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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 09:17

Nitsavim (1985)

  par le Rav Yéhouda Léon Ashkénazi

Commentaire Nitsavim (1984)  1ère partie (qualité sonore moyenne). 

 

Dans la Parashah de la semaine, le chapitre 30. Hier soir a eu lieu une excellente étude du rav Aviner sur le début du chapitre. Nous allons voir la suite, ce qui nous donnera l’occasion de faire le Tikoun de tout ce que nous avons appris jusqu’à aujourd’hui.

 

Je reprendrais la question par laquelle on a commencé la semaine dernière.

Chapitre 30 verset 11.

J’aurais à revenir sur un des versets du début du chapitre, mais on va d’abord traduire les versets à partir du verset 11 puisque l’étude que vous avez eu hier soir portait jusqu’au verset 10 compris.

 

Cela concerne les versets qui institueraient la Teshouvah comme Mitsvah dans le sens de ‘Hovah, c’est-à-dire comme une Mitsvah dans le sens de commandement : d’avoir à faire Teshouvah s’il y a eu une faute à quelque niveau que ce soit et rappelez-vous : Il y a Mal’hoquet chez les grands Poskim, en particulier entre Ramban et Rambam. Je le rappelerais autant que nécessaire mais je vais d’abord établir la lecture du texte et ensuite je reprendrais point par point l’étude de ce problème.

 

Prenez à partir du verset 1 pour la transition :

[Devarim Nitsavim 30 :10] :

כִּי תִשְׁמַע

Les promesses de la Guéoulah – hier soir  le rav Aviner avait employé le terme de « rédemption » mais je préfère dire « délivrance » parce que le terme de « rédemption » comporte une dimension théologique pas forcément juive. Il s’agit de la Guéoulah c’est-à-dire du « salut » dans le sens de  délivrance, de tout le processus du Olam Hazéh ce monde-ci qui se termine par la fin du dernier Galout, du dernier exil pour Israël par ce qu’on appelle la Guéoulah - la délivrance de la condition d’exil. Mais la condition d’exil d’Israël est au paroxysme comme témoignage de ce qu’est la condition de créature dans le monde. 

 

Prenez si vous le voulez l’équivalence suivante : La créature comme créature est en situation d’exil. Seul Israël le sait puisque c’est son histoire. Il vit cette histoire-là.

Indépendamment du principe qu’il y ait une différence entre l’existence collective en Israël, la situation existentielle collective en Israël, et les Yéridei Ségoulah des Oumot HaOlam à l’échelle individuelle c’est vécu chez les nations mais comme expérience individuelle. La seule société qui a vécu cela au niveau collectif en tant que collectivité c’est la collectivité d’Israël.

 

Au niveau du comportement dans l’histoire, nous vivons ce qu’est la condition métaphysique de la créature comme telle : être exilée.

Les philosophes peuvent entrevoir cette notion, mais elle ne peut être vécue existentiellement que par des individus, que nous appelons dans la tradition les ‘Hassidei Oumot HaOlam.

 

La définition est très simple : la création créé des êtres en exil. Dieu créé l’autre que Lui, cela signifie qu’Il créé loin de Lui, et qu’il dit « reviens ! ».  C’est la Teshouvah !

 

Une image employée par les maîtres du Moussar et de la ‘Hassidout : l’histoire est un apprentissage, nous sommes créés en apprentissage d’être. Comme je le dis souvent, ce n’est pas qu’une blague, on est un peu aidé par le français : avant d’être sage il faut être apprenti sage. Il y a le temps de l’enfance avant l’âge adulte. Nous sommes en train de passer un licence de l’être.  L’objectif est d’obtenir le diplôme et d’être licencié...

 

Tout ce temp- là que nous appelons le stade du passage par le temps du Olam hazeh est un temps d’exil. Que signifie être exilé ? Cela signifie être loin de chez soi. Et la condition de créature est une condition d’exil du « devant Dieu ». L’image la plus simple c’est que nous avons été exilés de notre lieu naturel qu’est le paradis. « Vayagaresh et haAdam ». En vue de quoi ? En vue qu’il y revienne ! 

 

Alors ce que disent les apologues, tant dans la ‘Hassidout que dans le Moussar, c’est qu’il y a une véritable question que Dieu pose à la créature : Il l’amène loin de lui pour qu’elle apprenne à marcher (licence de l’être) mais maintenant qu’elle a appris à marcher que va-t’elle faire ? Va-t’elle revenir ou aller ailleurs ? Il y a vraiment une angoisse : « pour voir ce qu’il adviendra de lui ».

 

Il y a dans cet exil un passage par l’épreuve de l’apprentissage, on apprend à marcher : on part en exil pour revenir avec la Halakhah si j’ose dire. Et puis ontologiquement, métaphysiquement, c’est la condition de la créature : être mise loin de devant le Créateur avec pour objectif de revenir avec l’acquis du mérite. C’est toute la problématique : on a appris à marcher mais pour aller où ? Pour revenir ou pour aller ailleurs ? Ailleurs, il n’y a pas, cela s’appelle Abadon en hébreu – la perdition. Etre perdu. Peut-être l’origine du mot français ”abandon” ?

Psaumes 1:6:  וְדֶרֶךְ רְשָׁעִים תֹּאבֵד véDerekh Reshayim toved.

 

Je préfère traduire le terme de Guéoulah par le terme de « salut » bien que son sens soit aussi très ambigü dans l’emploi théologique du terme, mais retenons que pour l’histoire d’Israël et l’enseignement de la prophétie, la Guéoulah signifie la Guéoulah de l’exil. Entendons de suite cette harmonique : la Guéoulah de la condition d’exil qui est la condition de créature dans ce monde-ci Olam Hazeh. Il y a à la fois une dimension historique et une dimension religieuse dont c’est le cas particulier de la société d’Israël d’en vivre l’expérience.

 

Ce mot de salut peut se dire en hébreu Yeshoua, c’est à un autre niveau, et ce mot de salut a pris dans la théologie chrétienne un tout autre sens. Cela a pris à la limite le sens d’être sauvé du problème moral. Alors que dans le judaïsme c’est d’être sauvé de la condition de créature par le problème moral. Voyez à quel point on ne peut jamais parler de judéo-chrétien. Ce sont vraiment des polarités complétement différentes. Mais l’harmonique de sensibilité spirituelle sinon religieuse est très analogue : L’homme connaissant sa condition de créature de ce monde-ci est candidat à un salut. Alors Guéoulah me semble ainsi plus traduisible par « salut » que par « rédemption » qui traduit plus le terme de Kaparah, à la limite le Tiqoun. Mais Tiqoun ne peut être traduit par rédemption.

 

Q. C’est donc un exil au 2nd degré que nous vivons ?

R : Absolument. Nous vivons dans un exil au second degré. Le Talmid ‘Hakham est dans le premier. Il vit dans ce Guéhinam qui s’appelle Olam Hazeh, comme s’il était Mé’ein Olam Haba cela veut dire Mé’ein Gan haEden.

 

Quelle est la différence entre Gan Eden et Olam Haba ? Gan Eden c’est le Olam Haba avant qu’on l’ait mérité, Olam Haba c’est le Gan Eden une fois mérité.

 

D’après le récit de la Torah la différence entre Gan Eden et ce monde-ci c’est que dans le Gan Eden l’homme et Dieu sont en présence l’un de l’autre et aucun des deux n’a peur de l’autre. Dans Olam Hazeh il n’y a plus cette présence. Il y a vraiment un exil au 2ème degré.

C’est parallèle à « Ester Panim » et « Astarah Betokh Astarah ». 

De la même manière qu’à un autre niveau le temps biblique où la prophétie est présente c’est moins l’exil que le temps biblique où la prophétie est occultée. Cela c’est plus l’exil.

 

Retenez cette expression de «A’harit hayamim » « la fin des temps » qui est le moment de la Guéoulah, c’est la fin des temps de l’exil, dans tous les contextes des prophètes qui se servent de cette expression.  Vehayah béA’harit hayamim.

 

C’est donc qu’il y a une sorte de promesse de béatitudes si j’ose dire. Le mot est exact bien que son contenu soit différent parce qu’il se réfère au sens très précis - je crois que André Chouraqui seul l’a retrouvé dans sa traduction de la Bible [Psaumes 1:1] :

 אַשְׁרֵי הָאִיש  אֲשֶׁר לֹא הָלַךְ, בַּעֲצַת רְשָׁעִים

 

« Ashrei Ha-ish asher lo halakh ».

Ashrei c’est les béatitudes de l’homme dans le sens français du terme.

 

Là vous l’avez au verset 9 :

 

[30:1 "Or, quand te seront survenus tous ces événements, la bénédiction ou la malédiction que j'offre à ton choix; si tu les prends à cœur au milieu de tous ces peuples où t'aura relégué l'Éternel, ton Dieu,

2 que tu retournes à l'Éternel, ton Dieu, et que tu obéisses à sa voix en tout ce que je te recommande aujourd'hui, toi et tes enfants, de tout ton cœur et de toute ton âme,

3 l'Éternel, ton Dieu, te prenant en pitié, mettra un terme à ton exil, et il te rassemblera du sein des peuples parmi lesquels il t'aura dispersé.

4 Tes proscrits, fussent-ils à l'extrémité des cieux, l'Éternel, ton Dieu, te rappellerait de là, et là même il irait te reprendre

5 Et il te ramènera, l'Éternel, ton Dieu, dans le pays qu'auront possédé tes pères, et tu le posséderas à ton tour; et il te rendra florissant et nombreux, plus que tes pères.

6 Et l'Éternel, ton Dieu, circoncira ton cœur et celui de ta postérité, pour que tu aimes l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, et assures ton existence.

7 Et l'Éternel, ton Dieu, fera peser toutes ces malédictions-là sur tes ennemis, sur ceux dont la haine t'aura persécuté.

8 Tandis que toi, revenu au bien, tu seras docile à la voix du Seigneur, accomplissant tous ses commandements que je te prescris aujourd'hui.

30:9

Vehotircha Adonay Eloheycha bechol ma'aseh yadecha bifri vitnecha uvifri vehemtecha uvifri admatcha letovah.

 

כִּי יָשׁוּב יְהוָה, לָשׂוּשׂ עָלֶיךָ לְטוֹב, כַּאֲשֶׁר-שָׂשׂ, עַל-אֲבֹתֶיךָ

Ki ashuv Adonay lasus aleycha letov ka'asher-sas al-avoteycha.

30:9 Et le Seigneur, ton Dieu, te prodiguera des biens en favorisant tout le travail de ta main, le fruit de tes entrailles, le fruit de ton bétail, le fruit de ton sol; car il se plaira de nouveau, le Seigneur, à te faire du bien, comme il s'y est plu pour tes ancêtres,

 

On commence au verset 10 :

30 :10

תִשְׁמַע, בְּקוֹל יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, לִשְׁמֹר מִצְו‍ֹתָיו וְחֻקֹּתָיו, הַכְּתוּבָה בְּסֵפֶר הַתּוֹרָה הַזֶּה:  כִּי תָשׁוּב אֶל-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ וּבְכָל-נַפְשֶׁךָ

Ki tishma bekol Adonay Eloheycha

lishmor mitsvotav vechukotav

haktuvah besefer hatorah hazeh

ki tashuv el-Adonay Eloheycha bechol-levavcha uvechol-nafshecha.

Pourvu que tu écoutes la voix de l'Éternel, ton Dieu,

en gardant ses préceptes et ses lois,

écrit dans ce livre de la doctrine;

que tu reviennes à l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme.

 

Ki Tishmah bekhol Hashem Eloheikha

Lorsque tu écouteras la voix de Hashem ton Dieu ...

 Là je voudrais faire une petite échapée de ‘Hassidout encore.

Simplement le fait d’entendre la voix de Hashem – ici cela a le sens d’obéir à ce qu’Il demande – mais  avant d’arriver là, le niveau plus profond, plus haut, la béatitude absolue c’est d’être dans le monde où Dieu parle et on l’entend. Il n’y a pas la solitude du silence...

 

lishmor mitsvotav vechukotav haKetuvah...

Il y a là un mystère de l’exégèse, je ne peux m’arrêter dessus cela prendrait des heures, et je crois que c’est le seul du Tanakh : on attend un pluriel et il y a un singulier. Regardez bien le verset :

תִשְׁמַע, בְּקוֹל יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, לִשְׁמֹר מִצְו‍ֹתָיו וְחֻקֹּתָיו, הַכְּתוּבָה בְּסֵפֶר הַתּוֹרָה הַזֶּה: 

« HaKetouvah - écrit » au singulier. On attendrait HaKétuvot !

J’ai une proposition d’explication : c’est le Kol qui est Kétouvah.

Ki Tishmah bekhol Hashem Eloheikha... haktuvah besefer hatorah hazeh.

 

Mais ce n’est plus de l’hébreu biblique mais un Drash ! Il y a ici un mystère de l’exégèse. Consultez les Méfarshim. Je ne sais pas s’il y a une réponse simple.

 

Et voilà la fin du verset :

כִּי תָשׁוּב אֶל-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ וּבְכָל-נַפְשֶׁךָ

ki tashuv el-Adonay Eloheycha bechol-levavcha uvechol-nafshecha.

Quand Tu reviendras vers Hashem ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme.

 

Vers Lui et non pas à la porte fermée de devant lui. Cf. l’analyse du rav Aviner : Il y a un premier niveau de Teshouvah par rapport auquel le peuple juif actuel est en travail depuis la fin de l’émancipation. C’est de revenir « Ad Hashem »  c’était le verset 2.

 

30 :2

וְשַׁבְתָּ עַד-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, וְשָׁמַעְתָּ בְקֹלוֹ, כְּכֹל אֲשֶׁר-אָנֹכִי מְצַוְּךָ, הַיּוֹם:  אַתָּה וּבָנֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ וּבְכָל-נַפְשֶׁךָ

Veshavta ad-Adonay Eloheycha veshamata vekolo kechol asher-anochi metsavecha hayom atah uvaneycha bechol-levavcha uvechol-nafshecha.

que tu retournes à l'Éternel, ton Dieu, et que tu obéisses à sa voix en tout ce que je te recommande aujourd'hui, toi et tes enfants, de tout ton cœur et de toute ton âme.

 

C’est dans l’enseignement du rav Kook, dont l’expression la plus positive est d’arriver en Erets Israël même sans les Mitsvot et la Torah : c’est-à-dire de revenir jusqu’à Dieu sous la condition qu’on ne parle pas de Lui... C’est la première Teshouvah. C’est inouï ce que cela éclaire de manifestations de la culture contemporaine qui sans cette explication venant du rav Kook serait abérrantes. Ce foisonnement de retours au judaïsme sans judaïsme, de retours à la Torah sans Torah. Vous avez compris de quoi il s’agit. Il n’y a qu’à lire la littérature juive contemporaine, israélienne comprise en grande partie. Si un observateur objectif neutre des Goyim faisait l’analyse du phénomène, il déclarerait ce peuple fou, incohérent,...etc.

 

J’avais expliqué cela d’une autre manière à propos de l’histoire de Joseph : au moment où il arrive portant le salut à l’Egypte devenu stérile. La femme de Putifar devenue fécondable mais infécondée parce que Poutifar était eunuque, stérile.

 

Il y a donc un stade des sociétés où l’on attend Joseph. On l’attend comme le sauveur ! D’ailleurs, dans toutes les liturgies des nations qui ont diagnostiqué la figure de Joseph, Joseph est considéré comme le sauveur. Saint-Joseph chez les chrétiens, Youssouf Hatsadik chez les musulmans...etc.

 

Dans le texte biblique, Joseph est porteur du rire, du rire de la réussite de la Guéoulah. Et c’est ce qu’attend la femme de Putifar. Imaginez cette civilisation arrivée au stade où elle ne rit plus. Dans tous les sens du rire, qui vient d’Its’haq. Je vais paraphraser cela en terme de culture contemporaine mais avant je vous lis le verset : Comment se plaint elle à son mari ?

 

Bereshit Vayeshev 39:17 :

וַתְּדַבֵּר אֵלָיו, כַּדְּבָרִים הָאֵלֶּה לֵאמֹר:  בָּא-אֵלַי הָעֶבֶד הָעִבְרִי, אֲשֶׁר-הֵבֵאתָ לָּנוּ--לְצַחֶק בִּי.

Vatedaber elav kadvarim ha'eleh lemor

ba elay ha'eved ha'Ivri asher-heveta lanu letsachek bi.

Tu l’as fait venir cet esclave hébreu pour mettre le rire en nous et il ne l’a pas voulu, il s’est sauvé au dernier moment !

 

Alors elle se plaint avec véhémence et l’envoie en camp de concentration...

C’est un sujet explosif auquel j’ai touché là:  Ce sont les nations qui attendent d’Israël la parole de Dieu, Israël qui est théophore, porteur de Dieu. Et voilà Joseph coquet comme nous le dit le Midrash à cet âge comme disant: « oui mais moi je suis athée... ! » » C’est le pourquoi de l’explosion de la femme de Putifar. Voilá le drame.

 

Il y a une certaine pudeur de l’histoire environnante de ne pas être trop antisémite à cause de la Shoah, mais il y a des époques où il y a eu cette fureur de réaction face à cette ambiguïté ambivalente : judaïsme sans judaïsme, Israël sans Israël, Torah sans Torah, religion sans religion, ... il n’y a qu’à lire la littérature des philosophes juifs contemporains. Cela commence avec Hermann Cohen et puis bien avant.

 

Un lecteur objectif du phénomène culturel juif ou deviendrait fou ou déclarerait ce peuple fou !

Et bien ce premier stade est prévu par la Torah. Il s’agit de quelque chose de tellement important qu’il y a des étapes, des palliers...

 

Voilà donc la fin des versets à partir de laquelle nous allons partir : cela arrivera quand ?

 כִּי תָשׁוּב אֶל-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ וּבְכָל-נַפְשֶׁךָ

ki tashuv el-Adonay Eloheycha bechol-levavcha uvechol-nafshecha.

Quand tu reviendras à Hashem ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme.

 

Quand tu reviendras – pas seulement jusque devant et pas plus (« ad »)  – mais devant vraiment...

 

Non seulement tu feras ce qu’il faut mais tu avoueras de quoi il s’agit... Tu diras l’aveu de ce dont il s’agit. Le thème que nous allons étudier c’est que la Teshouvah n’est authentique que si il y a le Vidouï, l’aveu, l’annonce de ce que l’on fait. Il n’y a pas de Tshouvah sans Vidouï. Ce serait une velléité de teshouvah. Vidouï cela veut dire l’aveu. Et nous verrons que toute la controverse des Poskim porte sur ce point.

 

Les Juifs font finalement ce qui est prévu dans le programme de la Torah mais ne disent pas ce dont il s’agit vraiment. Formulé autrement : si vous faites une enquête dans une ville d’Israël pour savoir pourquoi ils sont là ? Vous entendez des réponses variées, intéressantes d’un point de vue culturel, qui donnent un éclairage de l’histoire sociologique de chaque juif arrivé dans ce pays mais personne ne dit la vérité. L’un dira : je suis venu là pour être socialiste, l’autre dira je suis venu ici pour pouvoir être religieux... Personne n’ose dire : parce que jusqu’à maintenant en tant que juif j’étais en exil, et que le moment est arrivé de rentrer chez moi en tant qu’hébreu. Certains commencent à le dire : j’ai accompli la promesse qui a été faite au peuple juif – nous le faisons mais c’est Dieu qui le fait...  Certains attendent que Dieu fasse tout tout seul, d’autres encore plus mystiques croient qu’ils ont tout fait tout seul sans l’aide de Dieu...

Mais la vérité n’est pas dite : On fait ce qu’il faut mais il n’y a pas l’aveu de ce qui est fait. la Teshouvah se fait mais il n’y a pas Vidouï !

 

Complémentairement : même chose en Gola, on peut enquêter sur les raisons de la présence des Juifs en ‘Houts Laarets ? Chacun va raconter l’histoire de sa vie sans pouvoir donner la vraie raison.... Comme précédemment, la vraie raison pour ceux qui sont là c’est qu’ils sont là. Et aprés ils se cherchent des justifications. Et ceux qui sont là-bas, idem.

 

On est en plein dans ce texte-là : La Teshouvah exige Vidouï ! Il faut avouer ce qui se passe pour que cela soit authentifié. On pourrait faire tout une mise au point qui n’a probablement jamais été faite par l’étude importante de la sociologie de la société juive dont la richesse viendrait de l’être paradoxal des juifs. Aucun éthnologue n’a encore fait cela.  Cela enrichirait et aiderait l’humanité dans sa propre conscience d’elle-même parce que c’est la même chose que le fait humain mais au paroxysme, mais au 2nd degré, en témoignage, et plus ou moins lucide d’ailleurs...

Cette espèce de virtuosité a présenté une position contradictoire, marginale, pleine de mystère... Aucune société au monde ne présente ce phénomène.

 

***

 

Q : Teshouvah « el » et pas Teshouvah « ad » ?

R : Teshouvah « el » c’est à visage découvert. Autre exemple : dans l’exil, le peuple juif a quand même joué le rôle qu’il devait jouer mais pas à visage découvert, pas « ès-qualité », pas au titre de son identité réelle. Et donc de façon défigurée, parfois ténébreuse. Il a joué son rôle de « peuple de prêtres et de nation sainte ». Ce qu’il devait faire il l’a fait, mais dans le chaos, la défigure, sous des masques... De la même manière, ici le retour se fait, mais avec des contorsions, des détours. .../...

Tout cela est rassurant car c’est prévu par la Torah.

 

Q : (?) inaudible.

R : Oui bien sur, je vous donne un exemple. A chaque moment où il faut renouveller l’alliance, il y a un Vidouï. Quand Josué est entré dans le pays, il a rassemblé le peuple devant Hashem et leur a demandé d’avouer qui ils étaient.Tant qu’ils ne le font pas, l’alliance ne marche pas. Il faut un courage d’être soi-même, sans contorsion (« juif, mais... »). 

Je crois qu’une étude aiderait à faire comprendre la condition existentielle de l’homme dans l’humanité en général. Cette sorte de panique d’être homme que l’on trouve dans le peuple juif qui a la panique d’être juif, au 2nd degré. Rapplez vous l’histoire de Jospeh. C’est tellement important d’être le Joseph qui porte le rire, c’est-à-dire, la joie, la réussite, la Guéoulah pour les nations arrivées en fin de course de civilisation que cela risque de donner le vertige. Quand il se prend pas au sérieux, les Goyim le perçoivent comme athée, alors que pour lui c’est une hypothèse de travail.

 

***

Retour au texte :

C’est donc dans ces termes que la Torah prévoit tout ce programme.

Alors, on commence notre texte au verset 11 :

 

ki tashuv el-Adonay Eloheycha bechol-levavcha uvechol-nafshecha.

Quand tu reviendras à Hashem ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme.

 

Lorsque le retour sera authentifié !

 

30:11

כִּי הַמִּצְוָה הַזֹּאת, אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם--לֹא-נִפְלֵאת הִוא מִמְּךָ, וְלֹא רְחֹקָה הִוא

Ki hamitsvah hazot asher anochi metsavecha hayom

lo-niflet hi mimecha

velo-rechokah hi

Car cette mitsvah-là que Je te prescrit aujourd’hui

Elle n’est pas trop merveilleuse pour toi

Elle n’est pas trop loin de toi,

 

30 :12

לֹא בַשָּׁמַיִם, הִוא:  לֵאמֹר, מִי יַעֲלֶה-לָּנוּ הַשָּׁמַיְמָה וְיִקָּחֶהָ לָּנוּ, וְיַשְׁמִעֵנוּ אֹתָהּ, וְנַעֲשֶׂנָּה.

Lo vashamayim

hi lemor mi ya'aleh-lanu hashamaymah

veyikacheha lanu

veyashmi'enu otah vena'asenah

Elle n’est pas dans les cieux

Pour que tu dises qui monterait pour nous dans les cieux

Et la prendrait pour nous

Et la ferait entendre pour qu’on l’accomplisse.

 

30 :13

וְלֹא-מֵעֵבֶר לַיָּם, הִוא:  לֵאמֹר, מִי יַעֲבָר-לָנוּ אֶל-עֵבֶר הַיָּם וְיִקָּחֶהָ לָּנוּ, וְיַשְׁמִעֵנוּ אֹתָהּ, וְנַעֲשֶׂנָּה

Velo-me'ever layam hi lemor

mi ya'avor-lanu el-ever hayam

veyikacheha lanu veyashmi'enu otah vena'asenah

elle n’est pas au delà de la mer pour que tu dises

« qui traversera pour nous l’au-delà de la mer

et la prendrait pour nous et nous la ferait entendre pour que nous l’accomplissions ? »  

30 :14

כִּי-קָרוֹב אֵלֶיךָ הַדָּבָר, מְאֹד:  בְּפִיךָ וּבִלְבָבְךָ, לַעֲשֹׂתוֹ

Ki karov eleycha hadavar me'od beficha uvilvavcha la'asoto.

Car cette chose est proche de toi beaucoup

Dans ta bouche et dans ton coeur pour l’accomplir.

 

Rappellez moi quand on arrivera là qu’il y vraiment le Remez que il s’agit là de la Teshouvah et du Vidouï. Le Vidouï c’est בְּפִיךָ וּבִלְבָבְךָ beficha uvilvavcha : en Dibour et en Maharshavah, en parole et en pensée.

 

Cela enchaine sur le contrat d’alliance. Un des versets les plus forts de toute la Torah « רְאֵה Reeh Vois ! »

Il n’y a plus Shéma mais Reeh ! On est arrivé auy stade où on n’a l’expérience directe où l’on voit, et non plus l’expérience médiate de tradition qu’on écoute ceux qui ont vu.

Cf. la différence entre « Shéma Israël » et « Reeh Israël ». C’est un principe de la législation talmudique. Pour la Halakhah, il y a deux sortes de témoignage :

=>  le témoignage de celui qui a vu et qui dit ce qu’il a vu.

=>  Le témoignage de celui qui a entendu et qui dit ce qu’il a entendu.

 

Pour la législation talmudique, il est évident que le témoignage de celui qui a vu et qui dit ce qu’il a vu passe avant l’autre témoignage.

 

On est donc arrivé au stade où il n’y a plus simplement Shéma (écoute ! je t’explique de quoi il s’agit parce que tu ne le vois pas encore...) mais on est arrivé au stade Reeh Vois !

 

30:15

רְאֵה נָתַתִּי לְפָנֶיךָ הַיּוֹם, אֶת-הַחַיִּים וְאֶת-הַטּוֹב, וְאֶת-הַמָּוֶת, וְאֶת-הָרָע

Re'eh natati lefaneycha hayom

et-hachayim ve'et-hatov ve'et-hamavet ve'et-hara.

Vois, J’ai placé devant toi aujourd’hui

La vie et le bien

Et la mort et le mal.

 

Et nous avons entres autres une définition très claire de ce qu’est le bien : c’est la vie.

Et de ce qu’est le mal : c’est la mort...

 

Maintenant il faut comprendre ce que c’est que la vie et ce que c’est que la mort.

Mais je pourrais aussi dire, c’est aussi le 2ème volet de l’étude :

Qu’est-ce que la vie : c’est le bien,

et qu’est-ce que la mort : c’est le mal.

 

Mais nous avons là une définition très claire de ce que la Torah entend par le bien et le mal.

Ce qui va du côté de la vie, c’est le bien ; et ce qui va du côté de la mort, c’est cela le mal. 

 

Et le problème de la sagesse est de savoir diagnostiquer ce qui engendre la vie et ce qui engendre la mort. On retrouve là l’allusion que le Rav Aviner avait faite hier soir à la définition de la prophétie :  il nous fait voir comment il faut voir. C’est-à-dire qu’il ne s’agit pas du tout d’un diagnostic ponctuel contingent de civilisation immédiate où l’on peut définir le bien et le mal, la vie et la mort, par expérience contingente du ponctuel. Mais il s’agit de ce qui correspond à l’exigence ontologique de la vie et au refus ontologique de la mort.

 

30:11

כִּי הַמִּצְוָה הַזֹּאת, אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם--לֹא-נִפְלֵאת הִוא מִמְּךָ, וְלֹא רְחֹקָה הִוא

Ki hamitsvah hazot asher anochi metsavecha hayom

lo-niflet hi mimecha

velo-rechokah hi

Car cette mitsvah-là que Je te prescrit aujourd’hui

Elle n’est pas trop merveilleuse pour toi

Elle n’est pas trop loin de toi.

 

De quelle Mitsvah parle-t’on ?

Hypothèse de lecture : D’après tout ce qu’on a dit précédemment, il s’agit de la Teshouvah.

 

***

Q: (?) inaudible

R: Tu veux dire que toute la Torah c’est une seule Mitsvah et c’est celle-là ?

Verset 10 :

כִּי תִשְׁמַע, בְּקוֹל יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, לִשְׁמֹר מִצְו‍ֹתָיו וְחֻקֹּתָיו, הַכְּתוּבָה בְּסֵפֶר הַתּוֹרָה הַזֶּה

30 :10

Ki tishma bekol Adonay Eloheycha

lishmor mitsvotav vechukotav

haktuvah besefer hatorah hazeh


C’est vraiment un Piroush très élaboré qui consisterait à dire : Il y a ici Kétouvah au singulier parce que toute la Torah entière c’est une seule Mitsvah d’après le verset 11 suivant :

 

30:11

כִּי הַמִּצְוָה הַזֹּאת

Ki hamitsvah hazot asher anochi metsavecha hayom

lo-niflet hi mimecha

velo-rechokah hi

 

Cela n’est pas point de vue du Pshat.

 

***

 

Notre première hypothèse de lecture : la Teshouvah est appellée Mitsvah.

Nous allons voir que c’est en controverse, et ce que nous pouvons apprendre de celle-ci de manière immédiate du point de vue de la sagesse du comportement du retour et du repentir.

 

Je vais commencer à introduire une principe d’exégèse que nous devons à l’enseignement du rav Kook et qu’il est important de rappeler :

Ce que nous appelons un commandement, un ordre dans le style de la Torah, devrait être à l’impératif. La ‘Hovah obligation doit être à l’impératif, Or on s’aperçoit que ce n’est pas le cas puisque c’est formulé au futur.

Lorsque la Torah veut dire « Fais », elle dit « Tu feras ». Et lorsqu’elle veut dire « Ne fais pas » , elle dit « Tu ne feras pas... ». La Torah dit par exemple « Lo Tignog - tu ne voleras pas » et on attendrait : « Al Tignod - ne vole pas ! »

On s’est tellement habitué au style biblique qu’on ne s’aperçoit plus qu’elle emploie le futur pour dire l’impératif... Mais l’impératif existe dans la bible ! Pourquoi alors employer le futur ?

 

Le Rav Kouk a expliqué que l’obligation, le commandement, la dimension de l’impératif, est en soi une promesse. Donc au futur.

Premier stade d’explication : Si la loi s’adresse à moi pour me donner une obligation c’est qu’elle sait que je suis en cas de l’accomplir. Donc elle me promet que je l’accomplirais. Le seul fait que la loi s’adresse à une conscience pour lui ordonner quoique ce soit au nom d’une valeur, implique la promesse qu’elle finira par l’accomplir sinon la loi ne s’adresserait pas à elle. La loi ne s’adresse qu’à la conscience qui y est sensible. Donc cela veut dire que c’est une promesse qu’en fin de compte cela s’accomplira.

 

Prenons les 10 commandement où tout est écrit au futur sans impératif. [Même dans les cas où l’on croit à un infinitif (par exemple Zakhor) c’est quand même un futur. C’est un problème de grammaire mais qui a sa solution]. Cela voudrait dire à la fois qu’au niveau de la promesse, si tu es Israël Dieu promet tu feras ça et pas ça. Voilà comment tu seras, telle est ta carte de comportement et ta charte d’identité simultanément. C’est là l’aspect promesse.

Et d’autre part, cette promesse implique une tension entre l’état où tu te trouves et l’état d’accomplissement de la promesse, alors la loi s’adresse sous la forme impérative pour m’enjoinre de combler cette distance.

 

Et alors on entend deux choses à la fois : « Tu dois », mais dans tout les cas sache-le, que tu le veuilles ou pas, tu y arriveras parce que c’est ton identité qui est comme ça.

 

Le Rav a résolu le problème de cette tension en deux niveaux de manière importante :

La promesse comme promesse s’adresse à la collectivité d’Israël. L’impératif comme impératif s’adresse à l’individu au sein de la collectivité. C’est dire que simultanément, en tant qu’individu, j’entends l’impératif d’avoir à coincider à l’être de la collectivité qui est l’objet de la promesse. Et simultanément, j’entends cette impératif et cette promesse en tant que je suis inséré dans cette collectivité. En tant que je suis untel membre de la communauté d’Israël, ploni al moni, c’est l’impératif qui me concerne. Il me concerne au niveau d’adéquation, réussie ou pas encore, à l’identité collective. C’est-à-dire que l’individu va entendre plus d’obligations ou plus de promesses, plus de promesse ou plsu d’obligations, suivant le niveau de mérite où il se trouve.

 

Lorsqu’on arrive au mérite du Tsadik réalisé on ne perçoit plus l’aspect obligation. Cela devient une Midah - une manière d’être. Il y a coïncidence avec sa chartre d’identité. En tant que je participe à la collectivité, j’entends l’aspect promesse. Toutes les Mitsvot sont dans ce cas.

 

Et donc, depuis l’intérieur de ces problèmes généraux nous allons nous poser par rapport à la Teshouvah, et cela va éclairer, je pense, assez facilement pourquoi les décisionnaires sont en controverse de savoir s’il faut considérer la conduite de Teshouvah- repentir, s’il y a eu faute, comme une obligation parmi les obligations de la Torah ou s’il faut considérer que c’est un processus naturel qui nous est promis. On particularisera cette controverse entre Maïmonide et Na’hmanide assez rapidemment. En particulier pour la Teshouvah qui est particulière parmi toutes ces Mitsvot.

 

Il y a 613 Mitsvot. 

Or, je n’ai à faire Teshouvah que si l’une des 613 Mitsvot a été trangressées ! Par conséquent la Mitsvah de Teshouvha serait une 614ème ? Est-ce que la Mitsvah qui consiste à réparer un défaut des 613 fait partie des 613 ? Vous comprennez la difficulté du problème. Nous avons d’autres Mitsvot, 3 ou 4, qui sont dans ce cas-là.

 

Mais surtout considérer la Teshouvah comme Mitsvah serait très pessimiste parce que cela reviendrait à dire qu’il n’y a pas de Tsadikim. Pourquoi ? Parce que personne ne pratiquerait toute la Torah. Si une des Mitsvot c’est la Teshouvah cela voudrait dire que la Torah prévoit qu’elle ne sera jamais accomplie ! Et la difficulté est double. Cela voudrait dire que seul le Baal Teshouvah serait Tsadik. Puisqu’il serait le seul à accomplir les 613 Mitsvot ! Mais pour être Tsadik il faudrait avoir été ‘Hoté pour pouvoir être Baal Tshouvah, c’est très difficile.

 

La clef qui détend la difficulté, c’est cette différence de niveau entre la collectivité d’Israël qui reçoit ce verset comme une promesse - au futur de promesse - et l’individu qui doit la recevoir comme un commandement.

 

Même pour ceux qui considèrent que la Teshouvah n’est pas une Mitsvah le Vidouï est une Mitsvah. Dans tous les cas, la Teshouvah n’est pas authentique en l’absence du Vidouï. Or, il y a une Mitsvah de la Torah instituant l’obligation du Vidouï lorsque l’on fait Teshouvah.

 

Les psychologues savent que tant que celui qui souffre d’un trauma quelconque n’est pas capable d’en parler, il n’y a aucun signe qu’il est en train de guérir. C’est l’aveu qui guérit. La capacité à en parler c’est le signe que la guérison a commencé. Le courage de l’aveu c’est le signe du repentir. Tant qu’il n’y a pas encore le courage de l’aveu, on n’est encore que dans le remord. Le remord est le signe même de la maladie alors que le repentir et l’aveu est le signe de la guérison.

 

Nous allons entrevoir que le comportement du repentir est le comportement moral le plus difficile à cause de l’aveu qui est difficile.

 

Je me base, en le résumant, sur un enseignement du Maharal dans son commentaire des Pirqey Avot sur l’expression de la Mishnah « Yédei Avérah » littéralement « les mains de la transgression », cela veut dire « ce qui mène à la transgression ».

.../...

***

Nitsavim 1985 – Suite & fin



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Published by Manitou - dans PARASHAT HASHAVOUA
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