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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 10:44

  Parashat VAET'HANANE 1994

Par le Rav Yéhouda Léon Askénazi (Manitou) זצ"ל.


Rédigé et mis en forme à partir d'un enregistrement:
Commentaire Va'et'hanan (1994) 1ère. partie (qualité sonore bonne).

Le rite du Qriat Shéma.

C’est un sujet beaucoup étudié, vous avez en tête certainement énormément de thèmes concernant ces versets.

 

Vaét’hanane Chapitre 6 verset 4 :

שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל:  יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד

 

שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל 
Shéma Israël

Shéma ici est une exortation, cela veut dire beaucoup plus « Prend garde ! » que simplement « écoute ! ». C’est le sens du mot « Shma » en hébreu moderne.

 

יְהוָה אֱלֹהֵינוּ 
Adonaï Eloheinou

Hashem qui est notre Dieu

 

Il faut éviter systématiquement d’employer le mot de « Dieu » pour traduire tous les termes dont la Torah se sert pour exprimer toutes les différentes médiations, les différents attributs par lesquels le Créateur se révèle. Parce que le mot de Dieu est un mot dérivé d’une langue païenne et cela a des connotations difficiles. Le mot de « Dieu » vient du latin « Deus » qui vient lui-même du mot grec Theos et il y a une indexation à la notion de Zeus...

Comme nous parlons français nous nous servons de ce terme pour parler de la fonction de divinité de celui qui a créé le monde. Toutes les expressions juives sont des expressions par périphrases : « Celui qui... »

 

Il y a une expérience de la sensibilité juive traditionnelle qui nous vient des Hébreux, où c’est absolument indécent de prononcer ce mot-là. Surtout en hébreu. Avec le nom Elohim.

 

Elohim :

Cela a plus le sens d’adjectif ; de celui dont l’attribut de divinité est désigné par ce terme Elohim dans la Torah qui désigne l’attribut de rigueur. La notion à laquelle ce nom Elohim renvoie c’est celle de la notion de jugement strict. C’est la notion de loi déterminée qui renvoie le mieux compte de cette notion de la toute puissance à travers les lois de la nature immuables et impitoyable.

Ce mot de Elohim renvoie à la notion de divinité mais dans le sens strict de celui qui a créé le monde et qui le gère à travers les lois de la nature. Toute autre conception est païenne.

 

Rejeter la notion à laquelle on fait allusion en disant « Celui qui » en dehors du monde qu’il a créé, c’est une mentalité occidentale qui est elle-même dérivée de la mentalité gréco-romaine et qui a pris forme avec la théologie chrétienne.

 

Cette sensibilité religieuse là néglige l’essentiel : le mode dans lequel nous vivons et qui est géré d’après les lois de la nature, c’est le Créateur qui l’a créé. Par conséquent les lois de la nature expriment sa volonté en tant que Créateur. C’est ce qui nous éloigne de la sensibilite religieuse chrétienne ou de type chrétienne, même en milieu juif.

 

Surtout ceux qui écrivent en français par cette habitude de fausse piété d’écrire « D.ieu » avec un point, aboutissent au contraire de ce qu’ils voudraient faire. Cela signifie qu’on respecte un dieu païen. Cela signifie que l’on pense dans une ferveur spirituelle à travers des catégories païennes.

 

En hébreu se sont toujours des périphrases qui font appel à Lui :

Hashem itbarakh « le nom de celui dont on parle qu’il soit bénit »

Shmo hou debarakh
Haqadosh baroukh hou…

 

On garde la notion de Créateur qui se manifeste à travers différentes médiations et différents attributs : nous avons 10 termes différents dans le langage biblique pour dire comment Celui qui est le Créateur se manifeste.

 

Le mot « Dieu » traduit habituellement le nom Elohim et désigne Dieu en tant que Créateur (Béréshit Bara Elohim...)

 

Chaque fois que l’on rencontre le nom Elohim en hébreu il s’agit du Créateur à travers la Midat Ha-Din. La règle de 1ère occurrence doit nous faire penser à la notion de Créateur, à travers la Midat Hadin.

6:4

שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל:  יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד 
Shma Israël Adonaï Eloheinou Adonaï E’had
Prend garde Israël, Hashem qui est notre Dieu est un Dieu Un

 

Nous allons étudier le texte du Midrash qui est dans le Sifré sur ce verset.

 

2ème verset :

וְאָהַבְתָּ, אֵת יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ וּבְכָל-נַפְשְׁךָ, וּבְכָל-מְאֹדֶךָ
Vehavta et Hashem Elohekha
Et tu aimeras Hashem ton Dieu

 

Question : la personne a changé. D’abord Hashem Eloheinou dans le 1er verset, et dans le 2ème verset c’est Hashem Elohekha ?

 

C’est un problème en soi : on peut passer deux heures pour comprendre pourquoi la Torah a changé de personne dans cette invocation, dans cette exhortation.

 

Mais la question qui va se poser tout de suite en filigrane : peut-on commander l’amour ?

Et même dans le verset « tu aimeras ton prochain comme toi-même » « Vehavtah lereakha kamokha », peut-on commander l’amour ?

 

L’amour n’est authentique dans son essence même que dans la mesure où il est autonome, comme disent les philosophes. C’est un mouvement qui vient d’une spontanéité.

Peut-on avoir un commandement d’avoir à aimer ?

 

Réponse :

L’amour est une donnée de la vérité humaine et la Torah légifère sur le comment de l’amour. Non pas le fait d’aimer mais comment aimer. Ce que nous allons voir tout de suite dans le verset :

Si tu es vivant, tu aimes. Puisque tu aimes, et si tu aimes, « tu aimeras Hashem Elohekha ton Dieu behakhol levavekha... de tout ton cœur.

 

Ici cette fonction du cœur est une fonction de connaissance qui s’exprime par la parole.

Je ne parle pas du cœur des inclinations du type romantisme dilué à l’eau de rose, cette espèce de sensibilité peu sérieuse lorsque l’on parle de la relation à Dieu, mais le cœur c’est ce qui nous permet de connaitre profondément : connaître par le cœur. Lev.

Ce qu’il y a de plus profond dans l’identité humaine profonde.

La connaissance par le coeur ce n’est pas l’inclination du cœur des romantiques.

De la même manière en parallèle qu’il y a une différence entre la volonté, vouloir,  et la velléité. C’est un peu pareil, je voudrais bien... cela n’a rien à voir avec la volonté.

De la même manière cette sensibilité cordiale des romantiques n’est pas vraiment la connaissance du cœur.

 

בְּכָל-לְבָבְךָ

behakhol levavekha...

de tout ton coeur

 

Ici le mot de Levav avec deux Beith alors que nous connaissons le mot de coeur avec un seul Lev ?

Il y a là aussi toute une étude là-dessus.

 

 וּבְכָל-נַפְשְׁךָ
Bekhol nafshekha

De toute ton âme.

 

C’est un des erreurs les plus graves des traducteurs qui ne trouvent pas d’équivalence entre les termes hébreux et les termes français dont on se sert pour exprimer les fonctions de la vie intérieure, car les termes français dérivent du grec et des catégories grecques. Nefesh serait plus proche du terme grec Psyché qui a donné tout le monde du psychisme. La traduction la plus exacte c’est celle de « personne » Ce qui en moi est une personne, ce qui fait de moi un sujet. La traduction de Nefesh par « âme » est complétement fausse : le mot de âme traduit le mot de Neshamah.

 

Il faudrait faire une analyse de l’anthropologie, l’identité humaine  pour les catégories de la Torah c’est le résultat d’une synthèse entre l’âme et le corps. Cette synthèse entre l’âme et le corps fait apparaitre une personne, c’est le Nefesh.

 

Pendant tout le temps de la vie terrestre, biologique, la synthèse entre les deux fait que le corps n’est pas un cadavre et que l’âme n’est pas désincarnée, (c’est une âme incarnée dans le corps) et une personne apparait. Au moment de la mort, l’âme et le corps se sépare mais le Nefesh  qui a existé à travers l’histoire individuelle perdure. Il n’est pas perdu, il dure. Il y a aussi le terme de Roua’h que l’on traduit par l’esprit.

En français, il faudrait réserver le mot de « âme » pour traduire Neshamah, et le mot de Nefesh pour traduire la personne.

 

En fait, le niveau de la Neshamah qui nous fait agir en tant que personne, donc douée de responsabilité, s’appelle Nefesh.

 

La Neshamah a 5 niveaux : Nefesh, Roua’h, Neshamah, ‘Hayah et Ye’hidah.

 

Le niveau de Nefesh c’est le fait que le corps est animé par une Neshamah et je deviens une personne. C’est au niveau du comportement des actes. Un verset que vous retiendrez pour bien recoder cette notion de Nefesh : la personne c’est : (Vayikra 5;17) « וְאִם-נֶפֶשׁ, כִּי תֶחֱטָא Nefesh kite’heta » « Lorsqu’une personne (Nefesh) aura péché », et non pas lorsqu’une âme aura péché puisque les âmes ne pèchent pas : l’âme que Dieu nous a donné est pur et reste pure. Quand la personne pèche, l’âme s’éloigne mais n’est pas atteinte par la faute.

 

Lorsque l’on fait Teshouvah, l’âme revient. L’âme ici n’est pas le souffle vital. Vous voyez pourquoi on est trompé parce qu’en français le même mot qui vient des termes latins Anima (le souffle vitale - ce qui anime) Animus (l’esprit). 

 

Ce mot de Nefesh est lié à la personne en tant que capacité d’actions et de comportements.

 

Ce mot de Nefesh a énormément de sens dans le vocabulaire de la Torah.

Le mot Nefesh désigne une personne.

Lorsque cette personne est décédée le mot Nefesh désigne son cadavre

Ensuite le mot Nefesh désigne la tombe du cadavre.

Ensuite le mot Nefesh désigne la pierre tombale où il y avait la place qu’occupait quelqu’un qui n’est plus là...

 

Nefesh désigne en général la personne douée de capacité de parole.

Chez l’animal cette parole n’est pas réalisée. Il n’y a que chez l’homme que cela s’est réalisé.

On se pose la question de savoir pourquoi l’ânesse de Bilaam parle. Le rav Kouk nous enseignait: la vraie question est de savoir pourquoi les autres animaux ne parlent pas!  Il y a un langage chez tous les être vivants. Par exemple, les abeilles dansent ; certains insectes communiquent par les odeurs, les substances chimiques. Il y a des langages. Cela communique par signes, mais la parole ne s’exprime pas dans les niveaux de l’être vivant sinon dans le niveau de l’humain.

 

C’est pourquoi les êtres vivants, hormis les végétaux, sont nommés ‘Haï être vivant.

Tout être vivant devrait être doué de parole. Il n’y a que l’homme qui est appelé ‘Hay Hamedaber le vivant doué de parole. C’est pourquoi le mot de Nefesh se trouve pour l’animal et pour l’homme.

Mais chez l’homme on l’appelle Nefesh ‘Hayah. Le Nefesh est le plus vivant chez l’homme et cela s’exprime par la capacité de parole.

 

וּבְכָל-מְאֹדֶךָ
Oubekhol meodekha
Et de tout ton pouvoir

 

Meod signifie «beaucoup» - «plus».

La notion de pouvoir ici est la capacité de faire plus. Pas simplement la capacité d’agir que nous avons déjà dans Nefesh, mais la capacité du Meod.

Tov Meod c’est plus que Tov.  

 

Voilà donc le « comment » et voilà décrit ces trois fonctions.

 

6:6

וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה, אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם--עַל-לְבָבֶךָ
Vehayou hadevarim ha'eleh
asher Anokhi metsavekha hayom al levavekha

Et seront ces paroles-là que Moi Je te prescris aujourd’hui

 

הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה

hadevarim ha'eleh ces paroles : Talmud : Cela se réfère aux 2 versets précédents que Dieu est un et qu’il faut l’aimer de tout son cœur et de tout son Méod... etc.

2ème lecture :

Ces paroles : Cela se réfère à tout le livre de Dévarim : tout le Deutéronome qui commence par « Eleh Hadevarim » : « Et voici les paroles »  que Moïse a dites... Il les a dites en un jour, c’est la récapitulation de la Torah à la fin des 40 ans du désert, formulées en un seul jour et les a expliqué pendant un mois à la génération des enfants de ceux qui étaient sortis d’Egypte.

 

וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה
Vehayou hadevarim ha'eleh


Cela peut être, au-delà de ces 2 versets pour lesquels la Halakhah demande la Kavanah de lecture, la ferveur de lecture absolue, dans la récitation du Shéma, la Halakhah est que la Kavanah doit porter sur les deux premiers versets. En principe, elle devrait porter sur tout le Qriat Shéma et ensuite on a réduit au 1er paragraphe et ensuite on a réduit aux deux premiers versets et à partir de cette Halakhah des 2 premiers versets on a encore réduit au 1er verset seulement. Pourquoi ? Parce qu’avec le déroulement des générations on est de moins en moins capable de cette envergure et de la ferveur qu’avaient les anciens. Ce n’est pas une question de tolérance : La Halakhah a fait le diagnostic du niveau auquel on se trouve.

La ferveur, la Kavanah, (penser à ce qu’on dit et savoir à qui on le dit et devant qui on se tient...et ne pas penser à autre chose, ce qui n’est pas si simple) est très difficile quand on est en dialogue de prière avec le Dieu caché. Si le Roi était présent et dévoilé on aurait pas la possibilité de penser à autre chose. Mais en dialogue avec le Dieu caché, la Kavanah est très difficile. C’est pourquoi certains se balancent pendant la prière (c’est une tolérance des Rabbins) parce que cela aide à la concentration et pour ne pas penser à autre chose.

Cette Kavanah-là on la demande uniquement pour le 1er verset.

 

Je le répète, ce n’est pas une question de tolérance : la Halakhah est donnée pour tous et non pas pour les plus exigeants. Si c’était le cas, toute une partie du peuple juif serait en dehors de la Torah a priori, par définition. Et c’est ce qu’on appelle la minout, l’hérésie.

Il y a une Mishnah dans Massekhet Meguilah qui dit : « celui qui dit dans sa prière : « que les bons te louent », c’est cela l’hérésie». Et les méchants ne feraient pas partie d’Israël ? Israël même en faute reste Israël. Par conséquent, celui qui dirait : « que les justes te louent » c’est déjà l’hérésie de style albigeois. Ils s’appelaient « les parfaits »...

 

Finalement la Kavanah de savoir vraiment ce que l’on dit en disant ce que l’on dit, on ne la demande que sur le mot de E’haD  dans le 1er verset.

 

J’ouvre une parenthèse pour vous l’enseigner :

C’est dans la Guemara, la Kavanah doit être de reconnaitre que Dieu est UN (Alef), au niveau des 7 cieux et de la terre (‘Heth), et dans les 4 dimensions de l’espace (Dalet)

Vous avez remarqué que les gens qui prient forment le mot de Shadaï avec la main, Shin Dalet Youd, ils se cachent les yeux..., et on pense qu’il est UN : Alef, ‘Heith (7+1) et Daleth (4 directions de l’espace)... Cette Kavanah là on la réclame à tout le monde car c’est la plus simple et c’est codifié dans la Guemarah.

 

Une clause de la Guémara que je vous indique en passant, vous verrez à quel point c’est sérieux : il faut allonger dans la prononciation du Dalet et qu’il ne faut pas trop être furtif dans la prononciation du ‘Heith.

Le ‘Heith est Sa relation de Souveraineté dans l’immanence du monde et le Dalet dans la transcendance du monde. Il faut accentuer sur la transcendance et ne pas trop négliger l’immanence.

 

C’est très important car c’est cette intention-là de l’unité entre la transcendance et l’immanence qui nous différencie des musulmans et des chrétiens. Les Musulmans mettent l’accent sur la transcendance et que ça, les Chrétiens mettent l’accent sur l’immanence et oublient la transcendance.

 

Si je mets l’accent sur la trancendance c’est HaQadosh

Si je mets l’accent sur l’immanence c’est Baroukh Hou

Vous voyez l’ordre : HaQadosh Baroukh Hou.

La relation c’est Dieu comme transcendant qui est lui-même immanent. Mais la relation de religiosité chez les Chrétiens c’est l’immanence pure, et la relation de religiosité chez les Musulmans c’est la transcendance pure. Ce sont 2 voies vers l’hérésie concernant le monothéisme.

 

***

 

וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה
Vehayou hadevarim ha'eleh

Cela peut être ces deux versets qui ont précédé, à savoir l’invocation de l’unité de Dieu et le commandement d’amour, et cela correspond d’ailleurs aux 2 premiers commandements des 10 commandements. D’autre  part, c’est tout le livre de Devarim, et à travers lui, toutes les paroles de la Torah.

 

וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה, אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם--עַל-לְבָבֶךָ

Vehayou hadevarim ha'ele asher Anokhi metsavekha hayom al levavekha  

וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ, וְדִבַּרְתָּ בָּם, בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ
Veshinantam levanekha

Tu les enseigneras par répétition à tes enfants

Veshanen, en français tu les inculqueras

Veshinantam levanekha, vedibarta bam,
beshivtekha beveithekha

ouv'lekhtekha baderekh...

Et tu parleras d’elles

Lorsque tu es résidant dans ta maison lorsque tu vas sur le chemin

 

Le monde est la demeure de l’homme, mais c’est deux situations radicalement d’être chez soi ou en chemin. Le chemin est entre deux demeures et donc c’est une expérience très différente.

Que tu sois chez toi ou que tu sois en chemin, on change de situation. Dans le sens absolu du sens de situation. C’est étudié dans la Guémarah du Qriat Shéma : Chaque fois que l’on change d’expérience, il faut affirmer qu’en dépit de cette dualité des changements de mondes (dans la vie on passe sans arrêt d’un monde à l’autre) Dieu est un ! Cela s’oppose au dualisme des croyances païennes. En particulier, tous les contextes liturgiques du Qriat Shéma ont été formulé en interpellation face au zoroastrisme. Au temps du 2nd temple la religion dominante chez les païens était la religion de Zoroastre. Religion suivant laquelle il y a deux absolus, le Dieu du bien et le Dieu du mal qui se font la guerre, et c’est l’histoire du monde.  Oroman & Ahriman.

Les Zoroastriens savent quand même qu’au-delà de cette dualité, il y a une unité profonde.

Même les extrêmes- orientaux foctionnent au niveau de la dualité mais ils ont tout de même des symbole qui montrent l’unité : ying-yang. Dans le yang le point du yin et dans le yin le point du yang. Quoiqu’il en soit c’est formulé contre le Zoroastrisme. Pendant le 1er siècle de la chrétienté, la grande lutte était l’influence entre les zoroastriens et les chrétiens dans l’église même.

Et finalement ce sont les chrétiens qui ont triomphés dans l’église même. Il y a des traces de cela encore dans le christianisme, ne serait-ce que la dualité dieu-satan qui dans le christianisme est une vraie dualité alors que c’est différent dans le judaïsme.  

 

Au delà de la situation individuelle, « dans ta maison et en chemin », il y a la situation historique du peuple d’Israël, quand on est chez soi, on est Israël, quand on est en chemin on est dans la Golah, dans tout les cas : Hashem E’had !

 

וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ

 ou'bshokh'bekha ouv'koumekha

quand tu te couches et quand tu te lèves

 

On approndira cela avec la Guémara.

 

וּקְשַׁרְתָּם לְאוֹת, עַל-יָדֶךָ; וְהָיוּ לְטֹטָפֹת, בֵּין עֵינֶיךָ

Oukshartam le'ot al yadekha,
vehayou letotafot bein einekha

 tu les attacheras en signe sur ta main (il s’agit de la main gauche celle qui est prés du coeur)

et ils seront en pourtour entre tes yeux

 

Et là le verset institue les Tefilin, c’est-à-dire la souveraineté du Dieu Un sur ma capacité d’action - le bras - et sur ma volonté - entre les yeux.

 

וּכְתַבְתָּם עַל-מְזֻזוֹת בֵּיתֶךָ, וּבִשְׁעָרֶיךָ
Oukhtavtam al mezouzot beithekha ouvisharekha


Et tu les inscriras sur les poteaux de ta maison et de tes portes.

ouvisharekha de tes portes - ce sont les tribunaux qui étaient aux portes de la ville - ta maison individuelle et ta maison qui est ta ville.

 

***

 

On récapitule : 6 versets.       

En réalité il y a 5 niveaux les 2 derniers versets font partie du même niveau.


C’est la souveraineté et l’unité de Dieu sur la vie individuelle (Oukshartam le'ot al yadekha, vehayou letotafot bein einekha - tu les attacheras sur ton bras et sur tes yeux) et sur la vie des autres (Oukhtavtam al mezouzot beithekha ouvisharekha et tu les écriras dans ta maison et dans ta ville) Deux niveaux.

 

En fait vous allez tout de suite voir pourquoi je vais commencer par un 1er schéma qui va vous donner la structure du Qriat Shéma.

 
Qriat Shéma :

Ce rite du Qriat Shéma est un rite de témoignage, une profession de foi de témoignage : cela veut dire je professe en quoi je crois. Je porte le témoignage que ceci est ma foi.

 

La personne humaine c’est le Nefesh.

Le 1er verset indique dans l’intention de lecture dans la profession de foi, que je reçois la souveraineté du Dieu Un, l’unité des valeurs, comme souveraine sur ma personne.

 

Ensuite, dans la structure antropologique des fonctions de la personne humaine dans la tradition juive, nous avons d’abord une première fonction qui est la volonté – Ratson. C’est ma volonté qui relie ma personne individuelle au monde extérieur. Il y a moi distinct du monde extérieur. Où passe la limite entre le monde extérieur et moi ? C’est un problème! Est-ce la périphérie de ma peau ou est-ce la périphérie intérieure de mon tube digestif ? Est-ce que mon corps fait partie du monde extérieur dans la fonction de relation avec cet extérieur ? ou fait-il partie de moi ?

Est-ce que moi, même lorsque je me déplace, est-ce que ne se déplace pas avec moi tout mon avoir ? Si j’ai un jardin, c’est moi, si on y touche on me touche... Quel est la limite du monde extérieur ?  A la limite c’est le monde tout entier qui est moi.

Par manque de temps : On admet le problème résolu.

Il y a moi, c’est mon Nefesh et il y a le monde extérieur. Je suis en relation avec le monde extérieur par une fonction que l’on appelle en hébreu Ratson et que l’on traduit par la volonté.

 

Mais en réalité il y a trois fonction de relation avec le monde extérieur qui sont en concurrence.

Ce qui relie le Nefesh avec le monde extérieur en traversant par la médiation de la volonté :

 

-          La Maharshavah - la pensée. Tout le monde des intentions. Je veux quelque chose et je l’exprime par la pensée.

-          Le Dibour – la parole. Dans la catégorisation hébraïque le problème de savoir ce qui vient avant de la pensée ou de la parole est un faux problème car ce sont 2 fonctions qui ont des liens entre elles mais qui sont 2 fonctions originelles à partir de l’âme. Savoir ce qui vient avant de la pensée ou de la parole, savoir si je pense parce que je parle ou si je parle parce que je pense, ou savoir si je dis ce que je pense ou si je pense ce que je dis... c’est comme le problème de la poule et l’oeuf...

-          Le Maasseh - le comportement.

 

Nous avons au 1er niveau Nefesh, 2ème niveau Ratson, 3ème niveau Maharshavah, 4ème niveau Dibour, 5ème niveau Maasseh. Et le niveau du Maasseh est divisé en 2 : Maasseh à l’échelle individuelle et Maasseh à l’échelle collective.

 

Premier verset :

Shémâ, Israël, Adonay Elohenou, Adonaï Ehad'

Dans l’invocation de la Kavanah de lecture, je reçois la souveraineté de l’unité des valeurs du Dieu Un sur ma personne.

 

וְאָהַבְתָּ, אֵת יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ וּבְכָל-נַפְשְׁךָ, וּבְכָל-מְאֹדֶךָ

Veahavta et Adonaï Elohekha, bekhol levavekha, ou bekhol nafshekha, ou bekhol meodekha

Je reçois cette souveraineté sur ma volonté

 

On retrouve notre question : peut-on commander l’amour ?

C’est la souveraineté du Dieu Un sur la volonté et la volonté est autonome et spontanée. Je veux. Et qu’est-ce que l’amour ? C’est un mouvement de la volonté. Alors l’unité des valeurs m’informe et donne une forme à ce comportement de l’amour. C’est au niveau de la volonté.

Et tout de suite il y a les trois articulations :

-          Békhol lévavékha : niveau de la Maharshavah

-          Ou Békhol nafshekha : niveau du Dibour

-          Ou Békhol méodekha : niveau du Maasseh

 

Dans le 2ème verset déjà qui indique le comment de la Ahavah, c’est-à-dire la réception de l’unité des valeurs comme Souverain sur ma volonté, il y a les 3 niveaux d’expression de la personne Békhol levavekha au niveau de la Maharshavah,

 Ou-Békhol Nafshekha au niveau du Dibour,

Ou Békhol méodékha au niveau du Maasseh.

 

Ensuite, après le Ratson, on retrouve ces 3 niveaux dans les versets suivants :

 

וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה, אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם--עַל-לְבָבֶךָ

Vehayou hadevarim ha'ele acher Anokhi metsavekha hayom al levavekha

Et ces paroles que Je te prescris aujourd’hui seront sur ton coeur


C’est au niveau de la Maharshavah.

 

וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ, וְדִבַּרְתָּ בָּם, בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ, וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ

Veshinantam levanekha, vedibarta bam, beshivtekha beveithekha ouv'lekhtekha baderekh, ou'bshokh'bekha ouv'koumekha.
 

C’est au niveau du Dibour

 

וּקְשַׁרְתָּם לְאוֹת, עַל-יָדֶךָ; וְהָיוּ לְטֹטָפֹת, בֵּין עֵינֶיךָ

וּכְתַבְתָּם עַל-מְזֻזוֹת בֵּיתֶךָ, וּבִשְׁעָרֶיךָ.

Oukshartam le'ot al yadekha,
vehayou letotafot bein einekha

Oukhtavtam al mezouzot beithekha ouvicharekha


C’est au niveau du Maasséh.

 

Voilà la structure du Qriat Shéma

Il y a toute une logique de la structure du texte qui rend précisément compte de l’objet de ce texte comme rite de récitation.

 

1er Verset => שׁמַע, יִשׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד

shémA Israël Adonay Elohenou, Adonaï e’haD

 

Le Ayin en grosse lettre et le Dalet final en grosse lettre font apparaitre le mot ED qui veut dire témoin. Un rite de témoignage, une profession de foi. C’est la foi d’Israël : je crois que Dieu est Un. C’est différent de « unique ». Cela implique qu’Il est « unique » mais dire qu’Il est « un » cela veut dire l’unité des valeurs. Si je ne reconnais qu’une des valeurs, elle reste vraie, mais comme elle est isolée de l’unité des valeurs cela devient une hérésie.

 

Dans la formule chrétienne, dire que Dieu est amour, et que ça, c’est une hérésie. En privilégiant une valeur au détriment des autres, je fais exister une idole, une idole adorable, mais une idole quand même.

 

D’où l’exortation à Israël :

« Prends garde - fais attention Israël : Hashem qui est notre Dieu c’est le Dieu Un ! »

 

Il y a toutes les valeurs dans leur unité qui reste informulable : l’unité des valeurs dépasse chacune des valeurs en particulier, et c’est pourquoi je peux figurer chaque valeur, mais l’unité des valeurs est au-delà de toute figuration.

 

Je peux figurer la valeur de la grâce. La grâce est blanche. Je peux figurer la valeur du Din qui est rouge, mais la valeur de la rose ne peut pas être figurée. C’est l’unité des valeurs.

 

Cf. le verset de Shir HaShirim où Dieu y est appelé « le jardinier des roses »

Midrash du Zohar : « al tiqrei shoshanim elav sheish shanim » « ne lis pas les roses mais 6 ans »

qui correspondent aux 6 millénaires. L’histoire du monde dure 6 000 ans pendant lesquels Dieu cueille des roses. Le monde est un jardin et dans le jardin il y a des roses qui ont des épines, il faut donc cueilllir les roses et laisser les épines. Les roses sont les Tsadikim qui ne sont ni que blanc ni que rouge, ni que ’Hessed ni que Din mais Tsadikim l’unité des valeurs.

 

C’est pourquoi l’assemblée d’Israël est comparé par le Zohar à « comme une rose parmi les épines » « כְּשׁוֹשַׁנָּה בֵּין הַחוֹחִים  keshoshanah bein a’ho’haim »

Il y a toute une Guémara dans laquelle on apprend le ‘Hadass dans le bouquet du Loulav .../...

 

*****

 

Vaethanane 1994 - Suite & fin

  Commentaire Va'et'hanan (1994) 2ème. partie (qualité sonore bonne). 

.../...

 

שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל:  יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד

Shema Israël Hashem qui est notre Dieu Hashem E’had

Prends garde - fais attention Israël : Hashem qui est notre Dieu c’est le Dieu Un !!!

 

On va étudier un enseignement du Sifré sur ce mot de E’had. Vous avez la référence du Sifrei, je vous ai photocopié le Sifrei qui se trouve dans le Piroush du Malbim p. 40 du 5ème livre de son commentaire.

 

Hashem Eloheinou Hashem notre Dieu :

Pourquoi est-il dit « Hashem Eloheinou ? »

N’est-ce pas qu’il est déjà dit d’autre part « Hashem E’had » ?

 

Quel est le sens de cette précision Hashem Eloheinou ? Puisque le verset nous dit de Hashem qu’Il est Un ? Quel est le sens de cette question ?

Puisque le texte nous dit que Hashem est E’had Un, cela veut dire premièrement qu’il est aussi Ya’hid unique et Dieu de tous, alors quel est le sens de Hashem Eloheinou ? Réponse :

 

          C’est sur nous que Son Nom a été invoqué (relié par invocation) plus

 

On a là un enseignement très important : Hashem est le Créateur de tout et le Dieu de tous, mais Il s’est révélé comme Dieu d’Israël.

 

Je vous donne de suite une référence dans le livre de Béreshit dans la Parashah de Vayetsé lors de la vision de l’échelle et des anges, lorsque Jacob se réveillle de son rêve de la vision des anges, vient le verset 20 chap 28 :

 

וַיִּדַּר יַעֲקֹב, נֶדֶר לֵאמֹר:  אִם-יִהְיֶה אֱלֹהִים עִמָּדִי, וּשְׁמָרַנִי בַּדֶּרֶךְ הַזֶּה אֲשֶׁר אָנֹכִי הוֹלֵךְ, וְנָתַן-לִי לֶחֶם לֶאֱכֹל, וּבֶגֶד לִלְבֹּשׁ

« Et Jacob fit un voeu en disant :

‘Si Dieu est avec moi

et qu’Il me protège et qu’Il me préserve et qu’Il me garde dans ce chemin

que je suis en train de suivre

 

Il va en exil, il quitte Beer-Shevah et va aller s’enfuir la colère de Esaü pour aller se réfugier à ‘Haran chez son oncle Laban et ensuite toute l’histoire de l’exil de Jacob chez Laban va commencer...

 

Et qu’Il me donne du pain pour manger et un vêtement pour m’habiller,

Verset 21 :

וְשַׁבְתִּי בְשָׁלוֹם, אֶל-בֵּית אָבִי; וְהָיָה יְהוָה לִי, לֵאלֹהִים

et je reviendrai en paix à la maison de mon pére

et Hashem sera pour moi Dieu. »

 

Le même Sifré mais plus haut, le Midrash demande: est-ce une condition que Jacob pose à Dieu ?

Si tu me protèges et si tu m’assures de mes besoins et si tu me ramènes en paix, alors tu sera mon Dieu ? Et le Sifré dit : Hashem sera mon Dieu dans tous les cas ! Alors qu’est-ce que cela veut dire Hashem sera mon Dieu à moi ? Et cela veut dire que le Nom de Dieu soit évoqué sur moi Jacob...

 

J’ouvre ici une parenthése sur ce qui a été cité là.

Il y a ici un Neder. Ce n’est pas une prière de condition c’est-à-dire ce que les historiens des religions définissent par l’expression latine « do ut das » : « je donne afin que tu donnes ». Ici ce n’est pas du tout une prière de contrat ce genre. Un Néder c’est une voeu de privation. Jacob vient de recevoir la bénédiction qui devait aller à Essav, la bénédiction de l’abondance des biens matériels, mais il en a peur. Il a peur de l’engagement dans le problème économique. Ce n’est pas pour lui. Il préfère s’enfermer dans une Yeshivah et recevoir une bourse du gouvernement d’Israël.

 

Les ‘Hassidim ont expliqué cette expression « du pain pour manger et un vêtement pour m’habiller ». Au nom du Baal Shem Tov : C’est une banalité qui est énoncée par la Torah ?

Je ne veux pas du pain que j’aurais à vendre pour acheter un vêtement et je ne veux pas d’un vêtement que j’aurai à vendre pour acheter du pain ! Si j’ai du pain, c’est pour manger et si j’ai un vêtement c’est pour m’habiller. Je refuse le commerce. C’est étonnant : Jacob le 1er des Juifs refuse le commerce dont il a peur !

 

En fait. Il y a ici une indication très importante : tant qu’il est en exil il ne peut pas dire que Hashem c’est son Dieu. Il faut bien lire le verset :

 

וְשַׁבְתִּי בְשָׁלוֹם, אֶל-בֵּית אָבִי; וְהָיָה יְהוָה לִי, לֵאלֹהִים

« Et je reviendrai en paix sur la terre de mon père, alors Hashem sera pour moi Dieu »

 

Mais en ’Houts Laarets on est obligé de passer par les Sarim des Goyim. Je ne traduis pas cela nous ferait une énorme parenthèse. En ‘Houts Laarets la relation entre Dieu et l’individu passe par la relation globale entre Dieu et ce peuple particulier. Cela ouvre une porte sur un problème énorme.

 

Vélo Hashem Li Elohim

Ceux qui ont étudié la Massekhet Kétouvot, cela va dans ce sens-là :

« Ceux en ’Houts Laarets ressemblent à celui qui n’a pas de Dieu ». le Nom de Dieu n’est pas particularisé sur lui.  Vélo Hashem Li Elohim.

 

C’est comme cela que le Sifré explique Hashem Eloheinou.

 

Je continue dans le Sifré :

Des choses analogues, à propos du verset de Shemot :  

« 3 fois par ans tous les mâles seront vus devant la face du maitre (Adon) Hashem Dieu d’Israël Elohei Israël » Pourquoi avoir besoin de dire Elohei Israël puisqu’il est déjà dit « et Penéi Adon devant le maître» ! Que signifie Hashem Elohei Israël ? C’est sur Israël que Son Nom est formulé plus centralement.

 

Et effectivement, l’histoire l’a démontré. Tout ceux qui ont lu la Bible, c’est le monde entier finalement grâce aux Britanniques. Nous avons une dette vis-à-vis des Britanniques qui nous ont donné Erets Israël mais surtout ils ont diffusé la Bible. Les premières éditions de la Bible à l’échelle mondiale sont le fait des Anglais.

Lorsque l’édition Koren la première édition de la Bible éditée en Israël en hébreu apparut, Ben Gourion a déclaré : « nous avons mis fin à la honte des nations sur nous » du fait que les éditions de la Bible même en hébreu étaient anglaises. Enfant du Talmud Torah, j’étudiais sur des Bibles en papier en hébreu dans l’édition anglaise.

 

Tout le monde sait que Dieu s’appelle le Dieu d’Israël. Dans toutes les Eglises et les Mosquées du monde on prie le Dieu d’Israël.  C’est ce que dit notre Midrash.

 

Encore une analogie, c’est dans Téhilim : Psaume 50 verset 7

« Ecoute mon peuple et je parlerai Israël et je témoignerai pour toi, Elohim Elohekha Je suis Dieu ton Dieu. Et que veut dire « Je suis ton Dieu, c’est Moi ton Dieu ?» Son Nom est invoqué en particulier le plus sur Israël.

 

Quand Israël parle de Lui, Il ne dit pas ‘Je suis le Dieu du monde’ nous savons qu’Il l’est mais Il dit Je suis le Dieu d’Israël.

C’est ce que signifie Hashem Eloheinou Hashem E’had

Il faut, pour que Hashem soit notre Dieu, qu’il soit E’had et c’est ce Hashem E’had qui est notre Dieu à nous.

 

Un jour se dévoilera ce mystère que seuls les Juifs sont incapables de percevoir. Le monde entier sait que Dieu est le Dieu d’Israël. Plus exactement, que si Dieu s’est révélé, Il s’est révélé à Israël.

Comme je dis souvent en colloque aux curés : Tous savent que la révélation a d’abord eu lieu en hébreu, et j’emploie une image de la télévision : en direct pour Israël et en différé pour les autres. Les Goyim s’en rendent comptent. Cela a des implications de rivalité et de jalousie.

 

André Chouraqui indépendamment des traductions est une grand poète : juste après la guerre on étudiait ensemble. Il me daisait lire ses poèmes, de très beaux poémes dont l’un sur a jalousie des nations vis-à-vis d’Israël. Une espéce de frustration : comment se fait-il... ? C’est aussi un grand problème, un grand mystère pour eux : pourquoi lorsque Dieu a choisi de se révéler il a choisi Israël ? C’est aussi la cause de frustrations et de haine anti-sémites terribles. Il n’y a que les juifs qui ne se rendant pas compte de cela et que c’est trés délicats et trés dangeureux ces sentiments des Goyim. Cela peut tourner en antisémitisme de suite, cette frustratonn devient de la haine... Dans le langage des prophétes : C’est le complexe de la femme délaissée par rapport à la femme choisie dans le langage des prophètes. Les Oumot HaOlam par rapport à Israël. Et cela reste un mystére.

 

Dans le fameux Kadish du Rabbi Its’haq Lévi de Berditchev, il interpelle Hashem : qu’as-tu contre les enfants d’Israël ? fais ci fais-ça...et qu’en est-il des autres peuples ?...

 

On a finalement le dernier verset :

Davar A’her Autre explication : Hashem Eloheinou & Hashem E’had - En écriture Rashi :Hashem é’had al kol baalei olam

Celui qui est UN (les créatures sont appelées en hébreu Baalei Olam ceux qui viennent au monde, les gens du monde ) Hashem Eloheinou, c’est Lui Hashem notre Dieu. Baolam hazé Dans ce monde-ci, Hashem E’had baOlam haba, Et Il sera reconnu comme Hashem Un dans le monde à venir. En fin de compte le verset de Zekhariah chapitre 8:

וְהָיָה יְהוָה לְמֶלֶךְ, עַל-כָּל-הָאָרֶץ; בַּיּוֹם הַהוּא, יִהְיֶה יְהוָה אֶחָד--וּשְׁמוֹ אֶחָד
Vayah Hashem El melekh al kol haarets
Et Hashem sera roi sur toute la terre, en ce jour là
Yéhi HM e’had
Dieu sera Un (comme Il est déjà)
Oushmo e’had
Et Son Nom sera Un

Comme cela n’est pas encore le cas car chaque peuple a un nom différent pour l’invoquer et chaque nom fait apparaitre une idole. Derrière le mot de « Dieu » se trouve toute une théologie philosophique de Zeus qui est Jupiter chez les Latins. Jov-Jové et que les Témoins de Jéhovah font cette amalgame ... Lorsque l’on pense à Dieu le père en théologie chrétienne on  pense à un profil d’identité de Jupiter-Zeus-Deus. La plupart du temps les gens de culture occidentale ont cette imagerie chrétienne de voir un  père fouettard : Jupiter avec une barbe plus ou moins fleurie selon les âges, on s’arrange pour lui mettre la figure du grand-père.... C’est l’imagerie païenne dans toute son insplendeur.

 

Etude de Guémara Brakhot

 

La Mishnah commence par une question :

« A partir de quand lit-on le Shéma les soirs ? »

 

La première question : Pourquoi la question se pose sur « les soirs » alors que pour le Qriat Shéma du matin elle dit « le matin - Sha’harit » et pas Sha’harin  ?

[ Dans les éditions de la Mishnah sans la Guémara il y a écrit la forme béArviit. Mais dans le Talmud, Mishnah plus Guémarah, c’est baAravin au pluriel.]

 

On cherche l’heure à partir de laquelle la lecture du Shéma devient une obligation, une Mitsvah, une ‘Hovah. Si c’est avant son temps, j’ai dit une belle chose mais je n’ai pas accompli le rite. Le rite est rite dans le cadre temporel fixé pour le rite. La limite fixée est l’apparition des étoiles. Dans la sagesse des nations: « Avant l’heure c’est pas l’heure, après l’heure c’est plus l’heure. L’heure c’est l’heure !» La Mitsva est vraiment Mitsvah en son temps. A priori, après on a le temps jusqu’à minuit. Après minuit, c’est rattrapable jusqu’au matin... Et qu’est-ce que le matin...etc.

Tout cela il faut le préciser.

 

Je vais préciser pourquoi il est important que le rite soit rite au temps prévu pour le rite : sinon on a lu une belle chose mais on a pas proclamé l’unité de Dieu.

 

A partir de quand lit-on le Qriat Shéma les soirs ?

 

Ne sait-on pas depuis toujours quand c’est le soir ? Poruquoi cette question ? Si je le sais quand c’est le soir, la question ne se pose plus !

 

Cela signifie que selon les Mitsvot, le soir commence à des moments différents. La question est de savoir quand c’est le soir pour cette Mitsvah-là qui consiste à proclamer que Dieu est un.

 

Parenthèse sur la différence de rite ashkenaze et séfarade:

Les Ashkénazim commencent la prière du soir bien avant la sortie des étoiles, alors que les Sfardim attendent scrupuleusement la sortie des étoiles. Cela se rattache à notre question ici.

 

Ce qu’on cherche c’est savoir à partir de quand ce n’est plus la journée, et à partir de quand c’est déjà la nuit. Or, le temps du crépuscule est un temps de doute. Le temps du crépuscule pour la tradition de la Halakhah est entre le coucher du soleil et l’apparition des étoiles. L’apparititon des étoiles signifie l’achèvement du crépuscule, mais tant qu’il y a encore la lumière du soleil bien que le soleil soit déjà de l’autre côté de l’horizon, celle-ci cache la lumière des étoiles. Donc l’appartition des étoiles est donc le signe que la lumière a complétement quitté le ciel.

 

On cherche à savoir quand est-ce qu’on passe d’un monde à l’autre, du monde de la lumière au monde de l’obscurité. Est-ce au début de la transition ou à la fin de la transition ?

 

Nous avons dans la suite de la Guémara, 7 opinions recouvrant 7 moments entre le coucher du soleil et la sortie des étoiles.

 

Il faut d’abord comprendre l’intention de la question elle-même. C’est très important de savoir quand on est passé du jour à la nuit. C’est parce qu’on passe d’un monde à l’autre qu’il est important d’affirmer que Dieu est Un. Si j’affirme que Dieu est un dans le monde de la journée, j’ai dit une belle chose, mais ce n’est pas ce que cherche le rite : c’est quand je passe d’un monde à l’autre et que mon inconscient me suggère qu’il y a deux mondes et donc deux Dieux correspondants peut-être se référant à deux absolus, jour et nuit (cf. Zoroastrisme). Alors c’est au moment de ce passage même, lorsqu’il y a cette vulnérabilité pour la conscience religieuse de risquer de penser qu’il y a deux absolus, c’est à ce moment-là qu’il faut affirmer, contre le risque de dualité, Dieu est Un.

 

Avant l’heure, je n’ai rien fait, et après c’est tard. Après cela va encore dans la Mitsvah, mais pas avant. .

 

Les synagogues des libéraux, des conservateurs et des réformés n’arrivent absolument pas à comprendre cela. J’ai été invité à la prière à Paris, dans la synagogue libérale rue Copernic : la prière est fixée à 6h toute l’année pour avoir plus de monde présent.. En été, il faisait grand jour, ce n’était pas encore Shabat, j’ai pris le métro et je suis rentré à l’hotel refaire ma prière…

 

Ils n’arrivont jamais à comprendre ce qu’on appelle « Brakhah levatalah ». Il y a le soleil en plein jour et ils disent Qriat Shéma, alors qu’on nous demande de dire le Qriat Shéma au passage du jour à la nuit, et de la nuit au jour.

 

« C’est en te couchant et en te levant » : au moment précis où tu passes d’un monde à l’autre et où je risque d’être pris par cette expérience dualiste  : combien de dieux y a t’il ? combien de monde y-a-t’il ? C’est une sensiblité religieuse de la Halakhah qu’il faut bien comprendre. Avant le temps ce n’est pas le temps.

 

Après on expliquera pourquoi il faut attendre trois étoiles.

Mais le sens est très simple : Pourquoi ne voit-on pas les trois étoiles ? Elles sont là mais c’est quand la lumière du jour les cache, donc il faut que la lumière se retire complément pour qu’on voit les étoiles, et donc c’est le signe que le jour a fini. Dans le cas on a décidé que le changement de monde c’est à la fin du crépucule et non pas au début. 

 

On va apprendre que pour le Qriat Shéma cette Mitsvah-là -  le passage d’un monde à l’autre - c’est la fin du crépuscule, alors qu’il y a d’autres Mitsvot pour lesquelles c’est le début du crépuscule. Il y a avait donc place pour la question : En ce qui concerne le Qriat Shéma, quand commence le soir ? Au coucher du soleil ou à la sortie des étoiles ?

 

- Quelle est la Mitsvah qui commence au coucher du soleil ?

- Shabat !

 

On décide de commencer Shabat au coucher du soleil à cause de ce doute que l’on appelle en hébreu « bein hashemashot entre les soleils » c’est à dire entre le coucher du soleil et l’apparition des étoiles.

 

Est-ce que ce temps du crépuscule fait partie du jour précédent ? Ou cela fait-il déjà partie de la nuit qui commence le jour suivant ?

 

On ne peut pas trancher : c’est un temps ambigü de transition entre un monde et un autre.

 

D’un certain point de vue cela fait encore partie du jour précédent, puisqu’il y a encore la lumière, mais d’un autre point de vue cela fait déjà partie du jour suivant puisque le soleil s’est couché...

 

Alors pour Shabat, on décide de commencer au coucher du soleil et d’achever à la sortie des étoiles, à cause de la gravité de la loi du Shabat. Pour ne pas risquer de violer le Shabat dans les 2 temps de crépuscule. Et donc les 2 temps de crépuscule rentrent dans le Shabat.

 

Cela nous explique pourquoi au Kotel, dans le rite séfarade, dès que c’est Shabat on considère que l’on a changé du monde de la semaine au monde du Shabat, et donc on peut déjà dire le Qriat Shéma. Alors que pour les Ashkénazes on attend la sortie des étoiles.

 

D’où apprend-on cela ? De ce pluriel. On cherche une heure qui soit commune au jour de la semaine et au jour du Shabat.

 

Et pourquoi à propos du Qriat Shéma du matin, dans la Guemara, il y a Sha’harit et non pas Sha’harin au pluriel ? Parce que le Shabat au matin, il n’y a pas de différence entre Shabat matin et un matin du jour de la semaine : le matin commence toujours au même moment.

 

Dans la 3ème Mishnah pour le Qriat Shéma de Sha’harit, la formule c’est Sha’harit tandis que pour le soir, étant donné qu’il y a une différence entre Shabat et ‘Hol, c’est les soirs, et de Shabat et de ‘Hol.

 

Alors la Mishnah répond :

A l’heure où les Kohanim entrent pour manger leur Troumah.

 

J’ouvre une parenthèse pour expliquer de quoi il s’agit et après on se posera la question de savoir pourquoi on nous dit pas tout de suite de quelle heure il s’agit ? Et pourquoi prendre ce détour de l’heure où les Kohanim entrent pour manger leur Troumah ?

 

Mais cette heure-là est connue d’autre part dans la Guémara qui s’occupe des Kohanim ?

C’est là-bas que l’on apprend que c’est à la sortie des étoiles que les Kohanim mangent leur Teroumah ! Pourquoi ne pas le mentionner ici aussi ?

C’est pour faire apprendre quoi ? De quoi s’agit-il ?

 

Quand un Kohen est en état d’impureté, il n’a pas le droit de manger la Teroumah.

La Teroumah c’est le 1er prélévement de la récolte – les prémisses. Ensuite vient la Maasser - la dîme. Il y a différents niveaux de Qdoushah - sainteté - dans les nourritures du Kohen et le 1er niveau c’est la Teroumah.

 

Or, le verset prévoit que si un Kohen a été rendu impur, il devra attendre la fin de la journée, prendre la Tvilah et il ne pourra manger de la Troumah qu’à la sortie des étoiles.

 

Par conséquent, voilà comment est le raisonnement : tu dois savoir quand on doit dire le Qriat Shéma du soir, en te demandant quand est-ce que le Kohen, ayant fini son impureté, rentre dans le camp de la pureté pour manger la Troumah.

 

De quoi il s’agit ? 

 

Petit rappel chronologique:

Tant que le Temple existait, le modèle du service de Dieu c’est le Kohen. On va prendre le Kohen comme modèle pour répondre à la question : « en tant que quoi suis-je une homme qui va commencer son service de Dieu dans la journée qui vient ? »

 

La Avodah commence par la Mitsvah du Qriat Shéma (en te couchant en te levant... l’heure à laquelle la majorité se couche : c’est le soir...)

 

Il y aurait alors différentes réponses possibles, je vous schématise les 7 opinions possibles :

- Il y a une opinion, qui est formulé de 4 manières différentes, où l’on prend le Kohen comme modéle,

- Il y a une opinion où l’on prend le Âni le pauvre qui vient manger le pain de la charité,

- Il y a une opinion qui indique que c’est à l’heure où, au commencement du Shabat, le Baal Habayit qui vit, lui, de son travail, et mange le pain de son travail, s’attable pour le repas du vendredi soir.

 

Ce sont les trois type de références.

A l’époque de la destruction du Temple, il y a eu la multiplication des sectes dans le royaume de Judah. On connait essentiellement trois sectes fondamentales dont l’une qui a donné le judaïsme traditionnel rabbinique, ce sont les Pharisiens.

 

Le principe de la conception des Pharisiens au sujet de savoir comment continuer à pratiquer la Torah après la destruction du Temple, c’est de prendre les Kohanim pour modèle.

 

La formule est okhlim ‘houlim bétaharah : « ceux qui mangent les nourritures profanes avec les mêmes précaution que le Kohen prenait pour manger la nourriture consacrée »

 

C’est la définiton du judaïsme traditionnelle selon les Pharisiens : c’est de faire comme si nous étions tous encore dans « mamlekhet kohanim vegoy kadosh » bien que le Temple soit détruit.

Quel est le modèle de l’engagement vis-à-vis de la Torah ? C’est le Kohen !

Or, que signifie dire le Qriat Shéma ? C’est proclamer la souverainté de Dieu sur moi ; et la définition que donne la Guémara, c’est que le 1er paragraphe du Qriat Shéma c’est reconnaitre la souveraineté de Dieu, le 2ème et le 3ème c’est reconnaitre Sa Loi.

 

Donc, reconnaitre la souverainté de Dieu sur moi c’est reprendre le service devant Dieu dans le jour qui vient. On prend comme modéle le Kohen.

 

Donc, le raisonnement que la Guémara va expliquer à propos de la Mishnah et que la Mishnah m’impose c’est ceci : je vais de nouveau commencer une journée dans le service de Dieu. La question est donc de savoir comment commence ce service ? Je dois donc me rappeler à quelle heure le Kohen reprend son service quand il était en état d’impureté, inapte au service : à partir de quand son impureté s’est achevée, de telle sorte qu’il puisse de nouveau manger la Troumah ?

 

Il y a là derrière ça énormément de choses à voir mais c’est essentiellement cela que nous allons voir dans la Guémarah pour les quelques minutes qui restent.

 

« Amar mar Le maitre a enseigné

A partir de l’heure où les Kohanim entrent pour manger leur Troumah

Et maintenant les Kohanim eux-mêmes quand mangent-ils la Troumah ?

Réponse : nous le savons d’autre part, c’est l’heure de la sortie des étoiles d’après le verset :

‘Le soleil se couchera et il sera purifié’

 

Le verset à propos des Kohanim dit : ‘Le soleil se couchera et il sera purifié’

Il s’agit de savoir qui sera purifié ? l’homme sera purifié par le Kohen qui était impur, par le sacrifice d’expiation du fait qu’il s’est rendu impur, alors à ce moment-là il faut attendre le lendemain matin. « Hou ba hashemesh » cela veut dire « le soleil viendra » le lendemain matin.

 

La Guemara établit que c’est le jour où doit être purifiée la lumière et le signe que le jour ait purifié la lumière, c’est l’apparition des étoiles.

Donc le verset dit : « hou ba hashemesh et le soleil se couchera et le jour sera purifié » et on le sait parce que c’est dans le verset avant, il y avait « Mayim - il lavera sa chair dans l’eau », donc la  Tevilah est avant. Et après seulement, il pourra manger des nourritures saintes.

 

Retenez bien cela : puisque l’on sait que le Kohen mange sa Troumah alors l’apparition des étoiles qu’est-ce qu’elle enseigne ? La Mishnah veut nous apprendre un enseignement supplémentaire en chemin. Le raisonnement est le suivant : les Kohanim mangent de la Troumah depuis l’heure de la sortie des étoiles et cela nous apprend que le sacrifice d’expiation n’est pas un empêchement.

 

Explication :

Je pourrai croire que le Kohen qui s’est rendu impur, non seulement doit attendre la fin de l’impureté, et c’est le soir d’après le verset, mais il faut attendre l’expiation du fait qu’il ce soit rendu impur ; or, le sacrifice ne peut se faire que le lendemain matin et qu’il ne pourrait de nouveau être apte au service que le lendemain matin. « Kaparah méakéra » cela voudrait dire que le sacrifice d’expiation serait un empêchement à ce qu’il mange sa Teroumah ? 

 

Alors on a pris ce modèle de sainteté-là, et pas plus grave, pour nous dire ceci : à la fin de la journée qui a passé, j’ai eu des fautes. Est-ce que je peux tout de suite, avant même d’expier mes fautes, reprendre le service et dire le Qriat Shéma ? Puisque je prends comme modèle le Kohen, qui va tout de suite manger sa Teroumah et va attendre le lendemain matin pour apporter des sacrifices d’expiation, et c’est ce modéle-là que je prends.

 

Cela veut dire : dès que le jour a fini, je dis le Qriat Shéma, et après seulement je fais la Tefilah.

 

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