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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 18:53

Behaaloteha (1985)

527 02

Parasha - Behaaloteha (1985)  2ème Partie

43:56

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/parasha/behaalotkha/cours_1

Face B

 

Cette tension dans son principe ne peut être que provisoire. Elle est nécessaire et donc il faut se battre avec. Mais elle est provisoire. Bien sûr, il y a des temps noirs où il faut cacher la science parce qu’elle est dangeureuse entre les mains de certains hommes.

 

Mais ici c’est un contexte différent, il s’agit de l’attitude intérieure de ces ‘Hokhmot Kitsoniot et de la ‘Hokmah de la Torah qui est celle du monothéisme de la Ménorah.

 

C’est cela que le Kohen Gadol d’Israël devait assurer : que les 7 lumières brillent, ensemble.

 

Rashi :

2. quand tu allumeras.

Pourquoi la section concernant la Menorah est-elle juxtaposée à la section concernant les chefs ? Car quand Aharon a vu [les offrandes de] l’inauguration des chefs, il était déprimé de ne pas participer à leur inauguration, ni lui, ni sa tribu. Alors Dieu lui dit, “Par ta vie, la tienne est plus grande que la leur, car tu allumeras et préparera les lampes.” - [Tan’houma Beha’alothekha 3]

 

Pourquoi dans la Parashah de la Ménorah (il y a d’autres endroit de la Torah où l’on parle de Ménorah et de l’huile et de la maniére dont elle devait être préparée) et Parshat HaNessiim, la sections des princes, c’est-à-dire l’inauguration du Mishqan ? Parce que lorsque Aharon a vu l’inauguration donnée aux princes, il a été mélancolique.

 

Je reviens sur ce qui a été dit précédement :

Pour bien montrer que le Mishqan ne peut être que le Mishqan d’Israël, la Torah, enfin Dieu a décidé d’inaugurer le Mishqan par les princes temporelles, politiques des tribus. Aharon n’est pas compté parmi eux.

 

Rashi : « Et alors Dieu lui a dit : ta vie à toi est plus grande que la leur, parce que tu allumeras et préparera les lampes. »

 

Si on se rend compte là de ce qu’il y a derriére, en quoi le Shamash qui allume les lumières est plus grand que le grand prince ?

 

Tout ce qui se passe c’est en vue de cette lumière que Aharon allume, c’est lui cette lumière : il faut allumer cette lumière et pas seulement l’allumer, il faut l’améliorer, l’élever...

 

C’est dans le Midrash. Cela a été bien expliqué par les ‘Hazal que aussi dans le temps de cette petitie comunauté de Troyes en Champagne au temps de Rashi le probléme s’est posé. A fortiori de notre temps.

 

On a là un exemple du lien entre la tribu de Lévi et les tribus d’Israël et réciproquement des tribus d’Israël avec la tribu de Lévi .

 

Suite de Rashi : il revient sur le verbe behaalotekha

 

Lorsque tu feras monter les lumiéres. Heb.    בְּהַעֲלֹתְךָ   lit., quand tu feras monter les. Puisque la flamme s’éléve, l’Ecriture décrit en terme d’améliorer l’ascension. Il doit allumer la lampe jusqu’à ce que la flamme s’éléve d’elle-même (Shabat. 21a). Nos sages développent à partir de là qu’il y avait une marche devant la menorah, sur laquelle le kohen se tenait pour preparer [les lampes]. — [Sifrei Beha’alothekha 3]

 

Mais c’est la définition même d’allumer !

Que veut donc nous dire Rashi ? Il y a là une leçon trés importante. Pourquoi a-t’on besoin du Kohen Gadol ? Car il faut que finalement la lumière monte d’elle-même. Mais c‘est lui qui l’allume. S’il n’a pas allumé jusqu’à ce que la lumière monte d’elle-même, il n’a rien allumé.

 

Il y a là une responsabilité pédagogique à l’echelle de la Nation, qui fait partie des prérogatives du Kohen.

 

Dans la parashah des Nissim, on trouve exactement le même texte répété 12 fois.

Il y a la notion importante que il ne faut pas que les tribus se corient différentes des autres. La même offrande..etc.  Et puis c’est une fois pour toute que les Nessiim ont inauguré le Mishkane mais Aharon hakohen c’est permanent, c‘est une autre dimension.

 

Aharon doit allumer jusqu’à ce que la flamme monte d’elle-même. A ce moment-là Aharon Hakohen a réussi parce que la lumière n’a plus besoin de lui. C’est là la leçon importante.

Celui qui a réussi c’est celui dont on n’a plus besoin. Alors que lorsque l’on a besoin des Nessiim ce ne sont que des nessiim.

 

Dans le séminaire sur l’éducation, on a vu que c’est le fait de rendre quelqu’un un adulte. L’éducateur a réussi lorsque l’enfant est devenu adulte.

 

***

 

Parashah de Behalotekha récit où Jethro quitte le peuple d’Israël pour rentrer chez lui.

 

A Shavouot, nous avons trois thémes qui convergent :

=> la Torah donnée à Israël.

La Torah est donnée à Israël, dans la Parashah de Yitro. Yitro c’est le guer qui s’est adjoint à Israël. Pas n’importe lequel, le beau-pére de Moïse, et puis le livre de Ruth où Rout rentre en Israël et David va pouvoir naitre.

Alors que Yitro est naturalisé, converti par Mosheh et dans ce texte-là, il veut quitter Israël pour s’occuper de son peuple. Yitro est le contrepoint de Rout et Rout est le contrepoint de Yitro.

 

Terah-Rout-Yitro  => 3 noms trés liés

 

Il y a 2 aventures de l’intégration à la Torah et à Israël qui ont une portée radicalement différentes.

 

Dans le livre de Shemot, on nous raconte que lorsque Moïse s’est heurté à la division des hébreux en Egypte il s’est enfuit de l’Egypte à cause de l’état de la sociéte des hébreux en Egypte et il est allé d’emblée chez Yitro.

 

Il y a un verset trés important qui est que Moïse décide de rester chez Yitro qui lui propose d’abandonner et Israël et l’Egypte pour prendre femme dans sa famille et de devenir berger des troupeaux de Yitro et le beau-fils du grand-prêtre de Midian, un peu comme Jacob chez Laban.

 

Le contexte montre un scène trés analogue entre la rencontre entre Jacob et Rachel et celle de la rencontre de Moïse et des filles de Jethro.

 

Finalement, il est invité chez Yitro et le verset commence comme ceci :

Shemot 2:21

 

וַיּוֹאֶל מֹשֶׁה, לָשֶׁבֶת אֶת-הָאִישׁ; וַיִּתֵּן אֶת-צִפֹּרָה בִתּוֹ, לְמֹשֶׁה

Vayoel Mosheh lashevet et ha ish... 

Et Moïse décide de vivre avec l’homme...

 

וַיּוֹאֶל מֹשֶׁה

Vayoel Mosheh

Rashi donne là l’explication suivante : c’est que Jethro lui a fait promettre de ne pas le quitter sans l’en avertir et sans son autorisation. Nous retrouvons la un théme  trés important de l’indication de la situation d’exil. On ne peut pas quitter l’exil sans l’autorisation de celui chez qui on est exilé. Jethro lui a fait comprendre que quoi qu’il en soit Mosheh est en exil.

 

Ce n’est que plus tard lorsqu’il a vraiment compris qu’il était en exil et que il nomma son fils Guereshon en disant « car j’étais étranger dans un pays étranger » que Dieu se revéle à lui dans la vision du buisson ardent et c’est la 1ère fois qu’Il se révèle à lui.

 

Cela veut dire qu’il a fait tout ce cheminement : plus l’Egypte, pas les hébreux, peut-être Midyan... Et ce n’est que lorsqu’il a vraimenet compris qu’il était étranger à Midyan et qu’il n’y avait pas d’autre peule d’Israël que le véritable Israël, que Dieu se révèle à lui ; et c’est là que s‘enclenchent les événements de la sortie d’Egypte.

 

Il y a un probléme de prononciation parce que normalement cela devrait ëtre Gueresham et non pas Guershom. Certains disent que c’est la prononciation ahkenaze d’autres que c’est la prononciation séfarade.

 

וַיּוֹאֶל מֹשֶׁה

Vayoel Mosheh

Un 2ème Midrash nous dit que Mosheh a accepté les conditions de Yitro : qu’un de ses 2 enfants soit  consacré à l’idolâtrie !

 

C’est ici une indicaiotn plus grave que dans le 1er Midrash : Yitro demande une considération à la manière de Pharaon comme une relation d’appropriation du Juif Moïse. Il ne peut partir avant d’avoir l’autorisation de Yitro et il ne la donne pas.

 

Guemara : celui qui habite en ‘houts laarets est comme s’il était un idolâtre...

Tout se passe comme si Yitro, et là cela rejoint encore le 1er Midrash, a fait promettre à Moïse qu’au moins un de ses enfants, une partie de sa force, servirait à la diaspora (car la diaspora c’est comme si on était idolâtre).

 

Par ailleurs, un des livres les plus important de l’idéologoie de la diaspora anti-israélienne se nomme « Vayoel Mosheh » (comme par hasard il a pris ce verset-là)

 

Jethro en fin de compte va quitter le peuple d’Israël et je vous cite 2 commentaires complémentaires.

 

Behaalotekha au chapitre 10 verset 29

 

Au début des 1ers versets, les versets précédents montrent dans quel ordre les tribus allaient d’étape en étape et sous la direction de quel chef de tribus, du point de vue de l’ordre de marche et de l’ordre de bataille. Et juste quand on a fini le verset 28, le verset 29:

 

וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה, לְחֹבָב בֶּן-רְעוּאֵל הַמִּדְיָנִי חֹתֵן מֹשֶׁה, נֹסְעִים אֲנַחְנוּ אֶל-הַמָּקוֹם אֲשֶׁר אָמַר יְהוָה, אֹתוֹ אֶתֵּן לָכֶם; לְכָה אִתָּנוּ וְהֵטַבְנוּ לָךְ, כִּי-יְהוָה דִּבֶּר-טוֹב עַל-יִשְׂרָאֵל

Vayomer Moshe le-‘Hovav ben-Reouel haMidyani ‘hoten Moshe

noss'im anachnou el-hamakom asher amar Adonay oto eten lachem lechah itanu vehetavnu lach ki-Adonay diber-tov al-Yisra'el.

 

Et Moïse dit à Hobab fils de Réouel le midianite beau-père de Mosheh

 

On apprend du Midrash que Jethro avait 7 noms : Réouel, ‘Hovav, Yitro, Yéter ...

 

Hobab. C’est Jethro, comme il est dit, “des enfants de Hobab, beau-père de Moïse” (Jud. 4:11). Alors que veut dire l’écriture en disant: “Elles [les filles de Jethro] vinrent vers leur père Reouel” (Exod. 2:18)? Cela enseigne que les enfants nomment leur grand-père, ‘père’. Il avait plusieurs noms. « ‘Jethro’ parce que à travers lui une section a été ajoutée (יֶתֶר  ) à la Torah; 'Hobab’-parce qu’il a juré (חֹבָב  ) la Torah, etc…. [Cf. le commentaire sur Exodus 18:1].

 

Dans la scéne que je vous ai décrite auprés du puits lorsque Moïse voit les filles de Jethro, il est appelé Reouel.

 

Ce sont tous des noms qui indiquent la fonction de sa manière d’être homme dans la société et la dimension qu’il peut apporter à la société d’Israël en venant dans la société d’Israël et qui est trés différente de celle de Rout.

 

Je vous dis très rapidement à propos de Rout :

Il faut se rappeller que Rout est de la descendance de Lot.

Lot était très proche d’Abraham dans son identité. Au point que au départ du récit on voit Abraham et Lot trés proche. Au fur et à mesure du déroulement du récit on voit que Lot se sépare d’Abraham.

 

Ils avaient une capacité d’identité messianique à l’origine analogue. Ils auraient pu devenir l’un et l’autre ce que la Torah raconte d’Abraham.

 

En vérité, c’est un peu plus ample dans le récit précédent.

Il y avait 5 personnages Tera’h ‘Haran (le fils ainé de Tera’h et dont le fils est Lot) Nahor et Abraham. En enlevant Tera’h il reste 4 tentatives qui aurait pu être celle d’Abraham

‘Haran meurt tout de suite, il tient pas le coup. Na’hor disparait et meurt aussi rapidement en chemin. Il laisse des descendances qui reviendront. Il reste Lot et Abraham.

A comparer avec les 4 qui sont entrés dans le Pardes.

 

Le projet de la Aliah de Our-Qasdim en Erest Israel possédent 4 issues différentes possibles.

Celui qui n’y arrive pas

Celui qui se perd en route

Les deux qui y arrivent : un qui est dedans et l’autre qui est extérieur à Sodome et Gomhorre.

 

Lot n’est pas n’importe quel autre Abraham.

C’est celui qui aurait pu être vraiment comme Abraham. Ils ont un projet messianique identique, en tant que projet trés analogue à l’origine de leur histoire. Les deux sont capables d’être frêres.

Lorsque Caïn tue Abel, le nom de frére disparait du récit et le terme ne revient qu’avec Abraham.

 

On voit que Lot accompagne Abraham et vit son histoire comme si le projet de la Providence pour Abraham concerne aussi Lot.

Et puis, ‘Haran n’a pas tenu le coup mais Lot le représente. Na’hor qui est perdu, Tera’h qui était resté président de la fédération sioniste d’Our-Qasdim et puis c’est Abraham qui réalise le projet.

 

Lors de la querelle des bergers de Lot et d’Abraham on retrouve la même problématique que celle de Caïn et Abel. « Et la terre n’était pas assez grande pour les porter ». ils étaient deux !

Les bergers d’Abraham querellent les bergers de Lot qui singent les bergers d’Abraham sans la vertu de la moralité. A ce moment-là, Abraham dit à Lot : ne nous querellons pas, qu’il n’y ait pas de querelles entre tes bergers et mes bergers « Ki anashim a’him anakhnou » « car nous sommes des hommes-fréres ».

Cela veut dire qu’ils sont comme des fréres mais plus profondément, qu’ils sont tous les deux porteurs de cette identité-frére. Mais voilà que se dévoile qu’il y a des fréres et des faux-fréres.

Les faux-fréres sont fréres en dehors de la moralité.

Le projet formel est analogue mais ce n’est pas dans la moralité.

 

On voit qu’Abraham tient à protéger Lot là où il se trouve. Le Midrash a bien posé l’étonnement sur Lot qui doit être évacué puisqu’il a préféré Sodome et Gomhorre. Le texte montre cette sollicitude à tout prix alors que c’est l’impureté absolue. En particulier, lorsque Abraham dit : « Si tu vas à droite je vais à gauche, si tu vas à gauche je vais à droite. »

 

Rashi intervient en citant un midrash et dit : « si tu vas à droite je serais pas loin à la gauche de ta droite tout prés pour te protéger si c’est nécessaire. Si tu vas à gauche, je serais pas loin, je serais à la droite de ta gauche pour te protéger si c’est nécessaire. »

C’est un exemple de sollicitude.

 

Et lorsque Abraham apprend que dans une guerre entre 4 rois et 5 rois, Lot a été fait prisonnier, il va se plonger dans la guerre pour sauver Lot.

 

Le Shla’h en se basant sur le Zohar dit : il savait qu’il y avait une étincelle de sainteté enfouie dans la cendre d’où sortirait le roi David, Ruth.

 

Et c’est pourquoi Rout n’est pas n’importe quel converti à Israël. Pourquoi est-elle capable d’être l’ancêtre du Mashia’h ? Car ce n’est pas n’importe quelle manière d’être homme éloignée de l’identité d’Israël. C’est celle qui est la plus loin parce qu’elle était la plus prés. C’est donc celle-là qu’il faut ramener pour que le Mashia’h puisse venir, toujours dans l’économie du monothéisme absolu. C’est là l’aventure de Rout. On décéle tout de suite que déjà dans la famille de Lot il y avait des comportements messianiques. Il faut sauver l’humanité ! »

 

Mais cela se passe dans l’impureté, la défigure et la caricature, l’approximation. Les filles de Lot, persuadées d’être seules au monde avec leur pére, voulaient sauver l’humanité. C’est un projet messianique mais dans l’impureté.

 

Par conséquent, il faut attendre que cette identité messianique défigurée se transfigure et soit pure.

Et finalement c’est Rout qui arrive. Alors Baroukh aba, Shavouot et Matan Torah cela eclate...

 

Tandis que Yitro c’est un projet tout à fait différent. 

 

וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה, לְחֹבָב בֶּן-רְעוּאֵל הַמִּדְיָנִי חֹתֵן מֹשֶׁה, נֹסְעִים אֲנַחְנוּ אֶל-הַמָּקוֹם אֲשֶׁר אָמַר יְהוָה, אֹתוֹ אֶתֵּן לָכֶם; לְכָה אִתָּנוּ וְהֵטַבְנוּ לָךְ, כִּי-יְהוָה דִּבֶּר-טוֹב עַל-יִשְׂרָאֵל

Vayomer Moshe le-‘Hovav ben-Reouel haMidyani ‘hoten Moshe

noss'im anakhnou el-hamakom asher amar Adonay oto eten lahem

lekhah itanou vehetavnou lakh

ki-Adonay diber-tov al-Yisra'el.

Et Moïse dit á Hobab fils de Réouel le midianite beau-père de Mosheh

Nous nous dirigeons vers l’endroit que HM a dit : celui que je vous donne.

Viens avec nous et nous te ferons du bien

Car Dieu a parlé pour le bien pour Israël.

 

וַיֹּאמֶר אֵלָיו, לֹא אֵלֵךְ:  כִּי אִם-אֶל-אַרְצִי וְאֶל-מוֹלַדְתִּי, אֵלֵךְ

Vayomer elav lo elekh

ki im-el-artsi ve'el-moladeti elech

Et (Jethro) lui répond : je n’irai pas... »

« J’irai à mon pays et à ma patrie ».

 

Ils sont dans le désert, à quoi cela ressemble ?

Les Méraglim. Le peuple dit à Moïse : nous n’irons pas !

 

Alors que Dieu avait dit à Abraham : « Sors de ton pays et de ta patrie »

 

Moïse intervient et plaide....

Par manque de temps, je vous donne 2 indications.

Une indication très négative je crois que c’est celle que cite Rashi qui dit :

 

כִּי אִם-אֶל-אַרְצִי וְאֶל-מוֹלַדְתִּי, אֵלֵךְ

ki im-el-artsi ve'el-moladeti elech

 « Je vais te quitter, soit parce qu’il faut que je m’occupe de mes biens, אַרְצִי   artsi, soit que je m’occupe de ma famille מוֹלַדְתִּי   moladeti »

C\est/+a/dire une réaction typiquement égoïste : ta Torah c’est trés bien mais mes biens, mon peuple, ma société... Vous voyez se profiler ce type de relation à Israël, telle que l’histoire nous l’a prodigué. La Torah c’est trés bien mais mon peuple, ma terre...

 

Aprés la Shoah, énormément de Goyim ont fait un raisonnement de conscience et qui nous aiment. C’est vrai. On n’a jamais eu autant d’amis.

Il y a un proverbe juif qui dit  : « Rend lui honneur et reste vigilant » parce que si on fait le bilan de cette histoire comment peut-on la formuler ?

Voilà ce qu’on a entendu pendant 2000 ans : Ton Dieu mais pas toi, ton livre mais pas toi, ta ville mais pas toi, toi mais pas toi...

 

La stratégie est différente mais le phénoméne est le même. Cf. l’histoire des mormons, les Chrétiens pour Israël, etc...

 

C’est là l’explication négative de l’attitude de Jethro.

 

Mais il y a des commentateurs qui ont donné une explication positive : Il a dit : je retourne à mon pays et à ma patrie pour les convertir... Maintenant que j’ai compris, je vais convertir les autres.

 

Je voudrais éclairer cela sur le verset comme une préfiguration, une répétition génerale, de ce qui est arrivé à la génération du désert.

 

Trés rapidement, je vous rappelle l’essentiel de ce que nous avons étudié ici ou ailleurs d’autres parts. C’est d’aprés le Ets ‘Hayim de Rabbi ‘Hayim Vital disciple du Ari zal. C’est la formulation de l’enseignement que le Rav ‘Hayim Vital a reçu du Ari zal qui a trés peu écrit.

 

Dans un chapitre, il décrit un partsouf, une manière d’être Israël dans l’histoire, que l’on appelle Dor hamidbar. Il explique : Au moment de la sortie d’Egypte il y a un « Erev Rav » une foule de peuples qui étaient esclave en Egypte et qui sont sortis d’Egypte en même temps qu’Israël.

 

Verset 4 chapitre 11

וְהָאסַפְסֻף אֲשֶׁר בְּקִרְבּוֹ, הִתְאַוּוּ תַּאֲוָה; וַיָּשֻׁבוּ וַיִּבְכּוּ, גַּם בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, וַיֹּאמְרוּ, מִי יַאֲכִלֵנוּ בָּשָׂר

11 :4

Vehassafsouf asher bekirbo hit'avou ta'avah

vayashouvou vayivkou gam beney Yisra'el

vayomerou mi yaa’hilenou basar?

« Et la foule (racine hasof hasaf) qu’il y avait en son sein a été pris de désir (ils ont eu envie de nourriture autre, jusque-là ils ne mangeaient que la manne)

et alors sont revenus et ont pleurés aussi les enfants d’Israël.

Ils dirent : Qui nous donnera de la viande à manger ? »

 

Ici c’est très clair, l’initiative de cette « faute », si c’est une faute, c’est le Erev rav.

Rashi : Hassafsouf c’est le Erev Rav qui s’est ajouté à eux qui a pris l’initiative comme au moment de la faute du veau d’or.

 

Mais que dit le verset : ils ont été assez forts pour influencer les Bnei Israël.

 

Cela s’est déjà produit au moment de la faute du veau d’or.

Au moment de la faute du veau d’or, l’initiative de la faute vient du Erev Rav mais ici dans notre Parashah ils sont parvenus à influencer le peuple Israël. Au moment de la faute du veau d’or, les forces en présence sont à égalité. (Cf : j’entends un bruit dans le camps : 50-50...)

 

Moïse plaide et Dieu suspend la sanction qui s’appliquera donc pour la prochaine faute. La prochaine faute est celle des explorateurs. La génération qui n’a pas voulu entrer en Erets Israël et alors que la sanction a été suspendue au moment de la faute du veau d’or, la faute contre Dieu et les dix commandements au Sinaï, lorsqu’il a eu la faute vis à vis de la terre d’Israël, ils sont sanctionnés et sont tous enterrés dans le désert.

 

Comment comprendre que 40 jours aprés le Sinaï il y ait une faute aussi énorme ?

 

On comprend que l’initiative de cette idolâtrie renouvelée vient du Erev Rav. Ils étaient à peine initiés à l’identité d’Israël. La raison pour laquelle Moïse les a intégré c’est qu’ils sont destinés à faire partie d’Israël. Puisqu’ils ont la même expérience sinon Galout-Gueoulah...

Au niveau de vérité du projet de sainteté d’Israël c’est évident, mais au niveau de la réalité, c’est á différer, parce qu’ils leur manquait les 6 générations de l’éducation hébraïque qui s’étend d’Abraham à Moïse. Et Moïse n’a pas le temps de leur donner. On comprend que l’intitative de la faute du veau d’or vient d’eux.

 

Cela éclaire beaucoup l’épisode de notre histoire : ils ont été beaucoup plus fort que les hébreux eux-mêmes.

 

A l’épisode du veau d’or c’est 50%-50% comme à la Knesset  mais au moment des explorateurs, c’est une toute autre proportion. Sur 12 chefs chefs de tribus, 10 prennent leur partie. 

 

La question reste posée malgré tout : Comment comprendre que 40 jours aprés le Sinaï il y ait une faute aussi énorme ?

 

La réponse de la kaballah  que je voulais vous citer est la suivante : ce Erev Rav était prêt à recevoir la Torah . C’était difficile mais dans le projet de Moïse, tel que Dieu l’a voulu, il faut le temps mais ils sont candidats à la Torah, et donc Erets Israël ne les concerne pas, car c’est la terre des hébreux, des Bnei Israël descendant des Patriarches.

 

C’est trés paralléle à l’histoire de Jethro refusant d’aller sur la terre d’Israël

Il y a là aussi des implications graves à comprendre pour le temps contemporain.

 

De nouveau nous voyons le peuple se diviser en deux :

Ceux qui disent oui à la rigueur la Torah mais Erets Israël ne nous concerne pas. 

 

Il y a donc là une problématique Erev Rav / Bnei Israël qui est trés grave. Ce que vous entendrez souvent dire c’est que c’est le Erev Rav qui est en Israël et que les Bnei-Israël sont dans la diaspora, alors que la Kabalah dit juste le contraire : le Partsouf du Erev Rav c’est celui de la Galout.

 

Comme je viens de le montrer, Erets Israël ne les concernait pas ; ce qui les concernait c’était la Torah.

 

Je n’ai pas dit que les Juifs pieux de ‘Houts Laarets sont des descendants du Erev Rav, ça personne ne sait d’où il vient. Le probléme est de savoir où l’on va...

 

Q : quid des Druzes ?

R : les Druzes sont une partie de l’islam qui a été en schisme avec l’islam sunnite il y a 400-500 ans et qui reconnaissent Jéthro comme prophète.

 

Fin

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Published by Rav Yéhouda Léon Askénazi (Manitou). - dans PARASHAT HASHAVOUA
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