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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 12:43

http://www.toumanitou.org/toumanitou/la_sonotheque/pensee/la_teshouva_serie_1980/cours_4

Face A

…/…

כִּי הַמִּצְוָה הַזֹּאת, אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם--לֹא-נִפְלֵאת הִוא מִמְּךָ, וְלֹא רְחֹקָה הִוא

Car cette Mitsvah que je t'enseigne aujourd’hui, n'est pas trop extraordinaire pour toi, n’est pas trop loin

לֹא בַשָּׁמַיִם, הִוא:  לֵאמֹר, מִי יַעֲלֶה-לָּנוּ הַשָּׁמַיְמָה וְיִקָּחֶהָ לָּנוּ, וְיַשְׁמִעֵנוּ אֹתָהּ, וְנַעֲשֶׂנָּה

Elle n’est pas dans le ciel pour que tu dises: "Qui montera pour nous au ciel et nous l'apportera, et nous la fera entendre afin que nous l'écoutions?"

וְלֹא-מֵעֵבֶר לַיָּם, הִוא:  לֵאמֹר, מִי יַעֲבָר-לָנוּ אֶל-עֵבֶר הַיָּם וְיִקָּחֶהָ לָּנוּ, וְיַשְׁמִעֵנוּ אֹתָהּ, וְנַעֲשֶׂנָּה

Elle n'est pas non plus au delà de la mer, pour que tu dises: "Qui ira traverser pour nous la mer et nous l'apportera, et nous la fera entendre afin que nous l'accomplissions?"

כִּי-קָרוֹב אֵלֶיךָ הַדָּבָר, מְאֹד:  בְּפִיךָ וּבִלְבָבְךָ, לַעֲשֹׂתוֹ

Car la chose est toute proche de toi: dans ta bouche et dans ton cœur, pour l'accomplir!

 

Alors de quoi s’agit-il ? Je vous cite ces derniers versets pour que vous entendiez le mot de Mitsvah dans le verset. Nous allons aborder assez rapidement aujourd’hui l’explication du problème que je vais poser.

 

On a posé la question suivante :

Est-ce que faire Téshouvah c’est une Mitsvah de la Torah ou non ?

Nous savons qu’il y a 613 Mitsvotr dans la Torah. La Téshouvah figure-t’elle dans le compte des 613 ou bien non ?

Tout d’abord, comment une telle quesiton peut-elle se poser ? Ne sait-on pas quel verset insitue ou non une Mitsvah ? Où est le problème ?

 

Le problème c’est que la règle générale c’est que toutes les Mitsvot nous sont données au futur. Le verbe que nous traduisons comme un impératif est en réalité un futur. Et même s’il nous apparait qu’il y a des exceptions ce n’en sont pas, chacune s’étudie pour elle-même.

Par exemple, Lo Tsirtsa’h. Traduit littéralement par « Tu ne tueras pas ». Mais nous entendons un impératif, « ne tue pas ! ». Je vais étudier cela : Que signifie ce fait que a Toeah des impératifs nous est donnée au futur ?

Rav Kook : en tant que la Torah s’adresse au Klal Israël, à la collectivité d’Israël, c’est une promesse. En tant que cette promesse s’adresse à l’individu, elle se traduit par un impératif. Cette même Torah est entendue par la collectivité comme une promesse, et elle est entendue par l’individu dans la collectivité comme un impératif.

Par exemple : Si tu es Israël, Je te promets : Tu ne tueras pas. C’est une promesse : le fait que la Torah est formulée au futur c’est la promesse que je suis capable de l’accomplir, sinon elle ne s’adresserait pas à moi. Le seul fait que la Torah s’adresse à moi c’est la promesse que je finirais par l’accomplir. Mais c’est au niveau du Klal.

Maintenant, l’individu ne coïncide pas encore avec cette identité du Klal pour qui c’est une promesse. Alors il reçoit l’obligation, le devoir de se faire équivaloir avec ce Klal, et tout de suite la promesse s’accomplit. C’est dire que l’effort que je dois faire pour accomplir l’obligation c’est l’effort qui doit me faire coïncider moi individu avec  l’identité d’Israël. Deviens Israël et la promesse s’accomplit, l’impératif se transforme en futur !

La Torah s’adresse à Jacob comme impératif. Dès que Jacob devient Israël elle s’accomplit comme futur. Il faut que Jacob devienne Israël. Jacob entend la Torah comme impératif. Pour Israël c’est une promesse.

 

Le verset c’est :

תּוֹרָה צִוָּה-לָנוּ, מֹשֶׁה:  מוֹרָשָׁה, קְהִלַּת יַעֲקֹב

Torat Tsivah lanou Mosheh : Morashah Qehilat Yaaqov

 

C’est-à-dire qu’à ma naissance je suis Jacob, toute ma vie c’est pour devenir Israël. Les promesses sont faites à Israël et jacob reçoit obligation de devenir Israël pour que les promesses s’accomplissent. Alors vous avez là un thème important : pourquoi la promesse que Dieu fait est-elle suspendue ? A quelle clause ? A condition que je sois celui à qui le promesse a été faite. Dès que le suis celui à qui le promesse a été faite, il n’y a plus de clause, elle s’accomplit. Pour le Klal Israël il n’y a aucun problème de mérite ou démérite. Cela m’est promis en tant que Klal Israël. Il suffit que je devienne cet Israël pour que cela s’accomplisse. Et les Mitsvot sont nécessaire pour que je devienne Israël. Les Mitsvot font de moi, Jacob, Israël. Dès que je suis israël, les promesses s’accomplissent.

 

Rappelez-vous au pied du Sinaï, l’incompréhension du peuple quand Moïse lui dit : pour que les promesses s’ccomplissent il y a une clause, les Mitsvot !  Reliez-le à cela. Je vous ai montré ce conflit entre la foi du peuple qui a les promesses que Dieu accomplira et puis les Mitsvot que Moïse révèle comme condition pour que ces promesses s’accomplissent. C’est lá que vous avez la solution de ce conflit. Il est évident que toute la Torah est une promesse qui est donnée par Dieu à Israël. Seul Jacob peut devenir Israël, et c’est pourquoi c’est lui qui entend les promesses. Mais il les entend en tant qu’israël et les reçoit comme obligation de Mitsvot au niveau Jacob.

 

C’est le même problème pour la prière. Si je mérite pourquoi ais-je à demander ?

Je mérite pour Olam Haba. Mais si je veux pour Olam Hazeh il faut que je demande. Il faut que je devienne celui à qui l’accomplissement est promis.  Et en demandant, j’acquiers le mérite d’obtenir.

Cela m’est réservé mais voilà que c’est moi qui qiagnostique que j’en ai besoin maintenant. Je suis libre, seul moi peut prendre l’initiative de demander pour maintenant, et par le fait d’avoir le courage de demander alors je reçois. Si je mérite. Mais la difficulté c’était : si je mérite pourquoi faut-il que je demande ? C’est un probléme très paralléle. Dieu nous a promis cela. Il a promis le monde bienheureux. Il a promis à Israël et s’adresse à Jacob parce que seul Jacob peut être Israël. Mais il faut que Jacob devienne Israël. Et c’est le Mitsvot qui transforment Jacob en Israël. C’est le programme de toute la vie entière. Et chaque fois que j’accomplis une Mitsvah, j’acquiers un point d’Israël dans mon être. Seul Jacob peut devenir israël, mais il faut encore qu’il le devienne. Et c’est tout ce long combat de nuit contre l’ange. Et à la fin de la nuit Jacob reçoit le nom d’Israël. Et tout de suite le texte dit : « וַיִּזְרַח-לוֹ הַשֶּׁמֶשׁ  Vayizra’h lo hashemesh - le soleil a brillé pour lui », cela veut dire que les promesses s’accomplissent. C’est le Qriat Shémâ du matin : on est sorti de la nuit.

 

La question qui a été posée se relie à ce thème général : tout le monde est d’accord, tous les Poskim les décisionnaires sont d’accord qu’il y a 613 Mitsvot dans la Torah. Mais il peut y avoir discussion si tel verset est une promesse ou un commandement.

 

Q : Est-ce que ce n’est pas automatiquement la même chose ?

R : Non, il y a cette clause. Où est-ce que c’est promesse, où est-ce que c’est commandement ?

Je vous ai donné en exemple le verset où Dieu bénit le premier homme 1:28:  

וַיְבָרֶךְ אֹתָם, אֱלֹהִים, וַיֹּאמֶר לָהֶם אֱלֹהִים פְּרוּ וּרְבוּ

Vahitbarekh otam Elohim Vayomer Lahem Perou OuRvou

Il les bénit Elohim ( les rendit fécond) et Il leur dit : croissez et multipliez.

Si je traduis comme ça.

Alors il y a une discussion dans la Guemara : est-ce que Croissez et multipliez c’est le contenu de la bénédiction ou bien est-ce premiérement une bénédiction et deuxièmement un commandement ?

Et finalement la Gumara trranche : Vahitbarekh otam Il les a béni -  et maintenant qu’ils sont bénis ils reçoivent le commandement Pérou Ourvou.

J’aurais pu lire autrement : Il les bénit en leur disant « Croissez et multipliez ! » qui est la bénédiction.

 

Par exemple, un verset cité en général par les textes [Vayiqra 19:2] :

קְדֹשִׁים תִּהְיוּ:  כִּי קָדוֹשׁ, אֲנִי

Qdoshim Tihyou Ki Qadosh Ani

Vous serez saints car je suis saint…

Est-ce qu’il y a parmi les 613 commandements un commandement de sainteté ou bien est-ce une promesse ? C’est un des exemples possibles.

 

En général sur l’ensemble des Mitsvot tous les décisionnaires sont d’accord sur ce qu’est une Mitsvah de la Torah et il arrive qu’ils rattachent telle Mitsvah à tel verset à tel autre. Mais il y a un certain nombre de cas où il y a vraiment controverse : Est-ce que ce dont on parle est vraiment Mitsvah ou pas ? 

 

Par exemple, la Téchouva. Y-a-t’il une Mitsvah de faire Téchouvah.

Par exemple, le retour en Israël. Y-a-t’il une Mitsvah de retourner en Israël ?

 

Et pourquoi je vous parle de cela ? Parce que vous savez bien que c’est un problème contemporain pour beaucoup de ceux en ‘Houts Laarets qui déclarent qu’il n’y a pas de Mitsvah d’aller en Erets Israël.

 

Alors effectivmeent, nous allos voir que sur ces deux problèmes, aujourd’hui je vous décris la situaiton qu’on étudiera plus en détail :

Il faut découvrir avec surprise ou sans surprise que pour la Torah c’est la même chose faire Téchouva ou revenir en Erets Israël.

On était loin et il faut revenir. C’est cela laTéshouvah et c’est pourquoi elle parle de ces deux conduites dans les mêmes versets. Or, en particulier là et sur ces deux point, il y a la même controverse entre Maïmondie et Na’hmanide.

 

Dans le code selon Maïmonide il n’y a pas de Mitsvah de faire Téchouvah. Et il n’y a pas écrit de Mitsvah d’habiter le pays d’Israël. Dans le code de na’hmanide c’est otut le contraire : il y a une Mitsvah de faire Téchouvah et il y a une Mitsvah d’habiter en Erets israël.

 

Je vous explique brièvement le principe de l’attitude de Maïmonide et de celle de Na’hmanide :

Vous aurez des surprises parce qu’en général les religieux qui se basent sur Maïmonide en disant que dans le code de Maïmonide ce n’est pas écrit, c’est tout le contraire. Pour Maïmonide il y a un principe très clair : pour un comportement qui est un comportement naturel, il n’y a pas de Mitsvah qui y correspond. Dans un comportement naturel on n’est pas libre. Et par conséquent la Torah ne peut pas légiférer sur un tel comportement.  Par exemple aucune Mitsvah qui dit : « Tu mangeras ». Parce que manger est une exigence naturelle. La Torah nous dit comment manger. Mais elle ne nous dit pas  « Tu mangeras ».

 

Exemple classique au Talmud Torah : où est-il écrit qu’il faut avoir la tête couverte ?

Parce qu’il y a un verset qui dit « Et Avraham est allé sur le chemin.. » Quel rapport ? Est-ce que tu peux imaginer Abraham aller sur le chemin sans chapeau ?

Et ne croyez pas que c’est une blague c’est la vraie réponse.

 

Si la Torah doit dire à un juif que premièrement tu dois mettre une Kipah c’est que ce n’est pas un juif. Cela fait partie de l’identité naturelle dont on a perdu le naturel : on s’est déculturisé. D’abord c’est une donnée chez les Sémites. Cela va de soi chez les Sémites la politesse est d’avoir la tête couverte. Alors que cela va de soi ailleurs d’avoir la tête découverte. On fait parie de Pontex d’evidences différentes. Et quand quelque chose est une évidence de nature, cela n’a pas à être écrit dans la Torah. Celui qui a besoin de ce verset c’est le signe qu’il n’est pas dans le coup.

 

Imaginons que la Torah soit un manuel pour pompier. Il y  a Israël et le feu dans le monde qu’il faut éteindre. Si dans un manuel pour pompier il faut écrire dans un manuel pour pompier premiérement sache que le feu cela brûle… et avec d el’eau on éteint le feu…  ce n’est pas à lui que je parle !  il n’est pas concerné ! Vous avez compris la gravité du problème.

 

Ce sont des données immédiatyes élémentaires qui effectivement si elles sont perdues il faut des raisonnements pour les récupérer. Mais le fait des raisonnements pour les récupérer c’est bien l’indice qu’on les avait perdu…

 

Essayer d’imaginer votre arrière grand-pére vivant de façon tradionnelle la tête nue. C’est indécent !

Ce sont des données élémentaires qu’il faut récupérer.

C’est comme si vous disiez à quelqu’un que pour ne pas être nu il faut un vêtement. A-t’on besoin d’un verset pareil dans la Torah pour s’habiller ?

 

C’est pourquoi la tradition a choisi dafka la Kipa comme indice de la sincérité de la relation à la Torah. C’est pourquoi on appelle la Kipa : Qabalat Ol Malkhout Shamayim.

Je vous cite la Guémara, vous venez d’un monde assimilé il faut le temps pour récupérer tout cela : Celui qui va sans Kipa c’est le signe qu’il refuse la souveraineté des Mitsvot.

Cela a fini par devenir le signe de cela. Alors qu’en fait c’est une Mitsvah parmi les autres, mais elle s’est chargé de ce signe-là. Pourquoi ? Parce qu’il y a une tradition très claire que quand les premiers chrétiens ont rejeté la Torah le signe qu’ils ont donné fut de se découvrir.  

C’est pourquoi chez les Ashkénazim il y a une sensibilité encore beaucoup plus grande que chez les Séfardim : être la tête découverte c’est être Goï : cela veut dire que c’est le signe par lequel on rejette Ol Malkhout Shamayim. Comme chez les Séfardim on vivait chez les musulmans c’était un peu autre chose. Il y a une tendance chez les Ashkénazim pieux à considérer cette Mitsvah comme très exigeante parce qu’elle est le signe de toute la Torah. Certains Séfardim montrent plus de laisser-aller. C’est une erreur.

 

En Occident, le signe de la politesse à partir de la chevalerie est devenu d’enlever le casque et le gantelet pour montrer qu’on a pas d’intention guerrière. On se découvre par attitude pacifique, on tend la main nu (sans arme). Cela veut dire que c’est le signe de politesse dans une civilisation de guerriers, de violence. Alors que le signe de politesse chez les Sémites c’est précisément d’avoir la tête couverte. Il y a d’autres niveaux d’explications et de raisons mais je vous donne cet exemple pour comprendre ces données immédiates pour lesquelles il n’est pas nécessaires d’avoir d’indication dans la Torah.

 

Autre exemple beaucoup plus massif :

Aucune allusion dans toute la Torah au monde à venir !

Pourquoi croire au monde à venir puisqu’il n’est pas dans la Torah ? 

Si la Torah devait me dire premièrement : voilá il y a un monde à venir et voilá comment y aller… c’est que ce n’est pas à moi qu’elle s’adresse. La Torah ne s’adresse qu’a ceux qui vont dans le monde à venir. Si elle s’adresse à moi pour me dire qu’il y a un monde à venir c’est que je ne suis pas dans le coup. La Torah n’est pas un bréviaire pour convaincre des incroyants. La Torah est la Torah des croyants. Si elle doit d’abord nous expliquer  à quoi il faut croire ce n’est pas à nous qu’elle parle. A qui la Torah s’adresse-t’elle ? Kol Israël yesh lahem ‘Helek léolam haba. A celui qui va au monde à venir. Alors voilà le code de la route…

Si dans ce code de la route il y a premiérement cette explication « tu sais la route mène quelque part, et voilà comment on marche… » C’est que ce n’est pas à moi qu’elle parle.

 

A travers les siècles on a tellement perdu la mémoire, on s’est tellement dé-hébraïsé que tardivement il a fallu pour les Juifs mettre en évidence par des raisonnements allusions à cela dans la Torah. Mais premiérement originellement le signe que la Torah nous concerne c’est qu’elle n’ait pas à nous dire ce qu’il faut être pour être israël.  Elle a à dire ce qu’Israël doit faire pour réussir à être Israël. Mais elle ne s’adresse qu’á celui qui est déjá Israël et qui porte en lui ce préalable.

 

Q : Jacob a bien parlé de … et allusion au Qets juste avant sa mort ?

R : Cela veut dire la fin de l’exil et le commencement des temps messianiques. Cela veut dire la fin de la Galout et la Guéoulah. Ici je parle du Olam haba.     

C’est une certaine manière de connaitre ce monde-ci qui porte avec elle la connaissance du monde à venir. La Torah ne s’adresse qu’à ceux-là. Ensuite on peut se servir de le Torah pour convertir des non-Israël à Israël. Mais c’est une dimensin dérivée. Puisque la Torah s’adresse à Israël, elle n’a pas à dire premièrement tu auras la tête couverte parce que tu vas au monde à venir. Ce sont des choses qui vont de soi pour quelqu’un qui sort des Hébreux. C’est à la suite dans le développement du temps le développement culturel  qu’il faut mettre en évidence ce qui était donnée immédiate mais qui est devenu tellement implication cachée que cela a été perdu de vue. Alors il faut le remttre en évidence.

 

Cela me permet de vous parler d’un autre principe. Le fait qu’on ait besoin de tellement de livres ceest le signe qu’on est devneu plus ignorants. Et ce n’est pas le contraire. C’est le signe qu’on a perdu plus de mémoire. Il faut la restituer par écrit. Un ignoirant dans le Talmud est appelé ‘Hamor Nosseh Sfarim : un âne chargé de livres. Plein de livres mais il reste un âne. Voyez cette légende qu’Israël est « le peuple du livre ». C’est n’est pas un peuple de libraires ni de bibliothécaires. Nous sommes le peuple de la parole qui est dans le livre. Pourquoi par écrit ? Parce qu’on en a perdu la mémoire !

 

***

Retour au sujet :

L’attitude de Maïmonide est très simple, c’est un epromesse : si tu es Israël tu reviendras ! Alors il n’y a pas à avoir à donner un commandement à quelqu’un de rentrer chez sa mère. Si c’est sa mère il revient. C’est grave ce que je vous dis là. Celui qui a besoin d’un commandement pour rentrer chez lui c’est que peut-être ce n’est pas chez lui ! Il faut bien comprendre cela. 

Maïmonide enseigne la Torah à un niveau très aristocratique. Pour lui cela va de soi, la Téchouva est un comportement naturel. Revenir en Israël quand on est exilé c’est un comportement naturel. Et c’est ainsi qu’il lit le verset : au niveau du futur. C’est le niveau de la promesse. 

La faute et le repentir :

Un Tsadik a accepté la Torah. S’il a fait une faute on peut lui faire confiance si c’est vraiment un Tsadik  de la Torah qu’il reviendra par lui-même. La Torah n’a pas à lui dire : Si tu as fait une faute… un commandement : Repens-toi !  Sinon elle ne parle pas au Tsadik !

Qui est dans ce cas de se repentir en cas de faute ? Celui dont la conscience est sensible à la valeur morale. Alors si sa conscience est sensible à la valeur morale c’est cette sensibilité-là qui le ménera au repentir. Donc pour Maïmonide la Teshouvah es tun comportement naturel, donc il n’y a pas de Mitsvah de la Téshouvah. Revenir en Erets Israël est un comportement naturel. Donc il n’y a pas à y avoir de commandement de retourner en Israël. C’est une promesse.

 

Na’hmanide est d’une toute autre opinion. Il sait que Maïmonide a raison mais il prend les Juifs comme ils sont. Si ce n’est pas écrit que… ils ne le feront pas. Alors il faut leur écrire que…    pour les aider.

 

Finalement l’histoire a donné raison à Maïmonide.

C’est un processus naturel.

 

Pourquoi les Juifs sont-ils revenus ?

Pas parce que c’est écrit dans la Torah qu’il fallait revenir, mais parce qu’ils sont revenus chez eux.

La Aliah se fait avec les pieds et la tête suit !

La Aliah ne se fait pas avec la tëte sinon les pieds ne marche plus la tête réfléchissant trop.

Après on se cherche des raisons pourquoi les pieds ont marché…

L’essentiel c’est que les pieds marchent.

 

Si on devait faire un sondage dans n’importe quelle ville israélienne demandant pourquoi ils sont revenus de l’exil ?  Chacun raconte une histoire mais ce n’est pas la vraie raison. Il est venu et après il s’est cherché une raison. Par exmeple, l’un dira qu’il est revenu pour être socialiste. Comme si on ne pouvait pas être socialiste ailleurs ? (D’ailleurs c’est peut-être vrai, qu’on ne peut pas être vraiement socialiste ailleurs c’est un autre problème.)

Un autre dira qu’il est revenu pour être juif religieux…  Comme si on ne pouvait pas être religieux ailleurs ? Et comment a-t’on fait pendant 2000 ans ? (D’ailleurs c’est peut-être vrai, qu’on ne peut pas être vraiment religieux ailleurs c’est un autre problème.)

Chacun va vous raconter son histoire très intéressante (ce que la tête dit de ce que font les pieds). Mais à la vérité, c’est tout autre. On est revenu parque juif et on est revenu à la maison dès qu’on l’a pu on est revenu. Et maintenant chacun s’explique à sa manière comment c’est arrivé pour lui.

On est revenu parc equ’enfin grâce à Dieu on est devenu normal. Parce qu’on est des juifs exilés et on revient. Celui qui ne revient pas, c’est que peut-être il n’est pas exilé. 

Cela veut dire que peut-être eil n’es tpas juif. C’est ce qui est grave. C’est-à-dire que cela ne le concerne pas, et il se cherche des raison pourquoi cela ne le concerne pas.

 

Maïmonide : Dieu t’a exilé si tu es israël tu reviendras : « Je te promets tu reviendras ». maintenant reviens. Il n’y a pas de commandement pour cela c’est un comportement naturel.

Seulement quand tu reviens reviens vraiment !

C’est cela lel commandement comme nous le verrons pour la Techouvah.

 

Na’hmanide emploie une pédagogie différente. S’il n’est pas écrit dans le Shoul’han Aroukh qu’il faut revenir, ils ne reviendront pas !

 

Si quelqu’un me dit qu’il n’y a pas écrit dans Maïmonide d’habiter en Erets Israël ? Je lui dit : Mais tu sais bien que c’est écrit chez Na’hmanide ! Pourquoi tu ne suis que Maïmonide ? Et tout ce que Maïmonide dit tu le fait ?  Evidemment non ! Donc c’est un faux raisonnement, un alibi.

 

La position de Maöminide est à l’inverse: ce serait grave d’écrire dans la loi qu’un juif est chez lui chez sa mère. S’il faut lui dire par commandement c’est que peut-être ce n’est pas le cas…

Ceux qui se basent sur Maïmonide pour ne pas rentrer avouent enfait que cela ne les concerne pas.

 

***

 

C’est vrai d’ailleurs pour les deux Mitsvot.

D’ailleurs aussi pour la Qdoushah. Maïmonide va dire qu’il n’y a pas de commandement pour la Qdoushah : c’est quand on accomplit toute la Torah qu’on est dans la Qdoushah. Pour Na’hmanide il y a un commandement particulier de la Qdoushah. C’est une pédagogie différente. En se basant sur les mêmes versets d’ailleurs. L’histoire a finalement donné raison à Maïmonide.

 

Chez Maïmonide, comme chez Na’hmanide d’ailleurs, le commandement de la Mitsvah c’est l’aveu de la faute. Sur la Teshouvah elle-même, il n’y a pas de ‘Hovah, de Mitsvah, mais Maïmonide dit clairement : Quand tu feras Teshouvah la Mitsvah est d’avouer la faute qui a été faite. Quelque soit la faute qui a été faite. « Lorsque l’homme qui a fait une faute fait Téshouvah… » - Voyez le comportement naturel – alors Mitsvah d’avouer - Lehitvadot - la faute faite parce que l’aveu est le signe que le repentir est sincère. Vidouï : la confession, l’aveu.

Ce qui est difficile dans le comportement de la Teshouvah c’est l’aveu le Vidouï.  Les psychologues comprennent ce processus. Quand quelqu’un est capable de parler de ses problèmes…

Le courage de l’aveu c’est le signe qu’on s’est vraiment repenti. Sinon on est encore que dans le remords, ce qui est très différent. Le remord qui n’arrive pas à se dégager en repentir c’est encore la maladie et ses Yissourim qui doivent mener au rpentir. Mais le repentir c’est le signe qu’on est guéri de la faute.

 

Il y a dans la conduite du repentir 4 points : Le regret de la faute, l’engagement pour l’avenir… etc.

Mais avant d’entrer dans les détails je voudrais que vous compreniez cette conduite pour elle-même.

 

Vous voyez la différence de niveau entre Maïmonide et Na’hmanide. Autre exmpel, lorsqu’on étudie le problème de la liberté chez Maïmonide.

Il nous dit l’homme est libre et est responsable absolument de son comportement. Il y a devant lui le bien et le mal, et il est absolument libre de choisir.

Mais nous savons que dans la réalité on est tellement conditionné que c’est très rare quand on est libre vraiment. Alors on se demande chaque fois qu’on étudie Maïmonide de quel homme il parle ? Il parle d’une homme authentique. C’est très haut. Na’hmanide lui traite des mêmes problèmes pour les Juifs, comme ils sont dans la réalité, avec une pédagogie différente. Effectivemment, beaucoup de Jifs ont été aidé de savoir que c’est un commandement, une obligation de la conscience de se conduire comme il est élémentaire de se conduire pour un Hébreu sans qu’il y ait de loi pour cela. A cet Hébreu-là on va donner le commandement de la sainteté. C’est là la différence de niveau.

 

Q : à la limite pour Na’hmanide c’est l’homme de la réalité et Maïmonide l’homme de la vérité ?

R : Si tu veux, nakhon. on peut dire cela comme ça. Peut-être plutôt que l’homme de vérité l’homme de l’authenticité. Maïmonide parle de l’homme authentique. Très souvent on se demande de qui parle Maïmonide, mais peut-être ne parle-t’il que de Maïmonide… En réalité il parle de l’homme tel qu’il devrait être. Alors bien sur pour un Juif normal, il n’y a pas á lui dire que son pays c’est Erets Israël. Surtout qu’il prie cela trois fois par jour ! Vous voyez à quel point les Juifs sont malades… Trois fois par jours ils avouent que leur pays c’est Israël et ils cherchent s’il y a un commandement dans la Torah d’y retourner !!! Il faudrait une fois  écrire une thèse de médecine. La piété comme névrose… C’est tout à fait cela. 

Q : De la psychiatrie ?

R : de médecine pour avoir aussi la guérison, parce que la psychiatrie ce n’est que le diagnostic.

Je veux dire la piété de l’exil comme névrose. Je ne sais pas si vous vous rendez compte du temps qu’il faut pour récupérer ces évidences élémentaires. Il faut des mois et des mois pour arriver à retoruver des évidences élémentaires qui ont été complétement déboussolé par la vie dans l’exil. C’est pourquoi je vous dis souvent que les milieux où c’est le plus grave sont précisément les milieux religieux. Parceque les milieux non religieux au moins n’ont pas tout ces raisonnements à dormir debout soi-disant se basant sur la Torah.

 

Effectivement, la conduite du repentir et la conduite du retour en Israël c’est la même. C’est dit en clair dans les textes. Nous verrons dimanche un peu plus en détail ces problèmes. Lisez le texte assez attentivement.

 

***

 

Suite du cours :

 

Dans les communauté nord-africaines, le jeudi de la Parashah de Yitro, il y a une fête dont je vais vous expliquer l’origine. De toute façon vous êtes déjà d’une génération qui est un peu coupée de l’Afrique du nord et d’ailleurs c’était aussi valable pour les autres communautés du bassin méditérannéen, Syrie, Liban, Turquie... Enfin en général le monde séfarade tel que je vous l’avais expliqué au début d’année, c’est-à-dire les descendants d’exilés du deuxième temple. Et puis finalement à travers les siécles un brassage énorme des populations dans les communautés juives et ceux qui se sont adjoints à ce rite même s’ils étaient originaires des exilés du premier temple. Donc c’est un rite qui vient des prophètes et des Tanaïm. Et d’après le récit de la parashah de Yitro, lorsque Moïse et Yitro se sont de nouveau rencontrés il y a eu une Séoudah lorsque Yitro s’est converti. Lorsque Moïse s’est enfui d’Egypte la première fois, il est allé chez Jethro et il y est resté 40 ans. Au bout de 40 ans il y a eu la vision du buisson ardent et Moïse est retourné en Egypte. Lorsque les événements de la sortie d’Egypte se sont produits, Jéthro a rejoint Moïse après le passage de la mer rouge. Il y a une discussion dans le Talmud pour savoir quand exactement les événements se sont passés mais enfin c’est lévénement lui-mëme qui est important. Il y a eu une rencontre, plus, une sorte de réconciliation entre Jéthro et Moïse ; et puis cela a été fêté par une Séoudah que les prophètes ont institué un jour de fête qui s’appelle le Siyoum qui signifie cloture. Chaque fois à la fin d’une étude un Siyoum cela veut dire achévement d’une étude de Torah on fait une Séoudah qui est une Séoudat Mitsvah qui est un repas avec sa propre liturgie. Un jour nous aurons peut-être l’occasion d’étudier peut-être à propos des lois de la cacherout la relation entre étudier et manger, pourquoi il y a une Séoudah pour honorer l’étude.

 

Cette Séoudah là s’appelle Siyoum mais de façon particulière ce sont les Rashei Tévot, les initiales,  de Séoudah Yitro Ou Mosheh.

 

Cette fëte qui est commémoré d’une façon générale dans toutes les communautés qui ont reçu cette tradition est fêté de façon particulière dans les communautés de Tunisie.

Il y a eu une épidémie, une Maguéfa qui frappait les garçons et elle s’est arrêtée un jour de Siyoum qui tombe toujours le Jeudi de la Parashah de Yitro. C’est poruquoi en Tunisie cela s’appelle la fête des garçons. En général c’est fêté par un repas de fête avec en général un couscous. Cela dépend des communautés. Chez les Tunisiens on prend un pigeon par enfant. Il y a une erreur qui s’est répandue, ils appellent cela Tsion. Mais c’est Siyoum. Il y a aussi d’autre fêtes propre aux Tunisiens. Ce sont des folklore anciens.

 

***

Retour à la Téshovuah :

Etude du chapitre 30 et une page de Guemara.

Le sujet du deuxième cours sera la différence entre ce qu’on appelle un Baal Teshouvah et d’autre part un Tsadik Gamour.

Essentiellement la dernière fois nous avons repris un certain nombre de généralités concernant la conduite de Téshouvah elle-même, et j’essayais d’expliquer  en partie pourquoi cela représente un acquis de la conscience hébraïque parce qu’une telle notion un tel comportement pour deux raions essentiellement ne peut pas faire partie de la pensée naturelle. Surtout le problème de l’irréversibilité du temps. Soyez bien attentif à cela. Nous sommes partie d’une oberservation apparemment   de linguisitique, mais en réalité il y a là toute une option de la conscience, derrière cette règle qui apparemment n’est qu’une règle de grammaire : la perception de la possibilité de la réversibilité du temps. C’est relié à la relation au problème moral. Vous voyez qu’en fin de compte ce niveau de ‘Hokhmah était perceptible chacun dans son style dans toutes les sociétés traditionnelles. Ce sont des notions de ‘Hokhmah qui sont inhabituelles pour la pensée conceptuelle abstraite telle qu’elle est connue dans la culture occidentale actuelle. Et c’est un peu ce niveau-là qui s’appelle la ‘Hokhmah en général. C’est-à-dire le fait qu’il y a une relation à la loi morale différente suivant le fait que la conscience est sensible ou non à la notion de réversibilité du temps.

Ce n’est pas tellement consécutif à des opinions, à des conceptions, c’est relié à une manière d’être homme fondamentalement profonde. A partir du moment où l’intuition qui est représentée par cette ‘Hokhmah est vécue, à ce moment-là l’intelligence elle-même peut exposer ce dont il s’agit mais ce n’est pas une notion de l’intelligence. C’est une manière de vivre un comportement humain qui ne dépend pas du tout de la qualité de l’intelligence. Cela vient de plus profond que l’intelligence : de la manière d’être homme, ce que j’ai l’habitude de nommer de façon globale la conscience hébraïque, qui pour tout homme doué d’intelligence minimum peut être envisagé comme hypothèse, mais qui est rejeté parce qu’invraisemblable pour l’intelligence si on ne dispose pas d’autre part de cette expérience d’intuition de ‘Hokhmah dont je vous parle.

 

On a eu une analyse un peu analogue à propos de la notion de création. 

La notion de création peut être envisagée par l’intelligence comme hypothèse. Elle est rejetée s’il n’y a pas adhésion de la conscience pour des raisons d’ordres morales ou spirituelles et pas proprement intellectuelles.

Je crois faux de dire qu’il y ait une différence de la nature de l’intelligence par rapport aux différentes cultures. A la limtie l’intelligence humaine est universelle. Mais elle est au service d’intitiond e conscience différentes selon les cultures. Quand je vous dit que la raison humaine est universelle, la preuve c’est les sciences et les techniques. Le langage rationnel de la science est universel. Et cependant il y a des cultures différentes, des conceptions du monde différentes par rapport à ces problèmes important auquel nous touchons. D’où vient la différence ? Pas du raisonnement. Elle vient de ce que... /…

     

 

 Fin
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Published by Manitou - dans PENSÉE JUIVE
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