.  

 

Il y a une 2ème raison :

Lorsque nous parlons du temps, c’est Kant qui l’a mis au point dans la culture occidentale, je vous cite un trés grand maitre d’Israël qui s’appelait le Rav Sheinton Gefen, savant juif russe qui s’est installé en Israël à la fin du 19ème siècle et qui a beaucoup étudié cela et l’a formulé d’aprés le vocabulaire kantien. J’ai étudié son livre chez le Rav Kook za’l. Ce fut pour moi une découverte importante de voir que des juifs des ghettos russes avaient maîtrisé le vocabulaire de Kant sur ce sujet : il explique que lorsque nous parlons du temps, nous en parlons à travers les catégories de la sensibilité humaine. C’est à dire que la perception de l’homme se fait à travers les catégories de l’espace et du temps (ce sont catégories de la sensibilité). epuis Kant il n’y a aucune philosophie ne tienne compte de cette constation. Or, ce rav Guefen l’a montré dans Rashi sur Masse Bereshit.

 

Il dit ceci qui est trés simple : le temps dont nous parlons c’est le temps humain, c’est-à-dire que les phénoménes de la réalité sont perçus par la conscience humaine à travers le temps et l’espace. Les phénoménes de la réalité rapportés à la conscience humaines, sont à travers l’espace et le temps tels que l’homme les perçoit. C’est là les catégories de la sensibilité chez Kant.

 

Si vous prenez par exemple une mouche : elle a aussi un systéme sensorielle qui est différent du nôtre et elle se représente l’espace et le temps différement : elle vit dans une catégorisation saptio-temporelle différente de la nôtre. Donc le temps humain dont nous parlons c’est le temps de l’homme. Et pour que le temps soit le temps il faut qu’il y ait un homme. Or, l’homme est entré dans le monde d’aprés le récit de la Torah à la fin du 6ème jour.

 

Par conséquent, tant qu’il n’y a pas d’homme  pour percevoir la représentation du monde, il n’y pas de temps humain.

 

C’est ce que le Rav Gefen appelle la différence entre zman shebékoa’h et zman she be poal.

Pour qu’il y ait  zman she be poal  il faut qu’il y ait une conscience humaine qui perçoive. S’il n’y a pas d’homme, il n’y a pas de temps she bépoal. Donc la Torah en parlant des 6 jours du commencement, parle du zman shebékoa’h.

 

Et les savants, qui ont un vocabulaire hypertrophié, disent qu’un jour c’est 100 millions d’années ? C’est leur probléme !

 

Il y a deux registres radicalement différents :

ð  le registre du récit de la Torah qu’il faut comprendre avec les catégorie de l’hébreu qui est la langue de la Torah, et d’autre part,

ð  le registre de la méthode expérimentale scientifique.

 

Ceux qui ont eu le privilége d’apprendre et l’un et l’autre savent que cela n’a rien à voir.

On ne peut pas interpeller l’un avec les questions de l’autre.

 

J’ai eu le privilége d’étudier au Musée de l’homme où j’ai mesurer des squelettes et crânes humains ce fut l’objet d’un de mes doctorats. Je me demandais devant ces hommes de Neerdanthal lorsque je le faisais à quoi cela correspondait dans la généalogie de la Torah. Avant ou aprés Noa’h, avant ou aprés le déluge ? 

 

La science de la préhistoire observe des traces de fossiles et induit de là une filiation dynamique qui fait que chaque forme est issue d’une forme précédente en linéaire. Mais on n’a jamais observé une forme issue d’une forme précédente. Ce n’est pas de l’observation mais c’est de l’hypothése. Cf. les versets 26, 27, 28, du 1er chapitre.   

 

En projection : imaginons des traces de fossiles ordonnée suivant une ligne hypothétique d’évolution. Et puis on va supposer que cela renvoit au schéma suivant : à partir du fossile, cela se déboite dans le temps, cela s’apppelle (il y a une controverse entre Lamarck et Darwin sur les principes de l’évolution pour savoir si les facteurs sont intérieurs ou extérieurs), et on projette par hypothése, une hypothése explicative d’une évolution linéaire. C’est là le schéma classique de l’évolutionnisme dit scientifique.

 

Le principe de cette doctrine évolutionniste en général (3 écoles principales Darwin - Lamarck  Buffon - DeVries...) : le principe c’est que le projet de la vie c’est l’être animal et chaque espéce animal par mutation (tenir compte des controverses sur cette mutation), s’est déboitée l’une de l’autre, jusqu’à arriver à l’espèce la plus évoluée qui est l’homme. L’homme serait à l’origine un amibe évoluée qui subitement prend conscience et raisonne sur la destinnée des amibes évoluées... C’est le principe de l’évolutionnisme.

 

J’ai eu des professeur trés sérieux dont le porofesseur Rabeau au musée de l’homme: nous avions étudiés 17 théories fausses sur la station debout. Rien n’explique la station debout de l’homme : tous les organes du corps humain sont semble-t’il constitués de telle sorte que la station naturelle devrait être courbée ou accroupie. Les maladies du nom de leptose - les descentes d’organes - c’est l’indice que nos organes ne sont manifestement pas situés pour la station debout. Il finit par nous dire : « nous sommes des animaux modifiés ».

 

La Torah fait descendre l’homme de Adam harishon.

Lorsque les Juifs lisent les Midrashim c’est l’inverse. L’homme s’est animalisé.

 

Le principe commun de toutes ces théories c’est que le 1er  être qui apparait est un être animal et par un mystére qu’aucun scientifique ne peut expliquer, cet être animal a engendré un être un peu plus evolué qui finalement aboutit à l’homme. Le principe logique derrière cette théorie évolutionniste c’est que du moins sort le plus. Ce qui n’a jamais été démontré, ni logiquement, ni expérimentalement. Il faut le savoir.

 

Ce qu’on observe c’est que dans le moins vient du plus, ce qui est autre chose.

 

Dans la Torah : le projet initial était de créer l’homme : les animaux sont des étapes intermédiaires qui ne sont pas arrivées au projet de l’homme. Alors cela s’est arrêté en route. La preuve :  le projet  est de créer une créature qui soit l’homme. Le monde a essayé de sortir de lui-même :

 

Totseh haarest nefesh ‘hayah

Que la terre sorte d’elle-même la personne vivante.

 

Mais elle n’est arrivé à sortir d’étapes aprés étapes, que des ébauches et des approximations de l’homme. Elle n’est jamais arrivé plus loin que le serpent, être le plus approximatif de l’homme. On oublie que le serpent avait des prérogatives que même l’homme parfois n’a pas : il parlait !

Imaginez un serpent prophéte ! Si on prend le texte au sérieux, ce qu’il faut faire. 

 

Et puis il a d’autres caractéristiques.

Aprés sa malédiction, le serpent a perdu ses membres et sa station debout et il est devenu ce qu’il est devenu. Des anciennes traditions ont conservé ce symbole du serpent comme étant l’ancêtre. Pas forcément le crocodile. La grande tradition égyptienne se réclamait de l’ancêtre du Pshent. Les occidentaux dans leur coquetterie ont conservé le caducée comme symbole de la médecine. Cela veut dire que les traditions elles-mêmes ont une mémoire. 

 

Il faut lire le texte comme il est écrit : ce que le texte dit c’est qu’il y a un projet de la création de faire apparaître la personne vivante qui est l’homme : le monde n’a réussi qu’à faire apparaître l’être vivant naturel le plus évolué qui est finalement le serpent. Dieu dans le texte dit « puisque la terre n’y arrive pas Je vais le faire Moi-même. »

 

Il faut longtemps pour arriver à se désintoxiquer des pseudo-évidences de la culture européenne. Il y a des postulats d’évidence qui oriente à notre insu notre pensée et malgré le fait que la science réelle conteste ces pseudo-évidences on continue de penser ainsi parce que c’est ce qu’on a appris.  

 

L’étude des versets montre le paralléle entre le projet du Créateur et la réalisation le 6ème jour en ce qui concerne l’homme

 

Bereshit 1 :24-26

24 - Vayomer Elohim totse ha'arets nefesh chayah leminah behemah varemes vechayeto-erets leminah vayehi-chen

 

25 - Vaya'as Elohim et chayat ha'arets leminah ve'et habehemah leminah ve'et kol-remes ha'adamah leminehu vayar Elohim ki-tov.

 

26 - Vayomer Elohim na'aseh adam betsalmenu kidemutenu veyirdu bidegat hayam uve'of hashamayim uvabehemah uvechol-ha'arets uvechol-haremes haromes al-ha'arets

 

24 - Vayomer Elohim totse ha'arets nefesh chayah leminah behemah varemes vechayeto-erets leminah vayehi-chen

 

 

Au 6ème jour :

24 - Vayomer Elohim

 totse ha'arets nefesh chayah leminah behemah varemes vechayeto-erets leminah vayehi-chen

 

Je vous rappelle le plan dans la formulation de la Torah :

Il y a d’abord la formulation du projet : « Et Dieu dit » c’est le projet.

Ensuite, il y a le récit de ce qu’il y a eu qui n’est jamais conforme exactement : il y a décalage entre le projet de vérité et la réalité.

 

Et c’est le secret, la différence, entre la tradition juive hébraïque et les autres tradtions de pensée. Il n’y a qu’en Israël qu’on a affirmé l’unité dernière du projet de vérité et de la réalité. Partout ailleurs, dans les autres traditions, surtout la tradition grecque, on s’est replié, dans un renoncement, sur la dualité entre la vérité et la réalité. La pensée humaine naturelle est dualiste. Il n’y a aucun rapport entre l’idéal et la réalité.
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Published by Manitou - dans PARASHAT HASHAVOUA
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