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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 17:45

Balak (1994)

  Balak - 1994, Français (Cliquez sur Face B) 

 

.../...

 

la Halakha de la conversion des hommes et non des femmes.

C’est une Halakha qui avait force de loi tant qu’on savait diagnostiquer qui était de Moav et qui est de Amon vraiment. Mais depuis le temps de Sachénariv et  Nabuchodonosor toutes les nations se sont mélangés. Il faut donc être trés prudent lorqu’on diagnostique qui est quoi. Il y a très peu de lignées humaines qui savent encore d’où elle vienne. Mais cela existe.

En France, il y a énormément de cosmopolites  de citoyenneté française, mais il y a quand même des citoyens français. Et en Allemagne des Allemands, ...etc. C’est rare mais cela existe

Pour savoir comment les diagnostiquer c’est au Jugement dernier : Dieu seul qui reconnaîtra les siens. Lorsque quelqu’un se déclare Amoni cela ne suffit plus pour le déclarer inconvertible.

 

***

 

Devarim chapitre 23 verset 4

23:4

לֹא-יָבֹא עַמּוֹנִי וּמוֹאָבִי, בִּקְהַל יְהוָה:  גַּם דּוֹר עֲשִׂירִי, לֹא-יָבֹא לָהֶם בִּקְהַל יְהוָה עַד-עוֹלָם

Lo-yavo Amoni uMoavi bikehal Adonay

Un Ammonite ni un Moabite ne seront admis dans l'assemblée du Seigneur;

gam dor asiri

Jusqu’à la 10ème génération

(lo-yavo lahem bikehal Adonay ad-olam.

ils seront exclus de l'assemblée du Seigneur, à perpétuité)

 

23:5

עַל-דְּבַר אֲשֶׁר לֹא-קִדְּמוּ אֶתְכֶם, בַּלֶּחֶם וּבַמַּיִם, בַּדֶּרֶךְ, בְּצֵאתְכֶם מִמִּצְרָיִם; וַאֲשֶׁר שָׂכַר עָלֶיךָ אֶת-בִּלְעָם בֶּן-בְּעוֹר, מִפְּתוֹר אֲרַם נַהֲרַיִם--לְקַלְלֶךָּ

Al-devar asher lo-kidmu etchem balechem uvamayim baderech betsetchem miMitsrayim

À cause du fait qu’ils ne sont pas allés à votre rencontre (avec du pain det de l’eau) sur le chemin  quand vous êtes sortis d’Egypte

va'asher sachar aleycha et-Bil'am ben-Be'or

à cause de ce qu’il a engagé contre toi Bilaam fils de Beor

miPtor Aram Naharayim lekaleleka

de Petor Aram naharyim pour te maudire

 

23 :6

וְלֹא-אָבָה יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, לִשְׁמֹעַ אֶל-בִּלְעָם, וַיַּהֲפֹךְ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ לְּךָ אֶת-הַקְּלָלָה, לִבְרָכָה:  כִּי אֲהֵבְךָ, יְהוָה אֱלֹהֶיךָ

Velo-avah Adonay Eloheycha lishmoa el-Bil'am

vayahafoch Adonay Eloheycha lecha et-hakelalah livrachah

ki ahevcha Adonay Eloheycha.

Et Hashem ton Dieu n’a pas accepté d’écouter Bilaam

Et Hashem ton Dieu a inversé pour toi la malédiction en bénédiction

Car Hashem ton Dieu t’aime

 

Il y a ici un enseignement important concernant tout ce problème dont je vous ai parlé de la médisance, de la calomnie, de la propagande... : Il n’y a que l’amour qui est capable d’inverser le mal en bien. Si quelqu’un entend dire du mal de quelqu’un qu’il aime, il va tout de suite réintégrer de quoi il s’agit vraiment.

 

On met en évidence à travers ce thème que joue pour Israël une force qui explique un peu le « mystère »  de sa permanence à travers l’histoire. Il y a en Israël la force d’inversion des contraires qui joue à tous les niveaux d’existence. A travers le temps à travers l’espace et à travers l’identité de la personne humaine. C’est un cas particulier dans l’histoire des sociétés. On peut étudier toute l’histoire d’Israël pour comprendre ce phénomène-là de la permanence d’Israël à travers les civilisations – Netsa’h Israël – à travers cette catégorie. 

 

C’est parce que il y a en Israël cette capacité d’inverser les contraires. Ce qui était du passé devient du futur. C’est l’exemple que l’on rencontre le plus souvent : la capacité de la Teshouvah c’est le fait que ce qui était du passé devienne du futur. En grammaire grecque, le passé c’est du passé révolu. Le futur c’est du futur non accompli et il y a le présent. Dans la grammaire hébraïque il n’y a pas de présent. Il y a un passé qui peut devenir du futur et du futur qui devient du passé.

On ne peut pas dire en hébreu « je suis » comme on le dit dans une langue comme le français avec le verbe être au présent.

 

Par exemple, en français le verbe être sert d’auxiliaire et il n’y a pas de correspondant en hébreu.

« Je suis assis ». Mais on ne peut pas dire vraiment je suis assis parce que je suis un homme !

C’est une catégorisation de la réalité qui n’a rien à voir.

 

En hébreu il n’y a pas de présent : seul Dieu peut dire Je suis.

 

D’ailleurs lorsque Moïse lui demande sous quelle nom Il va parler de Lui, Dieu lui répond « Je serais ce que je serais » c’est un futur que les traducteurs rendent par un présent, 2Je suis qui Je suis », ce qui ne veux rien dire. 

 

Un autre exemple en hébreu pour que vous compreniez que les catégories d’une langues gréco-latines comme le français n’ont rien à voir avec l’hébreu. Exemple : En français on dit « j’ai ». En hébreu on dit « Yesh Li » « il y a pour moi ». C’est une conception morale radicalement différente. 

J’ai = j epossède, cela m’appartient... tout de suite une mentalité d’impérialiste. En hébreu on dit, il y a pour moi ce qui est tout à fait autre chose.

 

On utilise en hébreu le participe présent : « je suis en train de... »

Le Mem du participe présent c’est la transformation du passé en futur et pendant ce temps-là le futur se transforme en passé. « Etre en train de... ». On ne retrouve cette forme qu’en anglais dans la forme progressive. J’en ai beaucoup cherché la raison, et voilà ce que j’ai trouvé : L’anglais en tant que langue littéraire s’est constitué à partir des traductions de la Bible. Raison pour laquelle d’une façon générale est par conséquent la langue la plus approriée pour traduire la Bible. Lorsque l’on traduit un texte hébreu de la Bible en anglais, cela garde son sens. Dès qu’on le traduit en français c’est trés difficile. Il faut le traduire en français poétique pour que cela suggère une des harmonique du sens hébreu. Tandis qu’en anglais cela passe.

Je me suis renseigné et on m’a expliqué finalement que cela vient de ce que l’anglais classique est une langue qui s’est formée à propos des traductions de la Bible.

 

Il y a par ailleurs des liens entre l’Angleterre et Israël qui sont extrêmement mystèrieux : on a reçu de la main des Anglais Erets Israël. Ce sont les Anglais qui ont les premiers diffusé la Bible à un tel niveau. La diffusion anglo-saxonne de la Bible est quelque chose de fondamentale. Un auteur contemporain nommé Milosz auteur d’origine lithuanienne qui avait dit très sérieusement : deux peuples auraient des prétentions sérieuses à se réclamer d’origine hébraïque : ce serait les Basques et les Anglais. (les Angles plutôt que les Saxons). En anglais on dit « British » « homme de l’alliance ». Il avait beaucoup d’analogie de ce genre. Il appellent les basques des Ibères – mot proche de Ivri. Il a d’autres arguments je dois dire.

 

En tout cas c’était le verset que je voulais mettre en évidence :

וַיַּהֲפֹךְ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ לְּךָ אֶת-הַקְּלָלָה, לִבְרָכָה

vayahafokh Adonay Eloheykha lekha et-hakelalah livrakhah

Et Hashem ton Dieu a inversé pour toi la malédiction en bénédiction

 

Je résume : on a réfléchit sur 2 notions :

ð  la signification du « prophète des nations »

ð  la signification de cette stratégie de la malédiction.

 

***

 

Parashat Balak

 

22:2

וַיַּרְא בָּלָק, בֶּן-צִפּוֹר, אֵת כָּל-אֲשֶׁר-עָשָׂה יִשְׂרָאֵל, לָאֱמֹרִי

Vayar Balak ben-Tsipor et kol-asher-asah Yisra'el la-Emori

Et Balak Ben Tsipor vit tout ce que avait fait Israël à l’Amoréen

 

Dans les textes précédents, Israël a dépossédé les Amoréens – Emorim en hébreu – des possessions que les Amoréens avaient pris à Moav. C’est de cela que Moav va prendre conscience.

 

22 :3

וַיָּגָר מוֹאָב מִפְּנֵי הָעָם, מְאֹד--כִּי רַב-הוּא; וַיָּקָץ מוֹאָב, מִפְּנֵי בְּנֵי יִשְׂרָאֵל

Vayagor Moav mipeney ha'am me'od

 ki rav-hu vayakots Moav mipeney beney Yisra'el.

Et Moav prit peur panique à cause du peuple beaucoup

Car il était nombreux et Moav fut decouragé à cause des enfants d’Israël.

 

Le raisonnement est le suivant : si les enfants d’Israël sont victorieux des Emorim victorieux de Moav alors à plus forte raison seront-ils victorieux de Moav.

 

Vous lirez vous-mêmes la suite du verset.

 

On va s’appuyer sur ce verset pour commencer l’étude de ce texte :

וַיָּגָר מוֹאָב מִפְּנֵי הָעָם,

Vayagor Moav mipeney ha'am –

 et Moav fut dans le crainte devant le peuple.

 

Cela sera expliqué en mentionnant un de leur enseignements (à ‘Hazal) où il est écrit :  « Yotser Or ouBoré Râ » Isaie (45 :7 יוֹצֵר אוֹר וּבוֹרֵא חֹשֶׁךְ, עֹשֶׂה שָׁלוֹם וּבוֹרֵא רָע) « Il forme la lumière et créé le mal » que l’on lit dans la prière (non pas qui forme la lumiére et qui créé le mal mais) « ouboré hakol et qui créé tout ».

 

En s’appuyant sur ce que dit la tradition sur ce verset, on expliquera la raison pour laquelle Moav a eu peur d’Israël.

 

La Mishnah (Brakhot page 11) dit : cela veut dire que l’expression « qui créé tout » est supérieure à l’expression « qui créé le mal ». Mais le prophète a dit « qui créé le mal ».

 

J’explique rapidement mais c’est un sujet à expliquer en détail pendant des heures.

Pourquoi le prophète dit-il de Dieu qu’Il est celui « qui créé le mal » ? Il créé le monde !

 

D’après l’enseignement d’un très grand Kabaliste contemporain qui a été mis en forme par le Rav Ashlag : le fait de créer une créature, c’est le fait de créer et c’est cela qui définit la créature qui se définit par le fait qu’elle reçoit l’être. Mais recevoir l’être avant de l’avoir mérité c’est cela être en situation de mal. Donner l’être c’est le bien, recevoir l’être c’est le mal. Par conséquent nous sommes condamner d’une cette manière à avoir un Yetser Hara, un instinct du mal : ce qui est de recevoir sans l’avoir mériter. C’est la définition de base du judaïsme. Dieu nous créé et nous sommes donc des capacités de réception. Mais tant que nous sommes que ça nous sommes en mal. Le mal d’être c’est d’avoir été créé. Parce que nous ressentons que le bien c’est de donner mais nous n’existons que parce que nous recevons. C’est le drame de la créature humaine. Par conséquent, il faut recevoir d’une certaines manière pour pouvoir mériter d’avoir reçu : et c’est recevoir en vue de donner.

 

Si je reçois en vue de donner alors j’ai le droit de recevoir. Tant que je reçois pour recevoir alors j’ai honte de recevoir. Mais si je reçois en vue de donner, alors je suis libéré de cette honte et au contraire je reçois avec joie. C’est le problème de l’égoïsme et de l’altruïsme. Tout problème moral tourne autour du conflit entre l’altruïsme et l’égoïsme. Alors les philosophes ne s’en sortent pas. L’altruïsme est le bien et l’égoïsme est le mal. On va alors glorifier l’altruïsme et condamner l’égoïsme. Mais on passe sous silence le fait qu’on n’existe pas si on n’est pas égoïste. L’égoïsme c’est moi d’abord. L’altruïsme c’est l’autre d’abord. Mais si moi je n’existe pas comment pouvoir être pour l’autre. Cf. la Mishnah Avot 1:13 (1:14):

א,יג  [יד] הוא היה אומר, אם אין אני לי, מי לי; וכשאני לעצמי, מה אני; ואם לא עכשיו, אימתיי

Im ein ani li, mi li ? Ouchesheani le-atsmi mah ani ?

 

Et par conséquent, la seule attitude qui purifie cet instinct de recevoir qu’on appelle le Yetser Hara, c’est de recevoir en vue de donner. Et alors cela définit l’option juive dans l’existence : recevoir le plus possible en vue de donner le plus possible. L’échec c’est de s’arrêter au milieu, l’échec c’est de recevoir le plus possible, point. L’échec de l’identité juive. Très souvent les Juifs sont calomniés parce qu’on ne perçoit que cet aspect-là : recevoir. On ne s’aperçoit pas que c’est de recevoir en vue de donner le plus possible sas se rendre compte qu’il s’agit de recevoir en vue de donner.

C’est la seule équation qui résoud le problème de l’identite humaine, parce que :

ð  Recevoir pour recevoir, c’est le Rashâ, c’est le mal

ð  Donner pour donner c’est l’idéaliste insensé qui fait comme s’il ne reçoit jamais. C’est ”l’art pour l’art” au niveau de l’existence. Cela mène à la folie. Des gens qui font comme s’ils ne font que donner et qui se cache pour recevoir et profiter de la vie parce que leur témoignage était celui de l’idéal pour l’idéal. L’attitude de l’ascète faisant semblant qu’il n’est là que pour donner sans rien recevoir. Il se mortifie mais ce n’est pas l’objet du Créateur de créer des ascètes. C’est le raté de la ’Hassidout qui consiste à être un « ‘Hassid ascétique », l’ascétisme n’est pas la ’Hassidout originel du Baal Shem Tov.

 

C’est une étude qui mériterait l’étude sur texte.

Je vous signale que les livres du Rav Ashlag peuvent être étudié seul à conditions d’avoir un maître.

 

C’est le Ratson lekabel et le Ratson lehashpiah

ð  Lekabel al menat lekabel

ð  Lehashpiah al menat lehashpiah

ð  Lehashpiah al menat lekabel

ð  Lekabel al menat lehashpiah – ce qui s’appelle la ’Hokhmah dans la Kaballah.

 

Ce qui nous explique un enseignement du Talmud qui est très peu compris : le Talmud enseigne que l’enfant jusqu’à la Bar Mitsvah n’a que le Yestser Hara. C’est pourquoi il n’est pas soumis aux Mitsvot. A partir de la Bar Mitsvah il a le Yetser HaTov. C’est pourquoi il est soumis aux Mitsvot.

Cea veut dire que jusqu’à la Bar Mitvah il n’a que l’identité qui consiste à recevoir. Il n’a aucune culpabilité de recevoir. L’erreur des parents éducateurs qui empêchent les enfants de recevoir en leur donnant des remords de recevoir est le pire des crimes infligés à ses propres enfants. Tant qu’un enfant est un enfant il faut l’aider à être enfant. Cela veut dire constituer ses véhicules de réception comme on dit en hébreu (Kelim). Parce que toute sa vie il ne remplira que les Kélim de Kaballah qu’il a préparé enfant. Il y a des hommes et des femmes qui toute leur vie court après une rêve d’enfance qu’ils n’ont pas eu. On n’est capable de recevoir d’être que ce qu’on capable de recevoir ni plus ni moins. Et alors c’est jusqu’à la Bar Mitsvah que l’on prépare cet appétit d’être. Si les parents les éducateurs contrarient cet appétit d’être c’est le plus grand crime possible.

 

Pendant ce temps-là l’enfant n’est pas Bar Mitvah mais Bar ’Hinoukh, c’est à dire qu’il faut le préparer à devenir l’être moral qu’il sera à partir du moment de la Bar Mitsvah. Il faut donc lui donner une éducation qui est dirigée vers le scrupule de l’obligation morale. Mais jusqu’à la Bar Mitsvah il n’a aucune obligation en tant que telle, c’est le père qui a obligation pour le fils. Et le père a obligaiton d’initier le fils à être soumis à obligation. C’est une période de l’enfance qu’il faut protéger jusqu’à la Bar Mitsvah.

 

Le Yetsr Tov entre à ce moment dans l’âme de l’enfant car la Bar Mitsvah est l’âge de la puberté et c’est  quand l’enfant est capable à son tour de donner la vie qu’il est soumis à obligation du donner.

 

Mais jusque-là il n’existe que pour recevoir. Il faut donc donner aux enfants, non pas les gaver, mais surtout les déculpabiliser de cette culpabilité de l’enfant que recevoir c’est mal. L‘enfant a le droit d’être heureux de recevoir sans complexe, sans remords, sans scrupule.

 

C’est ce que le Rav Ashlag a remis en évidence sur l’enseignement du Talmud.  

 

***

 

« Boré et hakol »  Pourquoi le verset dit « Boré Râ » ?

et les commentateurs ont écrit : «  il y a des réalités dans le monde qui par elle-mêmes ne sont pas bonnes (par exemple le sel, le piment ou les épices), qui par eux-mêmes ne sont pas désignés à être des aliments, mais quand tu les mélanges et que tu épices avec eux, ils adoucissent et donnent du goût à la nourriture. Plus que cela, on ne peut manger sans sel, sans piment...

C’est pourquoi le verset porte le mot de Râ « qui créé le mal », et nous lisons le tout HaKol et c’est une meilleure expression. La créature dans son ensemble est bonne, parce que dans son ensemble même le mal s’adjoint et devient bon.

 

Cela veut dire : Si je vois tout ce qui existe dans l’ensemble, c’est de l’ensemble que le texte a dit « Et Dieu vit que c’était bon ». Si j’isole un des éléments qui tout seul est mauvais, alors tout seul il est mauvais.

 

Les pharmaciens comprennent cela : il a des substances qui dans l’ensemble sont bénéfiques mais qui seules sont maléfiques. C’est vrai à l’échelle métaphysique de la création toute entière mais le Rav va prendre l’exemple du peuple d’Israël. Souvenez-vous que je vous ai souvent cité Edouard Heriot qui disait du peuple juif : « Dans son ensemble c’est un peuple de géants. A l’échelle individuelle toutes les ‘Has veshalom sont possibles ». Cela m’a frappé parce qu’il parlait aussi des Allemands : « Pour l’Allemagne c’est l’inverse : à l’échelle individelle des grands hommes, en tant que collectivité ils sont capables de spires choses. »

 

Et cet exemple est valable aussi pour le peuple d’Israël : bien que parmi eux il y ait des méchant, de toute façon malgré tout dans leur ensemble tous ensemble ils sont bons. « Tout Israël a une part au monde futur ».

 

Quand Israël est tout ensemble en tant que chacun fait partie d’un Klal. Kol se relie à Klal.

 

D’aprés l’enseignement sur le verset du Cantique des Cantiques : « Mon bien-aimé est à moi et je suis à lui, c’est un berger de roses » De même que les roses il y a des épines parmi elles, de même Dieu dirige son monde avec les justes et les méchants (la rose et les épines). Et on a enseigné « tout jeûne où il n’y a pas parmi l’assemblée des fauteurs d’Israël, ce n’est pas un jeûne ».

 

Et d’où savons nous cela ? La référence est dans l’encens (onze ingrédients dont l’un d’entre eux pue). Les parfumeurs le savent. Certaines essences seules sont épouvantables. Le musc par exemple.

 

.../...

(2ème paragraphe)

 

Et par là on peut comprendre ce que Balak a dit à Bilaam  « va donc avec moi et maudis ce peuple »    

 

Retour au texte pour comprendre l’enseignement:  Balak 23:13

Contexte du verset : Lorsque Balak s’aperçoit que Bilaam au lieu de maudire, bénit en réalité (cf. Devarim 23 :6 sur l’inversion de la malédiction en bénédiction), il se plaint devant Bilaam qu’il l’appelle pour les maudire et qu’il les bénit.

Alors voilá ce que lui dit Balak :

 

Balak 23:13

וַיֹּאמֶר אֵלָיו בָּלָק, לְךָ-נָּא אִתִּי אֶל-מָקוֹם אַחֵר אֲשֶׁר תִּרְאֶנּוּ מִשָּׁם--אֶפֶס קָצֵהוּ תִרְאֶה, וְכֻלּוֹ לֹא תִרְאֶה; וְקָבְנוֹ-לִי, מִשָּׁם

Vayomer elav Balak lekh-na iti el-makom a’her

Il lui dit viens avec moi dans un autre endroit

asher tir'enu misham

où nous pourrons le voir de là-bas

efes katsehu tir'eh vekhulo lo tir'eh

tu verras une partie d’entre eux et tous ensemble tu ne verras pas

vekovno-li misham.

Et de là-bas tu pourras le maudire.

 

Cela veut dire que tant que Bilaam avait en face de lui l’ensemble du peuple il ne pouvait pas maudire, parce que dans l’ensemble du peuple c’était un peuple comme tout ensemble ou tout est en en bien. Mais Balak conseille de n’avoir en face qu’un partie d’entre eux pour pouvoir les maudire.

 

Vous voyez pourquoi l’idée d’unité nationale est si importante en Israël.

Dès qu’il y a une partie d’Israël tous les défauts apparaissent. Quelque soit la partie d’ailleurs. Quand Israël est tout entier ensemble, alors il est invincible.

On l’apprend de ce verset : si tu ne parles que d’une partie d’entre eux, tu peux dire les défauts. Et si tu les vois tous ensemble, tu ne peux pas, tu es obligé de reconnaître que c’est un peuple de géants.

 

Je pense que cela fait mieux comprendre ce que je disais tout à l’heure pour la création toute entiére.

 

De la même manière – c’est un enseignement d’un très grand Rishon LéTsion - le Rav Ouziel –  qui était le plus grand des Rishonim LéTsion des dernières générations en même temps que Rav Kook le père (Rav AvrahamYist’haq Kook) - qui a expliqué un verset des Psaumes sur une idée extrêmement parallèle. C’est un verset d’un Psaume qu’on lit les Shabat matin. 

 

Tehilim 19:10 

מִשְׁפְּטֵי-יְהוָה אֱמֶת; צָדְקוּ יַחְדָּו

Mishpetei Hashem Emet Tsadkou A’hdav

« Les jugements de Dieu sont vérité, ils sont justes tous ensemble »

 

 Si on prend une Mitsvah isolée, on ne la comprend pas, si on voit tout l’ensemble, alors on voit que c’est  Tsadkou A’hdav - c’est Tsedek dans l’ensemble.

 

J’utilise très souvent cet enseignement pour expliquer ceci : Nous avons un enseignement qui dit que chaque membre d’Israël a une fois dans sa vie au moins – il y a des privlégiés - l’expérience du Sinaï. C’est dire que dans l’étude il se révèle sur un point de l’étude particulier pour chacun la vérité absolue. Et il reprenait ce thème dans l’enseignement que à tout Israël il lui est réservé dans sa vie une expérience de comprendre, ne serait-ce que de façon furtive, que le monde a un sens. Lorsque je dis Israël c’est pour la Torah mais c’est vrai pour tout homme concernant le sens de la destinée humaine.

 

Inévitablement le jeu de la vie fait que l’on ne peut pas rencontrer cette expérience que Yesh il y a un sens. Et puis cela se cache. On ne sait pas l’expliquer mais on a eu une expérience de ce genre.

 

Dans l’histoire de la littérature l’exemple que l’on donne le plus souvent c’est la nuit de Pascal. Pascal un jour a eu une révélation : tout a un sens, je l’ai su sur un point.

 

Il y a un procédé du raisonnement qu’on appelle en logique le raisonnement par récurrence. Si j’ai la preuve sur un point, il y a un raisonnement d’induction par récurrence qui fait que alors c’est vrai pour l’ensemble.

 

C’est pourquoi c’est un des critères qui nous permet de diagnostiquer si on a affaire à un vrai Talmid ‘Hakham. Celui qui accepte la vérité de certains passages mais pas d’autres, c’est la preuve qu’il ne sait pas réfléchir parce que la Bible c’est un ensemble. Si elle est vraie sur un point, il n’y a aucune raison qu’elle ne le soit pas sur un autre point. Tout cela est assez parrallèle.

 

Il y a une capacité à pouvoir savoir de quoi on parle lorsque l’on parle d’un ensemble.

 

Je reviens au verset à propos duquel ceci est enseigné :

Effectivement, on peut en isolant un élément d’un ensemble le critiquer et la critique est juste. Où est la médisance ? C’est dans l’intention de dire le mal de.

Et vous voyez que Bilaam était incapable de dire le mal d’Israël dans son ensemble. Mais il serait capable de dire de telle ou telle tendance ce qui ne va pas.

 

Fin

 

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Published by Manitou - dans PARASHAT HASHAVOUA
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