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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 19:32

KI-TAVO

Commentaire Shoftim (1995) 2ème. partie (qualité sonore moyenne). 

 

Ki-Tavo
[12:00]

Chapitre 26 1er verset

 

Je voudrais vous indiquer un thème en vous demandant de réfléchir : il y a 2 catégories qui sont très importantes. Petite introduction : Nous avons, entre autres, 2 commencements de l’année. Le mois de Tishri est le 7ème mois lorsque le commencement de l’année est Nissan qui serait le 1er mois. Cela commémore deux événements radicalement différents mais qui sont des clefs de la liturgie traditionnelle juive :

 

=>  Le mois de Tishri, au 1er Tishri c’est Rosh hashanah le jour de l’an. L’événement fondamental c’est le souvenir de la création du monde et la liturgie fondamentale du mois de Tishri c’est la Téshouvah – le repentir - littéralement « le retour ».

=>  Le mois de Nissan, c’est le souvenir de la sortie d’Egypte et la liturgie de ce mois de Nissan est la délivrance, la Guéoulah. Guéoulah signifie délivrance dans le sens de la fin de l’exil. Galout – Guéoulah.

 

Je vous explique brièvement le parallèle entre ces deux notions, la notion de Téshouvah et la notion de Guéoulah.

 

Teshouvah :

 

Il y a une grande discussion chez les décisionnaires, est-ce que le fait d’avoir à se reprentir si il y a une faute est un commandement de la Torah ou non ?

C’est un problème sérieux, nous savons qu’il y a 613 commandements de la Torah.

 

Certains décisionnaires comptent parmi les 613 la Teshouvah comme obligation de commandement. Cela veut dire qu’en cas de faute il y a obligation d’après la loi de la Torah de se repentir.

 

D’autres décisionnaires comme Rambam ne comptent pas du tout le repentir comme obligation de la Torah.

 

Rambam considère que la Torah n’a pas à légiférer pour tout comportement naturel de l’homme. Pour Rambam le fait de se repentir après une faute est un comportement naturel de l’homme.

Par conséquent, il n’y a pas de place pour la liberté si c’est une tendance naturelle et donc la Torah ne légifère pas lorsqu’il s’agit d’un comportement qui s’inscrit dans la nature humaine.

 

Par conséquent, ce qu’il faut expliquer c’est comment Rambam - Maïmonide - comprend que le repentir est un comportement naturel. Pour Ramban – Na’hmanide - défendant la thèse opposée, c’est un commandement.

 

Ce qu’il faut comprendre c’est un grand principe d’après les versets de la Bible : les fautes ne peuvent qu’être les fautes de justes. Ce sont les justes qui fautent. Et par conséquent, si un juste a fauté on peut compter sur lui et le fait que sa conscience ne le laissera pas tranquille jusqu’à ce qu’il se repente. Pour Rambam quand il se repentira il doit avouer la faute. La seule obligation est d’avouer la faute. C’est l’aveu de la faute qui est le signe que le repentir est autenthique.

Quelqu’un qui est en faute qui n’a pas encore le courage ni la force d’avouer ce qu’il a fait, n’est pas guéri de sa faute. Les psychologues connaissent cela : quand quelqu’un parle de son problème, il est déjà sur le chemin de la guérison. Il faut le faire à voix haute et devant témoins.

Il y a une coutume chez les Juifs pieux de se téléphoner la veille de Rosh hashanah et de dire : si je t’ai fais du tord pardonnes-moi ! Mais d’après la Torah il faut 2 témoins. On a avoue sa faute devant 2 témoins : le repentir est difficile parce que l’aveu est difficile. C’est très difficile d’avouer, surtout devant deux témoins. Si la faute concerne quelqu’un qui est décédé : on doit se rendre devant la tombe devant 10 témoins pour avouer... il faut un Miniane.

 

Pour Rambam le repentir en lui-même est naturel et l’obligation de la loi concerne l’aveu.

Il y a d’autres exemples où la Torah ne légifère pas sur la conduite mais sur la forme de la conduite.

C’est la thèse de Maïmonide que j’ai cité en premier parce qu’elle est tres homogène avec l’esprit de la Torah.

La Torah considère que c’est un juste qui faute et que l’on peut compter sur lui. Pourquoi ?

Parce que ne faute que celui qui a déjà été sensible à la transcendance d’une loi : c’est cela un Tsadik. Celui qui est sensible à l’obligation de la loi et qui veut agir en justesse par rapport à la loi. Si une conscience est sensible à l’évidence de la loi, alors on peut être sûr que sa conscience ne le laissera pas tranquille tant qu’il a une faute dans son remord. Cela s’appelle en hébreu « Moussar klayot » : ses reins ne le laisseront pas dormir jusqu’à ce qu’il se repente.

 

Question : Est-ce vraiment le cas de tous les fautifs d’avoir des remords ?

C’est pourquoi le Talmud légifère : il y a deux cas : Teshouvah MéAahavah et Téshouvah MéYirah

 

Celui qui, spontanément, de façon suggérée par lui-même, se repend c’est très bien. On appelle cela le repentir par amour. Mais dans l’immense majorité des cas on a beau être Tsadik, on n’a pas le courage d’avouer la faute. Alors viennent les épreuves où finalement le Tsadik, acculé par les épreuves de la vie, finira par reconnaitre et avouer : Teshouvah méyirah. A force de Yissourim, le jeu de la vie le force à avouer sa faute.

 

Rambam : principe exposé dans Sefer HaMitsvot : la Torah ne légifère pas lorsqu’il y a conduite naturelle. Il faut découvrir que la doctrine de Maïmonide est très aristocratique et s’adresse au sommet de la nature humaine : la Torah s’adresse aux Tsadikim, aux Justes qui veulent vivre comme justes. La Torah ne s’occupe pas des autres. C’est le Talmud, la Torah Shebéalpeh, qui tient compte de ceux qui sont de mauvaise volonté. C’est pourquoi le Talmud est en araméen – langue populaire - alors que la Torah est en Lashone Haqodesh, en hébreu. Je vous dis cela de façon symbolique sans l’approfondir. C’est comparé à l’arbre de vie du jardin  – l’hébreu - et l’arbre du bien et du mal – l’araméen.

 

[En hébreu il n’y a aucun nom qui désigne des choses mauvaises, c’est toujours que des périphrases.

En araméen, on peut exprimer le bien et le mal. C’est la langue du Talmud. Lorsqu’on distingue le bien et le mal il faut parler araméen. On ne sait pas parler du mal en hébreu. D’ailleurs le mot qui dit le mal en hébreu est un mot pur, alors que le mot qui dit le mal en araméen est un mot impur : C’est ‘bisha’. Mauvais en araméen, c’est le ‘boushah’ en hébreu. Quand on dit Bisha en araméen c’est mauvais. Tandis que ‘Râ’ en hébreu, c’est l’appétit de vivre, c’est tout à fait autre chose, c’est pur. ‘Râ’ amène Réa ou Roé. Je ne traduis pas car cela nous ménerait trop loin... Le mot de Râ en ebreu c’est un mot Tov. Alors que le mot de Bishâa en araméen c’est épouvantable... Regardez comment on appelle les abréviations du code en hébreu : C’est le ‘Tour’ cela veu dire les colonnes du jugement mais cela se lit  Tov VaRâ (Tav-Vav-Reish).]

 

Alors effectivement, la Torah ne s’adresse qu’aux Tsadikim.

 

Enseignement d’un de mes maîtres lorsqu’on étudiait la peine de la bastonnade : pour les peines prévcues par la Torah : Ou bien il y a mauvaise volonté irréversible et c’est la peine de mort décrétée par un tribunal. (Cas pratiquement exceptionnel : un tribunal qui condamne une fois à mort tous les 70 ans est un tribunal assassin...)

Ou bien c’est une faute dont il faut punir, non pas le contenu de faute, mais le fait d’avoir fauté.

Et c’est la même peine pour toutes les fautes : la peine de bastonnade. 

Et on devait adapter le nombre de coup de bâton à la capacité physiologique du fauteur parce qu’il faut le guérir de sa mauvaise volonté, mais « c’est ton frère »... Il y avait donc des experts pour évaluer le nombre.

 

Un de mes maitres avait comparé la bastonnade à l’électrochoc : quand quelqu’un a un trouble psychique, il lui faut un choc pour se réveiller. Son âme voudrait agir en bien seulement son âme est malade. Alors il faut donc le guérir de sa mauvaise volonté...

 

J’explique encore un point du problème : La peine n’est pas adaptée au contenu de l’acte, car le contenu de l’acte qui est le contenu de l’acte de la faute dépend du fonctionnement du monde. Ce n’est pas l’homme qui l’a inventé ou voulu. L’homme s’est mis dans le cas d’entrer dans un engrenage de cause à effet qui fait que cela l’oblige à agir comme cela. Mais il n’est pas responsable d’agir comme cela puisque c’est Celui qui a créé les mécanismes du monde qui a créé le monde ainsi. On n’est donc pas puni du contenu de la faute mais puni d’avoir fait une faute. Or, un juste ne veut pas faire de faute. S’il a fait une faute c’est qu’il est malade. Et il faut un électrochoc. Après l’électrochoc, il est guéri et il est de nouveau ton frère. Il y a des quantités de stratégies médicales mais finalement toutes se ramènent à Makout (les coups). Les patients ont mal d’aller se faire se soigner, de la même manière que celui qui se rend pour recevoir sa bastonnade. Ceal veut dire que la sanction ici n’est pas punition mais thérapeutique.

 

Na’hmanide – Ramban - dit : oui c’est vrai en principe, en théorie, la Torah parle pour l’homme de bonne volonté mais on connait l’homme et il faut parler au niveau où il est. S’il n’est pas écrit qu’il faut faire Teshouvah ils ne le feront pas. D’où la nécessité d’intégrer la Teshouvah dans les 613. C’est une statégie éducative et pédagogique. Effectivement, en son temps, je pense que Na’hmanide avait raison. Mais pour notre temps, il est optimiste. Ce n’est pas parce que c’est écrit qu’on va le faire... Enfin de compte c’est Maïmonide qui a raison.

   

Je voulais indiquer le lien entre la Téshouvah et la Guéoulah mais je n’ai pas le temps.

 

La différence entre Rambam et Ramban :

Les deux sont d’accord qu’il faut avouer la faute mais pour Ramban seulement la Teshouvah est commandement. Dans tous les cas, le repentir est authentique que s’il y a aveu. D’où l’obligation de l’aveu.

 

Guéoulah :

 

Pour la Guéoulah aussi très rapidement:

A Pessa’h on commémore la fin de l’exil. Or, la sortie d’Egypte est la fin d’exil qui nous rattache à la foi d’Israël. La foi d’Israël - la Emounah - c’est que la sortie d’exil est possible.

On peut reprendre toute l’histoire des Patriarches, tout ce que Dieu révèle aux Patriarches, c’est qu’on peut sortir d’exil. Cela explique pourquoi dans l’universel humain on a été frappé par l’événement de Pâques au point que la chrétienté l’a pris comme liturgie centrale. On sait de l’histoire du peuple juif que la délivrance est possible : la délivrance de quoi ? de la situation d’exil.

 

Toute créature quelqu’elle soit a une mal être (qui provient) de sa prise de conscience de créature qui consiste à être en exil du Créateur. Or, chaque tradition, chaque culture, l’exprime à sa manière, mais il y a une exigence à être sauvé (comme le disent les chrétiens par la notion de salut) dans toutes les traditions humaines quelqu’elles soient. Cela exprime ce malaise, ce mal être, de se connaitre comme créature, en exil du Créateur. Chaque tradition va définir ce dont il faut être sauvé.

 

Pour Israël, c’est directement être sauvé de la condition de créature qui est une condition d’exil.

Et alors ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est que il y a une liturgie de l’aveu dans la commémoration de la sortie d’Egypte – le Vidouï – on avoue ce qu’on a fait lors de la sortie d’exil.

C’est parallèle à l’aveu lors de la Téshouvah.

 

La délivrance de l’exil s’est achevée au Sinaï à la révélation de la loi. Il y a eu une délivrance physique à la sortie d’Egypte (Pessa’h) et une délivrance spirituelle lors de la révélation de la Torah (Shavouot).

 

Le jour de commémoration de la révélation de la Torah c’est le jour de la fête des prémisses.

 

Je vous lis comment la Torah prévoit la liturgie du jour de la fête des prémisses.

C’est notre chapitre 26:

וְהָיָה, כִּי-תָבוֹא אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, נֹתֵן לְךָ נַחֲלָה; וִירִשְׁתָּהּ, וְיָשַׁבְתָּ בָּהּ

Vehayah ki-tavo el-ha'arets asher Adonay Eloheykha noten lekha na’halah virishtah veyashavta bah.

Et il arrivera quand tu viendras dans le pays (la Aliyah) que Hashem ton Dieu donne pour toi en hétitage, tu en hériteras et tu t’y installeras (ce qu’on est en train de faire depuis une centaine d’années, de notre exil de la civilisation occidentale, mais ce texte concerne la sortie d’exil de la civilisation égyptienne). 

 

וְלָקַחְתָּ מֵרֵאשִׁית כָּל-פְּרִי הָאֲדָמָה, אֲשֶׁר תָּבִיא מֵאַרְצְךָ אֲשֶׁר יְהוָה אֱלֹהֶיךָ נֹתֵן לָךְ--וְשַׂמְתָּ בַטֶּנֶא; וְהָלַכְתָּ, אֶל-הַמָּקוֹם, אֲשֶׁר יִבְחַר יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, לְשַׁכֵּן שְׁמוֹ שָׁם

Velaka’hta mereshit kol-peri ha'adamah

Tu prendras des prémices de tous les fruits de la terre.

asher tavi me'artsekha

que tu améneras de ton pays,

asher Adonay Eloheykha noten lakh

que Hashem ton Dieu te donne

 vesamta vatene

tu les placeras dans un panier

vehalakhta el-hamakom

tu iras à l’endroit

asher yivchar Adonay Eloheycha

que Hashem ton Dieu choisira

leshaken shmo sham.

Pour faire résider Son Nom là-bas.

 

(Cet endroit est en compétition entre le roi Hussein de Jordanie et le président de Gaza.)

 

וּבָאתָ, אֶל-הַכֹּהֵן, אֲשֶׁר יִהְיֶה, בַּיָּמִים הָהֵם; וְאָמַרְתָּ אֵלָיו, הִגַּדְתִּי הַיּוֹם לַיהוָה אֱלֹהֶיךָ, כִּי-בָאתִי אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר נִשְׁבַּע יְהוָה לַאֲבֹתֵינוּ לָתֶת לָנוּ

Ouvata el-hakohen

Et tu viendras chez le prêtre

asher yiheyeh bayamim hahem

qui sera en ce temps-là

ve'amarta elav

et tu lui diras,

higadeti hayom l'Adonay Eloheycha

je viens raconter aujourd’hui à Hashem ton Dieu

(il s’agit de chaque hébreu qui s’adresse au Kohen)

ki-vati el-ha'arets

que je suis venu au pays

asher nishba Adonay la'avoteynu

que Dieu a juré à nos pères

latet lanou.

De nous donner.

 

וְלָקַח הַכֹּהֵן הַטֶּנֶא, מִיָּדֶךָ; וְהִנִּיחוֹ--לִפְנֵי, מִזְבַּח יְהוָה אֱלֹהֶיךָ

Velaka’h hakohen hatene

Et le Kohen prendra le panier

Miyadekha

de ta main

vehinicho lifney mizbach Adonay Eloheykha.

Et le placera devant l’autel de Hashem ton Dieu.

 

Avant que les prémices soient apportés, Dieu n’est Dieu que du prêtre, mais quant les prémices sont apportés et que l’aveu a été fait, alors Dieu est le Dieu de celui qui a apporté les prémices.

 

Quel aveu ? Quel est ce rite ? Quel est ce culte de l’homme qui, à Jérusalem, apporte les prémices en reconnaissance de ce Dieu d’Israël qui lui a donné la terre ?

En tant que quoi sommes-nous venus dans le pays pour pratiquer la Torah ?

 

C’est un Vidouï, c’est un aveu : cela veut dire n’importe quand dans le temps, quelque soit l’époque à laquelle on était né, en arrivant au jour de Shavouot pour la fête des prémices on disait : « je viens dire à ton Dieu que j’arrive dans le pays que Dieu nous a donné... »

La Aliyah est faite le jour de Shavouot, quelque que soit l’époque où mon grand-père est arrivé en Israël....

 

J’ai souvent réfléchi à cela : Quelle est la motivation qui a fait que les Juifs soient arrivés dans le pays au bout de 2000 ans ? Quels sont les intérêts ? Chacun peut raconter le roman de sa vie mais est incapable de raconter la véritable raison : il ne peut pas avouer pourquoi il est venu...

Je vous donne trois exemples de motivations:

ð  pour pourvoir être religieux (mais on peut très bien être religieux ailleurs !)

ð  pour être socialiste (mais on peut être socialiste ailleurs...)

 

Ce sont des alibis pour ne pas avouer la véritable raison...

Même chose pour les Juifs en Galout : pourquoi es-tu à Sarcelles et pas ailleurs (Jérusalem) ?

Les gens répondent à côté...

Quel est cet aveu ? D’où le verset 3 :

 

וְאָמַרְתָּ אֵלָיו, הִגַּדְתִּי הַיּוֹם לַיהוָה אֱלֹהֶיךָ, כִּי-בָאתִי אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר נִשְׁבַּע יְהוָה לַאֲבֹתֵינוּ לָתֶת לָנוּ

ve'amarta elav

et tu lui diras,

higadeti hayom l'Adonay Eloheycha

je viens raconter aujourd’hui à Hashem ton Dieu (il s’agit de chaque hébreu qui s’adresse au Kohen)

ki-vati el-ha'arets

que je suis venu au pays

asher nishba Adonay la'avoteynu

que Dieu a juré à nos pères

latet lanou.

De nous donner.

 

Voilà la vraie raison. Tous les alibis officiels sont effacés devant la vrai raison.

Lorsque j’ai étudié l’axe volontaire en psychologie, il y avait la théorie Béhavoriste : on croit qu’on a décidé et alors on le fait, mais c’est parce qu’on a fait ce qu’on a fait qu’on prend conscience que c’est cela qu’on a décidé. C’est au moment où l’on agit qu’on prend conscience de ce qu’on veut faire. Et on s’invente un roman explicatif...

 

La vérité : être venu pour acomplir enfin la promesse divine à mes pères.

Toutes autres motivations sont des alibis fumeux.

Ceux qui restent en Galout ne veulent pas réaliser la promesse de Dieu.

A cause des diplômes, des allocation familiales, de la profession...etc.

Des alibis de toutes sortes et des fausses excuses.

 

Tant pour la Teshouvah que pour la Geoulah l’essentiel est l’aveu.

 

 

***

 

Q : Avouer des fautes que l’on a pas commise me semble être une conduite opposée à celle de l’aveu ?

R : C’est le Vidouï וידוי de la communauté qui est dit à Kipour et j’ai parlé du Vidouï personnel de la Teshouvah qui concerne les fautes personnelles. Pour celui de la communauté c’est dire ce que nous avons fait ensemble en tant que communauté. J’ai étudié cette question avec un de mes maîtres, il a répondu à cette question qui lui fut posée: et qu’en sais-tu que tu n’a pas commis ces fautes-là ? Chaque faute est à différent niveau, quand on dit ‘Hatati Aviti Peshati, méa culpa, j’ai tué...etc. J’ai peut-être vraiment tué du regard, par la parole etc... Ou dans une autre vie...

Dans tous les cas, la réponse c’est que c’est la communauté qui le dit. Exemple : Dans les dix commandements : « Tu n’assassineras pas ». S’adresse-t’on ici à un peuple d’assassins ? Un commentaire dit : on sait qu’une parole peut tuer, un regard peut assassiner : il y a des oeillades assassines...

 

(On raconte d’un des éléves du Ari, Molkho, Rabbi‘Hayim Vital qui avait a appris de son maitre qu’il devait être très scrupuleux à chaque commandemeent, étant à sa dernière réincarnation, un seul geste pouvait le perdre... C’est d’ailleurs un enseignement en général : On est jugé à chacun de ses vies sur un seul comportement, et on ne le sait pas à l’avance. C’est pourquoi il faut être scrupuleux sur tout comportement, pour toute la loi. Pour certains, des commandements paraissent faciles à accomplir et d’autres difficiles et ce ne sont pas les mêmes pour chacun. Cela veut dire que l’on est mis à l’épreuve dans certaines conduites qui sont particuliérement difficiles pour certains...En général il s’agit d’un geste et on ne sait pas lequel.

On raconte dans les livres du Molkho qu’il étudiait un jour un Shabat et il fut gêné par un moustique et finalement il l’a frappé et tué le moustique. Son maitre s’est révélé à lui pour lui dire qu’il avait échoué : tu as accompli la faute de Qaïn envers son frère, tu ne sais pas que c’est ton frère, mais tu l’as tué. Ce Molkho qui était un trés grand d‘Israël chaque Kipour disait « j’ai tué, j’ai tué », et il ne savait pas que c’était vrai !)

 

Cette vigilance du scrupule c’est vraiment le problème du juste.

 

Effectivement on ne sait pas l’avance sur quoi on va être éprouvé, alors il faut être vigilant sur chaque détail du comportement. C’est cela un Tsadik : celui qui est vigilant sur tout.

 

Quelqu’un qui est porté à telle ou telle vertu, telle ou telle obligation va s’appliquer à bien faire la Mitsvah qui lui correspond et faire les autres comme-ci, comme-ça...

 

Il y a un danger grave : la scrupulite : lorsque cela tourne à l’obsession. (Les troubles obsessionnels compulsifs).

Je crois que tout rituel risque d’induire des obsessions. Il faut s’en méfier.

Lorsqu’on a affaire à un homme pieux qui est maniaque, il faut toujours se demander s’il est pieux parce que maniaque ou bien s’il est maniaque parce que pieux...

 

********

 

 

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Published by Rav Léon Askénazi - dans PARASHAT HASHAVOUA
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commentaires

geoulah 01/10/2009 01:48


BS"D

Il faut faire attention à la scrupulite mais il faut surtout faire attention à son contraire, la 'hafifnite: quand on néglige toutes les norme d'application des Mitzvot car on a pas envie de les
faire ou car on est paresseux et on ne veut pas les étudier. Ceci est beaucoup pire que la scrupulite, car on en vient à ne pas connaître la Halakhah et à se moquer de ceux qui la respectent selon
les règles.


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