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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 12:13

Bamidbar (1995)

 

Bamidbar (1995) 2ème Partie   

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/parasha/bamidbar_serie_1995/cours_1

Face B

 

 

...les Juifs français doivent sauver la France du salut d’Israël. Ils aiment la France plus qu’Israël et les Goyim du coin les détestent, car ils s’aperçoivent qu’il n’y a pas plus anti-français qu’un juif-français.

 

Asher barar banou mi kol haamim

L’illustration de cela est le rassemblement des exilés et cela n’existe nulle part ailleurs.

 

Prenons le melting-pot américain, c’est quelque chose qui y ressemble. Les américains sont de toutes les origines mais chacun garde son origine distincte dans l’identité américaine tandis que chez les Juifs, c’est l’inverse qui s’est produit : on ramène avec soi l’identité des Goyim dans l’identité juive. C’est très différent.

 

Jacob Gordin zal’’ => « Être élu c’est être universel », c’est tout le contraire de ce qu’on peut croire qu’un parmi les peuples a été élu arbitrairement. L’élection d’Israël est l’élection de l’universel humain dans une société qui se constitue depuis le 1er homme jusqu’au temps de la sortie d’Egypte. Et la Torah nous a raconté cette histoire. Comment l’humanité a distillé Israël tout en étant marâtre de l’enfant qu’elle a enfanté.

 

Israël sort de l’humanité comme un l’enfant qui sort d’une mère indigne qui devient marâtre et qui veut empêcher cet enfant d’exister. Il n’y a qu’à lire tout ce qui se passe autour de Jérusalem.

 

Effectivement, l’histoire montre que cette haine des Goyim envers Israël accompagne la fin de chaque sortie d’exil. Au niveau individuel, il y a quantité d’amis d’Israël : c’est peut-être le petit peuple au monde qui a le plus d’amis à l’échelle individuel. Mais ils sont impuissants. La puissance appartient aux états et aux hiérarchies politico-religieuses. Elle n’appartient pas aux amis d’Israël.

 

Jacib Gordin : « Etre élu, c’est être universel, et cela coûte cher ».

Très paradoxalement, c’est l’exil qui prouve qu’Israël est universel. Un juif est d’origine hébraïque et c’est parce que’il est d’origine hébraïque qu’il peut être n’importe quel Goy. Il peut être français, il peut être allemand. 

 

Il a ce paradoxe de l’exil qui fait qu’il y a une dimension de l’universel chez les Juifs qui leur vient de l’hérédité hébraïque. Et quand les juifs se rassemblent et redeviennent des Hébreux c’est l’universel qui se rassemble...

 

Vous voyez la dimension de définition que Rashi va mettre en évidence : Pourquoi Dieu compte-t’il les Hébreux ? Un peu comme des pierres précieuses.  Ils les a cherché dans le sable du monde depuis des siècles et alors Il les a rassemblé, alors Il les compte..

 

Il y a une qualité de l’universel humain qui est représenté dans l’identification familiale de chaque membre d’Israël, alors qu’autour il y a perte complète de l’identification originelle des familles humaines. Sauf pour deux exemples que donne la Guemara : les Perses et les Romains.

 

Les Perses ont hérité de la filiation par Ishmaël. Et c’est de notre temps que l’on voit que les Perses qui s’appellent Iraniens c’est Ishmaël. Il n’y a que de notre temps que cela se dévoile. L’Islam anti-israélien c’est d’abord l’Iran beaucoup plus que l’Arabie-Saoudite. Les grands d’Israël savaient que la Perse réalise l’identité d’Ishmaël et que Rome réalise l’identité de Essav.

 

Il n’y a que 3 lignées de la famille d’Abraham qui s’identifient typologiquement à l’échelle de l’antropos originel, c’est Israël et puis l’Islam par la Perse et la Chrétienté par Rome.

 

Suite du Rashi :

« Pourquoi Dieu se préoccupe de savoir combien sont-ils ? »

 

Y a t’il un nombre suffisant ? Est-ce qu’ils sont capables faire coincider société et communauté ?

Pourquoi Dieu se préoccupe de ces gens-là ?

 

Parce qu’il s’agit de l’élection à l’échelle universelle. 

C’est à ce peuple que Dieu s’est adressé en direct. Il s’est adressé à l’humanité à travers ce peuple en différé, mais Il s’est adressé en direct à ce peuple. Même si les Juifs ne veulent pas le savoir, tous les hommes le savent grâce aux chrétiens et musulmans, que c’est aux prophètes hébreux que le Dieu unique et le Dieu un s’est adressé. Il y a un consensus universel qui d’ailleurs irrite les Juifs car il les oblige à se regarder en face dans la glace. La réaction des Juifs déjudaïsés est de vouloir être comme les autres mais ils savent bien que c’est impossible. C’est pour cela qu’ils le réclament avec grossièreté. Ils lisent quelque chose qu’il y a dans le Talmud mais ils le lisent mal :

« kekhol hagoyim » « comme toutes les nations ensemble ».

Mais kekhol hagoyim comme une parmi les nations ...

 

Il y a une chose qu’Israël peut enseigner aux Juifs : c’est que les Juifs croient qu’ils sont Juifs parce qu’ils le veulent bien. C‘est faux. C’est une erreur de croire que être juif se choisit. On ne peut échapper à cette identité. Les israéliens l’ont compris. Un politicien : « La guerre des 6 jours a dévoilé qu’Israël en tant qu’état, était le Juif des Nations ». C’est difficile à avaler !

 

Ce n’est que depuis l’émancipation que les Juifs se sont inventés ce fantasme qu’ils sont Juifs parce qu’ils le veulent bien. On étudiera cela à Shavouot : quand Dieu a renversé le Har Sinaï sur Israël et le Maharal explique : ne croyez pas que vous avez accepté car vous l’avez décidé...

 

Suite de Rashi :

« Quand ils sont sortis d’Egypte, Il les a compté, aprés la catastrophe du veau d’or, Il les a compté pour savoir combien il en restait (et si cela pouvait faire un Israël cohérent). Et lorsqu’Il a décidé de faire résider sa Présence dans le Tabernacle, Il les a compté (pour savoir si la société-communauté d’Israël est suffisament présente pour que la Présence de Dieu réside parmi eux) le 1er de Nissan, le Tabernacle a été dréssé, et le 1er Iyaar Il les a compté. »

 

Je voudrais introduire la lecture de la Guemara sur cette question-là :

Je reprends l’expression de Mipar shemot le nombre des noms :

il y a contradiction apparente, on entend la collision des catégories.

 

En effectuant la synthèse des sciences cela commence par les sciences de la quantité. La science la plus rigoureuse c’est les mathématiques. Ensuite, vient l’astronomie et ensuite la physique... Et on passe au niveau des sciences de la qualité. Les sciences de la liberté et de l’emploi de la liberté...

 

Le nombre c’est la quantité et le nom désigne la qualité.

Le nombre des noms c’est caractéristique de ce dénombrement pour Israël.

 

Nous naissons à l’indice numérique de l’individu. Et puis il faut acquérir le nom de cet individu

 

Un verset lu dans les prières qui accompagnent le mort :

« Il vaut mieux un nom qu’une bonne huile et le jour de la mort que le jour de la naissance ».

 

C’est tiré des Proverbes de Salomon, c’est très paradoxal.

« Shemen tov » c’est l’huile de l’onction, c’est la bonne renommée.

 

En français, on dit de quelqu’un d’important qu’il est « une huile ».

Il vaut mieux un nom qu’un titre. Et c’est au jour de la mort que l’on sait si le nom a été confirmé.  Au jour de la naissance on a devant soi un programme : tu seras untel... mais il n’y a qu’au jour de la mort que l’on sait si on l’a été ou pas. Il faut acquérir le nom à partir de la formule numérique (tel numéro de carte d’identité : cela c’est le nombre. Quand on nomme quelqu’un, on le destine à être. Le père prophétise sans le savoir en nommant son fils : « tu seras untel » !

Cela implique une prudence dans le choix des noms. Il y a des noms difficiles à porter.

 

Le péril du dénombrement c’est précisèment de provoquer le jugement : on se compte. C’est interpeller les individus en leur demandant s’ils font réellement partie de l’identité collective d’Israël. On est jugé au niveau Israël et si on n’y est pas encore c’est dangeureux.

 

C’est pour éviter ce risque de jugement anticipé que l’on procède au rachat-expiation de sa personne. Car tant qu’on a pas fini sa vie on n’est pas encore vraiment et on ne le sait pas encore. Il faut un jugement pour le savoir, et c’est dangeureux. Alors on dénombre les Shékalim qui représentent l’offrande d’expiation du fait du dénombrement.

 

Commentaire du Guelilé Zahav :

 

[Le dernier verset de Parshat Behouqotaï a pour derniers mots Behar Sinaï]

 

« Il y a un Midrash qui dit ceci : « voici les commandements qui nous ont été révélés BeHar Sinaï, et ce qui suit c’est le dénombrement dans le désert du Sinaï». Le Midrash Yalkout enseigne : au moment où Israël a reçu la Torah les Nations du monde ont jalousé Israël et ont dit : qu’ont-ils ceux-là à s’approcher de Dieu plus que les autres ? Dieu a répondu : amenez vos livres de généalogies de même que Mes enfant aménent les leurs. »

 

[ Ils connaissent leurs filiations et affiliations (c’est le contenu de la 1ère Parashah de notre Sidra) jusqu’aux ancêtres hébreux, lesquels ont gardé la filiation au 1er homme. Il y a là une identification humaine et familiale qui est le cas particulier d’Israël. ]

 

« Ils se sont affiliés par leur famille, ils n’ont mérité de recevoir la Torah que par le mérite de leur fidélité d’identité familiale. »

 

Ce sont les hébreux restés hébreux que l’on retrouve au Sinaï.

S’en suit tout un développement. On verra comment la Guémara intervient :

 

Guemara :

« Rabi ‘Hanina bar Papa ... à l’avenir HaQadosh Baroukh Hou prendra un Sefer Torah et le prendra dans son sein et Il dira : « que celui qui s’est occupé de cette Torah vienne et qu’il recoive son salaire ».

Panique chez les goyim, viennent les idolâtres en mélange.

 Alors Dieu leur dit : ne vous rassemblez pas devant Moi en pagaille mais que chaque nation et ses scribes (de l’état civil) se présentent.

Et tous les peuples se sont rassemblés (Léom c’est le peuple par filiation familial. Mot proche ‘oumah’ = descendants de la même mère- Am = gens qui sont ensemblés )

Chaque fois qu’intervient le nom Léom peuple dans le sens de filiation familial, c’est le royaume.

 

Y aurait-il mélange devant Dieu qui a créé les lignées humaines ?

Lorsque les peuples se sont rendus compte que seul une Nation qui peut se définir comme nation dans les filiations des 70 familles de qui se sont perdus dans le grand mélange de la diaspora humaine alors apparait d’abord la nation de Rome d’abord.

 

Pour quelle raison ?

Parce qu’elle est la plus importante.

 

Et d’où le savons nous qu’elle est importante ?

On se réfère à la vision de Daniel où les 4 bêtes représentent les grandes civilisation, la dernière étant Rome. Et à ce propos la bête qui représente Rome nous dit le verset « elle a dévoré toute la terre».  Cette 4ème bête du rêve de Daniel c’est Rome.

« Elle a obligé que sa nature s’impose à tout le monde. »

 

L’impérialisme romain => Toutes les nations modernes se rattachent au droit romain. Les parlements de tous les pays africains ou asiatiques singent le sénat romain. C’est lui qui a dévoré toutes les terres à travers le colonialisme.

 

....

 

« Alors Dieu a dit aux Romains (ils sont convoqués car ils ont gardés leur filiation de Malkhout qui se rattache à Essav) : de quoi vous êtes vous occupés ? Nous avons fait de grands marchés, de grands bains, nous avons rassemblé beaucoup d’argent et d’or, et tout cela pour Israël afin qu’Israël apprennent à faire des marchés et des banques.... »

 

Il n’y a pas d’art juif. Il y a un art judéo-quelque chose....

 

C’est l’interpellation au jugement dernier, Dieu va demander aux Nations ce qu’elles ont faites. Elles argumentent leurs prouesses de civilisation. On a servi la Torah puisque les Juifs ont besoin de marchés, de bains, de banques...

Dieu leur répond : c’est pour vous que vous les avez faits.

Ensuite viennent les Perses qui racontent des choses effectuées...

Même réponse divine.

 

Alors les Goyim sont coincés, et disent : « on savait pas ».

« Alors on efface tout et on recommence ? »

 

Non, la Torah c’est sérieux on n’efface pas mais je vais vous donner une Mitsvah.

Et Dieu leur donne la Mitsvah de la Soukah.

Si vous la faite cela équivaut à toute la Torah.

Dieu provoque la canicule et comme la Halakhah autorise à quitter la Soukah, les Goyim sortent en claquant la porte de la Soukah. La réaction des Goyim est de dire « la Torah ne peut pas se pratiquer, on claque la porte ».

 

Quand un Juif ne peut pas accomplir la Mitsvah il est malheureux au contraire du Goy qui en est heureux.

 

Suite du Midrash => alors les anges on dit : on ne peut pas faire le jugement dernier, on ne peut juger que les Juifs qui sont les seuls à avoir accepté la Torah ? Dieu répond on va juger les Juifs avec les Goyims => on va juger les Goyim d’après leurs Juifs.

 

Les Juifs ont la responsabilité des Goyim. On les jugera d’après leurs Juifs. Par exemple Dieu va demander aux Juifs allemands « Ai-Je bien fait de créer l’Allemagne... ? »

 

< fin >

 ******

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Published by Manitou - dans PARASHAT HASHAVOUA
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