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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 13:23

Naissance d’Isthaq création du monde et Roshashanah (1987)

 

Face B - Durée : 33,0 minutes

 

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/fetes_et_calendrier/la_naisance_d_isaac_et_la_creation_du_monde/cours_1

 

 

 

…/…

Il y a donc à la création du monde une impossibilité et il faut donc une alliance entre Dieu caché et l’homme pour construire un monde vrai, parce qu’un monde sans Dieu n’est pas un monde.

 

Le Rav Na’hman de Braslav disait qu’un monde sans Shekhinah n’est pas un monde mais un Guéhinam.

 

Selon l’expression du Talmud : à partir du moment où le monde fonctionne comme la nature, le Talmud (Avodah Zarah 54b): définit le déterminisme naturel par l’expression : Olam KeMinhago Noheg. (le monde poursuit sa nature normale) Le Minhag haolam. 

 

Le Midrash a déjà indiqué que les lettres du mot Minhag sont les mêmes que celles du mot Guéhinam. Cela veut dire le monde de Olam keminhaguo nohég zeh guéhinam.

 

De la même manière un monde sans l’homme n’est pas un monde : la preuve c’est que Dieu a voulu que l’homme habite le monde. Enfin Dieu sait pourquoi un monde sans l’homme n’est pas un monde. Et nous avons des sources à ce sujet : « Dieu a décidé qu’il préférait être dans les mondes d’en-bas et non dans les mondes d’en-haut » Dans les mondes d’en-hautil n’y a pas d’homme, et sans l’homme on s’ennuit, dans les mondes d’en-bas, il y a l’homme et aussi le mal....etc.

 

Voilà donc le problème.

Il faut donc une alliance pour pouvoir créer le monde, parce que l’existence du monde est une impossibilité. Et on pressent déjà que le thème de « Bereshit bara Elohim et hashamayim veet haarets » et le thème de « véhashem paked et Sarah » (Bereshit 21:1) ont le même contenu.

 

J’en arrive au 2ème volet de la comparaison :

Nous avons une telle familiarité avec les naissances d’enfants qu’on ne se rend plus compte qu’à chaque fois c’est le même problème qu’avec la naissance d’Isaac.

 

Seulement, la Torah nous a raconté  la naissance d’Isaac pour nous faire comprendre toute naissance. En principe à priori, toute naissance est aussi impossible que la naissance d’Isaac. Le commencement du monde d’un homme, le commencement de l’histoire d’un homme, pose le même problème que Briat HaOlam: il n’y avait rien et subitement il y a.

 

Nous sommes familiers à la signification traditionnelle du problème, il y a un passage très célebre de Descartes à ce sujet, mais nous l’expliquerons selon notre propre sensiblité : il est bien évident que si on croit qu’un homme, c’est son corps on ne comprend rien à ce problème.

 

On ne verra pas une création ex-nihilo Yesh meayin mais uniquement que ce sont les parents qui ont collaboré à fabriquer un corps qui est ce qu’il est selon sa carte d’identité génétique...etc.

Mais il est bien évident qu’un homme n’est pas son corps. A partir de là, il est bien évident qu’il s’agit d’une création ex-nihilo.         

Il y a expérience au niveau pratique lorsque l’on a un enfant et qu’on devient à son tour père et surtout mére. On sait très bien que quelqu’un apparait-là qui n’était pas là. On le comprend d’autant mieux comme grand-père ou grand-mère. Parce que jusque-là on a l’impression de jouer à la poupée. C’est là que cela commence à devenir sérieux. Et ce quelqu’un qui vient vient avec son monde tout entier et se fiche éperdument de sa préhistoire.

 

Donc c’est la même réalité : l’une au niveau de l’histoire du Olam et l’autre au niveau de l’histoire du Adam.

 

J’espère vous avoir donner suffisamments d’indications pour avoir des éléments de réponse à notre question:

Pourquoi à Rosh hashanah, commence-t’on par la naissance d’Isaac au lieu du Maasséh Bereshit ?

 

*****

 

Des questions ?

Comme dit la Gémarah, ne pas poser ses questions quand il faut les poser, cela s’appelle Guézel !

 

Q : Sur le verset : « Eleh toldot hashamayim vé haarets béhibéaream » quelqu’un a dit béAbraham,

R : C’est le Midrash.

Q : ... Abraham alors qu’ici c’est Its’haq ?

R : Je répond très rapidement : La réponse est dans le mot Toldot : les Toldot ce n’est pas Abraham. Le mot n’apparait vraiment dans la Torah qu’à partir de Isaac. Aussi avec Noa’h mais la Parashah de Noa’h s’appelle Noa’h et pas Toldot.

Je vous rappelle le ‘Hidoush que l’on a étudié à ce sujet qui est très joli. Je vous lis le verset:

Gn. 6:9:

אֵלֶּה תּוֹלְדֹת נֹחַ--נֹחַ אִישׁ צַדִּיק תָּמִים הָיָה, בְּדֹרֹתָיו

אֶת-הָאֱלֹהִים, הִתְהַלֶּךְ-נֹחַ.

Eleh toldot Noa’h Noa’h ish tsadiq tamim hayah bédorotav

Et Elohim Hitehalekh Noa’h

 

Le ’Hidoush en question dit ceci:

נֹחַ אֵלֶּה תּוֹלְדֹת נֹחַ

Eleh toldot Noa’h Noa’h. Nekouda.

Cela veut dire : voilà les Toldot de Noa’h : c’est Noa’h ! Cela veut dire qu’il se multiplie par copie plus ou moins conforme, on les appelle les Bnei Noa’h. Et ce ne sont pas les véritables engendrements les Toldot vraiment. C’est de la multiplicaiton démultiplicaiton, la machine à photocopier. Des duplicata…

Alors la Massoret a indiquée cela de façon très claire.

On aurait du dire Parshat Toldot, mais elle la nomme Parshat Noa’h et non Parshat Toldot.

 

La Parashat Toldot c’est Its’haq ben Abraham. On est en plein dans le sujet.

Je ne reprends pas l’analyse de Behibaréam - BéHé Baréam : Al tiqré béhibaréam elav béAbraham : Ne lit pas behibaréam mais BéAbraham.

Mais simplement très rapidement : tout le problème tourne autour de cette lettre Hé écrite en petit dans le verset. Sans le petit Hé là, il faudrait lire « Eleh toldot hashamayim vé haarets béboram ».  Béboram c’est le transitif. Le sujet c’est le Créateur seul. Tant qu’Abraham s’appelait Abram il y avait écrit « beboram » Seul Dieu est sujet de la Création. Dès qu’Abraham apparait il y a Béhibaréam, et le mérite est déjà aussi du côté de la créature.

Béhibaréam est un mode verbal dénommé « nifral » où l’objet collabore comme sujet avec le sujet.

Béhibaréam => par le fait d’avoir été créé mais le sujet c’est le créature.   

Béborham => par le fait de les avoir créé mais le sujet c’est le Créateur.

 

Exemple : L’expression traditionnelle talmudique est « Min briato shel olam »   on ne dit pas « briat haolam » (le sujet c’est Dieu qui a créé) cela vient du olam : briato shel olam.

 

***

 

Je reprends l’analyse :

Le théme du la création du monde et de la naissance d’Isaac sont identiques à deux niveaux différents. Il y a autant d’impossibilité c’est vraiment Briah Yesh Mi Ayin. Et c’est là qu’on comprend comment l’analogie s’exprime au niveau de la Midat HaDin : Puisque le monde doit être justifié à postériori d’avoir été créé, c’est la Midat HaDin qui préside à la création :

« Bereshit Bara Elohim ».

 

Nous avons la Midah opposée : « VéHashem Paked et Sarah » mais là, la Pkidah, c’est au nom de Hashem, la Lédah c’est au nom de Elohim. Vous voyez la différence, la Midat HaDin.  

 

Q: Pourtant le verset « Olam ‘Hessed Libané » ?

R: Il y a un verset qui dit « Olam ‘Hessed Libané » « le monde est construit par ‘Hessed ». ‘Hessed c’est la Midah de grâce, de charité. Cela veut dire qui ne réclame pas de mérite. Exactement à l’opposé de la Midat HaDin : il faut rendre compte, payer et c’est justifié à postériori. C’est l’histoire du Tikoun Haolam qui commence par ce verset. « Olam ‘Hessed Libané » C’est ce qu’on appelle dans la Qabalah : Binian HaOlam. Davka ! Le Binian haolam commence par ‘Hessed.

Briat HaOlam c’est plus haut et provient de Binah. La Briat HaOlam c’est par la Midat hadin. Et le Tikoun HaOlam commence par Midat ‘Hessed.

Vous l’avez dans les mot :   Olam ‘Hessed Libané  c’est le Tiqoun HaOlam, le Binian HaOlam.

Briat haOlam, c’est Midat haDin

Le Shoresh de la Briah c’est dans le Olam HaBriah qui est le Shoresh de la Midat HaDin.

Alors que le Shoresh du Tikoun HaOlam est beaucoup plus haut que Briah, c’est ‘Hessed Elyon qui est avant Keter, c’est-à-dire beaucoup plus haut. Dans la Maharshavah, Koulo ‘Hessed, dans le Maasséh Midat HaDin, mais le Tikoun commence par ‘Hessed.

 

Nous avons là un exemple très important du point de vue de l’étude : il faut étudier la question dans les termes même où elle est posée. La réponse est finalement très simple : c’est la différence entre Briat HaOlam et Binian HaOlam. Binian HaOlam ce n’est pas Briah, c’est Tikoun HaOlam.

 

Le verset dit:  

Vayomer Elohim Yéehi Or                     =>  ‘Hessed

Vayhi Or                                                 => Gevourah

Vayar Elohim Et-HaOr Ki-Tov              => Tiferet

Vayavdel Elohim Beyn Ha'Or                => Netsa’h

Ouvein ha’hoshekh                                 => Hod

(Vayikra Elohim La-Or Yom Vela’hoshekh Kara Laylah)

Vayhi Erev                                               => Yessod

Vayhi Voqer                                             => Malkhout

tout cela c’est Yom E’had

Mais cela c’est le Tikoun HaOolam et non pas le Briat HaOlam.

La conséquence de Briat haolam c’est Tohou Vavouhou

Le Tikoun HaOlam commence par Vayomer Elohim Yéhi Or. 

Alors le Tikoun HaOlam commence par Abraham, mais le Shoresh de Briat HaOlam c’est Davka  Its’haq -  Midat HaDin. Puisque ‘Hessed est sous ‘Hokhmah mais que Gvourah est sous Binah.

 

***

 

Q : inaudible.

R : Abram est vraiment  en train de devenir Abraham à partir d’Abram quand il est capable de dire de sa femme qu’elle est sa soeur. C’est là que Its’haq peut naître. Ce n’est pas la littérature occidentale du couple qui engendre et le dialogue fécond, cela c’est de la philosophie. Mais il faut d’abord construire la Briah authentique du point de vue morale.  

Je vous rappelle le thème en question : Tant que lui ne peut pas lui dire à elle « tu es ma soeur », elle ne peut pas enfanter. On ne s’occupe pas ici de la reproduction à l’identique. On s’occupe des Toladot qui doivent mener au Mashia’h. Alors tant qu’on n’arrive pas à ce niveau de progrès dans son identité, l’enfantement est arrêté. 

 

C’est Jacob qui dévoile cela à Ra’hel quand il dit [Gn. 30:2]:

וַיֹּאמֶר, הֲתַחַת אֱלֹהִים אָנֹכִי, אֲשֶׁר-מָנַע מִמֵּךְ, פְּרִי-בָטֶן

Hata’hat Elohim Anokhi Asher-mana mimekh pri-vaten.

Suis-je à la place de Dieu qui t’a empêché d’enfanter ?

 

Cela veut dire que c’est Dieu qui empêche l’enfantement tant qu’il risque d’être un brouillon d’approximation. C’est la différence entre Ishmaël et Its’haq. Ishmaël n’est pas Its’haq parcq u’il est une approximation. Pour engendrer l’approximation, n’importe quelle princesse suffit. Hagar d’après le Midrash est la femme du Pharaon. En terme de société, cela signifie que n’importe quelle société comme matrice de civilisation peut enfanter Ishmaël par Abraham. Abraham peut faire Ishmaël dans le monde, à travers n’importe quelle société.  Il se trouve qu’à l’époque la société fécondable c’était Mitsraïm. Alors le Midrash dit tranquilement que Hagar est fille du Pharaon. Ce n’était pas Abram qui était empêché puisqu’il pouvait avoir Ishmaël. C’est facile d’obtenir Ishmaël. C’est donc Sarah qui est empêchée, parce que tant qu’elle n’est pas au stade d’enfanter Isaac alors elle enfanterait aussi Ishmaël et ce serait la catastrophe. Imaginez qu’Ishmaël soit Israël ! D’ailleurs il ne demanderait pas mieux ! Vous voyez donc que c’est cette histoire que nous vivons.

Q : Comment Sarah est-elle arrivée au niveau ?

R : Abraham a commencé par dire « tu es ma soeur », mais il faut aussi qu’elle dise « il est mon frère ». 

 

 

***

 

Rite Sfardi : 4-5 Sli’hot prennent pour théme la Aqédat Its’haq, il y en deux très connus à Rosh hashanah et à Kipour.  Une est attribuée à Maïmonide qui est un texte difficile de grande poésie, et une autre à Judah Halevi bien qu’en principe elle est attribué à 3 frères espagnols dont on ne sait rien d’autre si ce n’est qu’ils aient écrit cela : les frères Abbass. Le Rav Kalifah de Jérusalem a établi qu’il s’agirait de Judah Halévi. C’est le texte le plus populaire en tout cas. On choisira l’une ou l’autre pour l’étudier avec le texte de la Torah.

 

***

 

Pour finir le cours on va reprendre le théme pour aller plus loin.

Je vous explique le schéma, la structure même de l’histoire de Isaac même, en tant qu’il est le Tsadik par rapport à la Midat HaDin.

 

Il ne devait pas naître et il est né, il devait mourir et il n’est pas mort.

 

Ce sont exactement nos deux Parashiot de Rosh hashanah :

ð  Sa naissance impossible c’est le théme de la création du monde, c’est un miracle dans le sens strict.    

ð  Le théme inverse avec Akedat Its’haq : il devait être « sacrifié » et puis il est sauvé.

 

Il est justifié par rapport à la Midat hadin. Celle-ci exige que je paye le prix de l’être que le Créateur, en tant que Dieu d’Abraham, m’a donné en cadeau. Il a suffit qu’il soit capable de cela pour que Dieu dise à Abraham : « maintenant Je sais ». 

 

Seulement, du point de vue du texte hébreu, malgré tout, l’épreuve est pour Abraham et pas pour Isaac. Parce que pour Isaac ce n’est pas une épreuve : il est le Tsadik de la Midat HaDin. Lorsqu’il sera éprouvé ce sera par la Midat Ha’Hessed, et il va échouer. De la même manière que lorsque Abraham est épouvé par la Midat HaDin, il risque d’échouer. Puisqu’il était prêt à le sacrifier.

Cf. les nombreux Midrashim autour de ce théme.

 

Remarquez tout simplement qu’après cette scène, la révélation à Abraham s’arrête et cela passe à la révélation à Isaac. Et même la dernière révélation où Dieu dit à Abraham « ne lui fait rien !», c’est par un Malakh et non plus directement. Il a surmonté la 10ème épreuve ; mais le trébuchement reste possible : si Dieu ne l’avait pas arrêté, il faisait un sacrifice...

Pourquoi ? Parce que ce n’est pas sa Midah. Lorsque Abraham est éprouvée il est éprouvée par la Midah opposée pour que l’unité des valeur soit prouvée. Les 9 premières épreuves adviennent pour savoir s’il est ‘Hassid.  Ce sont les épreuves de la Midat Ha’Hessed. Un fois sûr qu’il est ‘Hassid presque complétement, l’unité des valeurs réclame qu’il soit éprouvée par la Midat Hadin.

De même pour Its’haq.

 

Un verset de Jérémie dit : Abikh harishon atah oumishkha pashroubi

Les commentateurs disent : Abikh harishon c’est Abraham : je n’ai pas dit de le sacrifer, tu as voulu le sacrifier. Oumishkha pashkhoubi => c’est Its’haq qui a aimé Esaü.

 

Vous voyez comment la Midat HaDin est malhabile dans l’épreuve à la Midat Ha’hessed. Il aime son fils Esaü ! On voit à quel point c’est énorme, mais quel fils ? Esaü !

 

Le trébuchement d’Abraham c’est dans l’épreuve par la Midat HaDin : il va le sacrifier.

Le trébûchement de Its’haq c’est dans l’épreuve de la Midat Ha’hessed : il aime Esaü.

 

C’est la base du probléme difficile que nous avons à résoudre : celui des Bnei Israël qui ne sont pas que Bnei Abraham ou que Bnei Ist’haq mais Bnei Yaaqov qui s’appelle Israël parce que fils d’Isaac,  fils d’Abraham.

 

Quand les Bnei Israël jouent à Abraham, c’est la catastrophe.

Quand les Bnei israël jouent à Ist’haq, c’est la catastrophe.

Il faut jouer à être les enfants de Jacob.

 

Si Abraham vivait comme Abraham parmi nous, il serait le fondateur de Shalom Akhshav !

Si Yits’haq vivait parmi nous il prendrait la tête du mouvement de Kahaga (?) !

Mais nous sommes les Bnei Israël !

 

Alors cela va de soi que ce n’est pas une épreuve pour Isaac. Isaac parlerait ici comme Rabbi Akiva : « toute ma vie j’ai attendu cela... »

 

Lu une fois dans Mikhtav miEliyahou du Rav Dessler, j’ai lu la citation d’un Midrah qui dit que dommage que le sacrifice ne se soit pas fait, il y aurait eu déjà  la Kaparah du monde. Ce Midrash a été mal utilisé par les élèves du rav Dressler. Il est utilisé de manière christianisante. Parce que c’est ce que disent les Chrétiens : l’histoire du sacrifice d’Isaac réussi et qui aurait sauvé le monde.

 

Le Midrash en réalité ne dit pas qu’Its’haq a été tué mais seulement que son Nefesh l’a quitté, pas sa Neshamah. C’est ce que Sarah a vu de loin...

 

Effectivement, lorsque Its’haq n’était pas encore ligoté sur l’autel, son Nefesh engendrait Essav. Mais lorsqu’il a perdu son Nefesh, alors il engendre David, ce qui est la Midat HaDin du Tsadik alors que Essav est la Midat HaDin du Rashâ.

 

Dans tous les cas, il faut retenir que la Torah dit que c’est l’épreuve d’Abraham : parce que pour Isaac ce n’est pas une épreuve. Lorsque Isaac est éprouvé, c’est Davka par la Midat Ha’Hessed. Comme l’homme de la rigueur absolue aime t’il ? Il aime des gens pas aimables, parce que ce n’est pas sa Midah.  

 

Q : inaudible.

R : En hébreu il n’y a pas écrit « VaElohim paked et Sarah » ce serait les naissances qui s’effectuent sans difficulté  mais il y a écrit « VéHashem paked et Sarah ». Ce verset est énorme. Comme dit le Talmud, quand il ne veut pas nous faire peur : si ce verset n’était pas écrit on ne pourrait pas le dire. Regarder ce qu’il y a écrit : « Vehashem paked et Sarah ». Comment un théologien chrétien lirait cela ? « et le Seigneur a fécondé Sarah... » purement et simplement !

 

Le problème est enseigné par un Midrash très familier : lorsque l’homme est vraiment Ish-époux et que la femme est vraiment Ishah-épouse alors leur union fait apparaitre le nom de Yah - la Shekhinah est parmi eux. Sinon la Shekhinah fuit et il reste Esh-Esh.

Ici on a « Vehashem paked et Sarah » alors les Toladot peuvent commencer.

 

Je vous cite, pour terminer, un enseignement qui fait un autre rapport avec Maasseh Bereshit de rabbi Yehoudah El’hassid dont j’ai parlé à propos de la Teshouvah.

Il y a 3 grands noms dans l’école des ‘Hassidim allemands de rite ahkenaze  

Shmouel ‘Hassid - rabbi Yehoudah El’hassid – et rabi Eleazar miWorms. 12ème et commencement du 13è siécle famille des Rokéa’h.)

 

Dans le sefer ha’hassidim  rabbi Yehoudah El’hassid pose la question suivante : pourquoi dans la Meguilat Ester le Shem Havayah n’apparait pas sinon par allusion ?

Il répond que c’est parce que le Shem Havayah n’apparait qu’à propos des Toladot . Or les engendrements s’arrêtent avec Ester. Je vous cite le verset :

 

2:4

  אֵלֶּה תוֹלְדוֹת הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, בְּהִבָּרְאָם:  בְּיוֹם, עֲשׂוֹת יְהוָה אֱלֹהִים--אֶרֶץ וְשָׁמָיִם

Eleh toledot hashamayim veha'arets behibare'am beyom asot Hashem Elohim erets veshamayim.

 

Le nom de Hashem n’apparait dans le récit de la Torah qu’à propos des Toladot. Cela commence donc en principe avec Adam harishon. Zeh sefer toldot haAdam

En réalité, cela commence avec Its’haq. Donc le Shem Havayah apparait avec la naissance d’Its’haq : vehashem paked et Sarah

Et se cache avec Ester qui devient la femme d’Assuérus.    

 

Remarquez dans le Maassé Bereshit 32 fois le nom de Elohim mais la 26ème fois c’est quand le verset 26 dit :

וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם

Vayomer Elohim naassé Adam.

Il y a donc un Remez que c’est le Shem Havayah qui apparait parce que les Toladot vont commencer.

 

Cela peut peut-être relié à ce que je disais tout à l’heure à propos de David :

Il y a 13 fois le mot de Toladot dans tout le Tanakh

La 1ère fois au verset 4 du chapitre 2:
 אֵלֶּה תוֹלְדוֹת הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, בְּהִבָּרְאָם

Eleh toledot hashamayim veha'arets behibare'am.

Le mot de toldot est écrit Malé avec toutes ces lettres et ensuite c’est toujours écrit ‘Hasser, il manque une lettre Vav ou les deux.

 

La 13ème fois c’est pour la naissance de David (Rout- Ruth 4:18)  où le mot de Toldot est de nouveau écrit Malé. תוֹלְדוֹת

Pour rappeler qu’il s’agit des Toldot du Mashia’h.  

 

Là où le mot de Toldot est  ‘Hasser bé’Hasser il manque les deux vavim  pour Toldot Ishmaël.

( Voir 11 références ici : http://akadem.org/photos/contextuels/4689_Doc1_Toldot_1.pdf)


<Fin> 

********

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