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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 10:57

Bamidbar (1994)

 

Parashat Bamidbar Cours 1 (1994) 1ère Partie

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/parasha/bamidbar_serie_1994/cours_1

Face A

 

 

Avec Bemidbar commence plusieurs chapitres de dénombrements. Il nous est annoncé dès notre Perachah une différence entre la tribu de Lévi et les autres tribus dès la fin de la Perachah.

Un dénombrement est demandé qui va concerner toutes les 12 tribus sauf celle de Lévi qui sera dénombrée à part. On étudiera la différence de vocation de la tribu de Lévi et de celle d’Israël.

 

Lecture des 1er versets.

Etude non du dénombrement mais l’évidence du caractére apparement fastidieux d’un tel dénombrement dans le détail : pourquoi la Torah donne-t’elle tellement de détails ?

 

Etude d’une des Drashot à ce sujet par le Rav Moskovish, roumain, auteur du « Guélilé Zahav »...

Rav de la génération prédente en Roumanie.

 

Il y a l’indication que chaque individu en Israël a une identité. Sa dignité propre qui est irremplaçable.

C’est d’ailleurs vrai pour chque créature mais nous verrons pourquoi la Torah a voulu nous donner tout ces noms-là et tout ces numérations de noms :

Mise en évidence que chaque personne a une valeur irremplaçable : il y a dans la civilisation humaine un grave problème : c’est une espéce vivante mais chaque individu de l’espéce humaine devrait être une personne. En français, les termes d’individu et de personne ne sont pas synonymes.

Un individu n’est pas une personne.

 

Je situe rapidement cette question par rapport à notre sujet : Un dénombrement consiste à mettre en évidence un nombre. Mais la Torah demande de suite que ce soit un nombre des noms.

 

וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל-מֹשֶׁה בְּמִדְבַּר סִינַי, בְּאֹהֶל מוֹעֵד:  בְּאֶחָד לַחֹדֶשׁ הַשֵּׁנִי בַּשָּׁנָה הַשֵּׁנִית, לְצֵאתָם מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם--לֵאמֹר

Vayedaber Adonay el-Moshe bemidbar Sinay be'Ohel Mo'ed be'echad lachodesh hasheni bashanah hashenit letsetam me'erets Mitsrayim lemor.

L'Éternel parla en ces termes à Moïse, dans le désert de Sinaï, dans la tente d'assignation, le premier jour du second mois de la deuxième année après leur sortie du pays d'Egypte:

 

Cf l’expression du verset 2 :

 

שְׂאוּ, אֶת-רֹאשׁ כָּל-עֲדַת בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל, לְמִשְׁפְּחֹתָם, לְבֵית אֲבֹתָם--בְּמִסְפַּר שֵׁמוֹת, כָּל-זָכָר לְגֻלְגְּלֹתָם

Séou et-rosh kol-adat beney-Yisra'el lemishpechotam leveyt avotam

bemispar shemot kol-zakhar legoulgelotam

« dénombrez toute l’assemblée des enfants d’Israël ».

 

Traduction provisoire de Séou et-rosh par élever (la tête) => dénombrer, traduction provisoire parce qu’il s’agit de la traduction habituelle des traducteurs.

 

« Selon leur famille, selon leur maison paternelle »

N’y a t’il pas ici aussi un pléonasme ? une redondance ?

Pourquoi cette précision des termes différents ?

 

« Bemispar shemot »

 « Par le nombre des noms »

C’est un vocabulaire particulier => le nombre concernent les individus mais les noms concernent les personnes.

 

La nomination d’après la Torah n’est pas conventionnelle.

La modernité a perdu depuis longtemps la nomination, la science des noms. Donner nom c’est donner une identité dans le sens de profil, de projet d’identité. On ne sait plus ce que veulent dire les noms qui ne son plus que des signes d’état civil par lesquels on se reconnait plus ou moins.

 

« Connaitre quelqu’un par son nom » c’est une expression typiquement biblique qui ne signifie pas savoir le nom qu’il porte à l’état civil.

Que connait-on de quelqu’un lorsqu’on connait son nom ?

On peut connaitre quelqu’un par son visage, sa silhouette, son métier... mais que signifie cette expression de connaître quelqu’un par son nom ? 

 

C’est connaitre la façon qu’il a de vouloir quelque chose quand il veut quelque chose, connaitre son type de volonté et pas seulement son caractére en général. C’est aussi une science qui s’est perdue, la sciences des caractéres - cf la Bruyère science abstraite de type psychologique, mais en fait chaque individu a un profil d’identité, un caractére qui est bien le sien et n’appartient pas à quelqu’un d’autre...

 

Le caractére est un faisceau d’indications. Une des indications la plus fondamentale pour la connaissance de quelqu’un c’est la latitude de sa volonté => comment préfére t-il vouloir quand il veut ? Comment a-t’il l’habitude de vouloir ? C’est cela en hébreu ce qui signifie « connaitre quelqu’un par son nom ». On ne peut le deviner si on ne le sait pas.

 

Je vous donne une série d’expression traditionnelles pour vous montrer l’importance du problème :

On dit que la volonté de quelqu’un c’est son honneur. « retsono chel adma kvodo”

Honorer quelqu’un c’est acquiescer à son vouloir. Si on honorait les gens il n’y aurait pas de Mal’hoquet ou divorce. Si le mari honore sa femme et la femme honore le mari dans le sens traditionnel : accepter sa maniére de vouloir quelque chose même si je le veux autrement, il n’y aurait pas de Mal’hoquet...

 

Un autre verset :

Lorsque 2 volontés veulent le même but mais de manières de vouloir différentes.

Les querelles de justes sont les pires, car elles n’ont pas de fin.

Les querelles de bandits se finissent au tribunal sinon il y a des tuiles qui tombent des toits.

Il y a une justice à rendre dans les tribunaux. Si les tribunaux ne font pas leur métier, alors il y a une justice immanente. Elle est terrible car elle tombe du ciel comme une tuile tombe du toit.

Si on fait une analyse que l’on est incapable de faire car il faudrait avoir la science totale du quelqu’un dont on parle, alors on arrive de fil en aiguille de savoir que finalement chacun est jugé au niveau d’importance qu’il a.

Les gens de moindre envergure sont jugés grosso modo, mais les autres sont jugés « kéroud » « sur un cheveu ».

 

Exemple d’un verset comme Baroukh shem kevod malkhouto leolam vaed… dans lequel le nom et l’honneur sont liés.

 

« Connaitre quelqu’un par son nom » c’est très important car il en découle le savoir du comportement à adopter avec lui pour l’honorer.

 

En Israël dans la société juive, il y a quelque chose qui manque. A l’époque il y a des siécles cela existait avec les dorot kétikounan lorsque les générations étaient en ordre => Dorot kétikounam.

Aujourd’hui c’est le tiercé dans le désordre. Tiercé car cela porte toujours sur trois générations.

 

Une équivalence donnée par le Shlah => Ratson 346 Guematriah Shmo 346

Dieu révèle sa volonté par la Torah qui est appelée le nom de Dieu.

Quand quelqu’un révèle sa volonté, il révèle son nom.

 

La connaissance des personnes manquent. On ne se connait pas vraiment. Si on se connaissaient vraiment, alors tous les problèmes de communication et surtout de coexistence seraient résolus. On n’a que des connaissance conventionnelles. Il faut dire que c’est difficile dans les temps modernes où les gens sont sur la défensive et s’enveloppent d’une carapace opaque et hermétique : 90% des conversations, hors intimes, sont intentionnellement futiles pour éviter de parler vraiment par peur de se découvrir , se dévoiler réellement et de sortir de l’anonymat...

 

Cela vous ajoutera une harmonique de sens à une Mishnah importante :

Vé al tardéi si’ha ema ishah

Ce n’est pas qu’il est interdit de parler aux femmes.

 

[Guemarah de Guitim 7

7 sortes de Pharisiens dont celui qui a le front bombé : c’est celui qui marche en regardant la terre

avec un air pieux pour ne pas regarder les femmes...]

 

Ce n’est pas qu’il est interdit de parler aux femmes d’autant plus que la Mishnah dit : Bé ishto amrou on a parlé de sa propre femme : kal vaomer

 

beshel ‘havero.

 

C‘est difficile à comprendre : parce qu’on en doit pas parler avec sa femme on ne doit pas parler aux autres ? Le raisonnement n’est pas simple.

 

J’en profite pour vous expliquer cette Mishnah de Pirqey Avot :

Yossef ben Yo’hanan… dit 3 choses:

Que ta maison soit grande ouverte pour l’hospitalité

Que les pauvres soient les enfants de ta maison

 

Qu’il n’y ait pas d’obstacle à l’invité. Le Midrash donne l’exemple de tente d’Abraham ouverte aux 4 points cardinaux et qui s’appellait Eshel => A’hilah – Shtiah – Linah. Le Midrahs explique que sa tente était ouverte aux 4 côtés de telles sortes qu’aucun visiteur n’ait à contourner la tente pour toruver l’entrée et demander l’hospitalité. Parce que trés souvent demander l’hospitalité en général il y a un obstacle de pudeur. Le plus petit effort à faire pour bousculer cette espéce de pudeur fait obstacle. Non pas « tu peux venir si tu veux » mais « viens ! »

Et dés qu’opn donne l’hospitalité á un pauvre, il faut le considérer comme un fils de la famille. C’est là la vraie hospitalité.

 

Vé al tardéi si’ha ema ishah

 « Ne multiplie pas la conversation avec la femme »

C’est un cas particulier des ces Mishnayot desa Pirkei Avot, il y a une explication.

Béishto amrou

 On a enseigné cela à propos de sa propre femme

kal vaomer beshel ‘havéro

à fortiori la femme de son ami...

 

Certains lisent le verset : « tu aimeras la femme de ton prochain comme toi-même... »

 

Il y a encore une multiplication de l’enseignement . De là on apprend que

 

Celui qui multiplie la conversation avec la femme finira par tomber en enfer...

 

Il faut déjà comprendre ce que dit la Mishanh par Vé al tardéi si’ha ema ishah

 

« ne multiplie pas la conversation avec la femme »

Si on parle à une femme et qu’il faut beaucoup de parlotes, il n’y aura pas d’issue. C’est la multiplication qui est le signe que cela ne va pas. Parler indirectement avec une femme c’est qu’il s’agit d’autre chose : un flirt par la parole.

 

Surtout avec sa propre femme.

Si une conversation sur un sujet dure, elle finira de toute façon par avoir raison.

 

Il faut comprendre ici le sens de Si’ha = conversation. Pas forcément une conversation vaine, mais conversation babillage qu’il ne faut pas multiplier.

 

La Mishnah du Tana nous renvoit à l’hospitalité : ne parle pas de ces pauvres comme fils de ta maison avec ta femme parce qu’elle sera contre, et elle a raison. Si tu amènes un pauvre et le considére comme l’un de tes fils, elle va protéger son foyer et ses propres enfants... Donc le mari qui a l’obligation de l’hospitalité va avoir des problèmes avec cela. Alors ne discute pas là-dessus avec la femme... C’est là le sens Pshat. Ce n’est pas par misogynie que la Mishnah interdit de parler aux femmes. Malheureusement il y a des gens ont des obsessions et qui traduisent dans le sens de la misogynie...

 

***

 

L’honneur de quelqu’un c’est dans sa manière de vouloir et c’est ce qu’on appelle dans la bible le nom de quelqu’un.

 

J’en arrive à mon 1er sujet :

Il y a une différence entre l’individu et la personne. L’espèce humaine est particulière dans les autres espèces vivantes : en particulier par le fait que chaque individu est destiné, est donné à être une personne. En réalité il y a très peu de personnes chez les hommes et beaucoup d’individus. Peut-être est-ce la raison pour laquelle ce mot d’individu a pris en français un sens un peu négatif.

 

Chez les animaux, il y a aussi une distinction des individus entre eux mais cela ne dépasse pas le seuil de l’individualité. L’individu a sa caractéristique, même chez les animaux, mais c’est d’une autre nature, et non une question de degré, pour l’homme où chaque individu devrait être une espèce. 

 

Dans le langage traditionnel, on dit que chaque espèce est une « Nefesh ‘Hayah ». L’espéce entière est une Nefesh ‘Hayah, c’est une manière d’être vivant – Nefesh ‘Hayah. L’espéce entière a une grande Neshamah que l’on appelle dans le texte de la prière « ‘Hayot HaQodesh ». La manière d’être le tigre ou tout autre animal... Cette réalité dans leur racine à l’échelle de la Neshamah collective est d’une valeur exceptionnelle que l’homme ne sait pas comprendre. Ce sont des présences créées par Dieu et ces ‘Hayot HaQodesh sont à l’échelle collective de l’espèce.

 

En bas, dans le monde de la réalité, les individus sont pratiquement interchangeables. Ce qui n’est pas vrai.

Par rapport à l’homme, il y a surtout une très grande différence surtout au niveau moral. 

Dés que l’on considére les hommes commes des individus, l’humanité des hommes est en question.

C’est le grand drame des civilisations qui arrive à une multiplication des individus qui masque la valeur des personnes.

 

Malheureusement, la civilisation occidentale a donné le modéle à l’humanité contemporaine d’une multiplication par le nombre, qui finalement annule la dignité de chaque personne qui est géniale pour elle-même. C’est la notion de masse humaine. Cf. tout ces partis politiques. Sous couvert de démocratie, c’est dangeureux : des partis politiques divers qui sont totalitaires et qui ne tiennent leur pouvoir que de la foule et non du peuple. Le peuple est un ensemble de personnes, la foule un ensemble d’individus. La foule fonctionne au niveau des sentiments et des instincts. Le peuple c’est autre chose.

 

Mon expérience de cela est un peu livresque.

J’ai beaucoup étudié Montesquieu qui a beaucoup parlé de cela.

 

Je crois que le seul exemple d’une véritable démocratie c’est par exemple celle de la Suisse.

Une véritable démocratie ne peut fonctionner que lorsque les hommes se connaissent, et quand les personnes sont des personnes. Non pas lorsque c’est anonyme. En Suisse, existe un systéme de représentation par cantons qui fait souvent appel au référendum d’ailleurs et qui est une véritable démocratie par ce que c’est petit.

 

***

Chaque homme est censé avoir une Neshamah alors que pour les animaux c’est l’espèce qui a une Neshamah et les individus ce sont des Nefashot.

 

Mais la grande majorité des hommes, qui n’en n’est pas capable, n’a qu’une étincelle de Neshamah. Ceux qui possèdent vraiement à eux tout seuls une Neshamah  sont nommés les Yé’hidim - les uniques, les exceptionnels. Les Ye’hidim ce sont les « yé’hidei sgoulah ». Il y en a quelques uns par siècle. Un par génération.

Ceux qui a eux tout seuls sont Ya’hid unique et ceux-là ont une Neshamah Kolalet, une Neshamah collective équivalente à la Neshamah de leur génération toute entière. Exemple de Moïse dont la Neshamah équivaut à la Neshamah du peuple Israël tout entier. 600 000 âmes.

 

Il y a différents niveaux : 5 niveaux => Nefesh - Roua’h – Neshamah - ‘Hayah - Ye’hidah.

Ceux qui parviennent jusqu’à Yé’hidah sont appelées les Ye’hidim.

 

La consigne de la Torah c’est Bémispar Shemot : On nombre des noms. Il faut restituer la dignité de chaque personne.

 

La Torah indique cela de manière focale pour Israël. C’est vrai pour l’humanité entière mais il y a en dehors d’Israël ceux qu’on appellent « les hommes de bonnes volonté ». En dehors d’Israël il y a des grands hommes. En Israël, c’est un statut pariculier car chaque individu devrait être une personne. D’où la différence de statut devant Dieu. Ce qui fait la grandeur et la difficulté d’Israël que chaque individu est une personne, tout du moins en puissance, c’est ce qui fait nos difficultés.

 

La coexistence des personnes n’est pas facile. Il faut le Kavod Avadi l’honneur mutuel et réciproque. Cela a existé dans toutes les communautés mais ce critère du Kavod a disparu.

Ce qu’on pourrait appeller le « gentilhomme » !

 

L’expérience montre que faire du Kavod à quelqu’un oblige à la réciprocité et la vie en société devient vivable. Il faut mettre l’accent dans cette Mishnah que cela commence dans le couple, dans la famille. 

Voilà la formule de la Mishnah :

« Que l’honneur de ton ami te soit aussi précieux à tes yeux que le tien propre ».

La ’Havroutah de 2 ‘Havérim n’est possible que si on respecte la volonté de l’autre et pas dans le sens de acquiescer, condescendre, accepter, obéir... mais vouloir ce que l’autre veut. Pas dans le sens de j’accepte par concession car la prochaine fois c’est moi... c’est ainsi que les conflits commencent...

 

Il faut récuperer cette notion de Kavod, c’est pourquoi la Torah insiste sur le fait que chacun est un nom et pas un nombre.

 

Il y a là un thème métaphysique très simportant : les 2 limites de l’être sont la quantité et la qualité.

 

Il y a là toute l’échelle des sciences cela commence par la science de la quantité pure mathématiques ... puis les sciences où l’être mathématique est essentielle. Avec la science la plus proche des mathématiques => l’astronomie où les régles obéissent le plus aux mathématiques ; puis on passe de l’autre côté des sciences de la qualité qui concerne le vivant : la biologie ... la psychologie, la sociologie... où c’est la qualité qui est l’objet de la science...

 

Ce sont les 2 pôles => Mispar et Shem

Mispar de racine Samekh-Peh-Resh = 340 = Shem

La Torah est à la fois Sipour-conte et Mispar-nombre, à la fois conte et compte.

 

Seuls les Kabalistes sont capables de lire simultanément le récit et les nombres dans la Torah. Aujourd’hui, les gens qui ont perdu la foi tentent de la retrouver en mettant les versets dans un ordinateur pour y trouver des codes... c’est vraiment le signe du manque de foi absolu.

Ils commencent à croire parce que l’ordinateur a sorti une équation...

C’est dangeureux car de l’ordinateur on peut faire sortir n’importe quelle équation.

 

***

 

Premiers versets:

1er Rashi

 

וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל-מֹשֶׁה בְּמִדְבַּר סִינַי, בְּאֹהֶל מוֹעֵד:  בְּאֶחָד לַחֹדֶשׁ הַשֵּׁנִי בַּשָּׁנָה הַשֵּׁנִית, לְצֵאתָם מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם--לֵאמֹר

Vayedaber Adonay el-Moshe bemidbar Sinay be'Ohel Mo'ed

Et Dieu parle à Moïse dans le désert du Sinaï dans la tente du RDV

bee’had la’hodesh hasheni bashanah hashenit letsetam me'erets Mitsrayim lemor.

le 1er jour du 2ème mois de la 2ème année de leur sortie du pays d’Egypte pour dire 

שְׂאוּ, אֶת-רֹאשׁ כָּל-עֲדַת בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל, לְמִשְׁפְּחֹתָם, לְבֵית אֲבֹתָם--בְּמִסְפַּר שֵׁמוֹת, כָּל-זָכָר לְגֻלְגְּלֹתָם

Séou et-rosh kol-adat beney-Yisra'el lemishpe’hotam leveyt avotam bemispar shemot kol-zakhar legoulgelotam.

élever/lever la tête de toute l’assemblée des enfants d’Israël... »

 

C’est l’expression particulière de la Torah « élever-enlever la tête » pour dire dénombrer.

La nomination dans le dénombrement est simultanément une élévation et un grand péril, c’est pourquoi il est interdit par la Torah à moins qu’il y ait des raisons impérieuses. Et le dénombrement se fera toujours par un substitut : on donne un Kofer Nefesh, littéralement « une expiation de la personne », « un substitut de la personne » qui est la moitié d’un Shekel pour chacun et on dénombre les Shekalim.

 

C’est un sujet que l’on étudie dans Parshat Kitissa. Il y a cette notion d´élever la tête.

 

Lorsque l’on fait partie d’un groupe qui est nommé, ici Israël, tant qu’on n’a pas nommé et dénombré chacun en tant qu’Israël, chacun est à l’abri d’un anonymat du groupe.

 

Parce que finalement le groupe rassemble tous les individus du groupe. Le dénombremeent est un jugement de chacun sur l’adéquation de leur identité à l’identité du groupe. Es-tu vraiment Israël ? 

 

Même s’ils n’ont pas encore le mérite d’être Israël, ils sont nés de Jacob et font donc partie de cette communauté, et ils ont le temps de devenir Israël. Comme avec le modèle de l’histoire d’Israël qui est né Jacob et qui devient Israël.

 

Alors si on interpelle quelqu’un qui est encore en cours d’acquisition du nom d’Israël : est-ce que tu es bien Israël ? On le fait passer en jugement !

.../...

lire la suite

 

***

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Published by Rav Léon Ashkénazi - dans PARASHAT HASHAVOUA
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