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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 12:08

Bamidbar (1984)

 

Bamidbar (1984) 2ème Partie.

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/parasha/bamidbar_serie_1984/cours_1

Face B

 

... formulé la constitution des droits de l’homme à l’échelle internationale. Et la communication que j’ai faite a convaincu.

 

Nous avons des droits, nous sommes obligés de les réclamer parce que la notion de devoir a perdu son fondement.

 

Si quelqu’un a conscience de ses devoirs vis-à-vis d’autrui, alors les droits d’autrui sont fondés. Dans le cas de quelqu’un qui ne perçoit pas la valeur du devoir, la notion de droit n’a aucun fondement. Si les devoirs sont accomplis, personne n’a à réclamer les droits. S’ils doivent être réclamés, c’est que les droits ne sont pas garantis.

 

C’est une des manifestations de la civilisation contemporaine qui est en fin de compte une des conséquences ultimes de la séparation entre le politique et le moral, et cette séparation va subsituer le droit dans son essence légale au droit dans son essence morale.

 

La société moderne, israélienne y comprise en tant qu’elle fait partie des catégories occidentales, est aux prises avec ce problème et n’arrive pas à s’en sortir. Rester dans la légalité tout en allant à l’encontre de la morale, en se mettant à l’abri du droit légal et en pensant être un héros de la moralité… On se conduit à l’opposé de celle-ci.

 

Je ne sais pas s’il y a un système politique juste du point de vue de la morale absolue, étant donnée précisément l’inégalité de nature des personnes. Par conséquent, pour commuer cette inégalité de nature, il faut restituer une égalité de dignité.

 

La formule de la constitution française : « tous les hommes naissent libres et égaux en droits » est une approximation épouvantable car personne ne nait libre comme l’autre. Chacun nait dans un conditionnement différent, et personne n’a les mêmes exigences et les mêmes capacités, les mêmes tendances...

 

Il faut donc parler d’un devoir de reconnaissance de la dignité d’autrui quelqu’il soit et non cette équation de départ fausse qui a tellement impressionné les esprits, notion inventée par les philosophes encyclopédistes et la philosophie des lumières... On a finalement un régime absolument hypocrite qui n’arrive pas à corriger et à mettre sur le terrain de la justice. Faire entrer la qualité de la personne humaine dans les cases abstraite de l’égalité est absurde.

 

La formule de la révolution socialiste d’octobre 1917 est beaucoup plus proche de l’esprit de la Torah : « donner à chacun suivant ses besoins ».

 

On ne peut pas dire que les hommes sont égaux en besoins.

 

Montesquieu et Churchill : le régime politique le moins pire reste la démocratie.

A la base de la notion de démocratie, celle de l’égalité des personnes. Or cette notion est fausse à tous les niveaux.

 

Donc il faut trouver un critère de justice de dignité pour chacun à un niveau praticable et opératif. Si on se rattache à ce principe que tous savent faux, sauf les élèves de l’école laïque républicaine, alors on arrive à un état de la société qui est moralement catastrophique.

 

Le devoir de Tsedakah d’après la Guemara : si quelqu’un a fait faillite et a perdu sa fortune alors le devoir pour lui c’est de lui donner le train de vie auquel il était habitué.  Si on n’emploie le terme de « droit » c’est ce qu’il à quoi il a « droit » par rapport au devoir de Tsedaqah.

Humour du Talmud : s’il était servi par 7 valets à table il faut que tu le fasse servir par 7 valets à table, sinon tu n’as pas compris ton devoir....

 

En hébreu Shavé/Shav différence aleph-hé ce qui est égale est vain.

Si deux choses sont égales, l’une est vaine...

 

Retour à l’étude

 

Dans notre dénombrement ici il faut avoir en mémoire que cela signifie que le 1er dénombrement n’a pas compté les Léviim. Ce que le texte n’indique pas clairement dans le livre de Shémot mais qui est évident dès que l’on se rend compte que précisèment la tribu de Lévi n’avait pas participé à la faute du veau d’or. C’est ce qui résoud le problème selon Rashi.

 

Les 2 nombres sont identiques car les 2 dénombrements sont dans la même année d’âges qui commence à Tishri et les Léviim n’étaient pas dans les dénombrements.

 

C’est la raison pour laquelle dans le 2nd dénombrement, les Léviim doivent être compté à part.

 

Il y a le critère d’identification de chaque personne. Le nom désigne le génie personnel de chacun et qui est absolument unique et égal à rien d’autre.

 

Même deux jumeaux sont différents et chacun est un monde différent.

 

Dans la société contemporaine énormèment de problèmes d’inégalités réelles découlent de cette pseudo-notion d’égalité.

 

« A chacun selon ses besoins », ce n’est finalement pas la solution du problème moral, ce serait d’arriver à la solution du problème de jouissance et c’est d’ailleurs l’objectif de l’analyse marxiste pour la personne humaine mais c’est beaucoup plus proche de l’esprit de la Torah : Chacun doit être jugé suivant les normes de sa propre identité.

 

C’est très difficile de porter un nom car celui-ci nous juge de façon perpétuelle.

L’interpellation du dénombrement est précisèment l’interpellation de la nomination.

 

ð    2- Ramban => dans le 1er compte, la tribu de Lévi était comptée et pas dans le 2ème. On obtient le même nombre : la différence est par le nombre des personnes des tribus d’Israël qui sont passés de 19 à 20 ans. Il faut juste prendre acte que c’est le même nombre.

 

Le Ramban indique une toute autre perspective qu’il faut essayer de comprendre. Le nombre dans la tribu de Lévi n’est pas le même nombre dans le 1er que dans le 2ème

Dans le 1er recensement selon Ramban, le critére d’identification de la tribu de Lévi et de la tribu d‘Israël était donc le même puisqu’il s’agit du même dénombrement pour les deux.

 

Il n’est par conséquent pas étonnant que le nombre des enfants d’Israël qui vient s’ajouter dans le 2ème dénombrement ait la même qualité de critère des enfants d’Israël du 2ème dénombrement que le nombre de Léviim du 1er dénombrement.

 

Dans le 1er dénombrement, Léviim inclus, le critère d’identité est le même.

Ce n’est que dans le 2ème dénombrement que la tribu de Lévi est dénombrée à un niveau supérieur.

Par conséquent, les membres des tribus d’Israël au 2ème dénombrement, avaient la même identité que les membres de la tribu de Lévi du 1er dénombrement.

 

***

 

Le 2ème dénombrement c’était le 1er Iyyar de la 2ème année de Nissan de la sortie d’Egypte.

Les tribus d’Israël ont été comptées à part et la tribu de Lévi à part, le même jour.

 

Le problème c’est de savoir pourquoi c’est le même nombre ?

 

Pour Rashi, il n’y a pas de problème : c’est la même année de Tishri date du compte en année, il faut donc en déduire que la tribu de Lévi n’était pas comptée déjà lors du 1er dénombrement.

 

Pour le Ramban, c’est tout à fait différent et cela nous apprend un enseignement supplémentaire : les membres des tribus d’Israël du 2ème dénombrement avaient le niveau d’identité des membres de la tribu de Lévi du 1er dénombrement.

 

Pour le Ramban dans le 1er compte, après la faute du veau d’or, les membres de Lévi sont comptés mais pas dans le 2ème .

La différence de nombre est expliquée par ceux des tribus d’Israël qui ont eu 20 ans entre-temps et qui entrent dans le 2ème recensement.

S’ajoute une équivalence entre l’identité des membres des tribus d’Israël qui viennent numériquement prendre la place de la tribu de Lévi compris dans le 1er compte.

 

Cela veut dire qu’au 2ème dénombrement tout Israël était déjà au niveau de l’identité qu’avait la tribu de Lévi au 1er dénombrement.

 

Un des grands commentateurs Rabenou Be’haye ben Asher explique de la même suivante :

Pourquoi est-il écrit:

וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל-מֹשֶׁה בְּמִדְבַּר סִינַי, בְּאֹהֶל מוֹעֵד   

Vaydaber Hashem el Mosheh bemidbar Sinaï beohel moed

dans notre 1er verset ?

 

Il y a 3 niveaux de la révélation de la Torah à Moïse :

 

ð    Sinaï

ð    Ohel Moed

ð    Arvat Moav

 

Rabenou Be’haye nous dit c’est pour nous indiquer cette Mahalah des enfants d’Israël au 2ème  dénombrement par le fait que cette révélation est donnée à travers la révélation à Moïse dans le Ohel Moed – le Mishkane. Il y a là une indication qu’il s’agit des enfants d’Israël qui ont encore gardé, au moins potentiellement, la Qédoushah que seuls les Léviim ont réalisé.

 

ð    3-  La 3ème thèse est celle du Ralbag - Gersonide – citée par le Malbim de la manière suivante : dans les 2 comptes, les Léviim sont omis. Mais les nombres de ceux qui sont arrivés à 20 ans dans le 2ème compte étaient le même que le nombre de ceux qui ont dépassé l’âge de 60 ans.

 

Il en résulte que la vraie question non-résolue par ces trois thèses est de savoir pourquoi il n’y a pas eu de mort entre temps ?

 

La 1ère explication donnée à partir de Rashi sur Parshat Ki-Tissa : la raison que donne la Torah elle-même pour justifier le dénombrement par le Kofer Nefesh est exprimée par l’expression suivante :

 

« Si vous les dénombrez de cette manière, chacun en donnant l’expiation de sa personne, il n’y aura pas de catastrophe qui vous atteindra »

 

C’est la réponse suffisante : parce qu’ils se sont identifiés de cette manière chacun à travers le nom de sa propre personne donnée en Kofer Nefesh qu’il n’y pas eu le risque qu’il y ait de mort dans cette génération.

 

Etant donné que dans le 1er dénombrement après la faute du veau d’or c’était l’expiation par le Ma’hatsit HaShekel, ils ont été préservés de la mort à partir de-là.

 

Il y a une objection :

On a posé le problème du Pessah Shéni : ceux qui étaient impurs durant Pessa’h le 15 Nissan doivent faire Pessa’h le mois suivant le 15 Iyyar. (La tradition est restée de manger de la Matsah au repas). La Torah prévoit en Parshat Nasso que celui qui est impur, ou en voyage en dehors d’Israël et qui ne peut pas faire Pessa’h fera Pessah Shéni.

 

Cette prescription a été instituée suite à l’intervention de membres du peuple venant dire à Moïse « nous n’avons pas pu pratiquer Pessa’h car nous étions impurs au contact d’un mort... que faire etc. » 

 

Moïse révèle la prescription de Pessa’h Shéni. La Torah nous dévoile lors d’un récit qu’il est arrivé quelque chose, alors on a posé la question à Moïse que faut-il faire ? Et Moïse dit : « la Torah dit que... ».

 

Et alors la Guemara s’interroge : pourquoi la Torah indique que c’est de cette manière qu’est survenue cette Mitsvah ? C’est pour donner le mérite du dévoilement de telle Mitsvah à ceux qui ont posé la question.

 

L’expression est :

9 :6-7

וַיְהִי אֲנָשִׁים, אֲשֶׁר הָיוּ טְמֵאִים לְנֶפֶשׁ אָדָם, וְלֹא-יָכְלוּ לַעֲשֹׂת-הַפֶּסַח, בַּיּוֹם הַהוּא; וַיִּקְרְבוּ לִפְנֵי מֹשֶׁה, וְלִפְנֵי אַהֲרֹן--בַּיּוֹם הַהוּא

« Il y eut cependant des Anashim qui s’étaient rendus rituellement impur au contact d’un cadavre et qui ne purent donc pas préparer l’offrande de Pessa’h ce jour-là. Ils se présentèrent devant Moïse et Aharon ce même jour

וַיֹּאמְרוּ הָאֲנָשִׁים הָהֵמָּה, אֵלָיו, אֲנַחְנוּ טְמֵאִים, לְנֶפֶשׁ אָדָם; לָמָּה נִגָּרַע, לְבִלְתִּי הַקְרִיב אֶת-קָרְבַּן יְהוָה בְּמֹעֲדוֹ, בְּתוֹךְ, בְּנֵי יִשְׂרָאֵל

et ces hommes lui dirent: "Nous sommes souillés par des cadavres humains; mais pourquoi serions-nous privés d'offrir le sacrifice du Seigneur en son temps, seuls parmi les enfants d'Israël?"

 

 « Ils étaient impurs au contact d’un cadavre »

La Guemara demande : « qui étaient ces hommes là ? »

La question est reliée à notre problème : cela veut donc dire qu’il y a eu des morts !

 

Les trois thèses exposées ci-dessus ne sont valables que s’il n’y a pas eu de morts.

 

Réponse de Rashi lui-même :  la réalisation du dénombrement par le biais d’un rite d’expiation est attachée à la promesse d’absence de mort

 

D’où l’objection de la Guemara.

Qui étaient ces hommes-là ?

 

2 réponses :

 

ð    il s’agit des porteurs du cercueil de Joseph dans le désert. Evidemment Joseph ne fait pas partie du dénombrement mais cela a des prolongements lointains, car un verset des Psaumes définie Joseph par le nom de Adam et d’autres parts, le verset cité accompagné de la Mitsvah du Pessa’h Shéni a employé ce mot de Adam « impurs au contact du corps d’un Adam » ...

 

Bien que la génération du désert était garantie de pureté à la suite du 1er dénombrement, étant donné qu’elle était accompagnée par les ossements de Joseph, elle était accompagnée quand même par une impureté qui en provenait. (Halakhah : lorsque les ossements sont secs l’impureté cesse mais le corps de Joseph était embaumé dans un cerceuil plongé dans le Nil)

 

ð    2ème réponse il s’agit de Nishaël et de sa femme qui étaient les oncles de Nadav et Avihou chez les Léviim il y a eu 2 morts et donc des personnes impurs pour s’occuper des morts, Met Mitsvah et par conséquent il étaient impurs à cause de cela.

 

La Guemara a étudié ces questions dans toutes les dimensions du problème et nous indique finalement que le privilège du dénombrement de cette génération  c’est que c’est le même nombre et qu’il n’y a pas eu de mort, c’est-à-dire que cela nous renvoit au problème du danger du dénombrement et de la manière dont il doit être fait pour éviter ce risque.

 

Enseignement du  Guelilé Zahav :

 

Il cite à ce propos la Guemara connue :

Il y eut une discussion entre Beit Hillel et Beit Shamaï pour savoir si c’était bien pour l’homme d’avoir été créé ou pas.

 

=> 1- la formule employée par la Guemara n’est pas de savoir si Dieu a bien fait de faire exister l’homme, mais de le faire exister comme « créature » - c’est à dire doué d’un Yetser Tov et Yetser Harâ. Ce n’est pas la seule manière d’exister en tant que créature. Il y a les anges, les animaux etc...

Ce qui caractérise la qualité de Briah, de créature, c’est la dualité des instincts de l’homme par rapport à la conscience morale, Yetser tov et Yetser harâ. L’homme est créé avec les deux Yetsarim. La Guemara continue en disant : « …et ils ont conclu : il n’aurait pas dû le créer mais maintenant qu’il est créé qu’il soit vigilant dans ses actes »

Le Guéliléi Zahav cite un de ses maitres et lit la guemara de la manière suivante :

« ils sont passés au vote et ils ont conclu » se lit littéralement « ils ont compté (l’avis de chaque sage) le nombre de Mitsvot (Il y a 248 et 365 =  613 mitsvot) et ils ont dit que le nombre de Mitsvot négatives est beaucoup plus nombreux et par consèquent, l’homme a plus d’occasions de risquer l’échec moral que la réussite. Il y a 248 commandements positifs et 365 négatifs. C’est pourquoi ils ont dit « qu’il examine ses actes »

 

Quelques pages plus loin la Guémara explique que c’est dans le cas où l’on pratique la Torah Lo Lishmah. Si on pratique la Torah sans intention d’accomplir ce qu’elle demande - ce qui s’appelle pratiquer la Torah Lishmah – alors on a que le mérite des actes, tandis que si on l’a pratiqué Lishmah, alors Dieu ajoute la bonne intention à l’acte. Ce qui fait que pour chaque Mistvat Assé on a un double mérite.

 

A ce moment-là le nombre des commandements positifs est doublé et est donc supérieur au nombre des commandements négatifs. 2x 248 = 496 > 365 commandements négatifs.

 

HaQadosh-Baroukh-Hou lie l’intention à l’acte : Si l’acte a été effectué Lishmah avec une bonne intention, il y a le mérite de l’acte et le mérite de l‘intention alors que dans le cas de la Avéra non.

 

Le Pshat de la Guémara n’est pas de dire que l’intention compte comme l’acte même si l’acte est absent. Mais c’est que l’intention est ajoutée à l’acte quand il y a l’acte avec intention.

 

Le raisonnement est le suivant :

La mauvaise intention n’est pas ajoutée à l’acte mauvais mais la bonne intention est ajoutée à la bonne action.

 

De là on en tira la conséquence :

 Si quelqu’un voulait faire le mal mais ne l’a pas fait, on ne lui compte pas comme mérite. Mais si quelqu’un voulait faire le bien et en est empêché, on lui compte comme mérite l’acte également.

C’est une conséquence tirée du Pshat. Puisque la bonne intention est ajoutée à la bonne action, alors lorsqu’on a été empêché d’une bonne action, l’intention est comptée comme action.

 

On comprend bien de quoi est faite la volonté humaine : Lorsque la volonté humaine veut le mal rien ne peut l’en empêcher. Par conséquent, s’il en a été empêché c’est qu’il ne le voulait pas vraiment, donc on ne compte pas l’intention mauvaise comme une faute.

 

Tandis que la bonne intention, la volonté de faire le bien, peut être empêchée : si elle n’est  pas faite ce n’est pas volontairement, c’est par obstacle. Les obstacles contre une bonne intention existent. Les obstacles contre une mauvaise intention n’existent pas. Donc, si il y a eu obstacle c’est qu’il n’y avait pas vraiment mauvaise volonté.

 

‘Hidoush :

Mitsvot Lo Taassé = 365  et Mitsvot Assé = 248

Torah Lishma => 496 Mitsvot Assé = valeur numérique du mot Tsouvat

 

Tsevet qui veut dire « accompagner » de racine Tsadik-Vav-Tav.

Ce mot est employé en hébreu moderne avec un doublet araméen Tsavta inutile. 

 

Dans la Guémara Shabat sur l’avant-dernier verset de Qohelet :

סוֹף דָּבָר, הַכֹּל נִשְׁמָע:  אֶת-הָאֱלֹהִים יְרָא וְאֶת-מִצְו‍ֹתָיו שְׁמוֹר, כִּי-זֶה כָּל-הָאָדָם

« la fin du discours tout est entendu,

crains Dieu et obéis à ses commandements

car c’est cela tout de l’homme

ki zeh kol haAdam » 

 

La Guemara Shabat explique ki zeh kol haAdam de 3 manières dont l’une est :

Rabbi Shimon Ben Passi « le monde entier n’a été créé que pour accompagner celui-là qui a la Yirat Shamayim et pratique les Mitsvot »

 

Ce mot de « accompagner litsouvot hazéh » c’est la valeur numérique des Mitsvot doubles lorsqu’elle sont Lishmah : 2x248 = 496 

 

Haftarah de Bemidbar :

 

Prophéte Osée chapitre 2

וְהָיָה מִסְפַּר בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל, כְּחוֹל הַיָּם, אֲשֶׁר לֹא-יִמַּד, וְלֹא יִסָּפֵר  

« Et le nombre des enfants d’Israël sera comme le sable de la mer qui ne se mesure pas et qui ne se dénombre pas »

 

Tous les commentateurs ont cité ce verset de la Haftarah et demandent ce que signifie un nombre qui ne se mesure pas et qui ne se dénombre pas ?

Réponse de la Guémara : Si c’est la Torah Lo Lishmah, il y a un nombre de Mitsvot. Si c’est la Torah Lishmah il n’y a pas de nombre.

 

Cette identification des noms d’Israël finalement se relie aux Patriarches, et on a expliqué c’est la raison pour laquelle  il y a au verset 2 de la Parashah « שְׂאוּ, אֶת-רֹאשׁ    séou et rosh » qui est au singulier alors que le reste est au pluriel. Normalement il y aurait dû y avoir « seou et rashei kol Adam bnei Israël »

 

« שְׂאוּ, אֶת-רֹאשׁ    seou et rosh » « élève la tête » au singulier, cela commence à Abraham lui-même et lorsqu’il y a unité d’Israël alors la Torah peut-être reçue Lishmah.

 

Résumé :

A retenir l’idée du dénombrement comme interpellation d’identité, jugement qui nécessite d’être à l’abri du Klal pour éviter le danger du jugement anticipé.

Bartenora a indiqué le commentaire qu’il a donné sur le début du livre de Routh en pensant précisément à ce que la Torah a été donné à Shavouot et que le livre de Rout est lu à Shavouot.

 

 < fin >

*****

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Published by Rav Yéhouda Léon Askénazi (Manitou). - dans PARASHAT HASHAVOUA
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